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                <description>Actualités ToubaInfo</description>
                <title>Actualités</title><item>
	  <title>Communiqué du Khalife Général des Mourides.
 
</title>
	  <description>Dans le cadre du raffermissement des liens séculaires qui unissent la Mouridiya aux familles religieuses du Sénégal, le khalife général des Mourides, Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE Falilou , recevra :

le samedi 12 décembre 2009, la Jamatou Ibadourahmane, accompagnée d'une forte délégation.
et le jeudi 17 décembre 2009, le Khalife de Thiénéba, Serigne Cheikh Tidiane SECKet sa délégation
Les ziars qui se dérouleront à la résidence Keur Serigne Fallou portent le sceau de la fraternité et de l'unité  entre les musulmans.
 
Fait à Touba, le 11 décembre 2009
 
La Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides
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	</item> <item>
	  <title>L’heure de la mobilisation, de la  concertation et  du professionnalisme a sonné !
</title>
	  <description>L'heure de la mobilisation, de la  concertation et  du professionnalisme a sonné !
Le mardi 01 Décembre 2009, la Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides, a publié un article de presse  pour fustiger les dérives de certains organes de presse sous l'appât du gain, commercialise la communauté mouride. Le lendemain 02 Décembre le quotidien l'Observateur  a remis en cause la véracité de l'article, mieux à décrédibilisé et dissout la cellule de communication. Pourtant c'est le Khalif qui a autorisé ses activités par sa  signature et n'a jamais prononcé sa dissolution. 
Dés lors, nous sommes  dans la pénible obligation d'interpeller nos collègues de la cellule pour réfléchir sur le traitement et le sort réservés  à cette prestigieuse structure. En effet, une cellule suppose un cadre de dialogue, d'échanges, une station ou se mêle des compétences diversifiées pour réfléchir sur des questions les concernant. Aujourd'hui, la communauté mouride abrite en  son sein des experts dans presque  tous les domaines d'activités et il est inconcevable  aujourd'hui que l'on ne puisse pas en bénéficier. Toute la question est de savoir comment y parvenir?
Nous nous sommes permis de donner un  premier élément de réponse :seule la communication peut  réunir ces compétences pour défendre la cause mouride ,ainsi, la meilleur façon de se  défendre est d'attaquer(ni avec des armes, ni avec des insultes),mais à l'instar de Cheikh Ahmadou BAMBA qui  l'a réussi face au colonialisme en déployant un système de communication efficace à travers ses écrits , il a su communiquer  avec  ses lieutenants(cheikhs) pour  assoir les valeurs  islamiques et en même temps repousser celles de l'occident.
Une cellule de communication du Khalif est aujourd'hui  incontournable car d'autres communautés l'ont  réussi, le pape Benoit XI lors de sa visite à la radio Vatican s'exprimait en ces termes :

"Votre combat est la bonne bataille de la foi", il s'agit "d'annoncer librement, fidèlement et efficacement le message chrétien en reliant au coeur de la catholicité les diverses parties du monde... C'est une mission qui conserve toute son actualité malgré les changements de contexte et les modalités de transmission, continuez à oeuvrer dans le vaste monde de la communication ".
Ainsi, une cellule de communication n'a rien à voir avec un porte parole. En effet, la cellule de communication définit une stratégie, travaille sur un message, identifie une cible, choisit un canal et gère un feed back tandis que le porte parole diffuse un message.
 Dés lors, nous invitons  toutes les parties prenantes à engager un dialogue sincère pour porter haut le message de Serigne Touba.
L'heure est au rassemblement, un mouride se distingue par son humilité. Nous défendons tous la même cause, trouvons  alors un cadre de concertation pour la communication du Khalif.
Plus efficace sera sa politique de communication, plus forte sera son image. Si communiquer sert à construire son image, bien communiquer vise à s'attacher une image positive, à la fois riche et cohérente.
Magui dieguelou bou wér, beugeu défar lassi joublou.
 
Moustapha GAYE Master II en communication
Responsable commercial du Groupe 3S (Zone 15 Almadies DAKAR)
Conseiller en communication Kheweul gui S.A.R.L
TEL Bureau:33 820 58 53 
Port: 77 445 13 23
 

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	</item> <item>
	  <title>INVESTISSONS PLUS ET MIEUX DANS LA VOIE DE DIEU [Par Cheikh Fatma Mbacké] 

</title>
	  <description>

Ce 05 décembre 2009, le Khalif Général El Hadji Muhamadou Lamine Bara Mbacke va poser la première pierre de la grande mosquée Massalikoul Jinane. Il semblerait que le projet comporte aussi une bibliothèque islamique et une daara moderne.

Il est vrai que la première mission d'une communauté islamique est de s'occuper de créer des mosquées et de les entretenir. Mais il faut se féliciter de l'initiative d'aller au delà de la mosquée en ayant comme projet de créer un véritable complexe islamique.

Pendant trop longtemps la communauté mouride de Dakar s'est contentée d'organiser des magals, thiants et autres dahiras. Si ces actions ont eu dans le passé un rôle important dans le vulgarisation du mouridisme, aujourd'hui elles montrent leurs limites.

Une autre étape doit être franchie dans la vulgarisation du mouridisme et de l'action mouride.
L'éducation, la culture, les nouvelles technologies sont aujourd'hui les domaines à investir.
A l'image du privé catholique (école sainte Marie de Hann, saint Michel etc...), les mourides devraient investir sur de grandes chaines d'écoles franco islamiques modernes capables de former les enfants tous les domaines de la science moderne mais également dans la foi et les pratiques islamiques.

Pourquoi pas créer des centres culturels « Cheikhoul Khadim Center» avec bibliothèque islamique, salles de conférence, salle informatique, salle d'exposition, salle de projection etc...
J'ai visité en 2006 les Universal Studios à Los Angeles. J'ai pu suivre des visites virtuelles de parc de dinosaures, de l'espace etc...
Les centres culturels « Cheikhoul Khadim Center» devraient permettre des visites de simulation virtuelle du parcours de Cheikh Ahmadou Bamba, notamment pendant son exil au Gabon, mais aussi d'autres événements islamiques.

Les mourides devraient également plus et mieux investir dans l'espace médiatique (Journaux, Radios, Tvs, Internet...) avec une information juste et vraie, car nul besoin de propagande quand on veut vulgariser l'oeuvre du Cheikh.

L'exemple du complexe de la famille de Serigne Abbas Sall avec une grande mosquée et un collège universitaire islamique très moderne sur les deux voies de Liberté 6, ainsi que l'école de Sayda Mariama Niass mériterait d'être regardé. Ils sont vraiment à féliciter pour leurs initiatives.

Bref il est temps que la Grace divine dont bénéficie la communauté mouride qui lui permet aujourd'hui de disposer de beaucoup de moyens soit réinvestie plus et mieux efficacement dans la voie de Dieu. 

Par S. Cheikh Fatma Mbacke ibn S. Moustapha Bassirou (http://cheikhfatmambacke.blogspot.com/)

Note : S. Cheikh Fatma est ingénieur informaticien et directeur informatique d'une grande multinationale. Il est également recteur de la Mosquée Al-Abrar sis à Keur Serigne Moustapha Bassirou Mbacke à Golf Nord Guédiawaye. Il est aussi Président du Groupe Scolaire Franco Islamique AL-BACHIR (www.groupealbachir.com</description>
	</item> <item>
	  <title>Les Faiblesses du rapport du GIABA  sur Touba à la lumière de la Vérité des faits.</title>
	  <description>



 



Avec l'Aval de Rawdu-r-rayâhim
Collectif  d'intellectuels mourides chargés des questions scientifiques et culturelles


 





AVERTISSEMENT





Le document qui est entre vos mains est l'oeuvre d'un spécialiste reconnu du Mouridisme et, plus particulièrement, de l'émigration mouride en Occident. Il est, par ailleurs, lu et approuvé par Rawdu - r - rayâhîn qui est un collectif d'intellectuels mourides chargés par le Khalif Général des questions scientifiques et culturelles.

Par conséquent, j'ai l'honneur de porter à la connaissance de tous l'approbation du Khalif Général des Mourides El Hadj Mouhammad Lamine Bara MBACKE pour le document dans son intégralité.

Que Dieu, le Tout Miséricordieux puisse guider nos pas sur le Droit chemin.










 
S O M M A I R E

	Pages:

INTRODUCTION  	4

L'IMPORTANCE ACCORDEE AU TRAVAIL DANS LE    MOURIDISME : SA PHILOSOPHIE ET SES REGLEMENTS
	6
LES DIFFERENTES ACTIVITES DES MOURIDES DE LA DIASPORA
	11  
L'ORIGINE, LES MOTIFS ET LA DESTINATION DE L'ARGENT  TRANSFERE PAR LES MOURIDES DE LA DIASPORA AU NIVEAU      DE LA VILLE SAINTE DE TOUBA
	18  
L'UTILISATION DE L'ARGENT RECU PAR LES GUIDES ET     RESPONSABLES MOURIDES
	25
LES MOYENS DE TRANSFERT DES FONDS PAR LES EMIGRES	34
CONCLUSION	35

                                                                                                                                         

 
INTRODUCTION



L'Agence de Presse sénégalaise (APS) a fait état d'un rapport du Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA), citant la ville de Touba comme faisant partie des capitales de l'argent douteux. Ces propos sont d'une légèreté ahurissante, surtout venant d'une structure établie sur place, et qui est, par conséquent, censée être dans les meilleures conditions pour constater elle-même la réalité. 

Ces propos nous rappellent les commentaires qui avaient suivi l'attribution du domaine de Khelcom à Serigne Saliou Mbacké.  Des commentateurs sénégalais avaient «courageusement» emboité le pas à des écologistes et autres «défenseurs de la nature» français qui avaient crié au scandale à des milliers de kilomètres du site incriminé où ils n'avaient jamais mis les pieds. Serions-nous donc condamnés à un suivisme aveugle qui nous confine au rôle de caisses de résonnance, sans aucun souci de constater les faits qui se déroulent chez nous ?

Les propos publiés ne sont en fait, que la traduction d'un passage du rapport 2008 de l'agence américaine INCSR  (International Narcotics Control Strategy Report).

Notre but n'est donc pas de déclencher une polémique avec le GIABA, mais d'apporter des éclaircissements, afin de lever toute équivoque.

Nous demanderons à l'INCSR de se référer à l'article du New York Times du 28/07/2003 qui soulignait, en gros, la façon dont la communauté mouride a fait passer Harlem du statut d'enfer de la criminalité (drogue, prostitution, racket, etc.) à celui de cité paisible où les gens vivent tranquillement du fruit de leur travail. Ceci n'a été possible que grâce à l'éducation par l'exemple: des gens venus d'ailleurs, sans autres ressources que leur volonté et leur sens aigu du respect de l'homme, sont arrivés à se faire une place honorable dans la société. 

Une sociologue, professeur à Columbia University est arrivée aux mêmes conclusions après une étude fouillée dans ce milieu tant décrié par les «spécialistes» de l'INCSR. Il s'agit du professeur Linda BECK.

 Les autorités américaines ne s'y sont d'ailleurs pas trompées, qui ont permis l'institutionnalisation du «Cheikh Ahmadou BAMBA Day», célébré chaque année dans une grande ferveur. Ceci démontre, si besoin en était, que les autorités américaines ont fait preuve de plus de clairvoyance que les «experts» de l'INCSR.


A l'instar des Etats Unis, c'est le même cas dans beaucoup de pays européens tels que l'Italie, la France, l'Espagne, le Portugal... où les marchands ambulants sillonnent pendant l'été, les sites touristiques et les plages pour vendre aux touristes les marchandises et les articles d'art dont ils ont besoin.

Cela montre que les immigrés sénégalais en Europe contribuent très fortement au développement de leur pays d'accueil, surtout sur le plan touristique.

Ce rôle important des migrants sénégalais en Europe est largement développé par Ottavia Schmidt Di Fredberg O. dans son oeuvre intitulée «La migration africaine en Italie: le cas des Sénégalais» publiée dans Etude Internationale volume XXlV n°1.

Sans vouloir nous ériger en donneurs de leçons, nous suggérons quand même aux "experts" par procuration du GIABA de se mettre sérieusement au travail (à l'exemple de la communauté mouride), de procéder à des enquêtes fouillées, d'utiliser des approches objectives, au lieu de se contenter d'emboiter le pas à des «spécialistes» qui travaillent presque à l'aveuglette, se contentant de clichés basés sur des a priori. 

L'ensemble de la communauté mouride  s'indigne du rapport de l'INCSR et de celui du GIABA faisant allusion aux travailleurs mourides de la Diaspora comme actifs dans le blanchiment d'argent.

Et à ce titre, le rapport a également décrit la ville Sainte de Touba comme une zone de libre échange considérablement autonome  et non réglementée.
 
Cela a poussé certains journalistes à classer Touba parmi les capitales de l'argent sale.


Nous allons avec ce document, apporter des éclaircissements en faisant une synthèse de tous les travaux scientifiques touchant  tous les domaines cités dans ce rapport concernant le Mouridisme. 

Nous allons :

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	mentionner l'importance accordée au travail dans le Mouridisme: sa philosophie et ses principes ;

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	montrer  les différentes activités des mourides de la diaspora;
&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	analyser  l'origine, les motifs et la destination de l'argent transféré par les mourides de la diaspora vers la ville sainte de Touba;
&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	évoquer l'utilisation de l'argent reçu par les guides et responsables mourides;
&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	expliquer les moyens de transfert des fonds par les émigrés.
&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	souligner les points faibles des rapports.                                                                                                      
 
 
1.	L'IMPORTANCE ACCORDEE AU TRAVAIL DANS LE MOURIDISME, SA PHILOSOPHIE ET SES PRINCIPES

Le travail est une  obligation dans l'Islam et constitue le troisième pilier du Mouridisme après le savoir et le culte au sens large du terme.

Cependant, le travail prôné par le Cheikh doit être conforme aux normes et  préceptes de l'Islam. 

D'après le Cheikh, le travailleur doit mener des activités saines, licites et dans les conditions qui garantissent une meilleure transparence.

Le Prophète (PSL) dit ceci dans un célèbre Hadîth: « Ce qui est licite est clairement connu, et ce qui est illicite l'est aussi. Entre les deux, il y a des choses douteuses dont beaucoup de gens ne connaissent pas le statut. Quiconque s'éloigne de ces choses douteuses épargne certainement sa religion et sa réputation; et quiconque tombe dans  les choses douteuses tombe dans l'illicite. C'est comme un berger qui traîne avec son troupeau autour des limites d'un champ protégé: il risque facilement d'y pénétrer».1

Cheikh Ahmadou Bamba réaffirme cela en ces termes:
	
 Chercher  le licite est un devoir pour tout musulman, sans aucun doute.

Et pour inviter les talibés à se conformer à ce principe de l'Islam, il écrit : 

 &amp;#61607;	ne consomme ni l'illicite ni le douteux.
consomme  plutôt le licite
 &amp;#61607;	consomme du licite si tu veux obéir à Dieu et au Prophète, O pieux!
 &amp;#61607;	et quand tu le trouveras, ne le gaspille pas.
 &amp;#61607;	car quiconque gaspille le licite sera en perdition.
 &amp;#61607;	évitez de consommer l'illicite, car il ne cesse d'être un obstacle sur le Droit Chemin.
 &amp;#61607;	cherchez le licite à tout moment;
c'est par sa consommation qu'apparaissent le Droit Chemin et  l'obéissance à Dieu. 
 &amp;#61607;	quiconque accomplit un acte pieux avec des moyens illicites,
n'en récoltera que regret et honte. 
 &amp;#61607;	ni le savoir, ni les actes de piété ne seront bénéfiques avec la consommation de l'illicite2

1.	AlBoukhari dans le chapitre qui s'intéresse sur la foi d'un musulman
2.	Munawwir-us-sudûr
Pour protéger la ville Sainte de Touba de tout ce qui est illicite et de biens mal acquis, le Cheikh a formulé des prières dans l'un de ses ouvrages “Mathlaboul Fawzaïni” 

fais que la richesse de ma cité Touba soit licite aussi bien dans les moments difficiles, que dans les périodes de faste.

Le Mouridisme accorde beaucoup d'importance au travail et à l'indépendance économique afin que chaque talibé puisse assumer pleinement ses responsabilités vis-à-vis de lui-même, de sa famille et de sa communauté. 

Lorsque le Cheikh a voulu entreprendre l'édification de la Grande Mosquée de Touba, d'après Serigne Mouhamadou Diop Astou, l'un de ses proches talibés de l'époque, l'autorité coloniale lui imposa l'ouverture d'un compte bancaire pour la rémunération des travailleurs et l'achat des matériaux; ne disposant pas de cette somme, le Cheikh a demandé aux talibés une cotisation de 140 Francs.

 	Et c'est ainsi que 5 000 000 de Francs de l'époque furent collectés en un temps record. Après avoir remercié les talibés de leur geste, le Cheikh s'est adressé à ses disciples en ces termes: 

«Je recommande à chacun de vous de faire tout ce qui est possible afin d'assurer les nécessités de sa vie individuelle et de la vie communautaire, car pour que l'homme vive dans la liberté, l'indépendance et la dignité, il lui faut assurer la satisfaction de ses besoins matériels dans la vie (autosuffisance financière)»

En suivant les enseignements du Cheikh, les fidèles  en commençant par leurs  guides, se sont investis très tôt dans tous les domaines de développement économique du pays, notamment  l'agriculture.

En effet, grands défricheurs de terres, les mourides sont devenus de gros producteurs d'arachides. Ils  ont intégré le circuit de la traite et du commerce de l'arachide où les marabouts occupent une place prépondérante

Selon D. Cruise O'Brien, ils ont eux seuls produit en 1958, entre la  moitié et  les deux tiers de la récolte arachidière du Pays3.  

En 1960, une enquête du Ministère du plan et du Développement du Sénégal, révélait l'existence de 200 villages mourides fondés pour des raisons économiques. 

De nos jours, ce chiffre a doublé pour atteindre 493. 

A.	Bourlin, cité par Vincent Monteil4, affirme qu'en 1959, le tonnage arachidier produit par un village mouride pouvait rapporter jusqu'à un million de francs CFA par an. 


3.	O'Brien, cité par Vincent Monteil dans l'Islam Noir, Paris, Seuil, 1964
4.	Bourlin cité par Vincent Monteil op. Cit. P 372
 	El Hadji Falilou Mbacké, Khalife Général des Mourides de 1945 à 1968, récoltait 100 tonnes d'arachides sur une superficie de 5000 ha de terres cultivées5, auxquelles s'ajoutaient 400 tonnes produits par ses talibés.

Son successeur, Serigne Abdoul Ahad Mbacké, Khalife Général  de 1968 à 1989, produisait quant à lui 150 tonnes sur 1000 ha de terres cultivées6.

L'arrivée de Serigne Saliou Mbacké à la tête du khilafa  en 1990 allait donner un regain d'intérêt pour la culture arachidière.

En 1991, le nouveau khalife, avec l'appui de l'Etat du Sénégal, a eu l'autorisation d'exploiter de vastes terres en friche, et y a investi 700 millions de francs CFA en matériels agricoles et en semences.

Sa  récolte pour la même année se chiffre à 1000 tonnes malgré une très faible pluviométrie.

La sécheresse des années 1970 a ralenti l'activité agricole au Sénégal et a coïncidé avec le déclin de la valeur marchande de l'arachide. C'est ainsi que certains marabouts  sont devenus progressivement plus hommes d'affaires qu'agriculteurs. Sont de ceux-là parmi les plus notoires: 

-	Serigne Cheikh Mbacké petit fils de Cheikh Ahmadou Bamba et cofondateur de la Société Salins du Sine Saloum et qui possédait des actions dans une décortiquerie, contrôlait la SEGENI une société d'import export dans les années 1960. Il était également l'un des actionnaires principaux de la société immobilière SICAP. 

-	Serigne Modou Bousso Mbacké, autre petit fils de Cheikh Ahmadou Bamba et Serigne Thierno plus connu sous le nom de Kosso, petit fils de Mame Thierno Birahim Mbacké, ont investi dans l'exportation de la gomme arabique avec l'agrément de l'Etat du Sénégal.

Serigne Mourtada Mbacké, fils cadet du Fondateur du Mouridisme, faisait preuve d'un dynamisme très remarquable en créant de nombreuses entreprises touchant des secteurs variés7

Concernant les talibés, il est à noter que les premières vagues migratoires  vers la capitale du Sénégal sont originaires du Baol en particulier de Lambaye ou de ses environs. Ils ont investi l'actuelle  capitale sénégalaise dans les années 1940. 

Ces baol-baol, de petits brocanteurs, sont établis non loin du centre ville sur une vaste place connue en wolof sous le nom de «Pack Lambaye» pour marquer l'origine de ces émigrés.




5.	Ibid
6.	Entretien avec son fils Serigne Cheikhouna MBACKE
7.	cf journal officiel de la République du Sénégal du 15 Mars 1980, N° 4755
 
Mais de nos jours, le terme « baol-baol» est entré dans le langage courant des dakarois, désignant l'ensemble des opérateurs économiques mourides. Leur présence  dans les principaux marchés de Dakar, comme Sandaga, Tilène et HLM est remarquable; et de nombreux observateurs estiment que le commerce à Dakar est dominé par eux. Au même tittre que Dakar, les autres villes de l'intérieur du pays (Kaolack, Thiès, etc.) ont connu très tôt ces vagues migratoires . Tous ces commerçants font partie des plus riches du pays. 

Sur le plan de l'industrie et de l'artisanat, notre enquête sur certains sites à Dakar montre une présence importante des Mourides. C'est ainsi qu'à Tilène ils représentent 7/10 des cordonniers tandis qu'au village artisanal de Soumbédioune leur nombre tourne autour des 5/10  dans la fabrication d'objets d'art africains. Sur le site de la SODIDA aux HLM, il ressort aussi de notre étude que 7/10  des établissements qui y sont installés sont contrôlés par des Mourides.

L'ensemble des travaux des chercheurs  consacrés à la diaspora mouride ont montré que ces derniers restent profondément attachés au respect strict des préceptes et normes édictés  par leurs guides concernant le travail. 

On peut citer parmi ces travaux ceux de

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	Nelly Robin, chercheur à l'ex ORSTOM; 

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	 Mouhamadou Moustapha Diop, Professeur à INALCO
-	“Esquisse historique sur l'Islam des Ouest Africains en Ile de France" publié dans le revu : " Sociétés Africaines et Diaspora N°4, 1996". 
-	La Migration mouride en Europe publié dans “Revue Homme et Migration'' N° 1132  Mai 1992;
 
&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	Ottavia Schmidt Di Friedberg O. "Islam solidarietà e lavoro; Edizioni della Fondazione Giovanni Angelli

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	Ebin Victoria "Commerçants et missionnaires: le Mouridisme une confrérie musulmane sénégalaise à New York"  publié dans la Revue Homme et Migration,  Mai 1990;

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	 G. Salem, une thèse de 3éme cycle au département des Hautes Etudes de l'Université de Sorbonne qui porte sur le commerçant mouride en France;

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	 Khadim Sylla, une thèse de Doctorat à l'INALCO de Paris qui porte sur la Migration des Mourides en Occident dans son volet économique, culturel  et social en 1993;

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	 Cheikh Anta BABOU, Department history/University of Pensylvania, L'Immigration des travailleurs sénégalais en France Revue juridique et politique;

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	 professeur Linda Beck, Maître assistant au Département de Sciences politiques au Barnard Collège de l'Université de Columbia puis à l'Université du Maine (Farmington). 

Cette dernière dit dans l'un de ses articles  sur le Mouridisme intitulé «  le regard d'un Américain sur le Mouridisme et sur les Mourides de New York » :
]« De fait, lorsque je retournai à New York en 1996, [après son séjour au Sénégal], je ne fus point surprise d'y trouver une communauté mouride très vivante : New York étant un foyer économique mondial, il était tout à fait naturel que des personnes aussi entreprenantes que les mourides y soient attirées, amenant avec eux leur profond sens de la solidarité et de la communauté. Mais ce qui assurément m'étonnait le plus c'était la manière dont les mourides avaient contribué à transformer le quartier de Harlem que j'avais toujours connu durant ma jeunesse. En effet, étant encore jeune élève au collège puis au lycée, il m'arrivait souvent de traverser Harlem, en prenant le train en provenance du Nord de la ville. Je ne manquais jamais d'être prise d'un sentiment de tristesse en circulant  à l'intérieur d'un des pires ghettos de l'Amérique et en constatant la différence radicale existant alors entre la très pauvre 125ème rue  voisinant avec la très riche 5ème avenue. Il faut dire que c'était précisément ce genre d'inégalité économique, considérée au niveau planétaire, qui m'avait conduite à rejoindre le Corps de la Paix Américain. Mais je ne pouvais jamais imaginer que l'on puisse transformer d'une manière si drastique, en si peu de temps, une zone gangrénée non seulement par la pauvreté mais également par les crimes et la drogue.

Beaucoup de mes collègues et étudiants, qui vivaient et travaillaient dans les hauteurs du Morningside, au voisinage de l'Université de Columbia, ne pouvaient ainsi manquer de s'étonner lorsqu'ils apprenaient que je m'aventurais hardiment seule dans Harlem, plus particulièrement durant la nuit, pour rendre visite à des amis, diner dans les différents restaurants sénégalais ou faire des achats au marché africain de la 116° rue. Lorsque finalement je parvins à les convaincre de m'accompagner, ils furent très impressionnés des changements qu'ils y constatèrent.

Même s'il serait injuste de ne pas reconnaitre le rôle fondamental que mes compatriotes afro-américains ont joué dans cette transformation, il est évident que ce fut en symbiose avec les différentes communautés émigrées africaines, particulièrement la communauté mouride. » 8

Le seul reproche qu'on peut faire à certains vendeurs  c'est la fréquentation d'endroits où la forme de commerce qu'ils exercent est interdite; c'est le cas d'une partie des marchands ambulants. 

Ce comportement des Mourides de la diaspora dont nous venons de parler trouve son explication dans le fait qu'il demeure soumis aux orientations et recommandations du Cheikh, adossées aux préceptes l'Islam selon lesquels ils doivent s'acquitter de son travail dans le total respect des normes et règlements du pays hôte.




8.Professeur Linda Beck : Département of politcal science - columbia university : An American's NIEW-YORK of Muridism and the Murids of NIEW-YORK traduit par Majalis 30.06.2009 voir Majalis@Majalis Org
 
C'est ainsi que Cheikh Mourtala Mbacké, fils cadet  du Fondateur du Mouridisme, à l'occasion de ses tournées de vulgarisation de l'islam et de l'enseignement du Cheikh en Europe, aux Etats Unis et en Afrique, les exhortait à toujours suivre cette voie de salut.

Après son rappel à Dieu, non seulement son fils ainé Serigne Mame Mor Mbacké a repris le flambeau, mais d'autres responsables  ont aidé à perpétuer cette mission.

Leur amour du travail, leur pacifisme, leur bonne conduite, leur sérieux et leur abnégation ont valu aux Mourides  la reconnaissance et le respect des autorités étatiques et municipales de leur pays d'accueil. 

C'est ainsi que des journées dédiées au vénéré Cheikh Ahmadou Bamba sont célébrées chaque année par ces mêmes autorités à New York, Washington, Atlanta, Chicago, Cincinnati, Los Angeles (USA), Ponte Vico et  Rimini (Italie)


LES ACTIVITES COMMERCIALES ET, PROFESSIONNELLE
DES MOURIDES EN OCCIDENT

	La doctrine de Cheikh A. Bamba fondée sur le culte et le travail, recommande à tout Mouride d'assurer son indépendance matérielle. Elle enseigne également que le travail est une des multiples manières de servir Dieu. 
	Il est connu que les premiers migrants sénégalais en Europe étaient des marchands d'objets d'art africain. Ce choix de les vendre était déterminé par l'origine sociale des individus concernés. En effet, les premières vagues d'immigrés  ont été constituées par des Niéno. Ce sont  des artisans spécialisés dans la fabrication de ces objets qu'ils sont venus vendre en Europe. Par conséquent, ils n'ont eu aucune difficulté à exercer leur métier d'origine en Europe. 

Ils étaient au départ presque tous des saisonniers qui, en hiver, retournaient chez eux fabriquer les articles qu'ils revendaient pendant la saison touristique.

	On a vu donc que l'objectif des premiers migrants  était d'exercer avant tout des activités commerciales. 

Il est remarquable que ces premiers migrants, ne soient arrivés en France, leur premier pays d'accueil, qu'à une période où l'industrie française n'avait plus besoin de main-d'oeuvre étrangère.  

Aussi leur fallait-il trouver, une solution à leurs problèmes matériels. Cette solution, pour les commerçants mourides, passait par le commerce, activité qui, pour eux, est facile à exercer et ne nécessite ni formation, ni gros investissements, ni pour le fabricant d'objets d'art ni pour les simples marchands revendeurs qui, la solidarité aidant, pouvaient travailler en collaboration avec les artisans sans apport financier initial important. 

Et à la lumière de tout cela, on comprend pourquoi la deuxième vague de migrants sénégalais constituée de différentes catégories socioprofessionnelles, a tout naturellement intégré le domaine d'activité de ses prédécesseurs qui lui assure la sécurité de l'emploi. 

LES ACTIVITES ECONOMIQUES DES MOURIDES EN FRANCE

Les commerçants

L'activité commerciale mouride s'est singularisée, à ses débuts en France, par la vente à la sauvette sur les trottoirs de Paris et de Marseille,  l'arrondissement de Paris servant de point de jonction entre les marchands. 

C'était leur lieu d'approvisionnement auprès des commerçants grossistes tenant boutique dans leur propre domicile.

A la suite de l'arrivée de plusieurs vagues migratoires à la fin des années 1970, ce commerce clandestin ne pouvait plus continuer d'exister dans la ville de Paris. 

En effet, les autorités françaises ont été amenées à prendre des mesures à l'encontre de ce commerce hors normes. Mesures sévères sans doute mais qui, par la suite, s'avérèrent bénéfiques à ceux à qui elles s'appliquaient, car elles incitèrent les commerçants mourides à rompre avec la clandestinité pour rentrer dans la légalité commerciale. Ils s'inscrivirent alors au registre du commerce et intégrèrent les circuits de distribution légaux. Aux ventes sur les trottoirs succédèrent celles aux étalages sur les marchés publics à côté des petits commerçants français et les boutiques ou magasins ouverts dans les centres villes par les grands commerçants.

Les grossistes ouvrent boutique au grand jour. Ils installent des magasins spécialisés, par exemple, dans la vente de bijoux de fantaisie, secteur habituellement occupé par les juifs et les asiatiques. Certains de ces grossistes importent leurs produits des pays fournisseurs où ils sont en relation directe avec les fabricants. A Paris, on dénombre actuellement une quinzaine de magasins spécialisés dans les 10e, 12e et 18e arrondissements.

Mis à part Paris, Marseille est la seule ville de France où les Sénégalais possèdent des magasins qui sont au nombre de quatre. Mais les indéniables progrès que nous avons constatés n'ont cependant pas éradiqué le commerce ambulant. Si les marchands ambulants ont délaissé la région parisienne où ils n'ont plus le droit d'exercer leurs activités, ils se sont en revanche dispersés en Province où ils constituent deux groupes distincts: les saisonniers et les sédentaires.
 
On rencontre les premiers dans les sites touristiques: ils ne travaillent que pendant l'été. Les seconds parcourent l'hexagone toute l'année et tiennent des étals sur les marchés des villes telles que Nancy, Lille, Bordeaux, Rouen, Dijon, Besançon, Chambéry, Strasbourg, Bayonne, Tours et Toulouse9.

Les employés et les artisans 
	Dans la catégorie des employés, nous retrouvons de nombreux étudiants qui se sont fixés en France après leurs études et qui ont pu bénéficier du statut de travailleurs. D'autres, une fois leurs études terminées dans leurs pays, ont suivi le mouvement migratoire à la recherche d'un travail qu'ils n'ont pas pu obtenir chez eux. Il y a enfin ceux qui, ayant effectué leur service militaire dans l'armée française, ont choisi, au moment de l'indépendance, de rester en France. Ils sont employés dans tous les secteurs d'activités lorsqu'ils ne sont pas partis à la retraite.

	Les ouvriers et les artisans, quant à eux, se retrouvent dans tous les secteurs d'activité, mais 95% d'entre eux travaillent dans la confection ou la bijouterie, deux secteurs où les Sénégalais se sont taillé une solide réputation. Dans la confection, les salariés sont employés dans des entreprises  contrôlées par les Juifs et les Turcs. Mais ce dernier secteur est en nette régression du fait de la concurrence des pays asiatiques. Les autres se sont installés à leur propre compte et se sont spécialisés dans la confection de vêtements africains où le marché est très prometteur10.

















8.Voir sur ce sujet, Gérard Salem de Daaras à Daîra :les commerçants et les partisants de la diaspora africaine à Paris Etudes Ecole pratique des Hautes Etudes en sciences sociales 1981 Thése de 3éme cycle pp.89-104- sylla Khadim, Mouridisme et migration, Etudes Africaines Thése de Doctorat nouveau régime, INALCO, Paris France, 1999, pp. 201 213 et une enquête de terrain en 2009
10.  Diop Mouhamadou Moustapha, La migration mouride en Europe, Revue Homme et Migration, n° 1132, pp 22-24.   
 

LES ACTIVITES  ECONOMIQUES DES MOURIDES
DANS LE RESTE DE L'EUROPE

EN  ITALIE

	 La répartition géographique des Mourides en Italie est liée à leurs domaines d'activités, d'une part, et à la situation économique du pays d'autre part. 70%  se trouvant dans le nord industrialisé sont des salariés. Au centre, plus de la moitié d'entre eux sont également salariés tandis que les autres sont des commerçants. Dans le Sud moins industrialisé, 90%  ont des activités commerciales. Remarque importante: les femmes  sont nombreuses dans le commerce. Certaines d'entre elles sont même des grossistes.

	A partir de 1996, nombreux ont été les commerçants  qui ont rompu avec leurs activités traditionnelles pour devenir travailleurs salariés. Cette reconversion s'explique, d'une part, par le fait que les commerçants ambulants ne sont plus tolérés dans les centres d'activités italiens et, d'autre part, parce que l'autorité italienne exige désormais des commerçants une licence qui permettrait de les identifier et surtout de réglementer leurs activités.

	On estime aujourd'hui que six sénégalais sur dix occupent un emploi salarié en Italie. Or l'activité commerciale étant nettement plus lucrative que l'emploi salarié, les revenus des migrants sénégalais s'en trouvent donc abaissés11.

EN ESPAGNE    

	Au contraire de l'Italie, les commerçants mourides d'Espagne ont un statut légal. On distingue trois types de grossistes: ceux qui ont ouvert des magasins, les grossistes-ambulants qui se déplacent en autocar pour livrer leurs marchandises à leurs clients à domicile et les grossistes-détaillants, de loin les plus nombreux et qui sont répartis sur tout le territoire espagnol. Ces derniers exercent leurs activités sur les sites touristiques ou sillonnent tout le pays où ils disposent de stands, à l'occasion des fêtes qui font vibrer l'Espagne durant l'été. En hiver, ils  sont ambulants. 

Ce système permet aux autorités d'appliquer aux marchands sénégalais les règles qui régissent le commerce dans la mesure où ces derniers ne peuvent échapper aux contrôles et doivent s'acquitter des taxes et cotisations sociales12. 






11 Ottavia Schmidt di Friedberg Islam, Solidarietà e lavoro Edizioni  della Fondztione Giovanni  Agnelli
 -Sylla Khadim op cit. pp 215-218 et une enquête de terrain 2008.   
12 Ibd. pp. 223-226 et une enquête de terrain 2008
 
EN ALLEMAGNE 
	Le système commercial des Mourides en Allemagne est identique à celui qu'ils ont mis en place en Espagne.

En Allemagne, chaque ville organise annuellement des marchés qui, souvent, durent une semaine. Les marchands  en situation régulière y négocient des places auprès des autorités municipales. En été, les marchés représentent les plus gros points de vente pour ces marchands.

	A en croire de grands marchands avec qui nous nous sommes entretenus, les marchés leur rapportent de gros gains. L'un d'eux nous a même affirmé qu'il lui arrive de faire un bénéfice de 3 millions de francs CFA pour un seul marché. Un vendeur employé par un marchand avec cinq autres de ses compatriotes nous a dit qu'il percevait un salaire mensuel équivalent à 700 000FCFA. Nous pouvons avoir ainsi une idée de l'importance des gains réalisés par les marchands pendant l'été et le printemps sur les marchés.

 
LES ACTIVITES ECONOMIQUES DES MOURIDES AUX ETATS-UNIS

	Les conditions de vie des Mourides aux Etats-Unis sont les mêmes que celles de leurs compatriotes en France. Issus de milieux socioprofessionnels différents, ils ont, au début, commencé à exercer leurs activités comme marchands ambulants dans les rues. Entre 1982 et 1986, ils ont tenu des étalages sur les trottoirs de New-York en face des boutiques et grands magasins asiatiques, où ils exposaient des lunettes de soleil, des parapluies, des gants et des montres.

	Les autorisations de vente dans les rues étant très limitées et le loyer des locaux commerciaux trop élevé (entre 2 000 et 4 000 dollars), les Sénégalais se sont associés par groupes de deux ou trois pour louer un local commun. Certains d'entre eux sont devenus de grands hommes d'affaires à New-York.

	Pendant nos enquêtes de terrain dans cette ville, nous avons recensé, à notre grande surprise, des dizaines de boutiques et de magasins tenus par des grossistes Mourides à côté des magasins de Pakistanais, de Chinois, ou de Coréens. Afin d'intégrer le système commercial moderne, certains Mourides, illettrés au départ, ont mis leur séjour aux Etats-Unis à profit pour apprendre l'informatique pour moderniser la tenue de leurs affaires13. 

Pendant  longtemps, l'expansion des Mourides aux Etats-Unis d'Amérique s'est limitée à la seule ville de New-York. C'est à partir de 1995 que la communauté Mouride a commencé à investir les autres villes des Etats-Unis et, de nos jours, des villes comme Chicago, Cincinnati, Atlanta et Los Angeles accueillent d'importants groupes migratoires que l'on retrouve dans les différents secteurs d'activités, notamment certains indépendants qui s'adonnent à des activités plus ou moins lucratives comme par exemple l'ouverture de salon de coiffure. Pendant notre dernier séjour aux Etats-Unis durant le mois de juillet 2008, nous avons remarqué avec intérêt que l'activité de coiffeur, traditionnellement réservée à une  caste  déterminée, implique cette fois-ci toutes les couches sociales sénégalaises. Il n'existe presque pas de manoeuvres ou d'ouvriers sénégalais qualifiés aux Etats-Unis. Par contre, nous en avons recensé un grand nombre dans les secteurs de la confection, du gardiennage, du nettoyage et de la restauration. Il est aussi à noter qu'un grand nombre de taximen aux Etats-Unis sont des Mourides.

	Grâce à ces efforts, leur commerce est devenu dynamique et organisé. Ils sont devenus des fournisseurs en gros de leurs compatriotes sénégalais en Europe et en Afrique. Ces commerçants se sont spécialisés dans les produits cosmétiques, les équipements électroniques et la bijouterie de fantaisie. 

Les hommes d'affaires, quant à eux, tentent d'investir dans des domaines rentables comme le transport aérien, l'import-export ou la vente de voitures d'occasion pour l'Europe et l'Afrique. Certains ont même ouvert des bureaux de change. Aujourd'hui, les Mourides ont réussi à créer un réseau commercial relativement dense: Down town  et Harlem à côté de leurs anciens patrons et fournisseurs.





13 Enquête de terrain entre 1996 et 2006
 

Certains marchands détaillants tiennent, quant à eux, des étals dans des espaces autorisés. D'autres exercent leur commerce dans le marché africain.    

Les sénégalais ont pris conscience de l'origine des difficultés rencontrées. Ils se sont donc adaptés à leur environnement et ont appris à manoeuvrer dans les limites de la légalité.

Les immigrés Mourides représentent toujours les souffrances et la marginalisation vécues par leur guide spirituel Cheikh Ahmadou Bamba durant son exil14. C'est pour cela qu'ils considèrent leur migration comme étant le reflet de la vie que Cheikh A. Bamba a menée au Gabon. Cette vision de leur existence leur confère courage et volonté pour sortir avec succès de toute situation difficile.

	Deux éléments fondamentaux, à notre sens, gouvernent la méthode commerciale des Mourides: la débrouillardise qui constitue leur force de travail et la solidarité qui représente chez eux le capital le plus précieux. Les immigrés Mourides, qui sont en majorité d'origine paysanne  aux moyens très limités ont su, par le biais de la solidarité, créer leurs propres réseaux de commerce dans les pays où ils ont émigré et de nos jours, une grande partie des commerçants et hommes d'affaires de la confrérie connaissent une réussite économique reconnue.
	    


















14.Cheikh Ahmadou BAMBA fut exilé au Gabon par l'Autorité Coloniale de 1895 à 1902  déporté en Mauritanie de 1903 à 1907 avant d'être placé en résidence surveillée à Thieyène dans le jolof de 1907 à 1912 et à Diourbel de 1912 jusqu'à son rappel à Dieu en 1927.


 
L'ORIGINE, LES MOTIFS ET LA DESTINATION DE L'ARGENT TRANSFERE PAR LES MOURIDES DE LA DIASPORA AU NIVEAU DE LA VILLE SAINTE DE TOUBA

	Durant le Khilafat de Serigne Abdoul Ahad, affectueusement appelé Baye Lahad, la ville de Touba a connu une forte croissance démographique due aux vagues migratoires successives en provenance de toutes les régions du pays, en particulier des campagnes du Baol, du Cayor et du Ndiambour. A l'analyse des motivations de ces émigrations vers Touba, nous relevons deux facteurs essentiels : le Ndiguel du Khalif et la Migration vers l'Occident. Serigne Abdoul Ahad a en effet exhorté les disciples à faire l'acquisition d'une demeure à Touba, conformément aux voeux formulés par Cheikh A. Bamba, selon lesquels quiconque possède une maison dans la ville sainte sera assuré d'en posséder également dans l'au-delà, au Paradis.

	Les disciples qui ont bâti leurs demeures à Touba, et qui ne sont pas en mesure de s'y installer définitivement y font venir une partie de leur famille pour y habiter. Mais c'est l'émigration des Sénégalais qui a été déterminante dans la poussée démographique de Touba. Nous avons déjà fait remarquer que les émigrés Mourides sont en majorité issus de la campagne, où les infrastructures sont quasi nulles: absence de réseau routier, de dispensaires, de marchés, d'électricité, d'eau courante, etc. 

Par conséquent, les habitants de ces endroits isolés dont les  chefs  de famille se trouvent à l'étranger ont-ils plutôt choisi de s'installer dans les grandes villes, en particulier à Touba, pour les raisons que nous venons d'invoquer ; d'autant plus que la ville sainte, de par son statut particulier, leur offre des conditions de vie nettement meilleures que celles qu'ils ont connues jusque-là.  

	La population de Touba a ainsi quintuplé entre 1976 et 1988, passant de 29 600 à 138 600 âmes. Elle est aujourd'hui estimée entre 900 000 et 1 000 000 habitants et la superficie urbanisée est passée, entre ces deux dates, de 1 175 à 3 600 hectares.

	Les émigrés Mourides, dans leur grande majorité, sont partagés entre ceux qui s'installent d'une manière définitive dans la capitale du Mouridisme ou dans toute autre ville sainte de la communauté, et ceux qui y possèdent une résidence où ils séjournent durant le grand Magal et les autres fêtes religieuses ou pendant leur ziyâr. 

       C'est pour toutes ces raisons qu'ils se font le devoir et l'obligation de contribuer massivement à l'amélioration des conditions de vie dans cette cité sainte.

	Dans cette analyse nous examinerons deux types d'action. L'une concerne l'urbanisation de la ville sainte et l'autre son développement économique.
 
MODERNISATION DE LA VILLE DE TOUBA

	Nous avons relevé deux sortes de contributions faites par les Mourides émigrés dans l'urbanisation de la ville sainte, à savoir les cotisations des membres des dâhiras15 générales16 que l'on reverse directement au Khalife Général d'une part, et d'autre part les contributions financières et matérielles des associations qui sont destinées à la modernisation de la ville.

 La Modernisation de la ville sainte a toujours été la toute première préoccupation des khalif qui se sont succédés à la tête de la confrérie mouride. 

Les contributions reçues des mourides de l'extérieur par le défunt khalif général le vénéré Serigne Saliou sont estimés à 300 millions de Francs CFA par an. Nos enquêtes de terrain nous ont permis de recenser quinze dâhiras dont le versement annuel entre 1995 et 1997 s'est élevé à 56 millions de Francs CFA en Espagne. En France, les 20 dâhiras ont collecté en une année 28 millions environ; en Italie, 36 dâhiras ont totalisé 142 millions. En Allemagne, la fédération des dâhiras a collecté 15 millions en une année.

Durant cette période, aux Etats-Unis d'Amérique, nous avons annuellement entre 18 et 20 millions de Francs CFA.  Dans ces pays cités, cinq dâhiras au moins n'ont pas été recensés et nous n'avons pas de chiffres de pays comme la Belgique, les Pays-Bas, le Portugal et le Canada où se trouvent des dâhiras générales17.

 	A côté des dâhiras générales, on trouve des dâhiras particulières qui appartiennent à chacune des branches de la confrérie mouride, dont chaque guide spirituel collecte annuellement des sommes considérables, en partie investies dans le développement de Touba18.

Entrent également en compte les sommes perçues par les chefs religieux des différentes branches au cours de la réalisation de leurs projets particuliers. Ces sommes se comptent par plusieurs dizaines  de millions de francs CFA. 
Le second type de contribution des immigrés englobe des actions menées à travers des associations comme « Mathlabul Fawzaïni» ou la fédération de Toscane en Italie.

15 Dâhira est un mot arabe qui signifie au sénégal: associations socioculturelles et religieuses regroupant des membres d'une confrérie musulmane

16 Dâhira générale: c'est la dahira qui appartient au Khalif Général

17 Ces chiffres sont obtenus à la suite d'entretiens avec les présidents de dâhiras, mais aussi à partir des lettres du Khalif général servant de reçus de ces sommes et envoyées à chaque président. Toutes les dâhiras sont en possession des photocopies de ces lettres.

18Au cours de l'année 1997, le regrété Serigne Mustapha Falilou a construit un dispensaire moderne dans son village de Ndindy dans la banlieue de Touba. Il avait également en projet la construction d'un centre d'éducation.

La Dâhira «Mathlabul Fawzaïni» est née en Espagne, à l'initiative de M. Dame NDIAYE, un commerçant installé à Madrid. Celui-ci a proposé, au départ, la création d'une «Dâhira des Emigrés Sénégalais au Service de Khâdimu-r Rassûl» (D.E.S.S.K.R) dont l'objectif premier est la construction d'un hôpital moderne à Touba. Né en 1992, ce regroupement qui sera rebaptisé «Mathlabul Fawzaïni» par le Khalif Général des Mouride, Serigne Saliou Mbacké compte aujourd'hui plusieurs cellules en Italie, en France, en Espagne, au Portugal, en Allemagne, aux Etats-Unis et au Sénégal. 

L'association avait obtenu du Khalife Général le ndiguel et un terrain pour bâtir l'hôpital dont l'idée est née des trois constats suivants: 
&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	« aujourd'hui, dans la cité de Touba, les problèmes de santé constituent une préoccupation majeure.

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	Or, la ville sainte a des spécificités d'une sensibilité telle qu'il est indispensable de les prendre en charge dans tout projet destiné à ses populations.


&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	Enfin, de nos jours, la conjoncture économique est en train d'introduire dans notre pays des mutations profondes dans le système de gestion des problèmes de santé publique, impliquant de la part des pouvoirs publics l'initiation de plusieurs projets de réforme du secteur»19.
	L'hôpital est bâti sur un terrain d'un hectare situé à Jannatu-l Ma'wâ, un    
                quartier de l'ouest de Touba. D'une capacité d'accueil de 200 lits, il 
               comprend: 

 &amp;#61692;	un service de consultations extérieures, 
 &amp;#61692;	une pédiatrie, 
 &amp;#61692;	une chirurgie
 &amp;#61692;	une pharmacie.
Il a été inauguré le 25 mars 2005.     
 
	Des réaménagements sont prévus pour différents services et des projets d'extension ont été étudiés et soumis à l'appréciation de spécialistes.

	Le coût total de l'hôpital est de 5 milliards de francs CFA environ. Son financement s'inscrit dans le cadre plus vaste de celui des projets de la Dâhira qui a créé, pour cela, une entreprise au capital de 20 millions francs CFA qui employait 300 personnes. 

    Cet hôpital a aujourd'hui ouvert ses portes  à tous. 


19.Cf. Rapport Dâhiratu Matlabul Fawzayni. « Programme d'activités précisant les sources de financement éventuelle ». 1998. 
 

	La fédération de Toscane quant à elle, s'intéresse à tout ce qui est lié à la modernisation de la ville de Touba. C'est elle qui a pris en charge  la ré- électrification de la rocade Est de Touba et la route de Bélel. Elle a également construit la morgue du cimetière principal de Touba.

	Aujourd'hui elle a un projet de construction d'une maternité à Touba. Il est aussi à noter qu'elle envoie tous les ans des médicaments et des équipements hospitaliers aux établissements de santé de Touba.
	
 
PARTICIPATION DES EMIGRES MOURIDES AU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE LA VILLE SAINTE

		Depuis le début des années 1970, des vagues migratoires successives sont venues, comme nous l'avons déjà mentionné, entraînant avec elles de nombreuses familles venues s'installer définitivement à Touba. Ceci a conduit les autorités de la ville sainte à s'interroger sur la manière d'accueillir et d'installer tous ces nouveaux venus. Quelle occupation donner à cette population nouvelle dans une cité qui ne compte en tout pas plus d'une centaine de fonctionnaires répartis dans les sept secteurs que sont la Société Nationale de Télécommunications, la Société Nationale d'Electricité, la Poste, le Centre de santé, la Sous-préfecture, la Gendarmerie et la Police. On n'y relève que peu d'activités industrielles. Mais grâce aux sommes d'argent envoyées par les travailleurs émigrés, des investissements relativement importants ont été faits dans les domaines de l'immobilier, du textile, de l'alimentation. Cela s'explique par le fait que le regroupement familial est presque inexistant chez les émigrés mouride, car près de 90% d'entre eux qui vivent à l'étranger ont laissé leurs familles au bercail. Aujourd'hui on estime que plus de 15 000 familles d'émigrés sont établies à Touba20 et les frais de nourriture de chacune de ces familles sont évalués entre 125 000 et 150 000 francs CFA par mois. On peut donc estimer, à juste titre, que près de deux milliards de francs CFA au total sont envoyés tous les mois à Touba par eux rien que pour la nourriture de leurs familles; à cela s'ajoutent les importantes sommes consacrées aux différents événements religieux et traditionnels, tels que les mariages, le Magal et les baptêmes, pour ne citer que ces exemples.

Les dépenses relatives au Magal annuel qui concerne plus de deux millions de pèlerins équivalent à deux mois de dépenses alimentaires pour chaque famille; elles sont destinées à la consommation des visiteurs pris en charge par les habitants de Touba durant trois jours au moins.

	La majorité des émigrés Mourides étant originaires de la campagne, l'installation de leur famille à Touba, comme nous l'avons vu, a créé des besoins réels en matière de logements nouveaux. 

         En raison de la pression exercée par la croissance de la demande, un ami du marché «Ndiguel» de Dâru-Khudûs nous a confié que, depuis le début des années 1990, près d'une quinzaine d'émigrés lui confient tous les ans la gestion des travaux de construction de leur maison; il a donc à cette fin la charge de superviser la fourniture des matériaux et de suivi des travaux. Selon lui, le coût global d'une maison varie entre 20 et 30 millions de francs CFA, dont la moitié ou les 3/4 lui sont versés par les émigrés qui séjournent dans leur pays tous les ans en hiver pour la plupart d'entre eux. 
	C'est ainsi que plus de 150 millions de francs CFA lui sont versés chaque année durant cette période.





20 Source les archives de la Dahira Mathlabul fawzïni qui regroupe la majorité des émigrés mouride
		L'industrie du textile quant à elle absorbe chaque année des sommes importantes étant donné que dans la tradition sénégalaise et selon les règles de l'Islam, comme on le sait, c'est à l'époux et chef de famille que revient la charge de l'habillement des membres de sa famille. Le budget de l'habillement d'un ménage d'émigré monogame varie de 150 000 à 200 000 F; il est de 200 000 à 250 000F pour  un ménage polygame.

		Rappelons que les émigrés sénégalais avaient coutume d'acheter cadeaux et vêtements dans leurs pays d'accueil à l'intention de leur famille. Mais, avec la dévaluation du franc CFA, le coût des tissus est devenu moins élevé au pays d'origine, ce qui a fait le bonheur des commerçants des marchés de Touba qui réalisent aujourd'hui des chiffres d'affaires très intéressants grâce à eux.

	A côté du commerce devenu florissant, l'artisanat n'est pas en reste, en particulier la menuiserie métallique ou l'ébénisterie. Pour exemple, une chambre à coucher revenait à  300 000 francs CFA au milieu des années 1980.  cette même chambre à coucher revient aujourd'hui à près d'un million de francs CFA. Cette hausse  des prix est à imputer à la qualité du travail et à la multiplication  des besoins. C'est qu'en revenant au pays, les émigrés ont ramené dans leurs valises des catalogues présentant une grande variété de modèles dont les artisans locaux se sont inspirés et ont, par la même occasion, pu améliorer leur savoir-faire. 
		
	Le pouvoir d'achat de ces émigrés allait vite augmenter les besoins en mobilier de qualité. La menuiserie métallique tenue par des artisans se cantonne quant à elle à la réalisation de portes, fenêtres et grilles métalliques qui ornent les bâtiments. 


	On le voit, au regard des informations ci-dessus, l'argent envoyé par les Mourides de la diaspora est destiné à l'entretien de leur famille restée au pays  et à la modernisation de leur cité.
	
	Il est également important de souligner qu'il n'existe pas à Touba, à notre connaissance, une maison ou une villa construite par un émigré et dont la valeur dépasse quarante millions F CFA.

	Lors d'une interview du Directeur du GIABA dans le Canal Info News et articulée autour du blanchiment d'argent sale, il a été fait mention des investissements dans le marché de l'immobilier à Touba avec le dessein inavoué de vouloir démontrer l'implication de la ville sainte dans ce crime économique international.

	Cependant, une recherche plus approfondie de la vérité aurait clairement montré que l'exemple évoqué ne concerne en rien les marchands et commerçants établis à l'étranger cités dans les rapports de l'INCSR et du GIABA.

	En effet la première maison présentée et décrite avec force détails et sise dans le quartier de Dianatoul Mahwa est la propriété d'un Ministre de l'actuel gouvernement, fidèle talibé mouride, qui s'est fait construire une résidence secondaire à Touba où il séjourne pendant le Magal et les autres évènements religieux.
	 Le second exemple fait état de deux maisons - témoins du projet NAMORA, entreprise spécialisée dans la construction et la vente de villas.
	
	Le troisième et dernier exemple concerne, comme pour projet NAMORA, des villas - témoins d'un projet immobilier initié par un particulier dans le village de Dala Ngabou qui, faute de souscripteurs, a finalement abandonné le projet.

	Par des insinuations malhonnêtes l'auteur de l'interview a voulu démontrer que l'origine des fonds ayant permis la construction de ces maisons était sale au lieu d'étaler à la face du monde les preuves qu'il détiendrait.
 
DOMAINE DE L'UTILISATION  DE  L'ARGENT RECU PAR  LES  GUIDES  ET  LES RESPONSABLES  MOURIDES

	Dans la vision de Cheikh A. BAMBA, Touba devrait réunir les conditions idéales pour répondre aux besoins nécessaires aussi bien de la vie spirituelle que de la vie temporelle. Alors, animé par sa conviction que seul Dieu pouvait lui accorder sa faveur dans ses ambitions à venir pour Touba, il s'est adressé à lui sous forme de prières et c'est uniquement à ce sujet qu'il écrivit son livre  intitulé « Matlabul Fawzeyni», c'est-à-dire «Quête de la double réussite».

Pour que cette cité devienne et reste un lieu exceptionnel dans son caractère spirituel, il dit:

«Fais que cette cité soit une demeure de piété, 
   de science et de religion
   Qu'elle soit une source d'élévation 
   Fais que cette cité soit un lieu
   D'adoration de Dieu le Miséricordieux
   Et de rejet de Satan le Banni... » (Vers 193 - 194)

Convaincu que la connaissance de la science islamique est la voie royale qui permet d'accéder à la meilleure place dans la vie spirituelle, il s'adressa à Dieu et dit:

«Fais que cette cité soit un réceptacle d'enseignement,
   Un lieu de méditation et d'entendement
   Fais qu'elle soit un lieu d'éducation
   Et un magistère d'enseignement» (vers 218 - 219)

 Dans un autre ouvrage il dit:

«Donne-moi la pérennité de ce que tu aimes 
Et agrée ma demeure, Touba qui t'appartient» (Lâmiya, vers 7)

Dans le domaine  du temporel, Cheikh A. Bamba avait bien compris que la réussite économique est un facteur déterminant dans l'accomplissement des obligations religieuses dans toute société, car elle assure sécurité et stabilité:

«Fais que cette terre soit une terre de richesse, de sécurité, de miséricorde, d'abondance tout le temps» (vers 201)

«Réunis en ce lieu tous biens, d'où qu'ils viennent, de l'Est, de l'Ouest, du Nord, du Sud, du Ciel, de la Terre» (vers 226).Matlabul FAWZEYNI

Pour la sécurité de cette cité, il demanda à son Seigneur de préserver celle-ci  de tous les maux:

«Protège cette demeure du vagabondage, de la délinquance et de toute promiscuité.
Eloigne de cette cité toute épidémie, toute catastrophe.
Que son eau soit potable, son alimentation saine» (Vers 224)

«Protège quiconque aura consacré un effort dans cette Cité, y aura effectué une visite, et pardonne lui ses péchés» (vers 59)

« Seigneur, Ô toi le Surveillant,  le Détenteur du pouvoir, le Déterminant de la création par la Domination, mon intégrité corporelle, ma religion, mes fidèles et mes fils et ma Cité te sont tous confiés, et ce à jamais, pour toute la durée de notre séjour sur terre et dans l'au-delà, protège nous de tout mal» (vers 230) Matlabul FAWZEYNI

Nous avons vu que Beaucoup d'oeuvres à accomplir attendent les Mourides, en particulier les habitants de Touba, d'autant plus que Cheikh A. Bamba le père fondateur avait recommandé en 1926 à tous les fidèles de tout mettre en oeuvre pour atteindre l'autosuffisance financière qu'exige la vie spirituelle et temporelle, car selon lui l'autosuffisance financière est seule gage de l'indépendance réelle. Fidèles à ces recommandations, les khalifs successifs se sont efforcés d'être exemplaires dans leurs oeuvres.


 


LE RÔLE DES KHALIFS DANS LES REALISATIONS
URBANISTIQUES DE TOUBA

CHEIKH  MOUHAMADOU  MOUSTAPHA  MBACKE PREMIER KHALIF DES MOURIDES

	Fidèle à l'esprit et à la lettre des dernières recommandations de son père, Mouhamadou  Moustapha MBACKE sera habité par deux ambitions essentielles: il s'agira pour lui d'exécuter les deux Ndiguel (recommandations) que son père a pris le soin de consigner dans une lettre avant de décéder, à savoir le transfert et l'inhumation de son corps à Touba et l'édification de la Grande Mosquée en ces mêmes lieux. Et parallèlement à ces deux préoccupations essentielles, le Khalif sera, pour ainsi dire, préoccupé par l'unité et la cohésion de la communauté Mouride. 

	Si le transfert et l'inhumation du grand Cheikh à Touba ne posa pas de problèmes majeurs, il n'en fut cependant pas de même s'agissant de l'édification de la Grande Mosquée.

	C'est à son retour d'exil que Cheikh A. Bamba a entrepris de traduire dans les faits une idée qui germait depuis longtemps dans son esprit: ériger une mosquée à la gloire de l'Islam sur le site de Touba en plein coeur du Baol. Mais comment exécuter de grands travaux dans le contexte politique et économique d'alors? En effet, la crise économique mondiale commençait à prendre forme, tandis qu'à l'horizon se profilait le spectre du prochain grand conflit mondial.

	Cheikh A. Bamba obtiendra, en 1926, l'autorisation, délivrée, certes, avec beaucoup de réticences, tant il est vrai que ce projet grandiose inspirait méfiance et suspicion aux autorités administratives d'autant que Cheikh A. Bamba envisageait de collecter une somme de 5 millions CFA (somme fabuleuse à l'époque) auprès de ses disciples pour le financement des travaux. Cette somme d'argent sera ramenée à 4 millions afin de préserver les rentrées d'impôts dont l'augmentation est prévue pour cette année en raison de la conjoncture mondiale.

	Pour mener à bien cette lourde tâche, le Cheikh loua les services d'un administrateur, en l'occurrence M. Tallerie, commandant du cercle de Thiès. M. Tallerie obtient sans difficulté un congé administratif d'autant plus que pour les autorités de Saint-Louis, la construction de la Grande Mosquée se ferait sous contrôle d'un des leurs. Le contrat de passation de marché se fera le 30 Août 1926, contrat dont les principales clauses sont ainsi stipulées:

1)	Les Mourides assumeront l'intégralité du financement des travaux

2)	Ils verseront à M. Tallerie une somme de 300 000F correspondant à une indemnité spéciale d'entrée en campagne.

3)	Un salaire annuel de 75 000F 

4)	Ils assureront à M. Tallerie le remboursement des dépenses qu'il aura à engager dans le cadre de ses activités (frais de déplacement, d'hôtel, de bureau, d'automobile, d'hospitalisation, de médecin, de médicaments, etc.).

Cheikh A. Bamba est rappelé à Dieu le 19 Juillet 1927. Son fils aîné, Mouhamadou Moustapha prend le relais pour la poursuite des travaux de construction de la Grande Mosquée. C'est alors que surgissent de nouvelles difficultés sur le plan financier, M. Tallerie ayant dilapidé les fonds collectés mis à sa disposition, sous prétexte de pré-études techniques (nature de terrain, du sol et sous-sol, analyse de l'eau et autres données de terrain, nature des carrières de latérite et sables à utiliser). L'administration dégagea toute responsabilité dans les malversations commises par M. Tallerie mais aida les Mourides à se débarrasser de l'administrateur véreux. Ce dernier percevra néanmoins, à l'issue d'un procès houleux, la moitié des sommes prévues au titre d'indemnité de rupture de contrat. 21

Cheikh Mouhamadou Moustapha demanda le renouvellement du permis de construire de la Grande Mosquée de Touba et, en 1928, il fit procéder à l'immatriculation de 400 hectares de terres sur lesquels serait fondée cette Mosquée. Il reçut l'agrément de l'administration qui, dans le même temps, mit un architecte à sa disposition. Il s'agissait de M. Lecepte assisté de MM. Mermet et Perrin.

	La première tache du Khalif est de rassembler les matériaux nécessaires à la réalisation de l'ouvrage. Il eut l'idée de créer une voie ferrée reliant Touba à Diourbel pour assurer la logistique. Ce chantier fut mis en route en 1928, précisément à une époque où Touba rentrait dans un programme plus général de réorganisation qui prévoyait de dégager ses voies d'accès et de communication. Les travaux de cette voie furent confiés à une entreprise privée mais ce sont les Mourides qui fournirent la main d'oeuvre. La découverte d'une carrière latéritique à huit kilomètres de Touba fut inspirée par Cheikh M. Moustapha et près de 3 000 fidèles  furent envoyés sur les lieux où deux équipes furent attelées à l'extraction et au transport du matériau sur le chantier.
	



21 Rodriguez Ousman, «Histoire de la mosquée de Touba », In Ndiguel, N° 14, Août-Octobre 1984. 
 

La difficulté majeure à résoudre était désormais celle de l'eau, Touba étant située dans une zone où la nappe phréatique était à plus de 25 mètres de profondeur. Mais sur ordre du Khalif, plusieurs points furent tant bien que mal creusés et le ravitaillement en eau fut assuré.

Le financement sera assuré avec la création de dâras dans les différentes zones cultivables des régions du Baol, du Saloum et de Djolof. Et entre 1937 et 1938, la production arachidière a pu atteindre 75 000 tonnes. En 1939, la plate-forme et la fondation de la mosquée furent achevées. Mais c'est dans le courant de cette année qu'éclata la seconde guerre mondiale avec toutes ses implications qui conduiront le Khalif à interrompre tous les travaux. 

Afin de porter l'attention de tous les Mourides sur Touba, le premier Khalif organise chaque année une grande cérémonie religieuse célébrant l'anniversaire de la disparition du fondateur de la confrérie. C'est une occasion pour lui de sensibiliser et de motiver les fidèles au sacrifice physique (c'est à dire le travail) et financier qu'ils doivent consentir à la ville de Touba. C'est l'installation définitive du khalif qui va donner à Touba un nouveau visage car de grands disciples et de nombreux talibés l'y  suivent et de partout des centaines de personnes viennent leur rendre visite et se recueillir sur la tombe de Cheikh A Bamba. Avant son rappel à Dieu, Serigne Moustapha  définit un programme pour le village de Touba et trace les grandes orientations que doivent suivre ses successeurs.

CHEIKH  MOUHAMAD  FÂDIL, DEUXIEME KHALIF DES MOURIDES

  
Cheikh M. Moustapha est rappelé à Dieu le 13 Juillet 1945, Cheikh M. Fâdil a été désigné comme son successeur à la tête de la confrérie.

 En 1948, un compte intitulé «Mosquée de Touba» est ouvert pour accueillir les fonds collectés auprès des fidèles, tandis que les territoires coloniaux sont rudement soumis à contribution par l'Europe engagée dans la reconstruction  de son économie fortement secouée par la guerre. Mais fidèle aux recommandations de son père, le nouveau Khalif s'est lui aussi engagé dans la voie tracée par son prédécesseur. Pour lui, la sombre période que traversait l'économie du pays ne devait en aucun cas mettre un terme à l'oeuvre initiée par son frère, c'est-à-dire la poursuite des travaux de la Grande Mosquée de Touba et pour ce faire il prend un certain nombre de mesures dont la plus judicieuse, quoique mal perçue par certains observateurs du Mouridisme à l'époque, est sans doute l'instauration du sas (participation financière dont le montant est fixé en fonction du revenu de chacun). Un plan de modernisation de la ville de Touba est parallèlement élaboré.


LA GRANDE MOSQUEE


	Les territoires coloniaux, avons-nous dit, ont été mis à contribution pour redémarrer l'économie mondiale. Cheikh M. Fâdil Mbacké a compris que, dans ce contexte, des mesures impopulaires s'imposent si l'on veut remettre la mosquée en chantier. Il entreprend tout d'abord de s'attaquer au superflu. A lui et à l'ensemble des siens, il impose la rigueur absolue dans la gestion du budget familial: désormais la satisfaction des besoins de chacun sera limitée à la stricte nécessité et, pour donner l'exemple, il s'abstiendra de construire une «maison en dur», se contentant de simples cases ou de baraquements en bois. 

De même, il interdira toute construction de maison à étage, car en effet, à cette époque, une telle demeure était considérée comme un signe d'opulence.

	La seconde mesure prise par le Khalif a porté sur la hadiyya. Une somme d'argent que le talibé (disciple) verse à son Serigne (guide) à titre de contribution à la réalisation des projets communautaires. Une partie de cette hadiyya sera désormais versée au khalif général mais son montant était laissé à la discrétion du khalif de chaque branche. 

Désormais, c'est le Khalif général qui déterminera le montant de la somme à collecter auprès de chaque khalif de branche et au prorata, instituant ainsi ce qu'on appelle «sas» en wolof, autrement dit une contribution obligatoire. Privation et mise à contribution seront donc les maîtres-mots jusqu'en 1963, date de l'achèvement des travaux de la Grande Mosquée dont le coût global est évalué à 677 646 338 Francs CFA à l'époque pour 1 800 000 heures de travail. 

	Le khilafat de Cheikh M. Fâdil Mbacké est marqué par un développement spectaculaire de Touba. De partout, des fidèles y affluent. Et les autorités de l'époque prêtent une attention particulière aux doléances des chefs religieux en général et à celles des Mourides en particulier dont ils espèrent obtenir le soutien politique.

	En accord tacite avec les autorités administratives, le Khalif entreprend de désenclaver Touba par une infrastructure routière bitumée reliant la ville aux autres métropoles du territoire. Le Cap-Vert sera relié à Diourbel, la région du Sine-Saloum par Colobane, le Djolof par Dâra, la région du Fleuve quant à elle sera reliée par une voie routière passant par le Cayor et le Ndiambour. Dans la même période, des réseaux de canalisations sont ouverts pour alimenter la ville en eau douce et, à partir de Mbacké, une ligne haute tension lui fournit de l'électricité et une ligne téléphonique est installée. Enfin, en 1960 le lotissement de la ville achève de faire de Touba une capitale digne de sa vocation, c'est-à-dire capable d'accueillir l'ensemble de la communauté durant le Magal (célébration du jour du départ de Cheikh Ahmadou Bamba en exil en 1895).  
SERIGNE ABDOUL AHAD  MBACKE (BAYE LAHAD)
TROISIEME KHALIF DES MOURIDES

	Sous le khilafa de Baye Lahad, on dénombre d'importantes réalisations financées par le budget du khalif général.

	Ayant pris la charge du khalif général des Mourides en 1968, Baye Lahad se révèle un grand bâtisseur qui veut transformer la ville de Touba (petite bourgade en développement dont le fondateur avait voulu faire une cité moderne) en une grande ville qui s'est vite élevée au rang de seconde ville après Dakar, la capitale du pays. Cependant le khalif  privilégie dans son action les réalisations liées à la condition de vie spirituelle à laquelle tous les khalifs se sont  profondementt attachés.
	
C'est ainsi qu'en 1977, a été entreprise la construction d'une grande bibliothèque «Cheikh Khadim» dont le coût est évalué à 225 millions de francs CFA. Cette bibliothèque contient de nos jours 170 000 ouvrages d'un coût équivalent à 150 000 000 de Francs CFA. Dans l'enceinte de ce haut lieu du savoir se trouvent une imprimerie et un atelier de reliure. Le khalif a encore entrepris des travaux d'extension de la Grande Mosquée ainsi que l'édification de la résidence Serigne Touba pour accueillir et héberger les autorités spirituelles ou temporelles en visite pendant ou après le Magal. Le coût de ces travaux a été respectivement de 1 milliard et 500 000 000 de Francs CFA. Il a aussi fondé une université islamique pour un montant de 1 milliards de Francs CFA.
	
Afin de mieux préserver la marque islamique de la ville sainte, Serigne Abdoul Ahad Mbacké et ses frères ont édicté le 18 septembre 1981 des règles strictes réprimant toute pratique contraire aux principes religieux.

«Nous, Cheikh Abdoul Ahad Mbacké, khalif général des Mourides et frères soussignés, dénonçons par la présente à l'effet d'une répression systématique les faits suivants contraires aux principes défendus par Serigne Touba fondateur de la ville de Touba:

1)	Vente, consommation  de boissons alcoolisées et ivresse publique et clandestine.

2)	Vente, détention et usage de drogue notamment le Chanvre indien

3)	Jeux de hasard et loterie, vols et recels.

4)	Tam-tam, musique de danse et manifestations folkloriques, et enfin, tout ce qui, en dehors de ces faits, est contraire aux principes de l'Islam». 
 

Ce texte est légalisé par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Diourbel. Pour faire appliquer ce texte, Baye Lahad  obtient des autorités temporelles la construction d'une brigade de gendarmerie à l'entrée de Touba. Après avoir reçu l'agrément de l'Etat, cette brigade veille aujourd'hui à l'application des dispositions prises et des sanctions prévues à l'encontre des contrevenants.

Ces mesures de sécurité et d'assainissement moral seront renforcées sous le khilafat de Serigne Saliou par la mise en place d'un Commissariat de Police Spécial.

En outre, la dahira "safinatoul Aman" sera chargé par le khalif de traquer toute activité illégale et tout signe de dégradation des moeurs dans la ville sainte, ceci en parfaite collaboration avec la Gendarmerie et la Police.

C'est ainsi qu'en 2008, des quantités importantes de drogue, de produits périmés, d'alcool et autres produits prohibés à Touba ont été saisies. Des repaires de malfaiteurs ont également été identifiés et démantelés. 

	En collaboration avec l'Etat Sénégalais, Touba a connu des progrès remarquables en matière d'urbanisation avec l'extension du réseau d'électricité, l'installation d'un réseau automatique de téléphone, la construction d'un marché moderne, le désenclavement de la ville avec la création de rocades. 

Baye Lahad a lui-même financé le lotissement de 86 000 parcelles d'habitations afin de répondre aux demandes sans cesse renouvelées des nouveaux arrivants. De même, les huit forages qui jalonnent la ville sainte, ainsi qu'un grand centre hospitalier ont vu le jour sous le khilafat de Serigne Abdoul Ahad Mbacké. 

Baye Lahad est rappelé à Dieu le 19 Juin 1989, laissant dans ses dossiers de nombreux projets à réaliser.22









22 Serigne Abdul Khadre Mbacké quatrième khalif, ne l'est resté que onze mois, ce qui ne lui a laissé que trop peu de temps pour entreprendre et innover. 


 

SERIGNE SALIOU  MBACKE, Ve KHALIF GENERAL DES MOURIDES
1990-2007

	Serigne Saliou est réputé pour ses qualités d'éducateur et ses activités agricoles sont citées en exemple. Comme ses prédécesseurs, il inaugure  lui aussi  son khilafat par l'exécution de grands travaux que nécessite la ville de Touba. Il prend les travaux d'extension de la Grande Mosquée avec des décorations et une sonorisation d'une portée de 12 km de rayon. Il parachève ensuite les travaux de l'université entrepris avant lui par le khalif Cheikh Abdoul Ahad. Cette université a aujourd'hui une capacité d'accueil de 5000 étudiants. Il entreprend ensuite la ré-électrification du Haram23de Touba dont la superficie est de 3 km2. Un lotissement de 8 400 parcelles est réalisé. Un réseau d'assainissement d'une longueur de 18 kilomètres est créé pour évacuer les eaux pluviales. Enfin une de ses réalisations spectaculaires est la création du vaste domaine agricole de Khelcom d'une superficie de 45 000 hectares de terres cultivées et dont l'objectif unique est de financier les projets de Touba car, rappelons-le, le khilafat de Serigne Saliou est placé sous le signe de l'autofinancement des oeuvres à accomplir.

De son vivant, Serigne Saliou MBACKE, le 5e Khalif Général des Mourides avait initié un projet de bitumage de 150 km de route dans la ville sainte de Touba en débloquant 10 milliards de FCFA pour sa réalisation.

Après le rappel à Dieu de Serigne Saliou le 28 décembre 2007, l'actuel Khalif Général Serigne Mouhamadou Lamine Bara Falillou a pris la ferme décision de faire voir le jour à ce grand projet initié par son prédécesseur. C'est ainsi qu'il a, aujourd'hui, entamé des travaux de bitumage de routes et d'assainissements, et plusieurs quartiers de la ville sainte sont actuellement en train d'en bénéficier.

Le regretté Serigne Mouhamadou Mourtada Mbacké, fils cadet de Cheikh Ahmadou Bamba et fondateur des instituts Al Azhar, a construit des centaines d'établissements scolaires aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du Sénégal. Aujourd'hui son successeur Serigne Mame Mor Mbacké est en train de réaliser le projet d'une grande université moderne que son défunt  père avait initié. 







23Ce mot désigne un lieu saint dans la langue arabe.

 


MOYENS DE TRANSFERT DE FONDS PAR LES EMIGRES


Certes, les émigrés Mourides rapatrient d'importantes sommes en devises étrangères vers le Sénégal, mais il  faut signaler que le transfert de ces fonds  se fait toujours par des voies légales.

On peut retenir trois moyens de transfert de ces flux financiers provenant de l'étranger:
1)	Les institutions financières.
2)	Des bureaux de transferts  gérés par des émigrés avec l'agrément des banques de la place.
3)	Les  montants autorisés à travers les ports et aéroports.
1)	Les institutions financières (les banques et établissements financiers)
Ce sont des opérations règlementées dans une grande mesure qui n'échappent en aucune manière à la vigilance des organes de régulation du pays. C'est le cas des transferts de fonds par Western Union, Money Gram, Money Express et autres moyens gérés par les banques. On estime que 80% des transferts passent par cette voie.
Ce qui explique l'existence  de 14 agences de banques dans la ville sainte de Touba et une vingtaine de mutuelles d'épargne et de crédit où ces transferts de fonds sont effectués. Selon deux employés de deux banques de la place, Ecobank et CBAO, les flux financiers mensuels en provenance de l'étranger varient entre huit cent millions et un milliard F. CFA. Et les sommes sont essentiellement destinées à l'entretien des familles qui en reçoivent chacune de cent mille à deux cents mille francs CFA.   

2)	Des bureaux de transferts  gérés par des émigrés
Certains émigrés ont pu obtenir des banques de la place des agréments pour ouvrir des bureaux de transfert. Ainsi ils peuvent faciliter à leurs compatriotes, qui ne connaissent pas souvent les procédures, l'envoi de leur argent vers leur pays d'origine. Ce système utilisé très souvent par les émigrés est bien géré par le système bancaire et contrôlé par les organes de régulation des pays d'accueil.
3)	Le montant autorisé à travers les aéroports
La loi permet à tout un chacun d'emporter avec lui une certaine somme quand il voyage. Les immigrés utilisent également ce moyen pour transférer à leur pays d'origine des sommes autorisées lors du voyage.

C O N C L U S I O N


Au terme de cette note qui traduit un travail qui a été réalisé sur le terrain aussi bien au Sénégal qu'à l'étranger où sont établis des Mourides dans plusieurs secteurs d'activités, on remarque que le rapport de l'INCSR repris à son compte par le GIABA  faisant allusion à Touba comme l'une des capitales du blanchiment d'argent au Sénégal présente plusieurs faiblesses pour ne pas dire légèretés. Ce rapport se singularise par l'absence de preuve.

Si l'agence américaine INCSR peut se permettre de telles affirmations gratuites, le GIABA, lui, ne devrait pas la suivre aveuglément sans faire ses propres investigations. Pourquoi GIABA ne s'est-il pas renseigné sur les biens des émigrés mourides dans la ville sainte pour les comparer à leurs revenus à l'étranger? Pourquoi ni INCSR ni GIABA n'a démontré l'origine de ces revenus qualifiés d'argent sale ou douteux?

En effet si le rapport constate une entrée massive d'argent à Touba, il n'a pas démontré l'origine douteuse des flux financiers. Et ceux qu'il a considérés être à l'origine de ces transferts sont, dit il, des commerçants et vendeurs établis à l'étranger. Nous aurions cru à la pertinence du rapport s'il  parlait de trafiquants ou dealers en lieu et place de commerçants et de vendeurs.

Une autre faiblesse est à repérer dans le caractère réduit du champ d'investigation qui apparemment, est limité aux Mourides de la diaspora qui font des activités de commerce. Et comme nous l'avons montré dans la note, ils sont présents dans presque tous les secteurs d'activités. Ils sont dans le commerce, ils sont salariés dans les entreprises, mais aussi chauffeurs dans les transports, etc.

Nous avons remarqué également que le rapport n'a pas fait l'effort de distinguer dans ces flux financiers investis dans l'immobilier à Touba, ce qui vient de l'étranger et ce qui est envoyé régulièrement par les Mourides éparpillés dans les quatre coins du pays.

En outre, un flux financier sous forme de dons aux chefs religieux, réinvestis dans la modernisation de la ville a été complètement ignoré. Et on sait que les cercles de fidèles constitués ici et ailleurs font entrer à Touba beaucoup d'argent dont l'origine ne souffre d'aucun soupçon. En effet ces fonds remis aux guides religieux sont réunis sur la base de participation que chaque membre verse selon sa volonté et dans les limites de ses moyens. Pour preuve, l'actuel Khalif a démarré la modernisation de la ville sur fonds propres, c'est-à-dire les dons que les fidèles Mourides lui remettent tout au long de l'année.

La ville de Touba est qualifiée à tort dans le rapport de zone autonome non règlementée soumise à la loi des autorités religieuses mourides.

L'autonomie dont on parle signifie tout simplement qu'elle appartient à une école soufie qui dispose de son propre programme et sa méthode d'application et n'accepte aucune influence venant de l'extérieur sur le plan religieux, et sur le plan financier elle peut être considérée comme étant indépendante dans une large part, car elle finance entièrement ses propres projets.

En outre, cette autonomie ne dispense pas la ville d'être soumise aux lois et règlements définis par l'Etat du Sénégal. C'est une ville qui fonctionne en matière de droit à l'instar des autres villes du pays. Il y existe des structures administratives et sécuritaires telles que l'Etat Civil, la Gendarmerie, la Police, etc. à côté desquelles l'autorité supérieure, en l'occurrence le Khalif Général, a mis une commission qui les appuie pour veiller strictement aux recommandations du Cheikh basées sur le Coran et la Souna selon lesquelles tout musulman doit être juste et loyal à tout moment.

Touba est donc une ville qui n'échappe en aucune manière aux organes de régulation  compétents du pays. Et si de telles opérations y étaient avérées les mourides seraient, derrière leurs dirigeants, les premiers à les combattre en conformité aux enseignements du fondateur de la communauté et de la ville.
</description>
	</item> <item>
	  <title>COMMUNIQUE
DU KHALIFE GENERAL DES MOURIDES

</title>
	  <description>Le khalife général des Mourides, Mouhamadou Lamine Bara MBACKE Falilou procédera, le Samedi 05 décembre 2009, à 11heures précises, à la pose de la première pierre de la Grande Mosquée Mouride, sise au nouveau terrain situé au  quartier Bopp à Dakar, en face de l'avenue Cheikh Ahmadou Bamba.
Le Khalife accorde une importance particulière à  cet événement qui consacre l'édification de la maison d'Allah, dédiée à la Oummah islamique. L'édifice qui y sera construit est un complexe islamique abritant entre autres, une mosquée, une bibliothèque et une Résidence Serigne Touba.
A cette occasion, tous les musulmans et les talibés mourides en particulier, sont  invités à assister à cette cérémonie.

Fait à Touba, le 1ier décembre 2009.
   La Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides
 



</description>
	</item> <item>
	  <title>POURQUOI TANT D’ACHARNEMENT CONTRE  LES MOURIDES ?
</title>
	  <description>POURQUOI TANT D'ACHARNEMENT CONTRE  LES MOURIDES ?
A son retour d'exil, le Cheikh Ahmadou Bamba, dans sa magnanimité, avait pardonné à ses ennemis et conspirateurs qui avaient tout tenté, contre lui, en vain.
Tous ceux qui ont été formés par Khadimou Rassoul, ou qui se sont abreuvé à la source de ses enseignements, ont adopté cette ligne de conduite et n'ont jamais répondu aux offenses qui leur ont été faites. Ils ont toujours pardonné.
La crainte révérencielle, la soumission à Allah et à son Prophète (SAW), d'une part et le culte du travail, d'autre part, sont pour les disciples mourides, la voie de la Rédemption.   
Cette banalisation excessive, voire cette tolérance face à l'adversité et les complots des ennemis, a été vite assimilée à de la passivité, laissant croire que les mourides sont « bons à tout faire » et que l'on peut « dire tout et n'importe quoi » sur eux, sans courir aucun risque.
L'on disait même que « les mourides sont des faiseurs de rois, mais ne seront jamais des  rois ».
Les mourides qui ne sont demandeurs de rien, car pouvant tout obtenir à la sueur de leur front, ont connu toutes les privations. 
Excédé, Serigne Abdou Lahat, fils du Cheikh  dont le franc parler est connu de tous, avait même déclaré, publiquement,  vouloir se passer des services d'un médiat public, devant l'ostracisme et le boycott dont était victime la communauté mouride, pour la couverture de ses activités.
Aujourd'hui, encore, il ne se passe pas un jour, sans que les mourides ne soient brimés, caricaturés, insultés, stigmatisés. Ils font toujours l'actualité, mais toujours sous un jour sombre.

Dans la presse écrite, les mourides font toujours «  la une des journaux » avec un contenu abject, sans lien avec le titre, n'ayant rien à voir avec la réalité, juste à des fins commerciales.
Des articles «  commandités par des bailleurs de fonds », donc revêtu du caractère le plus officiel, font «  leurs choux gras » sur la ville de Touba,  qui serait un haut lieu de blanchiment de l'argent sale ;
A la Télévision, surtout sur l'international (reportage de M6), la communauté mouride est assimilée à des vendeurs à la sauvette, des receleurs, au service d'une hiérarchie maraboutique. Au niveau national, la couverture des activités économiques, des richesses cultuelles et culturelles de la ville de Touba, n'intéressent aucune télévision. Seuls les magals sont couverts, sous l'angle festif;
A la radio, les émissions interactives n'épargnent pas les mourides qui auraient investi «  keur serigne bi », non pas  à des fins humanitaires pour y vendre des médicaments à bas prix, mais de la drogue et autres produits interdits ;
Sur internet, le khalife est lui-même insulté.
Nous disons, ici et maintenant, que ça suffit, il faut mettre un terme à cette dérive et les journalistes sont les premiers interpelés. 
Nous connaissons les vrais journalistes, car le journalisme, ce métier noble, compte en son sein, des gens vertueux et merveilleux. Malheureusement, nous connaissons aussi  « des journalistes crapuleux » qui se cachent derrière des pseudonymes. Nous allons les débusquer et les livrer au grand jour.
Trop c'est trop. 
Il faut éviter que la Communauté mouride, se sentant persécutée, n'organisât sa défense. Elle a les moyens et l'organisation qu'il faut. Mais il est encore possible d'éviter d'en arriver là. 
C'est pourquoi, il est urgent que la Communauté  mouride, pour gagner la bataille de la communication et vaincre à jamais ce fatalisme du mouride gentil et inoffensif,  se dote  au moins de 2 outils:
1)	d'un Institut pour promouvoir son  développement spirituel, économique et social, sur la base des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.
A cet effet, L'Institut Khadimou Rassoul  (I.KH.RA), en gestation, devrait rapidement voir le jour pour combler ce vide ;
2)	d'une radiodiffusion télévision de la communauté mouride, pour prendre en charge, l'impérieux besoin de communication d'une communauté qui est en réalité, le ressort économique et spirituel du Sénégal ;

Fait à Touba le 30 Novembre 2009

La Cellule de Communication du Khalife Général des mourides



</description>
	</item> <item>
	  <title>Célébration de l’Aid el Kabir à Touba

</title>
	  <description>

La communauté Mouride a célébré l'Aïd el Kabir ce 10ème jour de Dhul Hijjah 1430H coïncidant avec le samedi 28 novembre 2009. A Touba, comme à l'accoutumée les différents lieux de prière que compte la ville ont accueilli les fidèles venus pour sacrifier à cette tradition islamique. Sur l'esplanade de la Grande Mosquée, Serigne Mamoune Bousso, l'imam Ratib a dirigé la prière sous la présence effective du Khalife Général des Mourides Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké.

C'est à partir de 10h, juste après l'arrivée du Khalife que la prière a débuté. Auparavant, une communication portant sur les solutions du Mouridisme face à la crise a été présentée par Serigne Affè Niang.

Après la prière le Khalife Général des Mourides a témoigné reconnaissance à Dieu qui a établi d'excellents rapports entre lui et ses proches appartenant à la famille de Serigne Touba. Il leur a adressé ses vifs remerciements pour leur sollicitude et leur promptitude à lui rendre service. Les travaux champêtres de Touba Bogo constituent une parfaite illustration.

Il s'est ensuite tourné vers les disciples, qui a-t-il dit appartiennent à Serigne Touba uniquement. Il a réitéré que les disciples sont au centre de toutes les réalisations.

Il a terminé par présenter ses excuses et demander pardon à tout le monde pour ses multiples sollicitations qui ne manquent souvent pas de pose des difficultés.

La Cellule de Communication du Khalife Général de Mourides
en Collaboration avec la rédaction de HTCOM

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	</item> <item>
	  <title>Préparation du Magal de Touba édition 2010 : tenue d’un CRD à la Gouvernance Diourbel

</title>
	  <description>Préparation du Magal de Touba édition 2010 : tenue d'un CRD à la Gouvernance Diourbel


Le Comité Régional de Développement (CRD) consacré aux préparatifs du Magal de Touba s'est tenu le jeudi 19 novembre 2009 à la Gouvernance de Diourbel.

Le Gouverneur Mr Mamadou Ibrahima Lo avait pour la circonstance convoqué tous les chefs de service de la région pour passer au peigne fin les travaux déjà fait au niveau des Comité Local de développement (CLD) et Comité Départemental de développement (CDD) tenus respectivement à Touba et à Mbacké Baol.


Le Khalif Général des Mourides, Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké avait également envoyé son porte Parole Serigne Cheikh Bassirou Mbacké, le représenter à cette importante rencontre. Il était accompagné d'une importante délégation composée de ses collaborateurs directs dans le comité d'organisation du Magal qu'il supervise. La délégation du conseil rural de Touba était également présente.

Après l'allocution d'ouverture du Gouverneur qui a placé d'emblée la rencontre sous le signe de la performance déjà atteinte et à laquelle l'on ne saurait déroger, il a sollicité l'ouverture solennelle de la session par les prières de Serigne Mame Mor Ibn Serigne Mouhamadou Fadel.

Serigne Cheikh Bassirou Mbacké Ibn Serigne Abdou Khadir, dans son  speech a fait une véritable plaidoirie pour une rupture dans la façon de préparer le Magal. Dans son argumentaire il a insisté sur la dimension du Magal et sur le statut de la ville de Touba qui accueille la célébration du grand Jour.

Interview de Serigne Cheikh Bassirou Mbacké Président du Comité d'organisation du Grand Magal de Touba 

Le Magal est l'évènement le plus important du Sénégal et l'un des plus grands du monde. Il draine annuellement près de 3 millions de personnes. Considérant que parmi celles-ci on note des personnes âgées, des femmes des enfants, des personnes frappées d'incapacités physiques et d'autres vivant dans des difficultés, il est un devoir humanitaire pour l'Etat d'accorder plus d'attention à l'évènement a t-il dit.

Touba qui est le théâtre des opérations est une ville religieuse, la deuxième du Sénégal ; elle a des exigences qu'on ne saurait ignorer et qui ne peuvent attendre la veille du Magal pour être solutionnées.

Cheikh Bassirou Mbacké n'a pas terminé sans aborder la nécessité d'une structure permanent pour préparer le Magal en prenant en compte toutes les dimensions de l'évènement : sociale, culturelle, cultuelle, économique, etc.

L'on s'achemine certainement vers la rupture pourrait-on dire car tout le monde a apprécié à sa juste mesure, la pertinence des points soulevés par le président du Comité d'Organisation du Magal.

Comme de coutume l'on a procédé à l'évaluation des points traités au CDD ; pour chacun d'eux les concernés ont pris la parole pour faire le suivi de l'état d'avancement des travaux qui les concernent. Des remarques et contributions très intéressantes ont été faites par les membres du Comité d'Organisation accompagnant Serigne Cheikh Bassirou Mbacké.

Rendez vous est pris à Dakar, dans près d'un mois pour une autre rencontre préparatoire à l'échelle nationale. Certainement avant cette date tout sera au beau fixe et toutes les craintes signalées aplanies.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides
en collaboration avec la rédaction de htcom

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	</item> <item>
	  <title>Une délégation de son excellence le Président de la République de Gambie auprès du Khalife Général des Mourides à TOUBA 

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	  <description>
Son excellence le Président de la République de Gambie Mr Yayah Diamé a profité de l'inhumation à Touba d'un disciple mouride décédé en Gambie pour envoyer au Khalife Général des Mourides une délégation .

C'est tard dans la nuit du lundi 16 novembre 2009 que la délégation est arrivée à la résidence Cheikhoul Khadim.

Elle était composée de l'Imam Râtib de la mosquée de Banjul, de l'Imam de la mosquée du Palais de la République et d'un chargé de mission du Président Diamé. On notait également des parents et amis venus accompagner leur condisciple à sa dernière demeure.

La visite avait un double objectif : d'abord prendre part à l'inhumation du condisciple décédé par accident lors des travaux de moisson dans les exploitations agricoles du Président Diamé, ensuite transmettre au Khalife Général des Mourides les remerciements sincères du Chef de l'Etat gambien qui apprécie à sa juste valeur la recommandation qu'il a donnée aux disciples mourides résidant en Gambie pour participer aux travaux de moisson.

Après l'inhumation, la délégation s'est rendue auprès du Khalife pour lui présenter ses condoléances et délivrer le message du Président Diamé.

L'Imam râtib de Banjul El hadji Alioune Masse KA, après avoir présenté ses condoléances au Khalife, lui a exprimé toute la gratitude du Président qui a eu à apprécier la discipline et l'ardeur des mourides au travail. La recommandation du Khalife aux disciples en Gambie de lui porter main forte a dissipé toutes ses craintes et son espoir n'a pas été déçu a t-il dit en substance. Tous les champs ont été moissonné dans des délais record. Il a terminé en magnifiant de telles actions qui renforcent la fraternité et la cordialité entre les peuples. L'intervention de l'imam Faty s'est inscrite également dans cette veine avant de fondre en prières et éloges pour le vénéré Khalife qui dit-il est un grand artisan de la paix et de la fraternité.

Serigne Bara Mbacké, Khalife Général des Mourides dans son allocution a rendu hommage au Président Gambien qui a toujours montré de la sollicitude à l'égard des membres de la communauté Mourides et des sénégalais de façon générale.

Le Khalife a signalé à la délégation que c'est le Président Abdoulaye Wade qui lui a transmis la requête du Président Diamé, requête à laquelle il a donné un avis favorable en demandant aux mourides de Gambie de prendre part activement aux travaux de la moisson. Voir la vidéo pour plus de détail.

Après les allocutions la délégation s'est rendue à Ndindy chez la famille de la victime pour présenter des condoléances.

La délégation n'a pas quitté la ville sans se rendre à la daara Hizbut-Tarqiyyah pour également exprimer sa satisfaction pour la qualité de l'accueil et des ''berndés'' fait au nom du Khalife Général des Mourides.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides
en Collabation avec la rédaction de HTCOM

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	</item> <item>
	  <title>La Mouridiya gagne de nouveaux espaces</title>
	  <description>
Le cinquième Congrès Général du Commandement Populaire Islamique Mondial (CPIM), qui vient de se tenir les 7et 8 novembre 2009, en Lybie a démontré la vitalité et la modernité de la Mouridiya   qui lui permettent de s'adapter en tout temps et en tout lieu.
Le CPIM est un Organisme International islamique qui regroupe plus de 650 organismes divers et de tous les continents. On y compte les principales confréries musulmanes, les organismes internationaux islamiques, les Fondations islamiques, les partis politiques et les Oulémas du monde islamique.
Cette importante conférence islamique a clôturé ses travaux le dimanche 09 novembre 2009.
La cérémonie de clôture a enregistré la présence d'éminentes personnalités du monde musulman :
-	Le Secrétaire général du CPIM ;
-	Les secrétaires auxiliaires ;
-	Le leader de la Communauté musulmane en Amérique ;
-	Les membres du Conseil mondial de l'appel islamique ;
-	Et les invités de la Communauté musulmane, ainsi que les médiats, venus d'un peu partout à travers le monde. 
Serigne Cheikhouna MBACKE, ibn Serigne Mouhamadou Lamine Bara Falilou MBACKE, khalife général des Mourides  qui a participé à ce congrès, y a été particulièrement honoré pour avoir été coopté dans les plus hautes instances. Ainsi, Serigne Cheikhouna  intégre le Secrétariat Général du CPIM qui compte 35 membres. Il a été également choisi comme Secrétaire adjoint représentant le continent Africain.
Enfin, Serigne Cheikhouna rejoins le très sélectif Bureau international du soufisme, cercle restreint de 8 membres les plus actifs dans les différentes confréries du monde entier.
Le choix honorifique porté sur ce double petit fils de Khadimou Rassoul, n'est pas un hasard. Il témoigne de la qualité de ses rapports au monde musulman, de ses diverses activités intellectuelles qui l'ont mené un peu partout à travers le monde.
Serigne Cheikhouna participe ainsi, au déploiement de la « diplomatie mouride », en plein essor et qui vient de conquérir de nouvelles frontières.
Le communiqué final a recommandé, entre autres :
 &amp;#61692;	L'organisation des activités culturelles et intellectuelles en vue d'initier les membres au travail du terrain actif ;
 &amp;#61692;	L'exploitation des compétences des membres pour la tenue des programmes d'actions sur le plan culturel, économique et de secours ;
 &amp;#61692;	L'organisation des symposiums pour la promotion de la culture, du patrimoine et des valeurs islamiques ;
 &amp;#61692;	La mise en exergue de la tolérance, comme vertu fondamentale de l'Islam ;
 &amp;#61692;	La promotion du dialogue islamique pour entraver toute discorde dans la Oummah ;
 &amp;#61692;	Le soutien sans réserve à l'indépendance de la Palestine et à l'exercice de ses droits fondamentaux.

Tripoli le 09/11/2009
Envoyé spécial de la Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides.



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	</item> <item>
	  <title>Visite du Khalif Général des Mourides à Leona Niassène Kaolack le samedi 07 novembre 2009 </title>
	  <description> 




Le Khalif Général des mourides, Serigne Mouhamadou Lamine Bara s'est rendu dans la ville de Kaolack ce samedi 07 novembre 2009 à la résidence de son disciple Sidy Ndiaye au quartier ''parcelles assainies''. Depuis deux ans, le khalif effectue une séjour à la résidence que son disciple a dédiée à Cheikh Mouhamadou Fallilou MBACKE.

Pour cette deuxième édition Sidy Ndiaye a convié tous les habitants de la ville et associé tous les dahiras à l'évènement afin de réserver un accueil exceptionnel au Khalif. Un pari bien réussi pourrait-on affirmer car le khalif a été accueilli à l'entrée de la ville au quartier Ngane à hauteur du siège de l'ISRA par les disciples mourides, les présidents de dahira, les autorités administratives et une foule immense.

Tout au long du trajet, la foule s'agrandissait. Quand le convoi traverse les quartiers de Touba Ndorong, same, Bongré, avant de rejoindre le quartier parcelles Assainies la foule se multiplie rapidement pour donner une marrée humaine. Hommes, femmes et élèves ont accompagné le convoi en courant. Les plus âgés sont sortis pour se masser aux abords de la route devant leur domicile pour accueillir l'honorable hôte.

Le khalife était accompagné de plusieurs membres de la famille de Serigne Touba dont Serigne Cheikh Bassirou Mbacké ibn Cheikh Abdoul Khadre, Serigne Abdou Samad Ibn Cheikh Chouaïbou Mbacké, Serigne Khadim Mbacké ibn Serigne Modou Awa Balla ainsi que les autorités mourides qui l'ont accueilli à Kaolack.

Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE a été accueilli à l'entrée de la résidence par une foule nombreuse sous une imposante tente pleine à craquer. Une belle prestation du conservatoire de Hizbut-Tarqiyyah était distillée par ailleurs par la puissante sonorisation.

Serigne Cheikh Bassirou MBACKE    , ibn Serigne Abdou Khadre dans une allocution d'ouverture saluera l'effort des disciples pour cette grande mobilisation avant de les appeler à suivre les recommandations de Serigne Touba. Il réitérera ses remerciements à Sidiy NDIAYE pour son abnégation et son amour sincère pour Cheikh Mouhamadou Fadilou MBACKE.

A la suite de cette allocution, le khalife a reçu les représentants des dahiras de Kaolack qui sont venus lui remettre leur dons pieux.

Le ministre d'Etat madame Ndeye Khady Diop qui a été à l'accueil a également délivré le message du Président de la République et de toute la population kaolackoise. Le reste des ziarras aura lieu dans la résidence où le khalife a accordé la ziarra à certaines autorités religieuses de la ville dont les imams et autres autorités religieuses.

C'est dans un climat de grand enthousiasme des mourides que le khalife quittera la résidence Serigne Fallou en direction de Touba ; sur son chemin de retour Serigne Mouhamadou Lamine s'est arrêté à Léona Niassène où il a présenté ses condoléances au khalife Cheikh Ibrahima Niass suite au rappel à DIEU de son frère El hadji omar Niass.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides

 En collaboration avec  La rédaction de www.htcom.sn

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	</item> <item>
	  <title>UN ARTICLE DU JOURNAL "LE MONDE" SUR LES MOURIDES ET INTERNET

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	  <description>

Cet intéressant article a été publié sur le blog du grand journal français LE MONDE (lemonde.fr) et porte sur l'intérêt des mourides envers les nouvelles technologies. L'entretien sur lequel est basé l'article a eu lieu entre S. A Aziz Mbacké Majalis et les deux journalistes français, Jean ABBIATECI et Antonin SABOT, qui ont décidé d'effectuer un périple en Afrique pour décrire les effets de la révolution numérique sur le continent. Source (avec sons et photos) : http://africascopie.blog.lemonde.fr/2009/11/01/le-cyber-preche-des-mourides-du-senegal/.

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Le cyber-prêche des Mourides du Sénégal


Les Mourides sont l'une des principales confréries musulmanes du Sénégal. Fondée à la fin du XIXe siècle par le Cheikh Amadou Bamba à Touba, la confrérie jouit d'une considérable influence économique, politique et sociale dans le pays et en Afrique de l'Ouest. Les “sérignes”, marabouts musulmans faisant office de guides spirituels, sont des personnages respectés et écoutés. Fortement ancrée dans les traditions musulmanes du Sénégal, certains membres de la communauté mouride se sont néanmoins tournés vers le web pour y diffuser leurs préceptes.

Le mouridisme a toujours été communautaire par nature, mais s'est adapté aux évolutions de la société. D'abord rurales, organisées en Daara autour d'un marabout, les communautés se sont ensuite transplantées en ville sous forme de Dahira, lieu de rencontre (cf Cahiers d'études africaines ). Aujourd'hui, Internet est l'extension moderne de ces lieux d'échange. La cyber-Dahira est le nouveau lieu de diffusion de la pensée mouride.

Serigne Abdoul Aziz MBacké est l'un des descendants du fondateur du mouridisme. Très affable et charismatique, ce trentenaire fait partie de la génération connectée du mouvement. Il est notamment le fondateur de l'un des principaux sites d'informations mourides, Majalis.org. Pour lui, islam et nouvelles technologies ne sont pas incompatibles, bien au contraire. Il l'explique en souriant : “Si notre fondateur Amadou Bamba vivait aujourd'hui, il aurait le Wifi et consulterait Wikipédia.”

Google Books version mouride

Très à l'aise avec la culture occidentale, il n'hésite pas à citer Huntington et Le Choc des civilisations pour mettre en avant la nécessité du dialogue entre les cultures. Un dialogue que, selon lui, permettrait Internet. “Il y a toutes les opinions sur le web, même des choses qui ne sont pas morales. Nous nous devons d'y être présents pour proposer notre propre contenu.” On trouve ainsi les sites mourides aussi bien des exégèses de textes saints que des mp3 et des vidéos autour de l'oeuvre du fondateur.

Si Serigne Aziz Mbacké voit dans le web mouride une utilité religieuse et prosélyte (ce dont il ne se cache pas), il lui donne également une dimension culturelle. Pour lui, la traduction des oeuvres mourides aide à un rééquilibrage de la parole au profit d'une Afrique jusque là bien absente des médias. Dans ce cadre, il a entrepris à Touba la numérisation et la traduction des écrits du Cheikh Amadou Bamba. “L'Afrique a déjà manqué trop de trains. On ne peut pas se permettre de manquer celui-ci. Le tout étant de savoir comment y monter.”

Internet sert aussi à maintenir les liens entre membres de la communauté vivant parfois très loin les uns des autres. Les Mourides comptent en effet de nombreux représentants dans la diaspora sénégalaise des Etats-Unis, d'Italie ou d'Espagne. Le sentiment d'appartenance à un groupe étant la première rétribution pour les Mourides, il fallait trouver un moyen pour rester au contact des émigrés. Des forums permettent aux exilés de poser des questions sur la foi et les pratiques religieuses. Chaque année, le Magal, le grand pélérinage des Mourides, est diffusé en streaming (en vidéo en direct) pour les croyants ne pouvant pas s'y rendre. Pour les plus jeunes,“qui iront encore plus loin que nous”, promet Abdoul Aziz MBacké, des groupes Facebook et autres MySpace permettent au mouridisme d'occuper l'espace virtuel.

Antonin Sabot et Jean Abbiateci </description>
	</item> <item>
	  <title>Vers l’enseignement du Mouridisme dans les Facultés de Théologie de Strasbourg </title>
	  <description>



Quelques jours seulement après la marche triomphale de la communauté mouride à Paris, Strasbourg a accueilli Serigne Mame Mor Mbacke. La décision d'intégrer l'enseignement du Mouridisme dans les facultés de Théologie de Strasbourg est ressortie de la journée culturelle Cheikh Ahmadou Bamba qui a réuni les autorités dans cette capitale de l'Europe.

Et comme si la marche de Paris était un déclic voilà qu'arrivé à Strasbourg, l'on projette d'introduire bientôt dans les Facultés de Théologie l'enseignement du Mouridisme. L'assurance est donnée par Alain Max, le Consul Honoraire du Sénégal à Strasbourg, qui a révélé cette décision selon laquelle « dans les facultés de théologie, il est fort probable qu'on prenne l'enseignement du Mouridisme et l'oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba tel que je l'ai connu pour la promotion d'une société, la paix et la solidarité entre les peuples, le travail comme culte de Dieu ». C'est à l'occasion des journées culturelles dédiées à Cheikh Ahmadou Bamba dans cette ville qui abrite la Fédération des Dahira Mourides de l'Est de la France. Moment également saisi par le Consul Honoraire pour dire qu'on va également vers la proclamation d'une journee dédiée à Cheikh Ahmadou Bamba à Strasbourg.

La Fédération des Mourides de l'Est de la France a réussi le pari de réunir autour d'une même table des autorités représentant toutes les confessions : Musulmane, chrétienne, juive. Et comme si cela ne suffisait pas, le Responsable de l'Ethique et de la Vie Religieuse à Strasbourg, Jean Michel Cross s'est dit doublement Honoré par le message de Serige Mame Mor Mbacke. Pour lui, avec le contact de ces associations comme celle des Mourides de Strasbourg, « c'est la découverte d'une branche du Soufisme, qui n'est pas une branche périphérique de l'Islam, c'est même la base et le fondement de la religion musulmane » a t-il professé. Il se dit « engagé aux cotés de Serigne Mame Mor pour renforcer ses pas dans le dialogue interreligieux ». 

Quant a Serigne Mame Mor Mbacke, il a pour sa part donné une explication du soufisme (Tassawouf) en rappelant que « l'Islam n'a pas de problème, fut-il d'interprétation, mais ce sont les personnes qui l'utilisent à des buts personnels qui ont des problèmes ». Pour le chef religieux mouride « c'est le facteur humain qui engendre les problèmes ». Et pour guérir l'Islam de ces maux, Serigne Mame Mor recommande « un retour aux sources car c'est dans cette perspective que s'inscrit la démarche du fondateur du mouridisme ».

Pour mieux étayer son idée, Serigne Mame Mor rejette cette idée selon laquelle, la meilleure façon de se défendre c'est d'attaquer. Pour lui en Islam, « il n'y a pas de place à l'attaque ni a la violence et c'est le soufisme par excellence ; avant de rappeler que le socle sur lequel doit reposer le soufisme c'est le travail et le culte. Et c'est cela la quintessence des enseignements de Serigne Touba qui constitue la doctrine même du mouridisme. 

Correspondance Particulière d'Abibou MBAYE Journaliste a la RTS
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"La violence n'a pas de place dans l'Islam", selon S. Mame Mor Mourtada.

"Tout ce qui est agité au nom de Serigne Touba, dans le mauvais comportement ou dans la violence, n'est pas apprécié par le Khalife Général des Mourides, Serigne Mouhamadou Lamine Mbacke et par moi-meme. Il y a beaucoup de phénomènes nouveaux dans notre société voire dans le mouridisme, mais quelque soient leur nombre et leur origine, s'ils ne sont pas régis par les enseignements de la religion musulmane et le respect de la tradition léguée par Serigne Touba, sera voue à l'échec." Ce sont des actions qui ternissent l'image de l'Islam selon Serigne Mame Mor. Avant de dire que la branche soufie prônée par Cheikh Ahmadou Bamba fustiger la paresse et encourage le travail et banni toute forme de violence.
A.M

PS : Au dernière nouvelle, Serigne Mame Mor Mbacke a écourte son périple européen à partir de la Ville d'Amsterdam aux Pays Bas suite au rappel à Dieu de sa mère Sokhna Rahmatoullahi Lo dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 octobre 2009. Cette dernière est la fille de Serigne Dame Abdourahmane Lo, disciple de Cheikh Ahmadou Bamba. Serigne Dame Abdourahmane Lo fut le maître coranique de plusieurs membres de la famille de Serigne Touba dont Serigne Mouhammadou Moustapha, Serigne Fallou. Paix a son âme. Toutes nos condoléances a Serigne Mame Mor Mbacke

A.M

Source:maalis.org</description>
	</item> <item>
	  <title>1ère rencontre du Comité Local de Développement sur la préparation du Grand Magal de Touba, édition 2010
</title>
	  <description>
Ce jeudi 22 octobre 09, le Sous Préfet de Ndame a réuni autour de lui tous les chefs de services, le Conseil rural, les chefs de quartiers et les principaux acteurs du développement au niveau local pour poser les premiers jalons de la préparation du Grand Magal de Touba, édition 2010.

En présence du 2ème vice président de la communauté rurale Serigne Massamba Diop, le Sous préfet de Ndame a ouvert la séance qui devait passer au peigne fin tous les domaines d'activités entrant dans le cadre de la préparation du Magal de Touba.

Parmi les domaines parcourus il faut noter : 
 Santé et hygiène, 
 hydraulique, 
 assainissement, 
 électricité 
 transports 
 téléphonie, 
 commerce 
 etc

Le sous préfet a rappelé les prévisions de l'an dernier avant de tenter une évaluation du travail accompli. Les chefs de service sont intervenus pour faire des bilans sommaires avant de laisser la parole à l'assemblée pour faire des remarques et suggestions avant d'exprimer les besoins pour le Magal 2010.

S'il est vrai qu'il y a des acquis à saluer, force est cependant de reconnaître que sur certaines questions des difficultés demeurent toujours.

Ainsi pour une meilleure organisation, le CLD a recommandé la mise sur pied dès à présent du Comité d'organisation du Magal pour offrir aux différents acteurs un interlocuteur.

Le médecin chef du district sanitaire de Touba, Docteur Moustapha Sourang, après un tour d'horizon des acquis à consolider a insisté pour que la campagne de sensibilisation démarre tôt malgré l'absence d'indices relatifs au Choléra.

Pour le service d'hygiène, le saupoudrage de la ville, la désinfection des résidences, la surveillance de la qualité de l'eau, la gestion des camions de vidange des fosses septiques et le contrôle des denrées alimentaires sont les actions prioritaires qui se font à l'approche du Magal et pendant l'évènement. c'est ainsi que le représentant du service d'hygiène a sollicité la collaboration de la communauté rurale pour mener à bien ces tâches incontournables.

Dans le domaine de l'hydraulique selon son représentant , les réservoirs et châteaux d'eaux ont été renforcés car en un an la capacité est passée de 11 000 m3 on à 24 000 m3. Donc sur la plan production et capacité de stockage, il n'y a pas de problème. Pour le réseau cependant depuis 2007, il n'y a pas eu d'extension malgré l'accroissement de la ville ; ainsi, les branchements incontrôlés portent un coup dur à l'utilisation efficiente de l'eau. Le problème majeur de l'eau à Touba, c'est la maintenance des installations déjà existantes termine t-il.

Les difficultés rencontrées dans tous les autres domaines ont été touchées du doigt et le sous préfet courroie de transmission avec l'autorité centrale a pris bonne note.

Certainement, cette première rencontre est une prise contact avant d'entrer dans le vif des préoccupations des populations pour le Grand Magal de Touba. Des bouchées doublent s'imposent car la dimension de l'évènement requiert une préparation annuelle pour ne rien omettre et prendre en compte tout ce qui contribue à une célébration du Magal dans la quiétude, le recueillement et la paix.

Il faut le rappeler le Magal est un jour d'action de grâce à l'honneur de DIEU. Une bonne prise en main des besoins des pèlerins permet de les concentrer sur l'objet même du Jour à savoir : adorer DIEU par la lecture du Coran et des panégyriques du Prophète, offrir des réception et s'adonner à tout acte susceptible d'attirer l'agrément de DIEU.


Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides

En collaboration avec la rédaction de HTCOM

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	</item> <item>
	  <title>Serigne Abdoul Ahad Mbacké : le culte de la vérité et du travail honnête 


Le culte de la vérité
</title>
	  <description>
Quand, en 1914, naquit à Diourbel Serigne Abdoul Ahad, celui qui allait devenir le troisième Khalife Général des Mourides, Cheikh Ahmadou BAMBA, prenant à témoin ses plus proches disciples déclara : " Priez pour lui afin qu'Allah lui accorde longue vie car, en lui, je place un espoir immense . "

Cheikh Abdoul Ahad avait bien conscience de sa mission et de son devoir par rapport à cet espoir de son vénéré père. Lors d'un sermon mémorable il disait : '' je prie DIEU qu'IL reprenne mon âme s'il me viendrait l'idée un jour de ne pas réaliser cet espoir placé en moi.''

Il n'est pas donc surprenant que Baye Lahad, comme on l'appelle affectueusement ait laissé à la communauté un héritage inépuisable dans tous les domaines de la vie.

La mémoire collective retient de lui le souvenir d'un homme sobre dans sa vêture, très convivial et serviable envers son prochain, mais opiniâtrement arc-bouté sur la Vérité. Il était connu que, personne, pût-il s'agir de la plus haute autorité qu'on puisse imaginer ou du parent le plus proche, ne saurait trouver grâce ou compréhension protectrice auprès de lui s'il est dans le tort.

Dans un sermon mémorable, il a montré jusqu'à quel point le musulman doit pousser sa volonté de se conformer à la vérité. Il disait que le musulman doit se retrancher opiniâtrement dans la Vérité qu'il soit dans la sécurité d'un environnement qui partage ses convictions ou face à l'hostilité des détracteurs. Ce qui est déterminant, dit il, c'est le résultat car la constance dans ce qui est juste engendrera ce qu'il y a de meilleur.

Il disait également si le croyant par sa constance dans le service de DIEU réussit à gagner l'agrément divin, nulle entreprise humaine, nulle coalition, fût-elle dotée des moyens les plus sophistiqués, ne saurait lui causer le moindre préjudice. Par contre rien ne peut préserver une créature de la sanction divine si elle a le malheur d'avoir contrevenu à la Loi. Pas même l'approbation humaine la plus unanime, encore moins les témoignages les plus élogieux de ses semblables.

" Gnakk Caaxaan " est un autre surnom par lequel Serigne Abdoul Ahad a été, de façon fort éloquente, désigné pour signifier que tout en lui exècre les faux-fuyants, la simulation, la dissimulation, la duplicité. On rapporte que, ce surnom, il l'a apprécié très positivement, comme un hommage à son amour de la vérité, autrement dit, à son attachement indéfectible au legs de son Père et de ses illustres prédécesseurs au Khalifat.

Le culte du travail honnête

Cheikh Abdoul Ahad Mbacké a une connaissance si pointue de l'oeuvre de son vénéré Père et une considération si profonde, que sa vie est la parfaite illustration des enseignements qu'elle véhicule. Cheikh Ahmadou BAMBA enseigne à ses disciples le culte exclusif de l'Unique et une pratique fondée sur la Sunna. La connaissance approfondie des textes sacrés (Coran, Hadiths, Sciences religieuses, etc.) est évidemment un préalable incontournable, dans l'esprit du Cheikh qui, parallèlement, a élevé au rang de dogme sanctifiant, le travail honnête.

Il est maintenant facile de comprendre pourquoi, pendant le long magistère de Serigne Fallou son prédécesseur (1945 à 1968), Serigne Abdoul Ahad ait, dans une discrétion, un effacement frisant parfois la recherche de l'anonymat, consacré sa vie au travail en s'évertuant à ne vivre que du fruit honnête et licite de son travail. Son statut de fils du Maître l'autorisait pourtant, s'il l'avait voulu, à vivre dans l'opulence des offrandes (adiya) des disciples mourides. Cependant il a préféré, en talibé parmi les talibés, exercer de ses mains, toute forme d'activités pour vivre de sa sueur.

En talibé exemplaire, on l'a vu, agriculteur émérite, manier lui-même dans ses champs, les instruments aratoires, avec dextérité et maîtrise. Sa productivité fut telle que dans ses exploitations de Touba Bélel, de Bokki Barga, de Kadd Balooji, de Mbara Dieng, il a gagné les galons de premier agriculteur.

Il a exercé le métier de commerçant, cependant sans jamais encaisser de ses clients plus qu'il ne lui est dû. Il a même tâté du transport en commun. A l'évidence, une telle volonté de " mettre la main à la pâte " dénote chez lui, la volonté de s'assurer des revenus à la sueur de son front.

Cette période de " galère " a permis à Baye Lahad d'engranger une extraordinaire somme d'expérience, une connaissance approfondie de la nature humaine, toutes choses qui, fécondées par la sagesse insondable puisée du terroir wolof, lui seront d'un concours inestimable pour la gestion de la Communauté, quand vint son tour d'exercer le Khalifat.

La rédaction de HTCOM
En collaboration avec la Cellule de Communication du Khalife Général des Mouides

</description>
	</item> <item>
	  <title>CREATION D'UN OBSERVATOIRE POUR LA PAIX AU SENEGAL</title>
	  <description>L'Observatoire Musulman pour la Paix vient d'être mis sur les fonds baptismaux par des bonnes volontés et des personnalités de la société civile sénégalaise et a eu à effectuer, lors des récents incidents du groupe WALFADJRI, sa première mission de conciliation auprès des différents protagonistes. 

Les extraits suivants, tirés de son document manifeste, présentent les justifications, les objectifs et méthodes de l'Observatoire dont les membres fondateurs sont S. Abdoul Aziz Mbacké Majalis (Concepteur du Projet Majalis), S. Abo Sall (Expert Comptable) et d'autres éminentes personnalités de la société civile sénégalaise soucieuses de la paix et de la stabilité du Sénégal. 

Ayant déjà obtenu l'aval et le soutien des Khalifes, l'Observatoire (dont le processus de création a été amorcé, il faut le préciser, bien avant les récents évènements) compte entamer des démarches de sensibilisation auprès des acteurs majeurs de la vie publique sénégalaise (hommes politiques, hommes de médias, guides religieux, leaders d'opinion etc.) et créer une synergie avec toutes les structures existantes ayant les mêmes objectifs (associations, organismes, ONG etc.).

La conférence de presse prévue sous peu devrait clarifier davantage la démarche de cet important organe qui vient de voir le jour au Sénégal.


* * *

OBSERVATOIRE MUSULMAN POUR LA PAIX

« Craignez DIEU et cultivez la concorde entre vous »
(Coran 8 :1)


L'Observatoire Musulman pour la Paix (OMP) est une association à but non lucratif et apolitique, constituée de bonnes volontés adhérant à l'objet de l'association. Cet objet consiste à préserver la paix sociale et à favoriser toute initiative de nature à promouvoir la fraternité et le progrès du peuple sénégalais, sans exclusive. Ceci, en intervenant dans la prévention et la résolution des sources potentielles ou avérées de conflits au sein des différentes communautés ou groupes sociaux du pays, en jouant un rôle de régulation sociale et d'espace de dialogue, conformément aux principes de l'Islam et à nos valeurs culturelles. 

Ainsi, sans prétendre résoudre toutes les sources de tension et tous les conflits d'intérêt du pays (ce qui serait totalement illusoire et naïf ; toute société humaine étant caractérisée par un niveau minimal de tensions), l'OMP aspire combler un certain vide constaté dans ce domaine et participer, avec responsabilité, lucidité, pondération et un esprit élevé de civisme, à la préservation de l'équilibre social de la nation et renforcer cette culture de la paix et cette tolérance séculaires qui ont jusqu'ici valu au Sénégal le titre très envié de « pays de la Téranga ».

1. Justifications

Pour tout observateur lucide du pays, le contexte social actuel du Sénégal semble porter les germes de conflits et de dérives assez dangereuses pour remettre en cause le précieux équilibre et la bonne entente entre les différentes communautés religieuses et ethniques caractéristiques de notre pays et qui furent si âprement bâtis pendant des siècles par nos illustres anciens. Des incidents récurrents politico-religieux, juridico-médiatiques ou sociaux, exploités et aggravés par les médias à scandale, constituent ainsi le lot quotidien des sénégalais qui, sous la psychose ambiante créée par cette situation douloureuse, ont tendance de plus en plus à remettre en cause leurs propres valeurs culturelles, morales et spirituelles de base, pourtant fondements de l'esprit de paix et de concorde qui leur ont toujours permis de faire preuve de dépassement aux moments où d'autres peuples ont sombré dans une violence aveugle et destructrice. 

Et il n'existe, assurément, de terreaux plus fertiles à la violence et à la haine que la peur et la défiance envers l'autre, les désillusions amères, le scepticisme cynique, la colère devant sa propre faiblesse devant l'arbitraire et l'injustice ; en un mot, l'absence de prise en compte sérieux des écarts de comportements et des actes immoraux à même de déstabiliser toute une société. Les malentendus et les conflits d'intérêts, aussi bien au sein d'une même communauté qu'entre acteurs de groupes antagonistes ou concurrents, mal gérés ou sous-estimés, peuvent ainsi, à long terme, générer des séquelles difficilement calculables, qui auraient pu pourtant être jugulées si lesdits antagonismes avaient été gérés à temps par des médiateurs sociaux dynamiques, bien organisés et très soucieux de la concorde nationale.

Bien qu'il soit vrai qu'il ait toujours existé dans notre pays de valeureux acteurs qui ont constamment joué ce rôle de médiation et de régulation (chefs religieux, coutumiers, officiels etc.), il demeure également clair que l'émergence d'entités structurées, bien implantées dans le tissu social sénégalais et ses valeurs culturelles et religieuses de base, et très au fait des nouvelles données de la mondialisation et de la société de l'information, sera d'un apport incontestable pour préserver cette paix si chère à notre nation.

La mise en place de l'Observatoire Musulman pour la Paix participe de cette prise de conscience et aspire contribuer humblement à cette cause cruciale.

2. Missions

En tant qu'acteur de la société civile, les missions de l'Observatoire peuvent être déclinées selon les fonctions suivantes :

- Jouer une fonction de médiation sociale entre les différents acteurs de la vie publique sénégalaise (personnes physiques ou morales, leaders d'opinion, hommes politiques, guides religieux etc.)

- Jouer un rôle de veille sur les contenus des médias nationaux et internationaux et sur les dérives ou amalgames potentiellement susceptibles de déstabiliser à terme l'équilibre social, la paix et la bonne entente des communautés du pays

- Préserver et défendre les valeurs et l'image de l'Islam contre les manipulations, la désinformation et les déviations aussi bien internes qu'externes

- Combattre les extrémismes de tous bords qui proposent une lecture radicale et exclusiviste de la société

- Participer à la clarification du débat politique national, sans jamais prendre parti ou afficher une quelconque coloration politique, aux fins d'éviter les tensions et les écarts de comportement tendant à favoriser la violence et les excès dans le jeu démocratique

- Soutenir toute initiative, d'où qu'elle vienne, à même de favoriser la fraternité entre les différentes communautés religieuses de la nation (et même avec les autres peuples du monde), ou à même de contribuer au développement économique, social et moral du Sénégal et de l'humanité en général

3. Méthodes et Stratégies

Pour promouvoir ces nobles idéaux, l'Observatoire compte :

- Effectuer des démarches de conciliation et de médiation entre les acteurs impliqués sur des questions en rapport avec les objectifs de paix et de stabilité de l'Observatoire

- Diffuser dans les médias, à chaque fois que de besoin, des mises au point utiles sur des questions impliquant l'Islam ou à même de remettre en cause la paix sociale du pays : polémiques, incidents, amalgames, dérives etc.

- Organiser des rencontres régulières et initier des dialogues intellectuels et spirituels fructueux

- Réfléchir sur les solutions aux problèmes auxquels font face actuellement les musulmans (et tous les sénégalais d'une façon générale) et qui sont susceptibles à terme de remettre en cause la paix

</description>
	</item> <item>
	  <title>MARCHE DE LA PAIX EN FRANCE : PREMIER TEST REUSSI PAR LA COMMUNAUTE MOURIDE 
 
</title>
	  <description>Apres New York, Cincinnati dans l'Ohio aux USA, Brescia dans la commune de Pontevico en Italie et Salou en Espagne, voilà que la France s'ajoute a cette liste non encore exhaustive des capitales occidentales qui se sont appropriées le message universaliste de Cheikh Ahmadou Bamba, qui est un message de paix, de tolérance en autorisant une marche en plein coeur de la Capitale, Paris. 

« Si toutes les marches étaient comme celle-ci, ce serait vraiment du bonheur » - Ces propos de satisfaction sont du Commissaire de Police Française, Nicolas ROUILLET en fonction au Cabinet du Préfet de Paris chargée des Communautés Etrangères. Il l'a dit à la fin de la marche à la place de la République.

Du metro Barbes jusqu'à cette place symbolique, il n y avait de la place qu'aux zikrs et autres khassaides, ces panégyriques écrits à la gloire de Dieu et du Prophete Mouhamed(Psl) par le fondateur du Mouridisme, chantés en choeur par les disciples de Cheikh Ahmadou Bamba, au coeur de Paris, la capitale de la France. Cette France qui avait pourtant déporté cet homme de Dieu au Gabon pendant plus de 7 ans avec comme seul but avoué, « jusqu'à ce que ses agissements soient complètement oubliés au Sénégal ». Que de peine perdue par le colonialiste français face à un homme de la trempe de Cheikh Ahmadou Bamba qui aspirait à une dimension spirituelle inégalable tant par ses devanciers que par ses contemporains. Une dimension que seul son Seigneur en détenait la quintessence et la signification exactes. Aujourd'hui c'est cette France-là qui a accédé à la demande du Collectif des Mourides de France(CMF) pour tenir cette marche Historique. Il y avait également de l'émerveillement du cote de ces nombreux Parisiens, piétons, automobilistes et autres curieux devant les feux rouges qui se demandaient pourquoi tant de bruit en un seul instant et tout juste après la prière de vendredi ? D'où viennent cette foule disciplinée, joyeuse, habillée majoritairement en blanc avec des banderoles aux messages qui appellent à la paix ? - « Du Sénégal, nous marchons pour la paix à travers le monde pour faire connaître davantage le message de Cheikh Ahmadou Bamba ». C'était une réponse leitmotive. Elle était sur toutes les lèvres. Servie à chaque interpellation surtout venant des automobilistes qui voulaient, entre un changement de feux au stop, savoir ce qui se passait. La procession de la communauté, mouride semble inédite car c'est une première en France.

Serigne Mame Mor Mbacke de dire à la fin de la marche a la Place de la République que « cette marche n'est pas une contestation, elle n'est pas une provocation, elle n'est pas un refus, mais aussi elle n'est pas une démonstration de force ». Car selon lui, « celui qui aspire à la paix n'a pas besoin de montrer sa force » a lance le chef religieux devant une foule de disciples qui savouraient deja sa victoire d'avoir atteint son objectif. Une reconnaissance de la dimension de Cheikh Ahmadou Bamba venant de la France, l'ex-colonialiste. Un but atteint car, non seulement toutes les craintes de débordement, les éventuels propos anti-français ou un soit- disant esprit de revanche n'étaient pas les bienvenus dans la marche. Un mot d'ordre strictement respectée. Et cela a abouti a une réussite tout a l'honneur du chargé de l'organisation de la manifestation, Makhtar SYLLA qui cachait modestement son implication et les multiples démarches entreprises pour en arriver là. Car M.Sylla a travaillé du début à la fin avec les services de la préfecture de Paris, en se soumettant a la rigueur de leurs enquêtes tous azimuts et aux feux roulants de leurs questions sur le Mouridisme, sur Serigne Mame Mor Mbacke, ses déplacements, son influence, bref sur toute l'actualité Mouride récente ou lointaine. Comme pour dire tout simplement que « Ne marche pas à Paris qui veut ». 

Jusqu'aux dernieres heures avant la manifestation l'on craignait un fiasco, tant la méfiance etait perceptible et les reticences palpables au sein même de la communauté mouride Sénégalaise. Mais du cote des autorités françaises, les enquêtes étaient déjà déclenchées depuis fort longtemps, tant sur la communauté mouride que sur la personne de Serigne Mame Mor Mbacke dont même ses audiences les plus récentes avec les Maires de Bordeaux et Mérignac ont fait l'objet de comptes-rendus détaillé des services secrets français. La présence de ces derniers dont un détachement civil passait inaperçu.

Au sein même de la communauté Sénégalaise tantôt on predisait un échec tantôt on se campait sur une position d'incertitude.

Des craintes qui ont même poussé Serigne Mame Mor Mbacke à sensibiliser lui-meme les disciples à redoubler d'effort dans la discipline. Un appel qui a fait tache d'huile car, au finish, c'est RAS, pour reprendre le jargon sécuritaire. 
Une Avenue Cheikh Ahmadou Bamba réclamée par un fils de la France

« Le jour où je serais vraiment satisfait, c'est le jour où il y aura une avenue qui sera baptisée Cheikh Ahmadou Bamba à Paris ». Ceci n'est pas une doléance d'un Sénégalais encore moins d'une quelconque autorité religieuse mouride, mais d'un Français de France, disciple de Cheikh Ahmadou Bamba». 

Il est mouride depuis 21 ans et fait partie des premiers disciples français dans ce pays et d'avoir été parmi les membres fondateurs du premier Dahira Mouride. « Je suis satisfait » a-il lancée entre deux zikrs « Laa Ilaa ha illallah muhamadou Rassouloulah ! Il n y a de divinité que Dieu et que Mohamad est son Prophete ». Malgré le nombre impressionnant de disciples français et Sénégalais qui marchait sur l'avenue Magenta de Paris en direction de la place de la République, Cheikh Issa GUIGNIER voulait voir plus de monde, même s'il reconnaît que c'est la première fois. Et selon lui cette marche est comparable à celles de New York, d'Italie et celle d'Espagne. Ce disciple français en appelle non seulement à ses compatriotes, mais à toute l'humanité à répondre à l'appel universel de Cheikh Ahmadou Bamba sans distinction de race. Pour Cheikh Issa, cette doléance est légitime car dira-t-il « si nous remontons l'histoire du colonialisme, Serigne Touba, les mourides ont fait énormément pour la France. Donc ce sera une sorte de reconnaissance qui ne sera pas une compensation financière mais une reconnaissance spirituelle et intellectuelle des mourides un peu partout à travers le monde et qui véhicule le message de paix ». Si l'acceptation de cette marche était un premier pas franchi, cette doléance en est un autre défi à relever. Ce n'est pas impossible. Elle est réalisable, car impossible n'est pas Mouride.</description>
	</item> <item>
	  <title>LES MOURIDES MARCHENT SUR PARIS !
</title>
	  <description>A l'instar des Usa, de l'Italie et de l'Espagne qui ont inscrit dans leur calendrier une journée dédiée a Cheikh Ahmadou Bamba, la France vient de s'ajouter a cette liste restreinte de pays occidentaux qui ont reconnu la dimension spirituelle du fondateur du Mouridisme. C'est ce vendredi, après la priere que Serigne Mame Mor Mbacke petit-fils de Cheikh Ahmadou Bamba va donner le coup d'envoi de cette parade parisienne placée sous le signe de la paix dans le monde. 


Elle n'a rien de contestataire, ni de provocatrice, encore moins de refus. Elle s'inscrit dans le sillage de la marche que la communauté mouride fait chaque année aux USA dans les Etats comme New York a Manhattan chaque 28 juillet et depuis 21 ans, dans l'Etat d'Ohio a Cincinnati, en Espagne dans la Ville Salou. La France vient donc de s'inscrire dans cette meme mouvance de reconaissance de la dimension de Cheikh Ahmadou Bamba en accédant a une vielle doléance des mourides qui veulent montrer a la face du monde ce visage reluisant de l'Islam. Cet Islam de paix, de tolérance, de la non-violence tel que enseigné par Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du Mouridisme qui pourtant en 1895 a été jugé sans motif valable par les autorités coloniales francaises et puis déporté en un premier temps au Gabon. Le coup d'envoi de cette marche sera donné par Serigne Mame Mor Mbacke Mourtada petit-fils du Cheikh, aux cotés du collectif des Mourides de France qui en est l'organisateur principal. Cela entre dans le cadre des journées Cheikh Ahmadou Bamba en Europe- étape de la France. 

La procession débutera tout juste après la prière de vendredi à la mosquée du 18eme arrondissement et partira du Métro Barbès, pour finir à la Place de la République à Paris. Et ce sera l'occasion d'échanger et de débattre et tenir des conférences “sur l'évolution du mouridisme et la pensée de Cheikh Ahmadou Bamba” fondateur du Mouridisme. 

Cette marche du 2 octobre 2009 est placée sous le signe de la paix dans le monde et un accent sera mis particulièrement sur la tolérance, le respect des Droits de l'homme, la citoyenneté, le partage...

Cette année, encore plus que par le passé, les préoccupations de la confrérie mouride en France organisatrice de cette marche s'articulent autour des grandes questions:
-“l'Islam et sa cohabitation avec les autres croyances et convictions, entre tous les citoyens du monde, 
- le culte musulman et les différentes manières de le pratiquer; les replis communautaires : Tolérance et non-violence- Les mourides au coeur des débats de société. 
- l'économie mondiale et les modes de partage des richesses planétaires. (Mondialisation et universalité: le destin commun appelle t-il d'autres modes de rapprochement entre les peuples?) 
- les cultures et leurs modes de promotion et d'expression; les moyens? au service de qui? leurs évaluations ? 
- l'enseignement et l'éducation dans le monde, les réflexions et pratiques mourides autour de l'agriculture et l'autosuffisance alimentaire ; la promotion et le partage du travail
Autant de thèmes qui sont d'une brulante actualité et qui confirment la dimension internationale du mouridisme et l'universalité du message de Cheikh Ahmadou Bamba.

Correspondance particulière de Abibou MBAYE journaliste a la RTS

</description>
	</item> <item>
	  <title>COMMUNIQUE DU CALIFE REPROUVANT L'AGRESSION CONTRE WALFADJRI</title>
	  <description>Suite aux incidents dont le groupe Wal Fadjri a été victime, le Khalife Général des Mourides exprime sa réprobation totale et sa condamnation sans ambigüité de tout acte de violence d'où qu'il vient. 

Le Khalife rappelle que tout disciple doit se conformer aux enseignements de Cheikh Ahmadou qui prônent la paix, la non-violence et la fraternité.

Le Khalife ne saurait donc cautionner des actes de violence et exprime sa sollicitude à tous ceux qui ont pu en être les victimes.

Fait à Touba, le 25 Septembre 2009
La Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides</description>
	</item> <item>
	  <title>KORITE CELEBREE LE LUNDI 21 SEPTEMBRE 2009</title>
	  <description>Le Khalife Général des Mourides informe, qu'à la suite de l'observation du croissant lunaire par la commission qu'il a mandatée qui n'a pas aperçu le croissant, que la fête de Korité (Ai'd El-Fitr) sera célébrée par la communauté mouride le lundi 21 Septembre 2009.

A cette occasion le Khalife Général des Mourides réitère ses voeux  à tous les musulmans et souhaite à toute la Oummah une bonne fête.

Fait à Touba le 19 Septembre 2009
Cellule de la Communication du Khalife des Mourides
</description>
	</item> <item>
	  <title>Sokhna Maïmounatou Mbacké bint Khadimou Rassoul et le Laylatul Qadr


Historique de la célébration du Laylatul Qadr par Sokhna Maïmounatou Mbacké

Le couronnement de l’œuvre de Sokhna Maïmounatou Mbacké
</title>
	  <description>
La célébration de la Nuit de la Détermination "Laylatul Qadr" est une date mémorable, pleine de bénédictions et de profits spirituels pour toute la communauté musulmane.

Cet événement célébré par l'ensemble des mourides partout dans le monde a enregistrée ses lettres de noblesses sous la férule de la vertueuse Soxna Maïmouna MBACKE fille cadette du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba dont le nom se confond aujourd'hui avec cette Nuit pleine de bénédiction.

Cette digne descendante de Khadimou Rassoul fut un modèle accomplie de la femme vertueuse. Sa formation intellectuelle et son éducation islamique conformément à son statut, ont fait d'elle une savante, une docte, une éducatrice, mais aussi une poétesse très redoutable.

De Darou Mouhty à TOUBA, en passant par Darou Wahab, le village qu'elle a marquée d'une empreinte indélébile, Soxna Maïmounatou est réputée formatrice d'une trempe extraordinaire.

Engagée à la recherche éternelle de l'agrément de DIEU, elle fut un symbole dans la concrétisation du pacte d'allégeance derrière les vénérables Khalifes de Khadimou Rassoul.

La génération qui a la chance de connaître la dernière fille du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, retiendra d'elle une générosité et une bonté qui ne sauraient être qualifiées. En effet toute personne qui la rencontre pour la première fois retiendra sa douceur de caractère doublée d'une hospitalité légendaire.

Pour ce mouride, l'amour sincère à l'endroit de son père et maître spirituel n'avait de limite. C'est pourquoi elle s'est engagée dans des chantiers et actions multiples pour le servir dans toutes les occasions.

Compagnon inséparable du livre de DIEU, le Saint coran, et des Qacaids de Boroom TOUBA, Soxna Maï comme l'appellent affectueusement les mourides, était devenue une référence pour plusieurs générations de femmes qui ont trouvé en elle l'incarnation d'un modèle.

Cependant, ce disciple épris d'amour envers son guide Khadim Rassoul, et animé d'une ferme résolution de le servir a fait de la réhabilitation du Laylatul Qadr un sacerdoce.

De 1952 date de la première célébration à 1999 marquant la dernière édition de son vivant, elle a hissé cette nuit bénite à une dimension jamais atteinte.

C'est pour l'éternité qu'on se rappellera des nombres de lectures très élevés du Saint-Coran à l'honneur du jour, en don pieu à la mémoire de son père et maître spirituel.

On retiendra pour longtemps les troupeaux de moutons, de boeufs, de chameaux élevés et les nombreux poulaillers aménagés pour satisfaire les hôtes.

Jamais on n'oubliera les montagnes de denrées alimentaires, les centaines de marmites soigneusement rangées dans les cuisines, les camions chargés de mets délicieux, et les avalanches de plats divers.

Aujourd'hui à l'occasion de la célébration de la cérémonie officielle sous la houlette de ses descendants, Soxna Baly MBACKE et Serigne Mouhammadou Mahfouz MBACKE, des témoignages, des poèmes, et des éclairages sur la vie et l'oeuvre de cette femme vertueuse, éducatrice hors paire, Mouride Sadikh (disciple véridique) ne manqueront pas encore une fois d'émouvoir l'assistance.

A l'occasion du Laylatul Qadr célébré à TOUBA, à coup sur son mausolée sera le point de ralliement de beaucoup de pèlerins qui viennent nombreux célébrer à TOUBA cette Nuit de la Détermination dont la vivification dans la piété selon l'Envoyé de DIEU (PSL) absous ses pêchés premiers et derniers.

Enfin, lorsque la lecture du Coran et des Qacaids de Cheikh Ahmadou Bamba fendront le ciel de TOUBA, l'ombre de Soxna Maï sans nulle doute planera sur tous les pèlerins.

Aujourd'hui, quiconque se rendra dans sa résidence de TOUBA Mosquée, ou encore dans celle baptisée " Résidence Laylatul Qadr" sur la route de Belel derrières les HLM, aura la conviction profonde que DIEU a pérennisé son oeuvre et aussi qu'elle a à coup sur impétré l'agrément de son père et maître spirituel Khadimou Rassoul.

Puisse DIEU par la Grâce de l'Elu le Plus Pur (Al Muçtafâ ) et la bénédiction de son vénéré père Serigne TOUBA, nous gratifier des bienfaits que renferment le Laylatul Qadr .

SOURCE:Redaction: htcom</description>
	</item> <item>
	  <title>17ème édition du concours sous-régional de récital de Coran initiée par  l’Union de la Jeunesse Musulmane du Sénégal Ujms / 100 candidats attendus à Thiès.
</title>
	  <description>Approfondir la concorde entre hommes de même foi, encourager l'apprentissage, la pratique de la religion tel que prescrit par le Saint Coran, voilà l'objectif que s'est assigné l'Union de la jeunesse musulmane du Sénégal Ujms, à travers le concours régional de récital de Coran initié. Cet évènement pour sa 17 ème édition prévue le 13 Septembre prochain, dont le parrain est le très vénéré feu Serigne Saliou Mbacké, attend la participation de cent candidats. Parmi lesquels,  soixante dix  du territoire national et trente de la sous région venant de la Guinée Bissau , Guinée Conakry, du  Mali, de la Mauritanie , de la Gambie , du Burkina Faso pour ne citer que ceux là.  Ainsi, les candidats séjourneront trois jours durant  dans la capitale du Rail, à savoir les vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre. Dates auxquelles le concours va se dérouler et  en quatre sessions ainsi réparties : la première qui est réservée aux potaches ayant terminé leurs études coraniques, la seconde à ceux arrivés au milieu de leurs études et ayant mémorisé les sourates de « Mariama à Nassy »  la troisième ceux qui ont atteint le quart du Saint Coran et la  quatrième  basée sur la culture générale du livre saint. « Il est loisible aux concurrents de choisir l'épreuve qui lui convient. Et au sortir du concours trois lauréats seront choisis par épreuve et des récompenses leur seront offertes ». L'âge des différents concurrents varie de 7 à 30 ans.. Et le plus important,  est la maîtrise du Coran pour chacun dans son domaine de compétence. Aussi, les candidats âgés de trente ans seront réservés pour la dernière session. Il est à souligner que le choix  du parrain de cette dix septième édition cette fois- ci est porté sur le très vénéré feu Serigne Saliou Mbacké, un exemple de son vivant, un modèle de sagesse et de piété. Mais encore, le seul à mettre sur pied au Sénégal d'après le président de l'union,  un daara de dix milles talibés qui passaient leur temps à la lecture du Coran aux travaux champêtres et non à la mendicité. Sur la même lancée, le responsable moral interpelle ses pairs leur demandant de suivre l'exemple du saint homme en distribuant des lopins de terre aux talibés afin de leur permettre de travailler, d'être exempt de la mendicité qui,  participera pour sûre à l'éradication de ce fléau. « Car, si on peut jouir du privilège d'accéder à certaines stations étatiques, politiques ou religieuses, on doit pouvoir être en mesure de s'investir pour la religion ». Le président de l'Ujms,Ahmed Saloun DIENG ne manquera pas de s'insurger contre le fait que l'aide alimentaire soit destinée aux chefs religieux et autres personnes qui ne sont pas dans le besoin au grand dam des personnes vulnérables. 




</description>
	</item> <item>
	  <title>MOURIDISME: Saint-Louis dans la ferveur du magal des deux rakkas </title>
	  <description>05 septembre 1895 : le conseil privé de l'administration coloniale délibérait sur le sort de Cheikh Ahmadou Bamba


Le ''Kurel des deux Rakkas'', s'apprête à célébrer la date 05 septembre 1895 qui marque à jamais la tenue d'un procès inique de l'Administration Coloniale contre un homme de DIEU, un grand défenseur de l'Islam, Cheikh Ahmadou Bamba en l'occurrence.

Occasion ne peut être plus belle pour revisiter le contexte géopolitique de l'époque par rapport à la situation de l'Islam.

Certes le pays était déjà islamisé avant SERIGNE TOUBA et la propagation de la religion musulmane avait atteint toutes les limites géographiques du pays. Cheikh Abdoul Ahad Mbacké parlant de cette période nous dit : «  Nous tous étions de souche et de parents révérendissimes ; nos pères, nos mères, nos ancêtres étaient des marabouts retirés sur eux-mêmes, des religieux préférant s'adonner à une pratique cultuelle anachorétique. Chacun était soit un porteur de Coran (hâfiz), docte, jurisconsulte ou exégète ; mais cela était presque lettre morte pour la communauté, parce qu'ils n'oeuvraient en rien pour l'intérêt supérieur de la communauté, célébrant le Maouloud (Gamou), les fêtes du jeûne et du sacrifice à domicile.  »

El Hadji Omar Foutiyyou Tall, Souleymane Baal, Maba Diakhou BA, Amadou Cheikhou, Mamadou Lamine Dramé et d'autres encore, malgré leur courage et leur mérite furent tous défaits par la puissance des armes.

Ainsi, personne n'avait désormais le courage et n'osait répondre à l'appel du " dessein commun ", c'était une pusillanimité totale de la part de chacun, la réserve, l'abstention ; il n'y avait plus sur la scène une référence publique suffisante à laquelle la communauté pouvait se fier ou se réclamer.

Pas un seul d'entre eux n'a voulu assumer, au nom du Dâr al Islâm, les griefs du peuple, les maux de la société sénégalaise, assiégée par la France qui a définitivement réglé le sort des dernières résistances et qui profitait de cette crise religieuse et morale, de cette dislocation sociale, pour remodeler la société sénégalaise dans les valeurs de l'occident chrétien.

Borom Touba donc, dès le début - deuxième moitié du 19ème siècle - assumait déjà toutes les conséquences de sa conduite hautement spirituelle et s'armait d'une détermination à supporter tous les sacrifices, à savoir : les défis qu'il voulait relever dans la Voie droite au prix de sa propre vie et ce, pour la Face de DIEU, le SUBLIME. Il était intransigeant pour les choses sacrées, il s'appliquait à la plus haute perfection aux exercices de piété, n'acceptant ni compromis ni dérogation pour les choses qui touchent les Droits de DIEU et des hommes sur terre.

Tout le monde voyait en lui le sauveur, le flambeau qui dissipe les ténèbres, l'instructeur et le guide qui perfectionne les moeurs dans le respect et les dispositions de la loi de DIEU ; la communauté musulmane émerveillée de lui, fondait désormais ses espoirs en lui.

Le procès du 05 septembre 1895 s'inscrit dans ce combat sans merci pour substituer à la culture islamique une autre culture et une autre religion. Ce procès avait pour objectif d'arrêter de façon nette et sans appel les valeurs de culture et de civilisation enseignées par Cheikh Ahmadou Bamba.

La preuve est bien cet extrait du procès verbal du Conseil privé : « le conseil privé après avoir entendu la lecture des rapports de M.M Merlin et Leclerc et fait comparaitre Ahmadou Bamba a été d'avis, à l'unanimité, qu'il y avait lieu de l'interner au Gabon, jusqu'à ce que l'agitation causée par ses enseignements soit oubliée au Sénégal ».

Il est donc clair que c'est son enseignement islamique qui dérangeait. Tout fut mis en oeuvre pour disperser les disciples, faire disparaître à jamais tout ce qui se rapporte à Cheikh Ahmadou Bamba.

Aujourd'hui plus de cent ans après ce procès inique, ses enseignements prospèrent aux quatre coins du monde.

Ses enseignements, c'est la foi en Dieu et en Dieu seul, c'est le travail qui permet de gagner le monde ici bas et l'au delà, c'est l'adoration sincère de son Seigneur. C'est avec ses enseignements que le Cheikh a conquis les coeurs, aussi bien au Sénégal qu'à l'étranger.

Cheikh Ahmadou Bamba, est aujourd'hui plus que jamais la référence et l'échelle des valeurs pour toute personne qui aspire à la quiétude ici bas et dans l'au delà.

Cette année Saint Louis se rappellera et fera revivre un pan de l'hagiographie de Cheikh Ahmadou Bamba. Ce qu'il faut retenir d'essentiel dans cette étape de Saint Louis , c'est tout d'abord toutes les manoeuvres souterraines pour liquider le Cheikh mais aussi au terme de l'échec de toutes les tentatives, les actes officiels consistant à le traduire devant la haute instance qu'était le conseil privé.

Dans son ouvrage intitulé « Les Dons du digne de reconnaissance » relatant son exil, le cheikh écrit : «  J'ai subi dans cette île (Saint Louis), au cours de cette période des épreuves que n'évoquerai jamais par courtoisie à l'endroit du plus DIGNE DE RECONNAISSANCE Qui est adoré par amour pour sa face. Celles-ci (les épreuves) étaient une éducation spirituelle de la part du VIVANT (DIEU) Qui ne meurt pas. Lui qui m'a dispensé de recourir aux armes contre l'assassin  »

Redaction: htcom.sn

La ville de Saint-Louis vit dans une intense ferveur religieuse, avec le démarrage depuis le week-end dernier des manifestations du pro­gramme de la 34e édition du Magal des deux rakkas prévue le 5 sep­tembre. 



 Le compte à rebours a débuté par des versets de Coran et au rythme des Khassaides dans tous les quartiers, sous une forte cani­cule et dans un contexte où les inondations causées par les eaux de pluie ont rendu difficile l'accès à certaines localités, surtout dans le faubourg de Sor. 

Le programme de la présente édition -dont le parrain est Serigne Moustapha Bassirou-Mbacké a démarré par le vernissage d'une exposition sur la vie et l'oeuvre du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. 

L'exposition est également consacrée à toutes les grandes figures qui ont aeuvré dans le sens du chemin qu'il avait tracé au ser­vice de l'islam et suivant les ensei­gnements du Prophète Mohamad (Psl). 

La place Abdoulaye Wade a accueilli la première journée dédiée à Mame Diarra Bousso, la mère de Serigne Touba, fondateur du mouridisme. Et tout au long de cette semaine, les organisateurs prévoient d'organiser des journées dédiées à Cheikh Ibrahima Fall Lamp, le fidèle lieutenant du guide. Le clou de ces journées sera celle du parrain de cette année Serigne Bassirou Mbacké. 

Le Réseau économique et de solidarité (Redes) a profité de la 34e édition des deux rakkas pour organiser une journée de consultations médicales à l'Espace jeunes de Saint-Louis. Plus de 3 000 patients ont bénéficié de soins gratuits et de médicaments. Un geste que les bénéficiaires n'ont pas manqué de magnifier. 

Le coordonnateur national du Redes, Mika Diaw, a souligné que c'est une contribution d'utilité publique qui a nécessité des moyens financiers, mobilisé plus de 30 médecins et tout le corps médical de Saint-Louis ci des agents venus de Dakar. 

Avec la 34e édition du magal des deux rakkas, la place Faidherbe, témoin des faits ayant marqué l'histoire de Saint-Louis va vivre, du 23 août au 5 septembre, des moments de communion avec l'arrivée dans la vieille ville de mil­liers de talibés mourides et de musulmans d'autres confréries. 

Tous viennent perpétuer le geste de refus que Cheikh Ahmadou Bamba posa, le 5 septembre 1895 à Saint-Louis, en priant dans le bureau du gouverneur colonial. 

Source Walf Grand Place 
</description>
	</item> <item>
	  <title>Rapport des activités du Cheikh Cheikhouna Mbacké
dans les pays suivants:
Afrique du Sud, île Maurice, île de la Réunions, Madagascar , Kosovo, Mauritanie,  et Côte d'Ivoire durant la période du 23/05/2009 au 17/08/2009
</title>
	  <description>Conscients de notre responsabilité historique dans la diffusion de l'appel islamique authentique, dont nous sommes tenus de s'acquitter correctement et par la grâce de Dieu, j'ai visité un certain nombre  de pays, dans lesquels j'ai pu rencontrer des dirigeants musulmans, échanger et examiner avec eux les problèmes dont souffre la Da'wa islamiya(Appel islamique). Nous avons aussi profité, de notre séjour dans ces différents pays, pour rechercher  les voies et moyens susceptibles d'améliorer les conditions de vie des acteurs de la Da'wa islamiya (Appel islamique).
En Afrique du Sud, par exemple j'ai animé une conférence sur le rôle des Zawiya soufies dans la consolidation de la paix, de la stabilité et de la lutte contre l'intolérance. Ceci, en insistant toujours sur  la nécessité d'y diffuser les enseignements de cheikh Ahmed Bamba. La conférence a été organisée au siège de la communauté Mouride à Johannesburg, à laquelle ont participé un grand nombre de disciples de la confrérie Mouride ainsi que des représentants des associations islamiques en Afrique du sud. À Madagascar, dans les îles Maurice, et dans les île de la Réunion, j'ai visité les centres culturels internationaux  de la recherche et des études islamiques, j'y ai également rencontré les chefs religieux. Il faut noter que  leur préoccupation essentielle tournait autour des questions relatives au Soufisme et à la nécessité de la prise en charge des Zawiya soufies dans ces différents pays, du  fait de l'ampleur des activités menées par des mouvements anti-soufismes dans cette partie de l'Afrique.
Je leur ai expliqué l'intérêt  que nous portons  au soufisme et leur a promis la possibilité de coopérer avec eux dans le domaine de la diffusion de la conscience islamique authentique. Sur invitation de la Direction de Iftaa et de la présidence de la République,
je me suis rendu Au Kosovo, où j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec Son Excellence le Président de la République et Son Excellence le Mufti de l'Etat, le doyen de la Faculté islamique. Au cours de ces rencontres, nous avons échangé, conformément a nos valeurs islamiques communes, sur notre ferme volonté de coopérer avec l'État du Kosovo. Ceci, dans le but de l'introduire auprès des gouvernements africains pour qu'il puisse jouir d'une  reconnaissance officielle et ouvrir des perspectives de coopération avec eux. Au terme de la rencontre, les autorités du Kosovo ont exprimé leur désir de visiter la ville sainte de Touba et  rencontrer le Khalife général des Mourides.
        En Mauritanie, j'ai visité de nombreux Zawiya soufies et rencontré des Ouléma avec qui  j'ai discuté des voies et moyens de l'unification du travail islamique et de l'importance  qu'on doit accorder aux hommes de At-Tasawuf. A l'issue  de ces rencontres, il a été convenu d'organiser un symposium  sur l'étude des relations spirituelles et religieuses entre la Mouridiya  et les autres confréries soufies, de même que le patrimoine mouride en Mauritanie. Après de nombreuses consultations, nous avons décidé d'organiser le symposium, au Palais des congrès  de Nouakchott, le 6 août 2009 auquel avait pris part un nombre impressionnant d'intellectuels Sénégalo-mauritaniens. Le programme était structuré autour  de trois sessions de travail: 
1-	L'ouverture officielle,
2-	Les allocutions des Cheikhs, représentants des familles religieuses,
3-	Les communications scientifiques.
En présence d'éminentes personnalités politiques et religieuses, la cérémonie officielle  a débuté  avec la récitation de quelques versets du Saint Coran avant que le secrétaire général de l'Association des Oulema Mauritaniens,  Cheikh Hamda Ould Al-taah, ne prenne la parole pour prononcer le mot de bienvenue à l'endroit des hôtes. Avec beaucoup d'éloquence, le Cheikh Cheikhouna Mbacké, coordonnateur général du symposium, a pris la parole pour entretenir l'auditoire sur son programme de réaliser plusieurs projets qui contribueront à consolider les relations entre la Tariqah Mouridiya et la Mauritanie. La parole revenait   au directeur de cabinet du Ministre d'État, Ministre de la Justice du Sénégal qui, dans son discours au nom de Maître Madické Niang, a transmis les Voeux du Président République du Sénégal. Son Excellence l'Ambassadeur du Sénégal a aussi pris la parole au nom du corps diplomatique accrédité en Mauritanie pour  saluer cette heureuse initiative. A la suite de Monsieur l'Ambassadeur, le representant du Commandment Populaire Islamique mondial, a délivré le message de son organisation  qui réitére son engagement d'appuyer  le Mouvement soufis, le travail islamique et les Ziwiya dans to la Da'wa islamiya us les coins et recoins du monde. 
Le dernier mot de la cérémonie fut prononcé  par monsieur le Ministre des Affaires islamiques, representant de Son Excellence, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République islamique de Mauritanie.
 Parmi les projets, les plus importants susmentionnés, nous  pouvons citer :
 
1 - Création d'un complexe islamique, abritant une mosquée, une école coranique et une  bibliothèque.
2 - Première édition du Prix international de  Cheikh Ahmadou Bamba pour :
a -  Servir le Saint Coran.
b-  Consolider la paix et la concorde.
c- Diffuser la pensée islamique et la littérature. 

d-   Raffermir la communication culturelle.
3 - Echange de visites scientifiques et de recherche entre les institutions religieuses de Touba et leurs semblables en Mauritanie.
4 - Création d'une commission mixte, chargée de contribuer à la relecture de l'histoire de la communication entre les deux rives.

5 - Redynamiser l'intégration avec les Cheikhs et confréries soufis  en Mauritanie et échanger avec eux des visites.
 
6 - Edition et diffusion gratuite des exemplaires du Coran, à Touba ou en Mauritanie.
 

A  la suite des délibérations, les membres du jury présidé par l'ancien Ministre des affaires islamiques, docteur Mouribit Ould. Mohamed El-Amine ont décerné aux récipiendaires   suivants:

- Le prix au service du Saint Coran : à Son Excellence le Monsieur Ministre des affaires islamiques, qui va le transmettre  à qui de droit. 
- Prix de la paix et de la concorde: aux trois chefs d'Etat africains, le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, Maître Abdoulaye Wade du Sénégal, et le Colonel Muammar Kadhafi de la Libye. 
- Le Prix de la pensée islamique et de la littérature : au Secrétaire Général de l'Association des Oulema Mauritaniens,  Cheikh Hamda Ould Al-taah.
A la fin des travaux, caractérisés  par d'importantes communications et d'échanges fructueux, les participants  ont adopté les recommandations : 

1. Diligenter le dossier  de demande de reconnaissance de l'institution humanitaire Cheikh Ahmadou Bamba en Mauritanie.

2. Appuyer la coopération entre les deux pays musulmans frères, le Sénégal et la Mauritanie.

3. Diffuser l'esprit et la volonté de la quête du savoir et du travail conformément à la méthodologie de juste milieu.
 
4. Oeuvrer pour mieux la Da'wa islamiya ux clarifier les principes de la Tariiqah Mouridiya, en faisant connaître ses Ouléma et leaders, qui ont marqué son histoire.
 
5. Charger la commission d'organisation de choisir, lors de sa première   réunion, le thème, La date et  le lieu du prochain symposium.
 
6. Ainsi, Cheikhouna Mbacké, ibn Muhammad al-Amin Bara, ibn Mohammad Fadhil, ibn Cheikh Ahmadou Bemba Mbacké, coordonnateur général  du symposium, a rendu un vibrant hommage aux autorités mauritaniennes, qui n'ont ménagé aucun effort pour la réussite de la rencontre. à
        Enfin, les participants ont salué vivement les efforts des deux chefs d'Etat,   son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République de la Mauritanie et son Excellence M. Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal.  
        A la fin du symposium, j'ai quitté  Nouakchott le 12/08/09 , je me suis arrêté à Dakar pour une seule nuit, avant de continuer, le 13/08/09 mon voyage sur Abidjan où j'ai participé aux séances de prières et d'invocations, à la Grande Mosquée de la Riviera golf pour la paix et la stabilité  en Côte d'Ivoire. Il faut signaler que d'éminents notables et   d'imams ont pris part à la rencontre.
	       Voila, d'une façon  très ramassée, l'essentiel des activités menées au cours de la période susmentionnée, dans le cadre de mes visites de la Da'wah .

En Dieu, la source de la force

Cheikhouna Mbacké

Fils du Khalife général des Mourides

Touba, le 18/08/2009

+221777063550 
+2222451611 
e-mail: mbackee@hotamil.com




</description>
	</item> <item>
	  <title>Commémoration à la mémoire de Serigne Chouhaïbou Mbacké ibn Khadimou Rassoul 

</title>
	  <description>Serigne Shouaïbou, fut marqué de façon indélébile par les propos qu'il a retenus de sa rencontre avec son père et maître spirituel Khadimou Rassoul. En effet il lui avait dit : " je voudrais que tu excelles dans l'étude du Coran et que tu te consacres à son enseignement ". Ces propos, il en a fait un sacerdoce auquel il resta fidèle durant toute sa vie.

Cheikh Shouaïbou : Le disciple sincère 
Serigne Shouaïbou : l'éducateur et le recteur 
Ouvrage en wolof de Cheikh Shouïbou MBACKE sur les devoirs et obligations du musulman 
 
RETOUR INDEX 
Si la Daara de Serigne Chouaïbou est devenue célèbre, mieux une école de référence au Sénégal et même au delà, ceci est étroitement lié à l'engagement personnel de son recteur.

Au début c'est lui-même qui s'occupait de l'enseignement, mais par la suite avec l'âge et ses autres exercices de dévotion, il en confia la marche à des disciples qu'il avait lui même éprouvés dans leur fonction d'enseignant. Malgré le nombre d'élèves, il a de tout temps veillé directement sur un des piliers essentiels de l'enseignement : la méthode pédagogique. Cette fonction capitale, jusqu'à son rappel à DIEU, c'est lui-même qui l'assurait jalousement.

En fait, on serait tenté de dire que l'une des manifestations de la bénédiction qui a rejailli sur son enseignement est sans doute la maîtrise du Coran par un nombre incalculable des pensionnaires de son école, mais aussi de la durée de leur cycle qui est un record en la matière. En effet comme dans les Daaras de Cheikhoul Khadim, il n'est pas rare de voir des enfants à l'âge de 12 ans achever et calligraphier la Sainte Vulgate.

Ce pédagogue de grande renommée avait en effet inventé des méthodes spécifiques à certains cas qu'on disait désespérés. C'est qu'en réalité sa résolution et sa détermination à faire porter le livre de DIEU dans la poitrine d'un enfant ne reculaient devant aucun obstacle.

A ces pensionnaires, dont lui revenait l'entière prise en charge aussi bien du point de vue nourriture, habillement que moyens pédagogiques, il savait inculquer par ses entretiens brefs, de profondes leçons de soufisme, véritable nourriture de l'aspirant. Un des aspects les plus dominants de ses exhortations tournait dans le sens de la responsabilité et de la décision spirituelle qui doivent caractériser le novice.

Ainsi, il leur tenait fréquemment ces paroles :

" tout homme responsable qui a délibérément abandonné père et mère sans contrainte, et tout ce qui s'attache à ce bas-monde et se consacre exclusivement à la recherche d'une chose, tout ce qu'on lui recommande comme directive pouvant le lui procurer, il doit l'observer et tout ce qu'on lui défend comme interdit pouvant le lui priver il doit s'en abstenir. Sinon, tout autre comportement qu'il adoptera sera une illusion de sa part ".

Dans ses recommandations revenait toujours une vertue capitale : la constance dans les bonnes actions. Il détestait l'oisiveté comme le défend Cheikhoul Khadim dans son traité de politesse légale " Nahju Qadâ'il hâj " ou La voie de la réalisation des besoins ".

" Ne préfères jamais l'oisiveté et le repos, car ces deux n'engendrent guère le bien ; la gloire n'est obtenue qu'au prix de l'effort ".

Ainsi, il les avait soumis à un rythme très chargé pour leur défendre le désoeuvrement dans toutes ses formes. Il n'était pas rare de voir un de ses élèves après avoir réciter sa leçon du jour, s'adonner à la révision d'une partie du Coran sans pour autant que cela ne l'empêche de calligraphier sa leçon sur une tablette.

La calligraphie est un domaine dans lequel il excellait et bénéficiait d'un don. Un des disciples ayant fait ses études chez lui confie qu' il leur arrivait de rester une journée entière à s' émerveiller et à commenter un verset ou un poème calligraphié par Cheikh Shouaïbou, tellement la belle facture de la plume leur paraissait extraordinaire.

la preuve en est qu'aujourd'hui, il est unanimment reconnu dans le milieu scolastique sénégalais un style qui en calligraphie est appelé "l'école de Serigne Shouaïbou ". Il a formé une jeune génération qui a donné une réplique aux doyens d'âge dans l'esprit d'une saine rivalité d'ardeur.

Aujourd'hui, dans la Bibliothèque Cheikhoul Khadim édifiée par Cheikh Abdoul Ahad MBACKE 3ème khalife du Mouridisme, on trouve un nombre important d'exemplaires édités dont les calligraphes d'une dextérité rare, sont issus de cette école. On ne peut manquer de citer certains ténors dont

 Serigne Djily MBACKE fils de Serigne Abdoul Ahad MBACKE ou

 Serigne Abdoul Ahad MBACKE son propre fils ou encore

 Serigne Mouhamadou Habib fils de Serigne Abdoulahi Mbacké,

tous des petis-fils de Cheikhoul Khadim.

La formation intellectuelle dans les sciences coraniques était complétée par de rigoureuses études en sciences religieuses. Sous la direction de Serigne Habibou MBACKE, l'Imam et l'érudit de grande renommée qui excellait dans beaucoup de domaines, l'école de Serigne Shouaïbou était aussi une référence qu'on dirait incontournable par la génération des fils d'autorités religieuses. Mettant sur pied un programme qui se propose d'épuiser toutes les disciplines de la scolastique traditionnelle, l'école a produit des savants et spécialistes en sciences fondamentales, sciences instrumentales et même en littérature.

Un jour, comme il entretenait des relations cordiales avec les savants et autorités religieuses, il reçut Serigne Hady TOURE de Fass TOURE. Lorsque les disciples venaient présenter leurs salutations à l'honorable hôte, chaque élève lui remis un poème en arabe en lui serrant la main. Appréciant la valeur et la teneur des écrits, l'érudit de fass s'exclama : " ceci m'est plus agréable que les réceptions ... "

Alliant la rigueur de la pratique aux enseignements théoriques, les adeptes de la daara de Serigne Shouaïbou même à bas âge, prennent l'habitude très tôt d'effectuer les prières canoniques dans la Mosquée. Aussi, à l'approche du mois de Ramadan, leur faisait-il des séances d'exhortation en vue d'une meilleure considération du mois béni.

Dans sa concession de Darou Rahmane malgré le nombre important des élèves, il était fréquent d'entendre un hôte demander s'il y avait du monde ici, tant la discipline qui y régnait était exemplaire, car chacun était occupé.

Le tout, pour corroborer la stature de l'éducateur que fut Cheikh Shouaïbou dont tous les pensionnaires qui ont fréquenté son école sont marqués d'une empreinte indélébile par ce recteur et ce pédagogue, dont toute la vie fut consacrée à la vivification de l'oeuvre de Cheikhoul Khadim.

Redaction:htcom</description>
	</item> <item>
	  <title>LE SENAT DE LA CAROLINE DU NORD  (USA) DECLARE SON CHEIKH A. BAMBA DAY ET DECORE S. MAMOR MOURTADA
</title>
	  <description>
Caroline du Nord : L'assemblée Régionale du Sénat américain magnifie le leadership de Serigne Mame Mor Mbacke et déclare le Cheikh A. Bamba Day

En venant en Caroline du Nord, il n'y avait au programme qu'une audience avec la mairie pour voir les modalités d'obtention d'une proclamation de la journée Cheikh Ahmadou Bamba, mais la consécration est venue de l'Assemblée régionale du Sénat américain. Et c'est le Sénateur Larry SHAW qui a remis à Serigne Mame Mor Mbacke le document qui reconnaît en ce chef religieux un «leadership» avéré.


La célébration de la journée Cheikh Ahmadou Bamba en Caroline du Nord de cette année restera l'étape la plus remarquable de la tournée Américaine de Serigne Mame Mor MBACKE. La communauté Sénégalaise de cet Etat du sud des USA avait déjà calé un rendez-vous avec le Maire de la ville de Raleigh (capitale de la Caroline du nord) pour Serigne Mame Mor Mbacke. Mais les échos des nombreux déplacements du Cheikh à travers le monde n'ont pas laisse indifférentes les autorités américaines. C'est ainsi que l'Assemblée Régionale du Sénat américain de l'Etat de la Caroline du Nord a dépêche un de ses membres, le Sénateur musulman Larry SHAW, pour assister a la Cérémonie. Le sénateur avait dans ses bagages un document sénatorial reconnaissant en Serigne Mame Mor MBACKE un guide dont le leadership est avéré.

Le sénateur SHAW fera également un témoignage à l'endroit de la communauté mouride. Il dit s'abstenir de formuler des encouragements car c'est « une communauté qui n'a pas besoin d'encouragement pour charger ses batteries car elles sont déjà pleines ». C'est selon lui, le dynamisme et la conviction qui caractérisent cette communauté. Seulement j'ai vu en votre leader un exemple parfait d'un guide qui est très attache à la religion d'Allah.

Le Sénateur s'est dit très honoré de cette opportunité qui lui est offerte pour communier avec cette communauté vivant en Caroline du Nord et il compte ouvrir de nouvelles perspectives dans la mission qui lui est assignée par le Sénat américain. 

Faisant référence aux enseignements du Prophète Mohamed PSL le Sénateur démocrate musulman SHAW inscrira cette démarche dans ce hadith qui dit que « la plume des hommes de Dieu est plus tranchante que les armes des ennemis dans les champs de bataille ». Et de poursuivre toujours dans ces références prophétiques qui enseignent que « le meilleur d'entre vous est celui qui sert sa communauté » ; et c'est dans cette logique que s'inscrit cette consécration à ajouté le Sénateur qui poursuivra que « les peuples auront toujours besoin de leader qui guide leurs actions leur permettant d'aller de l'avant ». 

Après cette cérémonie de consécration, le Sénateur a encore donné rendez-vous à Serigne Mame Mor Mbacke le lendemain dans le bureau du Maire de la ville de Raleigh. La délégation Sénégalaise a été accueillie dans le bureau du Maire démocrate de Raleigh, Charles MEEKER. Et c'était l'occasion de poser les jalons d'un nouveau partenariat entre la Communauté Sénégalaise de la Caroline du nord et la municipalité de Raleigh surtout dans le domaine de l'enseignement supérieur. Et le maire de Raleigh l'a évoqué lorsque Serigne Mame Mor Mbacké lui a présenté ses projets dont celui de l'université d'Al Azhar de Ndame-Daroul-Alim à Touba.
Correspondance particuliere d'Abibou MBAYE, journaliste a la RTS 

___________________________________________

Billet : Obama, l'Islam et la Bible


« Le Président américain Barack Obama utilise certes la Bible, mais il agit en musulman ».Ces propos sont du Sénateur de la Caroline du Nord Larry Shaw à l'occasion de la journée Cheikh Ahmadou Bamba dans l'Etat de la Caroline du Nord. Pour le sénateur, « tout citoyen de tout bord qu'il se trouve doit se comporter en leader pour pouvoir assister et aider sa communauté ». Et de poursuivre, « entre l'Amérique et l'Afrique, le temps et l'espace nous éloignent certes, mais un jour viendra où les deux continents et les peuples vont davantage se rapprocher » a-t-il prédit. Nous devons continuer à travailler ensemble pour nous inspirer du Prophète (psl) car il a toujours fait preuve de consensus. Les propos de ce Sénateur musulman, ont semblé inspirer Serigne Moustapha Mbacké, universitaire aux USA et fils de Serigne Cheikh Mbacke Gaindé Fatma qui, à l'occasion de la cérémonie de clôture des journées Cheikh Ahmadou Bamba marquées par la récitation du Saint Coran et la déclamation des hadiths du prophète par les enfants, avertissait les parents en ces termes « ne dormez surtout pas sur vous vos lauriers, redoublez d'efforts dans l'éducation de vos enfants et sachez que le président Barack Obama est de père musulman et sait réciter quelques sourates du Saint Coran dont la Fatiha, mais tout le monde sait qu'il n'est pas musulman ». Donc la tache semble grande pour ces parents d'élèves qui ont un grand défi à relever dans ce pays en matière d'éducation religieuse. 

Revenant sur la proclamation signée en ce 14 août par le Président de l'Assemblée Régionale du Sénat de la Caroline du Nord, et trois autres sénateurs non moins importants, le représentant du Sénat a affirmé que « la reconnaissance de ce leadership fait de Serigne Mame Mor une personnalité en mesure de présenter une claire vision apte à faire en sorte que ses partisans puissent adopter la voie idéale ». Et cette voie idéale est la seule vision qui peut servir l'humanité. Et c'est justement dans ce contexte qu'il faut inscrire cette nouvelle consécration du Sénat Américain.

A noter que le Sénateur a fait une brève et intéressante présentation de sa personne. Il dit travailler dans le district 21 qui abrite l'une des plus grande base militaire de Cumberland County en Caroline du Nord. Il représente également une autre division militaire. Parmi les musulmans qui ont eu à occuper des postes dans les deux chambres américaines, le Sénateur Shaw a battu le record de longévité en tant qu'élu musulman pour avoir cumulé 13 ans de service dans ce poste. D'autres congressman musulmans sont connus. Avant Larry SHAW, il y avait Keith ELLISON (Maryland), Saqib Ali (Maryland), Saghir « Saggy » Tahir (New Hampshire).

La Caroline du Nord (en anglais North Carolina) est un Etat du Sud des Etats-Unis situé sur l'océan Atlantique. Elle est bordée par la Caroline du Sud et la Georgie au sud, le Tennessee à l'ouest, et la Virginie au nord. Sa capitale est Raleigh.

Correspondance particulière de Abibou MBAYE, journaliste à la RTS, depuis la Caroline du Nord(USA)
</description>
	</item> <item>
	  <title>Communiqué du Khalife Général des Mourides.
Samedi 22 août 2009 premier jour du Ramadan

</title>
	  <description>LE Khalife Général des Mourides informe qu'à la suite de l'apparition du croissant lunaire confirmée par des sources digne de foi, Le jeune débutera le samedi 22 aout correspondant au premier jour du mois de ramadan.

A cette occasion le Khalife Général des Mourides réitère son appel à l'unité de tous les musulmans et souhaite à toute la Oumah un mois de ramadan béni.

Fait à Touba le 21 août 2009
Cellule de la Communication du Khalife des Mourides
</description>
	</item> <item>
	  <title>ARTICLE D'UN JOURNAL MAURITANIEN:Nouakchott à l’heure du Mouridisme: Des prix et d’importantes résolutions </title>
	  <description>Article du journal mauritanien "Le Calame" sur le Symposium sur le Mouridisme en Mauritanie (Source internet : http://www.lecalame.mr/index.php?option=com_content &amp;task=view &amp;id=2292 &amp;Itemid=27) :

Nouakchott a abrité le 6 août dernier un symposium dont le thème général est intitulé : "Mouridisme au Sénégal et son impact relationnel, spirituel et littéraire avec les Chinguettis". Organisé sous la houlette de Serigne Cheikhouna M'Backé, fils du khalife Elhadji Mamadou Lamine Bara M'Backé, avec la bénédiction et la permission de ce dernier, ainsi que celle de la famille de Cheikh Sidiya, la manifestation était placée sous l'égide des présidents Abdoulaye Wade et Mohamed Ould Abdel Aziz.

Elle a servi de  tribune, pour les dignitaires religieux des deux pays, d'évocation des relations, multiséculaires, qui ont toujours lié les deux peuples et que l'islam a contribué à consolider. Pour cette première édition, la satisfaction est totale, selon les organisateurs. Présence de sommités, grands intellectuels musulmans et personnalités politiques. Plusieurs éminences de la communauté mouride et leurs homologues mauritaniens ont présenté des communications, sur plusieurs aspects de la relation, si particulière, qui s'est tissée, entre Cheikh Ahmadou Bamba M'Backé, fondateur du mouridisme, et la Mauritanie, en général, et la grande figure religieuse qu'était Cheikh Sidiya, en particulier.

Après l'ouverture de la séance par un florilège de versets coraniques, les interventions se sont axées, tout d'abord, sur la vie et l'oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba. A l'instar de Hamden Ould Tah, président des oulémas de Mauritanie, les orateurs qui se sont succédé à la tribune, ont chacun revisité une phase importante du développement du mouridisme. Ils ont abordé le rôle important du Cheikh, dans le développement de l'enseignement des sciences religieuses, et sont, tous, revenus sur les témoignages rapportés, par leurs grands-parents, sur la dimension spirituelle, intellectuelle et religieuse de Khadimou Rassoul, qui séjourna cinq ans, entre Sarsara et les localités environnantes.

Complexe Cheikh Ahmadou Bamba

A l'issue de la rencontre, plusieurs résolutions très importantes ont été prises, par la voix de Serigne Cheikhouna M'Backé Ibn Serigne Mohamed Lamine Bara M'Backé. Quatre prix seront, ainsi, décernés annuellement. Le premier s'intitule «Prix Cheikh Ahmadou Bamba pour la promotion du Saint Coran». Il sera décerné à ceux qui se seront illustrés dans la promotion du Livre de Dieu. Le deuxième prix récompensera ceux qui oeuvrent pour la paix durable entre les peuples, partout dans le monde. Le troisième reviendra aux chercheurs et intellectuels qui se seront illustrés dans la recherche, au service de l'islam. Le quatrième porte sur l'affermissement des relations sénégalo-mauritaniennes. La construction, en Mauritanie, d'un complexe Cheikh Ahmadou Bamba, qui comportera une mosquée, une bibliothèque et une école coranique, a été, également, décidée.

Il sera procédé à la fondation d'une zaawiya, d'une bibliothèque, et d'un «Prix Cheikhou Al-Khadim pour la culture et la littérature», à Nouakchott. Les participants ont recommandé la mise sur pied d'une commission mixte, pour la relecture de l'histoire des relations entre les communautés des deux rives. La redynamisation de l'intégration et de la complémentarité, entre les mouvements soufis des deux pays, et l'échange de visites a été vivement souhaitée par les délégués. Tout comme la redynamisation du rôle du pays Chinguitt, dans le soutien de la langue arabe et dans l'appui à l'appel islamique, en Afrique. Si l'édition et  la diffusion, gratuite, des exemplaires du Saint Coran, à Touba ou en Mauritanie, était au centre des préoccupations des délégués, ces derniers comptent, également, constituer une bibliothèque, itinérante, des ouvrages de Cheikh Ahmadou Bamba et des cartes géographiques des sites et sanctuaires mourides, en Mauritanie,

L'exposition, organisée, au Symposium, par Hizbut-Tarqiyyah (la voie du mouridisme), en collaboration avec l'Association libyenne Mondiale de la Prêche Islamique, a constitué un des temps forts de la rencontre. Le hall du palais des congrès, où elle se tenait, a connu une très forte attraction du public. L'exposition balayait la vie et l'oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, en abordant des thèmes tels que: le contexte géopolitique, à l'avènement de Cheikh Ahmadou Bamba; sa mission, qui a duré près de trente-trois années; ses exils, en Mauritanie puis au Gabon; le développement du mouridisme, sous l'égide des khalifes de Serigne Touba, etc. L'exposition a permis au public, constitué, essentiellement de sommités intellectuelles, spirituelles ou temporelles, d'échanger avec le personnel culturel sur place. Après le Palais des Congrès, c'est au tour du Musée National d'accueillir l'exposition sur Cheikh Ahmadou Bamba qui s'inscrit, d'une part, dans le programme de vulgarisation de l'oeuvre de Khadimou Rassoul à travers le monde et, d'autre part, dans le cadre du Magal de Sarsara, dirigé par Serigne Sidy M'Backé Ibn Serigne Mourtada.
Des prix ont été décernés aux présidents libyen, mauritanien et sénégalais, au nom du Cheikh Ahmedou Bamba, père spirituel de ce mouvement et grand résistant à la pénétration coloniale française. Ces distinctions ont été accordées à Mohamed Ould Abdel Aziz, au guide de la Jamahariya libyenne, Mouammar Kadhafi et à maître Abdoulaye Wade, président du Sénégal, en reconnaissance de leur efforts, déterminants, dans la recherche de la paix, dans la sous-région.
THIAM MAMADOU

Encadré
Le mouridisme
Fondé au début du 20ème siècle, par Cheikh Amadou Bamba, le mouvement des Mourides forme, aujourd'hui, la confrérie la plus influente du Sénégal, sinon d'Afrique de l'Ouest, et joue un rôle économique et politique de première importance. Le président Abdoulaye Wade, élu en 2000, est le premier président mouride du Sénégal. La tradition mouride (ou mouridisme) est grandement marquée par la culture africaine et, plus précisément, wolof. L'importance donnée au travail, par le mouridisme, a permis à la confrérie de bien s'implanter, économiquement, en Afrique et, également, de bénéficier d'une large représentation, dans les principales agglomérations d'Europe et des Etats-Unis. Notons, enfin, que le mouridisme est une des "tariqas" ou voie du soufisme les plus répandues, en Afrique occidentale, notamment au Sénégal, où se trouve le plus grand nombre de ses adeptes.
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	</item> <item>
	  <title>1ere édition Journée Religieuse Souvenirs et prières à Cheikh Abdoul Ahad Mbacké :22 août 2009 à partir de 9h au CICES. </title>
	  <description>

Le Dahira Massalikoul Djinane Sopey Cheikh Abdoul Ahad Mbacké organise la première édition des journées religieuses dédiées à Cheikh Abdoul Ahad Mbacké le samedi 22 août 2009 à partir de 9h au CICES.


PROGRAMME

08H00 - 09H00 Lecture du Saint Coran

09H00 - 10H00 Récital de Khassaïdes

10H00 - 11H00 Mise en place des invités

11H00 Ouverture de la journée et témoignages

 Intervention des Petits-fils 
 Intervention de la Commission Culturelle 
 Intervention et prières du Khalif Général des Mourides

13H00 La parole aux conférenciers

14H00 Prière de Tisbar

14H30 Reprise des travaux par les Conférenciers

16H00 Fin de la séance

Redaction:htcom.sn</description>
	</item> <item>
	  <title>Aperçu sur la vie et l’oeuvre de SERIGNE MASSAMBA MBACKE </title>
	  <description>La simple évocation du nom de Serigne Massamba Mbacké ressuscite toute une génération de grands disciples doyens d'âge ayant consacré toute leur vie à la quête de l'agrément de DIEU troquant les liens de parenté qui les liaient à Khadimou Rassoul au statut de simple disciple.

Oui ! Serigne Massamba Mbacké, avec ses frères et compagnons de foi de la trempe de Serigne Mandoumbé Mbacké, Cheikh Anta Mbacké, Cheikh Ibra Faty et d'autres encore ont démontré à la face du monde comment une vie peut être entièrement et constamment mise au service de DIEU. Ils constituent aujourd'hui un aréopage suffisant pour mesurer la dimension exceptionnelle de leur Maître Khadimou Rassoul.

La simple évocation de son nom fait défiler sur le tableau lumineux des pages d'une facture calligraphique inégalable, des enluminures qui laissent plus d'un artiste pantois.

La simple évocation du nom de Serigne Massamba rappelle aux différents conservatoires en chants religieux sur les oeuvres du Cheikh et aux férus de chants religieux, les mélodies qu'il a mises en l'honneur et qui jusqu'à présent résistent au temps et constituent une référence authentique de notre génération. Qui n'a pas entendu parler du kurel de " Wakeur Serigne Massamba ", qui n'a pas entendu parler des mélodies éthérées, angéliques et paradisiaques de cette équipe de conservatoire (kurel) que tout le monde imite aujourd'hui ?

Serigne Massamba qui fait aujourd'hui l'objet de notre présentation à l'occasion du Magal annuel qui lui est dédié nous parvint par la grâce de DIEU le 27ème jour du mois lunaire de shacbân 1301h/1881 à Mbacké Cajor quelques mois après le rappel à DIEU de son père le cadi et jurisconsulte de renommé Serigne Momar Anta Sally Mbacké. Il eut le privilège de recevoir son nom de baptême de Cheikhoul Khadim son aîné de 20 ans qui, après s'être rendu au mausolée de son père à Dékheulé, vint annoncer que ce dernier demande que le nom de Massamba soit donné à l'enfant en reconnaissance à son ancien maître à Koki.

Si Serigne Momar Anta Sally qui est son père n'est plus à présenter, sa mère quant à elle, Sokhna Aïshatou Dièye est descendante d'une famille pieuse originaire du grand centre d'enseignement qu'était Koki. Son père Serigne Koki Mor Khourédja Coumba est incontestablement l'un des plus éminents hommes de savoir de Koki. Il s'est particulièrement distingué par son ouvrage " Moukhadimatul Kokiyou ".

En plus de cette descendance pieuse, Serigne Massamba Mbacké eut l'insigne honneur d'être éduqué par les soins du Cheikh. Ce qui fera de lui un homme imbu de savoir et de sagesse, un disciple distingué parmi ses pairs, un homme de confiance et un soldat infatigable dans la quête de l'agrément de DIEU.


REDACTION: htcom.com</description>
	</item> <item>
	  <title>Soxna Fatoumata Mbacké, plus connue sous le nom Soxna Faty Dia Mbacké, en souvenir à sa mère Soxna Dia Touré, est l’aînée de l’honorable famille de Cheikh Ahmadou Bamba.</title>
	  <description> Elle a vu le jour vers 1878 à Mbacké Kajoor. Elle est issue d'une famille pieuse aussi bien de sa lignée paternelle que maternelle. Son père Cheikh Ahmadou Bamba n'est plus à présenter ; quant à sa mère Sokhna Dia Touré, elle est la fille de Mame Faty Balla Mbacké, fille de Mame Balla Ayssa Mbacké. Ainsi donc, elle partage avec Cheikh Ahmadou Bamba les mêmes ancêtres.

Une éducation sous les auspices de Cheikh Ahmadou Bamba

C'est sous les auspices directs de son vénéré père Cheikhoul Khadim qu'elle apprit le Saint Coran et les sciences religieuses. Sokhna Faty Dia Mbacké, parallèlement à la formation religieuse académiques très solide qu'elle reçu de son père, a vécu les durs moments de la formation des disciples de première heure. En témoin oculaire, elle avait l'habitude de rappeler qu'à l'aube du Mouridisme à Mbacké Kajoor, le Cheikh faisait subir aux disciples des exercices spirituels intenses et les engageait dans la voie de la maîtrise de l'âme charnelle, de la passion profane et de ce bas monde futile et périssable. Elle nous rapporte que le Cheikh donnait une seule bouchée de mil et l'équivalent d'un verre d'eau aux disciples comme nourriture pour toute une journée. C'est dans cette ferveur spirituelle que Sokhna Faty Dia a grandi.

Sokhna Faty Dia : témoin oculaire des débuts du Mouridisme

Sokhna Faty Dia était très proche de son vénéré père car elle faisait partie des rares personnes qui avaient l'autorisation du Cheikh de le trouver dans la forêt durant ses périodes de retraite spirituelle qui plus tard sera TOUBA. Elle raconte qu'elle a maintes fois quitté Darou Salam, fondée en 1305.h par le Cheikh, et traversé les champs pour le trouver dans cette forêt. Sokhna Faty Dia Mbacké avait une mémoire prestigieuse ; de ses causeries, on trouve avec précision les noms des pieux disciples et compagnons de Cheikh Ahmadou Bamba lors du défrichage de la forêt qui sera plus tard la cité bénite de Touba. En témoin oculaire, elle fait le récit de l'itinéraire de Mbacké Kajoor à Touba ; une période très riche en enseignements car témoin du pacte d'allégeance des grands disciples du Mouridisme de la trempe de Cheikh Ibrahima Fall, Cheikh Ahmadou Ndoumbé Mbacké, Serigne Massamba Mbacké, Cheikh Ibrahima Sarr, Serigne Massamba Diop etc.

Sokhna Faty Dia l'éducatrice

Au-delà de son statut d'aînée de la famille, ses frères et soeurs en Cheikhoul Khadim reconnaissaient en elle le disciple sincère (Mourid Sadiq), la fille spirituelle ayant obtenu l'Agrément de son Maître et père. La plupart de ses soeurs, après leur formation académique, lui étaient confiées par le Cheikh lui même pour qu'elle les initiât à la formation de disciple sincère.

Eduqué dans l'environnement des disciples ayant bénéficié de la formation sous la direction du Cheikh, elle était pétrie d'une volonté et d'un amour au travail rarement égalable. Elle n'omettait aucun détail et s'adonnait à tous les travaux : des tâches domestiques les plus aisées aux activités les plus compliquées. Toutes celles qui ont été éduqués sous son ombre sont réputées infatigables dans le travail.

Elle était à la tête de l'opération de concassage des pierres destinées aux travaux de la mosquée. Elle supervisait personnellement le travail au point que les visiteurs avaient de la peine pour la reconnaître.

Toutes ses soeurs ont gardé d'elle l'image d'une grande éducatrice. Elles lui ont témoigné une grand reconnaissance toute leur vie durant et lui ont donné toute sorte de cadeaux. Cependant elle les leur rendait et avait l'habitude de leur dire « Vous êtes les enfants de mon Maître Spirituel ». Elle leur accordait beaucoup de considération et prêtait beaucoup d'attention aux leurs soins.

Ses qualités de disciple accomplie et de femme pieuse avait fait d'elle une éducatrice remarquable à qui toutes les autorités du Mouridisme confiaient leurs filles. Sa demeure était une des ''Universités'' où les autorités et des membres de la famille du Cheikh faisaient passer leurs filles.

Avec l'âge et vers la fin de sa vie, elle disait « ne me confiez plus les filles car je n'ai plus la vigueur que j'avais et je ne voudrais pas que l'éducation d'une personne qui est passée par ici soit remise en cause ».

Sa maison était fréquentée par tous  : allant des plus grandes autorités du Mouridisme aux disciples les plus humbles en quête de Grâce.

Une pieuse adoratrice de DIEU

Tous ceux qui la connaissaient peuvent témoigner de son attachement aux pratiques cultuelles. En dehors de cinq prières canoniques elle s'adonnait à beaucoup de prières surérogatoires. Tous les habitués de la résidence de Sokhna Faty Dia avaient fini par connaître son calendrier horaire qui s'est imposé. Il était fréquent que le dîner soit servi à 2 heures du matin car elle ne s'en occupait qu'après avoir fini ses litanies et pratiques d'adoration après la prière du soir. Malgré son âge avancé, elle continuait d'observer le jeûne du mois béni de Ramadan.

Elle avait fait du Coran son véritable compagnon et excellait dans sa lecture. Chaque semaine elle lisait le 7ème du Livre conformément à la recommandation de son père. Ce faisant, chaque semaine elle achevait une lecture complète de la Vulgate.

Sa maison était un lieu privilégié pour tous les démunis ; ceux qui avaient faim comme ceux qui étaient frappés par les difficultés. Elle avait donné des instructions à tous le monde de ne jamais fermer ses portes devant un nécessiteux ou quelqu'un qui sollicitait une quelconque assistance.

Durant toute sa vie , elle était connue comme une adoratrice détournée des biens du Bas Monde acceptant de vivre dans des conditions modestes malgré les sollicitations multiples pour reconstruire sa maison en dur.

Un attachement indéfectible à son vénéré maître et père

Son amour ardent pour Cheikhoul Khadim, son vénéré père et Maître Spirituel se mesure à l'importance de la considération qu'elle accordait à tout ce qui touche de près ou de loin à son maître. On peut noter cela à travers la reconstruction de mausolées dans le village de Khourou Mbacké, la réhabilitation du mausolée de Dékheulé, le forage d'un puits à Porokhane, la construction de la grande Mosquée de Touba.

Elle était très attachée au village de Khourou Mbacké car c'est dans cette ancienne habitation de MBacké que le Cheikh passa l'essentiel de son enfance. C'est ainsi que Soxna Fatou Dia MBacké a été l'initiatrice de la reconstruction des mausolées de Serigne Habiboulahi Mbacké frère Cheikh, de Serigne Abdou Salam ainsi qu'une dizaine de fils et de filles de Cheikh Ahmadou Bamba. C'est également dans cette même optique qu'elle réhabilita le mausolée de Dekhneulé où repose Serigne Mbacké Mor Anta Saly, père de Cheikh Ahmadou Bamba.

Elle accordait une grande considération au village de Porokhane où repose Soxna Diara Bousso, la vertueuse mère de Cheikh Ahmadou Bamba. Au-delà de ses séjours répétés et prolongés à Porokhane, elle a fini par y creuser un puits ; ceci constitue bien l'expression de son attachement à sa sainte Grande Mère. On se rappelle également des quantités impressionnantes de couscous qu'elle préparait et distribuait gratuitement aux fidèles qui venaient faire leur ziarra au Mausolée de Mame Diarra Bousso. Tout ce qui provenait également de cette localité avait auprès d'elle une grande importance. Elle collectait les feuilles, les écorces et arbustes aux vertus pharmacologiques qu'elle utilisait en décoction pour en faire des cadeaux aux visiteurs pour qui elle avait de la considération.

Soxna Fatou Dia MBacké s'est particulièrement illustrée dans tous les chantiers du Mouridisme particulièrement la construction de la Grande Mosquée. Elle a rendu un vibrant hommage à Cheikh Mouhamadou Moustapha, le 1er Khalife pour son rôle primordial dans l'édification de la Mosquée. Durant le Khalifat de Serigne Mouhamadou Falilou Mbacké, elle s'était assignée des repas très copieux qu'elle envoyait aux travailleurs de la Grande Mosquée de Touba chaque vendredi. En 1969, lorsque Cheikh Abdou Ahad Mbacké, 3ème Khalife, entama la clôture de la Grande Mosquée, elle avait commandé des charges de gravillons et dirigeait le travail de concassage à l'intérieur de son propre domicile. Elle travaillait de ses propres mains, donnant l'exemple à tous et n'exemptant personne.

Elle gardait jalousement les reliques appartenant au Grand Cheikh : ouvrages, manuscrits, boubous, parfums etc. Elle les rangeait dans des malles et leur accordait un grand soin.

Plusieurs autorités religieuses se rendaient auprès d'elle pour voir ces reliques et faire des prières pour avoir plus de bénédiction.

Elle accordait une importance capitale aux grains de sable prélevés à Porokhane ou au train ou à la charrette qui venait de Touba et qu'elle apercevait alors qu'elle était hors de la cité bénite. Rien ce qui venait de Touba ou touchait Serigne Touba de près ou de loin ne lui était indifférent.

Une Générosité et une bonté sans commune mesure

Son abnégation à offrir à manger et à boire l'avait poussé à créer de petites exploitations (potager) à l'intérieur de sa concession. L'oseille rouge, le manioc, les jujubiers récoltés servaient à préparer des repas ou des breuvages qu'elle distribuait aux lecteurs du Saint Coran à Diourbel ou Darou Salam. Elle faisait parvenir également du café, du thé et du sucre à des mourides de Kaolack, Saint Louis ou autres localités du pays pour les exhorter au service de Borom Touba.

Elle fut rappelée à DIEU en 1969 à son domicile de TOUBA ; son mausolée se trouve dans les cimetières avec à ces côtés plusieurs de ses soeurs, les Vertueuses Filles de Cheikh Ahmadou Bamba Toute la communauté mouride reconnaît en elle le témoin de toute l'Histoire du Mouridisme, une mouride accomplie, une pieuse adoratrice et une éducatrice d'une trempe jamais égalée.

Sokhna Faty Dia Mbacké n'a pas laissé n'a pas eu d'enfants mais sa maison était toujours pleine de ses homonymes. Son oeuvre est perpétuée par la famille de substitution que lui avait choisie Cheikhoul Khadim à savoir les fils de sa soeur de même mère Soxna Bousso Dia. Serigne Mame Bassirou MBacké qui est le premier Khalif de famille dont l'aîné est actuellement Serigne Mame Mor Mbacké Pakala.

Les Mourides en donnant le nom de Sokhna Faty Dia à leurs enfants perpétuent la mémoire de cette grande figure, ainée de la famille de Cheikhoul Khadim. Elle n'a pas d'enfants mais le charisme de son nom irradie le coeur de ses homonymes charrie sur leurs familles bénédictions et grâce de Dieu.

REDACTION htcom.sn
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	</item> <item>
	  <title>Le Mouridisme à l’ordre du jour au Musée National de Nouakchott</title>
	  <description>
C'est vers les coups de 11 heures que le ministre de la culture du gouvernement mauritanien accompagné d'une importante délégation est arrivé pour le vernissage de l'exposition.

Il a trouvé sur place la délégation de Hizbut-Tarqiyyah qui est maître d'oeuvre de l'exposition, ainsi que Serigne Cheikhouna Mbacké, fils du Khalife Général des Mourides, Serigne Mbacké fils de Serigne Mourtada Mbacké, et une importante délégation de la communauté mouride mauritanienne et sénégalaise.

Après avoir coupé le ruban marquant le démarrage de l'exposition, un échange d'allocutions a eu lieu. Mourtalla Seye, le premier à prendre la parole a au nom du Responsable Moral de Hizbut-Tarqiyyah, Serigne Atou Diagne, a délivré un message de remerciements aux autorités mauritaniennes d'une part, d'autre part à tous ceux qui ont rendu possible cette exposition. Il a ensuite fait une brève synthèse sur la vie et l'oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba.

Khadimou Rassoul, dira t-il, est une référence, un système de valeurs, et un espoir pour toute personne qui aspire au bonheur ici-bas et dans l'au-delà. A ce titre, terminera t-il, son riche patrimoine mérite une vulgarisation à travers le monde. C'est d'ailleurs cela qui a motivé la création de l'INSTITUT INTERNATIONAL D'ETUDES ET DE RECHERCHES SUR LE MOURIDISME (IIERM) par HIZBUT-TARQIYYAH. 
Serigne Cheikhouna Mbacké et Serigne Sidy Mbacké, ont quant à eux, axé leur propos sur l'excellence des rapports entre la Mauritanie et le Sénégal d'une part, et d'autre part, sur le Magal de Sarsara qui est une occasion pour la communauté mouride de se rappeler du séjour de cinq années de Cheikh Ahmadou Bamba en Mauritanie. La 1ère édition du symposium a également été évoquée par Serigne Cheikhouna Mbacké, qui l'inscrit désormais dans le calendrier annuel des rencontres importantes à tenir à Nouakchott.

Monsieur le Ministre de la Culture, clôturant les interventions, a magnifié la coopération Sénégalo-Mauritanienne. Pour lui, Cheikh Ahmadou Bamba est un honneur pour l'Islam. Il n'appartient pas au Sénégal uniquement, mais constitue un bien commun au Sénégal et à la Mauritanie. Au nom du Président de la République de la Mauritanie, il a souhaité la bienvenue aux organisateurs de l'exposition en terre mauritanienne, avant de la déclarer ouverte.

Il a ensuite parcouru avec intérêt toute l'exposition en compagnie de son importante délégation.

La rédaction de htcom en collabration avec la Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides

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	</item> <item>
	  <title>Compte rendu du premier symposium sur le mouridisme au Palais des congrès à Nouakchott (Mauritanie)</title>
	  <description>Sous l'égide du Khalife Général des Mourides et sous la présidence effective de Serigne Cheikhouna Mbacké un premier Symposium sur le Mouridisme a été organisé le 06 août 2009 au Palais des congrès à Nouakchott en Mauritanie. Pour une première organisation, la satisfaction est totale selon les organisateurs. Présence de sommités et grands intellectuels musulmans Cette rencontre a enregistré la présence d'intellectuels, de sommités et de personnalités politiques. Entre autres présences il faut noter :

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;Ministre mauritanien des affaires islamiques, Dr. Mokhtar OULD MOUHAMMAD MOUSSA, Hamdan ould Taha Secrétaire Général Association des Ulémas de la Mauritanie, Bah Maadin Directeur Agence nationale pour l'appuie et la réinsertion des réfugiés mauritaniens, Ancien ministre du tourisme et du commerce, Pr. Mouhammad Al hachimi Aidara Coordonnateur Chargé relations sénégal - muritanie, Professeur Al Azhar, Serigne Sidy MBACKE Mourtada Représentant de la communauté mouride en Mauritanie,  Bamba Fall Président du comité d'organisation du symposium et Ahmed Saloum Dieng

Les communications

Après l'ouverture de la séance par les versets coraniques, des communications très riches portant sur la vie et l'oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba ont été faites.

A l'instar de Hamdan ould Taha Secretaire Général de l'Association des oulémas de Mauritanie les orateurs qui se sont succédé à la tribune ont chacun revisité une phase importante du développement du mouridisme : ils ont abordé le rôle important du Cheikh dans le développement de l'enseignement des sciences religieuses et sont tous revenus sur les témoignages faits par leurs grand parents sur la dimension spirituelle, intellectuelle et religieuse de Khadimou Rassoul qui a fait un séjour de cinq ans entre Sarsara et les localités environnantes.

A l'Issue de la rencontre par la voie de Serigne Cheikhouna MBACKE ibn Serigne Mouhamed Lamine Bara MBACKE, plusieurs résolutions très importantes ont été prises.

Les résolutions

Quatre prix seront décernés annuellement. Ce sont :

La première résolution porte sur le prix Cheikh Ahmadou Bamba pour la promotion du Saint Coran. Il sera décerné à ceux qui se seront illustrés dans la promotion du Livre de DIEU.

Le deuxième prix primera ceux qui oeuvrent pour la paix durable entre les peuples partout dans le monde.

Le troisième prix reviendra aux chercheurs et intellectuels qui se seront illustrés dans la recherche au service de l'islam.

Le quatrième porte sur le affermissement des relations sénégalo-mauritanienne.

Il a été également été décidé la construction en Mauritanie d'un complexe Cheikh Ahmadou Bamba qui comportera une mosquée, une bibliothèque et une école coranique.

L'exposition organisée au Symposium par Hizbut-Tarqiyyah

L'exposition réalisée par Hizbut-Tarqiyyah a constitué un des temps forts du symposium. Le hall du palais des congrès où elle se tenait a connu une très attractions du public venu au symposim.

L'exposition a balayé sur la vie et l'oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba en abordant des thèmes tels que : le contexte géopolitique à l'avènement de Cheikh Ahmadou Bamba, sa mission qui a duré près de trente trois années. L'exil au Gabon et en Mauritanie ont également été présenté. Le developpement du mouridisme sous l'égide des Khalifs de Serigne Touba a été un point d'attraction du public.

L'exposition a permis au public constitué essentiellement d'intellectuels et de sommité d'échanger avec le personnel culturel sur place. Le Ministre mauritanien des affaires Islamique ainsi que les Oulémas présents au symposium ont bénéficé d'une visite guidée.

C'est vers 23h que la séance a été cloturée par la récitation du Saint Coran. La cérémonie a été clôturée par une grande reception offerte par Serigne Cheikhouna Mbacké à l'honneur des participants.

La rédaction de htcom en collabration avec la Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides vous offre les photos du symposium</description>
	</item> <item>
	  <title>le Président de la République reçu à Touba par le khalif Général des Mourides
</title>
	  <description>
Le Président de la République Maître Abdoulaye Wade est arrivé dans la ville sainte de TOUBA ce vendredi 31 Juillet 2009 vers les coups de 11 h 55 mn à bord Auparavant un hélicoptère l'a précédé vers 11 15 mn avec à bord le Ministre Awa Ndiaye, le Ministre Alioune DIOP et Maître Madické Niang, Ministre d'Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.

A l'accueil, outre le autorités administratives, il y avait également des députés et des sénateurs. La délégation de la communauté rurale comprenant plusieurs conseillers était également présente avec à sa tête le 2ème vice président, Serigne Masse DIOP.

Du côté du Khalife Général des Mourides, il y avait Serigne Bassirou Mbacké Ibn Serigne Abdou Khadr Mbacké, les frères du Khalife Général des Mourides, des membres de la famille de Serigne Touba et Serigne Atou Diagne responsable moral de Hizbut-Tarqiyyah.

Le Président de la République est arrivé à la résidence de Cheikhoul Khadim à 12H15 et a été reçu par le Khalife Général des Mourides Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké . Après les salutations le Président de la République a eu un entretien d'une trentaine de minutes avec le Khalife Général des Mourides avant de rejoindre sa suite où Serigne Atou Diagne responsable moral de Hizbut-Tarqiyyah qui avait en charge l'organisation et la préparation de la réception lui a présenté les repas que le Khalife a fait préparer en son honneur.

Le Président de la République en compagnie de Serigne Bassirou Mbacké s'est recueilli devant le mausolée de Cheikh Ahmadou Bamba fondateur du mouridisme et a assisté à la prière de vendredi à la grande Mosquée de Touba. Après la prière il a rejoint son lieu d'hébergement à la résidence de Serigne Touba.

Concernant les audiences, une seule a eu lieu à savoir celle accordée au regroupement des opérateurs économiques de Touba. Cette délégation composée de plusieurs opérateurs sous la direction de Abdoul Ahad KA a exposé au Président ses projets avant de formuler des doléances.

Le Président de la République s'est entretenu une seconde fois avec le Khalife Général des Mourides avant de prendre congé vers 16h heures.

La rédaction de www.htcom.sn

</description>
	</item> <item>
	  <title>SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR LE MOURIDISME EN MAURITANIE</title>
	  <description>La Fondation IKHRA (Institution KHADIMOU RASSOUL) pour le Développement, dirigée par S. Cheikhouna Mbacké ibn El Hadj Bara, organise un Symposium International sur le Mouridisme en Mauritanie le 6 Août 2009, à Nouackchott, avec comme thème général : Mouridisme au Sénégal et son impact relationnel, spirituel et littéraire avec les Shinguétis .

- Sous la bénédiction et la permission du Khalife général des Mourides, Cheikh Mouhammadou Lamine Bara Mbacké ibn Cheikh Fallilou Mbacké Mohammed ibn Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du Mouridisme, Sous le haut patronage de la Famille de Cheikh Sidiya .
- Et Sous l'égide des deux chefs d'Etat, Son Excellence M. Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal, et Son Excellence, Mouhamad Ould Abdel Aziz, Président de la République islamique de la Mauritanie, il sera organisé un Symposium sur le Mouridisme, en Mauritanie, Le 6 août 2009, correspondant au 14 Sha'ban 1430 de l'hégire au palais des congrès de Nouakchott.

Au programme :
1) Les activités du symposium débuteront à partir de 17 h par la cérémonie d'ouverture, qui sera organisée comme suit:
- La récitation du Coran par le grand lecteur: Abdallah Ould Ahmed Mbarak (licencié en lecture du Coran).
- Le mot de bienvenue avec  Cheikh Hamdan Ould Tah
- le mot  du Ministre mauritanien de l'Orientation islamique, Son Excellence,Moukhtar Ould Mouhamed Moussa avec la présence de Mouhamed Moukhtar Ould Mbale, Conseiller des Affaires islamiques à la présidence de la République 
D'autres discours seront prononcés par les personnalités suivantes :
- Le représentant du Corps diplomatique, les Ambassadeurs des pays arabes et Africains.
- Le recteur de l'Université de Nouakchott et le directeur de l'Institut supérieur de la recherche scientifique.
- Le représentant de l'UNESCO - et le Président de l'Association des écrivains Mauritaniens.
- Les représentants des partis politiques et organisations de la société civile
- Les représentants des confréries soufies route et des foyers des Oumaraa.
- Les représentants des mouvements étudiants  et de la colonie sénégalaise.
- Les grandes références de Cheikh Ahmadou Bamba érudits mauritaniens  et les fils des poètes qui ont chanté la gloire du Cheikh.
2) 17h 30 - 17h 50 : le discours d'ouverture officielle qui sera prononcé par le fils et Conseiller spécial aux Affaires Extérieures et Culturelles du général de Khalife Général des Mourides, son Excellence, Cheikhouna Mbacké.
3) Allocution de l'Association Mondiale de l'Appel Islamique pour un quart d'heure.
- 17h 50 - 18h : Présentation de poésies faites à la gloire du Cheikh Ahmadou Bamba et de sa famille.
- 18h - 18h15 : Allocution du représentant Ambassadeurs des pays arabes par l'Ambassadeur de l'État Palestinien, Dr Louaye Issa ou l'Ambassadeur du Soudanais.
- 18h15 -18h 30 : Allocution du représentant des Ambassadeurs des pays africains par l'Ambassadeur du Sénégal.
- 18h 30 -18h 45 : Allocution l'Association des Oulémas Mauritaniens par Hamda Ould Cheikh Al-taah, à la gloire du Cheikh Ahmadou Bamba.
- 18h45-19h : Témoignage des Cheikhs soufis sur Cheikh Ahmadou Bamba.
- Allocution sur les relations Qadiriya entre Cheikh Saad Abou et Cheikh Ahmadou Bamba, par Sidy Bouya Ould Hassan, fondateur de la Zawiya.
- Allocution du représentant de la famille du Cheikh Sidiaya Baba.
- Relations du Mouridisme avec la famille Aly Cheikh Moustathine par Abdoul Khadir Moustathine.
- Les relations de la confrérie Siddiquiyah avec Cheikhou Al-khadim par Sidy Ould Abidine.
- Les relations de Cheikhou Al-khadim avec la confrérie Tidianiya Al- Alawiya, la famille d''Ahmed Bouda An-nabaghi et Ahmed El-Hadj Moushari.
- Les relations de Cheikhou Al-khadim avec ses adeptes en Mauritanie par Mouhamed Fadel Ould Cheikh Ahmed.
- Le mot de la famille Sharif Ould Hamadi sur Cheikhou Al-khadim.
- 19h 30- 20h : pose pour la prière de Maghrib , rafraîchissements, présentation des participants et distribution de dons.
- 20h-20h 15 Animation par les chanteurs Cheikh Ibrahim Fall , Zaynab bint Ajfah Amr, sur des chansons tirées des poésies de Cheikhou Al-khadim.
La première séance de présentation de communications :
- Président de séance : Monsieur le Recteur de l'Université de Nouakchott.
- Rapporteur : Dr / Ahmed Habib Allah.

Première Communication: L'impact du soufisme sur la littérature mauritanienne à travers les ouvrages poétiques des Mauritaniens sur Cheikh Ahmadou Bamba,
Communicateur: Dr Ahmed Saloum Ould Abahou de l'Université de Nouakchott.
Intervenants: l'historien Hussein Ould Mahnad, Ismail Ould Mohamed et le poète OuldHassan.
Deuxième Communication: à partir de 21h, sur le thème: La renaissance culturelle et la résistance contre le colonialisme dans la pensée mouride.
Communicateurs: le chercheur Moustapha Diop Al-Koky et Mourtada Bousso.
Intervenants: Mohamed Lamine Ajfah Amr et le chercheur Dr Yahya Ould Al-Barra.

- Déclaration de la naissance du Centre islamique Al-khadim à Nouakchott, et de la création d'une bibliothèque et d'un Prix Cheikhou Al-khadim pour la culture et la littérature.
- A partir de 23h 30 : Invocations finales qui seront prononcées par Cheikh Sayir FALL de la famille Aly Bayt.
NB : Il est prévu de désigner d'autres intervenants ou remplaçants pour palier toute éventualité d'absence.
- Discours d'honneur du mouvement islamiste mauritanien par Mohammed Ghoulam Ould El-hadj Cheikh.

- Inspirations soufies dans les implorations de Cheikh Ahmadou Bamba par le chercheur Hamida Mataly As-shadhly.
- La dimension dogmatique dans l'école réformiste de Cheikhou Al-khaddim par Dr Mahmadhan Ould Mahabouby de l'Institut Supérieur ou Dr Mouhamad Ould Mahmadhan, spécialiste en Histoire.
- Prendre une photo de famille et lancer un appel solennel pour la visite de la ville sainte de Touba.
- Lecture des recommandations issues du symposium qui seront axées aux points suivants :
- Création d'une zaawiya, d'une bibliothèque, et d'un Prix de Cheikhou Al-khadim pour la culture et la littérature, à Nouakchott
- Échange de visites entre l'Institut Universitaire Al-Azhar et les universités Mauritaniennes.
- Mise sur pied une commission mixte pour la relecture de l'histoire des relations entre les communautés des deux rives.
- Redynamisation de l'intégration et de la complémentarité entre les mouvements soufis des deux pays et l'échange de visites.
- Redynamisation du rôle de Shangneeti dans le soutien de la langue arabe et dans l'appui à l'appel islamique en l'Afrique.
- Edition et diffusion gratuite des exemplaires du Coran, à Touba ou en Mauritanie.

Couverture médiatique
L'événement sera couvert par les médiats suivants
Al-Jazira par Mouhamed Baba Afdiang, son Directeur en Mauritanie,
- La chaîne Al-Arabiya,
- La chaîne Al-Alam,
- La chaîne Al-hour,
- Quotidiens mauritaniens,
- Radio et télévision mauritaniennes,
- Petites annonces et banderoles de publicité,
- Sites web : www.toubainfo.org - www.majalis.org - www.htcom.sn (tous les sites désirant retransmettre l'évènement peuvent contacter S. A. Aziz Majalis)
- La presse sénégalaise,

Comité d'organisation, d'accueil et de préparation
- Présidence : Ahmadou Bamba Fall Ould Saer, Ahmad Saloum Dieng,
Enfin, une bibliothèque itinérante des ouvrages de Cheikh Ahmadou Bamba et des cartes géographiques des sites et sanctuaires mourides en Mauritanie,
sera installée Par Hizbout Tarquiyya dans une grande salle, au palais des congrès.
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	</item> <item>
	  <title> LE PHENOMENE DES CHEIKHS MODERNES  « AUTOPROCLAMES ET TAILLES SUR MESURES »
</title>
	  <description>     
      LE PHENOMENE DES CHEIKHS MODERNES                         « AUTOPROCLAMES ET TAILLES SUR MESURES »

La perte progressive des valeurs dans ce monde en crise est la menace la plus grave qui pèse sur l'humanité.
C'est pourquoi, les musulmans en général et les mourides en particulier mais surtout les guides qui sont à la tête de fortes communautés, doivent faire leur introspection et retourner  aux valeurs fondamentales tirées des préceptes immuables de l'islam.
Quelles sont ces valeurs fondatrices et purificatrices qui doivent gouverner le monde ?
Nous devrions nous inspirer du système de valeurs de la Mouridiya fondé, entre autres, sur la droiture et la Liberté, la Responsabilité et l'Education du Guide qui est une Autorité au sommet de l'Organisation mouride.
Il importe, avant d'en venir aux développements, de définir ce qu'est un Cheikh dans la mouridya, en invoquant l'histoire.
Le statut de Cheikh qui n'était matérialisé par aucun insigne, signe extérieur ou objet  distinctif, n'était pas octroyé en fonction du poids financier, de l'ancienneté, de la représentativité ou des connaissances spécifiques de l'individu.
En effet avant qu'elle ne soit consacrée Cheikh par Khadimou Rassoul, la personne était anonyme. Mais dès qu'il réunissait les conditions et que le titre lui était conféré, elle se voyait tout de suite entourée par ses semblables, qui lui vouent respect et considération avec des richesses matérielles et financières considérables, sans qu'aucun changement ne soit perceptible sur la personne physique elle-même.
C'est dire que Khadimou Rassoul agissait sur les esprits et les âmes.
Ce qui est à l'opposé des Cheikh actuels « autoproclamés », «  taillés sur mesure « qui ont toujours besoin de parler ou d'agir pour exister avec toutes les dérives et contradictions qui peuvent en découler. 

En effet, du temps de Serigne Touba, il était inimaginable de voir un Cheikh dansant, entouré de femmes.



 Que recouvre la notion de Droiture qui implique les limites de la Liberté ?

Elle ne doit pas s'entendre au sens laïc du terme, c'est-à-dire une liberté individuelle sans limite pour autant qu'elle ne constitue pas une agression aux dogmes de la pensée judéo chrétienne dominante. 
Ce qui constitue une grave erreur car cette forme de liberté peut engendrer des préjudices immatériels, moraux et culturels beaucoup plus graves.
Les exemples sont nombreux, mais nous nous contenteront d'en citer un seul au regard de l'actualité récente liée à groupuscule « religieux» dont les propos sans fondements ont heurté  les bayes fall qui ont vigoureusement et légitimement réagi.
Cette réaction qui aurait pu dégénérer en émeutes constitue un exemple de ce que coûter la bêtise humaine quand elle ne se fixe pas des limites.

Qu'est ce que la Responsabilité ?
L'événement anecdotique ci-dessus relaté implique également la notion de responsabilité qui est fondamentale car il y est démontré que le comportement irresponsable d'un « guide » peut avoir des conséquences qui vont au- delà de sa propre personne en touchant la collectivité.
Le cas extrême de Hitler, qui il ne faut jamais l'oublier, a été démocratiquement élu ; ce qui lui conférait une légitimité en temps que Guide, peut être cité, car il croyait en son infaillibilité et en la supériorité de son peuple, incrédule et naïf.
Son irresponsabilité l'a perdu au point de l'amener à déclarer la 2ième Guerre mondiale qui a été ruineuse économiquement et socialement pour l'humanité entière.


 Que Représente l'Education ?
C'est un des préceptes et non des moindres de l'islam.  
Ne dit on pas que quand l'éducation entre par la porte de la maison, l'obscurantisme et le fanatisme en sont chassés et sortent par la fenêtre.
En effet la bêtise humaine trouve un terreau fertile dans l'analphabétisme qui est un vice qu'il faut combattre.
 Comment comprendre aujourd'hui que des mariages collectifs se nouent en dehors des préceptes de la Charia ? 

 Pour cela il faut éduquer la jeunesse dès le plus bas âge, en commençant par la cellule familiale qui est la cellule de base de la société. Cette éducation devrait être poursuivie ensuite au niveau des daaras. 


Fait à Touba, le 20/07/2009
Cheikhouna MBACKE
Responsable Moral de la Fondation IKHRA
Institut Khadimou Rassoul pour l'Education

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	</item> <item>
	  <title>Interdits à Touba : Incinération des saisies </title>
	  <description>


C'est une saisie importante que le Dahira Safinatoul Aman a exposé au niveau de la gare de TOUBA avant de procéder à l'incinération. Cette saisie constituée entre autres de paquets de cigarettes, des boubous indécents portés par des femmes, de ballons de football, bref d'articles, d'objets ou de produits interdits dans la ville sainte de TOUBA. On a également noté parmi les bagages exposés du matériel saisi lors d'un meeting politique et du matériel de percussion ou de sonorisation.

Il faut rappeler que sur toutes les limites de la ville de Touba, tout ce qui est attentatoire à l'honorabilité et au caractère sacré de la ville est interdit.

L'opération d'incinération s'est déroulée en présence de plusieurs membres du Dahira Safinatoul Aman. Modou Diop Diobé, au nom du Dahira a fait le bilan du travai accompli et réitéré l'engagement de toute son équipe à servir la cause de Serigne Touba dans la recherche de l'agrément DIEU.

Serigne Modou LO NGabou le guide du Dahira précisera que la mission de Cheikhoul Khadim envers les créatures est de les former à la droiture. C'est d'ailleurs pourquoi Il a fondé la cité bénite de Touba dans le but unique de fuir tout ce qui entraine la perdition. L'objectif majeur du Cheikh dira -t-il demeure la recherche de DIEU.

Il dira que le projet de Cheikhoul Khadim est clairement explicité dans son ouvrage « Matlaboul Fawzayni » (La quête du bonheur des deux mondes) que d'ailleurs de disciples doit lire et comprendre avant de s'installer à Touba car il contient de façon claire la relation qui doit régir tout disciple à la cité bénite de Touba.

Il a vivement encouragé l'équipe qui s'est sacrifiée pour la face de Serigne Touba tout en faisant une mise en garde contre les détracteurs qui essayent de profaner l'honorabilité ou le statut sacré de la ville.

L'importance du travail accomplit se mesure à la dimension des réseaux de malfaiteurs démantelés ; ce qui du reste montre largement que c'est une mission agréée par Serigne Touba et qu'il faut comprendre comme une obligation communautaire à l'endroit de la ville et de ses habitants.

Serigne Modou LO est revenu sur la structuration du Dahira et a réitéré la confirmation de Serigne Mbaye Sarr au poste de superviseur pour son expérience, sa détermination et la maturité avec laquelle il gère les dossiers. Il a rappelé et insisté sur l'ordre et le discipline pour que tous les acteurs respectent scrupuleusement les instructions de leurs supérieurs

Serigne Mbaye Sarr a encouragé l'équipe et montré que les difficultés auxquelles, elle est confrontée ne les empêchent pas de persévérer.

Après cela il a été procédé à l'incinération des objets devant le public. Il faut noter que c'est la 4ème édition qu'une telle opération se tient sous la houlette du Dahira Safiantoul Aman.

La rédaction de HTCOM

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	</item> <item>
	  <title>GENESE DE L'ENSEIGNEMENT DU FRANCAIS EN MILIEU MOURIDE</title>
	  <description>Genèse de l'enseignement du français en milieu Mouride

Le  débat sur l'opportunité d'introduire l'enseignement du français à Touba m'amène à porter à votre attention la présente note.

Touba est une cité religieuse fondée en 1888 par cheikh Ahmadou Bamba avec comme objectifs le culte exclusif de Dieu, la quête du savoir, le travail. C'est pour cela que le Cheikh demanda à Dieu sous forme de prières :

«Fais que cette cité soit réceptacle d'initiations, un lieu de méditation et  d'entendement.
Fais qu'elle soit un lieu d'orientation, d'enseignement, d'éducation et 
de compréhension».

	Bien que bénéficiant d'un statut spécial, et ce depuis le temps des colons, Touba, bâti sur un titre foncier accordé à Serigne Mouhamadou Moustapha, premier Khalif, avec une gestion assurée par la descendance directe du Cheikh, s'est toujours ouverte à l'extérieur.	

	L'enseignement de tous les savoirs utiles et de toutes les langues du monde n'y est pas interdit et n'est pas exclu du programme et du système mouride. Il faut simplement respecter les objectifs  initiaux qui ont présidé à la fondation de toute cité  mouride et obtenir l'autorisation préalable des dirigeants mourides.

	A titre d'exemple, en 1912, lorsque l'autorité coloniale a voulu ouvrir à Diourbel, dans le quartier résidentiel de Cheikh A. BAMBA, une école française, ce dernier a donné son accord, avec comme condition, l'introduction de l'arabe et l'enseignement de quelques éléments de bases de l'Islam dans le programme de l'école. Ces conditions acceptées et remplies, les autorités coloniales ont ouvert l'école  et 15 fils de talibés y ont été inscrits avec la bénédiction du Cheikh. 
	
	
	L'école a d'ailleurs été baptisée Franco-Mouride tellement les valeurs du Mouridisme y ont été mises en exergue. On compte parmi ceux qui ont fréquenté l'établissement d'éminentes personnalités comme professeur Cheikh Anta DIOP, Serigne Cheikh Fall Baye GOR,  Serigne Gallo MBAYE, actuel Khalif de Longhor, un des plus célèbres Daaras à Mbâkol  dans le Cayor. 
	
	En 1913, une école similaire a été fondée à Mbacké, dans le quartier natal du Cheikh et les élèves ont été les fils de ses proches et talibés, parmi lesquels Serigne Moulay BOUSSO, fils de Serigne MBACKE BOUSSO, Serigne Cheikh Atta MBACKE fils de Mame Mor DIARRA, Cheikh Yaba DIOP de Kaël.
	
	A Touba, dans les années 1960, une école française a été ouverte par Serigne Cheikh MBACKE « Gaïndé Fatma,  qui porte d'ailleurs son nom, et elle a connu son extension sous le Khalifat de Serigne Abdou Lahad.

	Une autre école française a vu le jour, avec la bénédiction du Khalif général, Serigne Abdou Lahad lui-même, à Darou Marnane, un des plus célèbres quartiers de Touba.
 	
	Ces deux établissements n'ont pas cessé de faire leurs preuves en matière de scolarisation des masses et brillent aujourd'hui par leur taux élevé de réussite aux examens.

	Des villages environnants, aujourd'hui engloutis par Touba, ont accueilli des écoles françaises ; c'est le cas de Tindody fondé par Cheikh Moustapha, le premier Khalif, Darou Rahmane, par Serigne Abdoulahi, fils de Cheikh A. BAMBA, Missirah, par Mame Mor Diarra, Touba Fall par Cheikh Ibra Fall, Ngabou par Cheikh Ahmadou Bamba,...»

	Cependant, les enseignements dans ces établissements sont accompagnés et renforcés par l'éducation religieuse.
	
	D'éminents cadres et intellectuels mourides(Ingénieurs, professeurs, docteurs, avocats) ont fait leurs premiers pas dans ces écoles.
	
	A  ce titre on peut ajouter  les établissements scolaires de Serigne Cheikh Gaindé Fatma et ceux de Serigne Mourtada Kadim Rassoul implantés un peu partout à travers le Sénégal. 
	Les établissements de Serigne Cheikh Mbacké ont été fondés à la fin des années 50 sous l'autorisation de l'administration coloniale et jusqu'au moment du rappel à Dieu de son fondateur ils étaient au nombre de 150 établissements avec 300 enseignants.
	Les instituts Al AZAR fondés par Serigne Mourtada Mbacké en 1975 à leur tour sont aujourd'hui au nombre de 403 avec 47927 élèves encadrés par 469 professeurs.
Au niveau de tous ces établissements scolaires cités supra, les enseignements sont principalement dispensés en langue Arabe.  Cependant  on y enseigne également le français  et l'anglais, comme matières obligatoires.
Aussi, dans les programmes des Instituts Al  AZAR, certaines matières telles que l'Histoire et la Géographie, et les matières scientifiques, sont enseignées en langue française depuis le début de cette année scolaire 2008/2009.
 	
 &amp;#61692;	Introduction de la formation Professionnelle dans les Daaras

	Touba est et restera toujours un temple du savoir et de la formation et cela, son fondateur l'a tellement bien compris qu'il avait lui-même, en dehors des Daaras, ouvert des ateliers au nombre de 3 pour la formation professionnelle des talibés dans sa propre demeure à Diourbel :

-	Un atelier de menuiserie pour la confection de lits, armoires, tables géré par Cheikh Fat Tacko DIOP, oncle maternel de Serigne Mourtada ;

-	Un atelier de cordonnier pour la fabrication de chaussure, chemises à sangle en cuir et sacs pour la conservation des livres coraniques, confié à Serigne Modou Mamoune, fils ainé de Mame Cheikh Anta (il exerça lui-même le métier);

-	Un charpentier pour la fabrication de baraques et enclos dirigée par Serigne Mbacké DIOUF.

Les aides et apprentis ont été des talibés qui en dehors de l'apprentissage du Coran, ont continué  à parfaire  ainsi leur formation professionnelle.

Dans un passé récent, Serigne  Saliou a donné son accord pour l'érection de Daaras modernes et d'écoles franco arabes dans Touba.

Le premier Daara construit dans ce cadre est aujourd'hui confié à Serigne Abdou Fatah, fils de Gaïndé Fatma, avec comme programme :

a)	Le matin : apprentissage du Coran
b)	Le soir : alphabétisation en français

L'Etablissement scolaire féminin Soxna Diarra Bousso de Porokhane  peut être considéré aujourd'hui comme un modèle exceptionnelle de Daara moderne au Sénégal. C'est vraiment l'exemple type d'un Daara coranique avec en son sein un centre de formation professionnelle où on enseigne aux filles certains métiers comme le tissage, la teinture, le tricotage ainsi que la couture.

		La question que nous devons nous poser est donc pourquoi la fermeture des 14 établissements scolaires construits par la Coopération japonaise et l'Etat du Sénégal en 1994.

	Comme nous le savons tous, Touba reste toujours, du fait de sa vocation religieuse,  sous l'autorité exclusive du Khalife Général des Mourides. Dés lors tout projet que l'on voudrait y réaliser devrait être soumis à l'autorisation préalable de ce dernier, ce qui n'a pas été le cas avec ces établissements car Serigne Saliou n'a été informé qu'au  moment de leur ouverture.

	Cela a provoqué sa réaction et il s'est opposé au démarrage des écoles. Le Ministre d'alors, devant cette situation de fait a ordonné la fermeture des écoles et remis les clefs au Khalif qui les a mises à la disposition de certains maîtres coraniques de Touba.

	En ce qui concerne la polémique née ces derniers jours entre l'autorité supérieur de Touba et le Ministère de l'Education quant à la réouverture de ces écoles, elle est consécutive à un malheureux malentendu.

	
 &amp;#61692;	Suggestions

1°) Développer et Privilégier la concertation avant tout projet d'édification d'écoles à Touba, le Khalife n'étant pas  opposé  à l'introduction du français dans le système éducatif.

2°) Faire  du Daara moderne de Touba un exemple, une vitrine, en le dotant d'équipements pour la formation professionnelle, de salles informatiques, de dortoirs pour les filles.

Il faut aussi prendre en charge les émoluments des enseignants.

A ce jour, toutes les dépenses liées au fonctionnement de cet établissement sont prises en charge Serigne Abdou Fatah. Si toutes les conditions sont réunies ce Daara peut constituer un réel déclic.

3°) Développer les compétences et la capacité de fonctionnement des établissements scolaires cités plus haut, existant dans la périphérie et transformer certaines d'entre eux en collège ou lycée.

	4°) Réintégrer les Daaras modernes au ministère chargé de l'Education nationale militerait en faveur d'une plus grande prise en compte de la formation religieuse dispensée dans lesdits Daaras.

5°) Réaliser dans les meilleurs délais les projets d'implantation d'écoles franco-arabes,  une des priorités de Touba.





La matérialisation de toutes ces suggestions ne doit pas être un  événement mais devrait plutôt entrer dans  la continuité et être considérée comme un nouveau jalon dans le renforcement de l'enseignement à Touba.

	


                                                                          Docteur Khadim SYLLA
Conseiller Chargé des Affaires religieuses

 


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	</item> <item>
	  <title>Rencontres mondiales  sur le Soufisme: Cheikhouna Mbacké impose le Mouridisme</title>
	  <description>
Le Royaume du Maroc a organisé, à Marrakech pour la deuxième fois, les Rencontres mondiales Sidi Chiker réunissant les praticiens du Tasawuf. Des milliers de personnes composées de Chefs religieux, de Soufis et d'intellectuels musulmans ont pris part à ces manifestations. Les Sénégal était aussi fortement représenté. La délégation de Touba était conduite par Cheikhouna Mbacké qui, durant ces Rencontres, s'est montré communicateur, pédagogue et stratège. Son action a porté au loin l'Ordre Soufi du Mouridisme. 

                                                         

Le Maroc a organisé du 10 au 12 juillet 2009, pour la deuxième fois, les Rencontres mondiales Sidi Chiker des Affiliés au Tasawuf. Des milliers  d'intellectuels musulmans, de chefs religieux et de Soufis, grands praticiens du Soufisme,  venus de tous les continents ont été  présents à Marrakech. Plus de quarante pays ont été officiellement représentés. Mais on notait aussi la présence aux Rencontres de plus de cent nationalités. Ces Rencontres ont été véritablement mondiales. Toutes les branches confrériques du Soufisme y ont participé.  Des mystiques et des intellectuels musulmans ont, tour à tour, disserté sur les fondements du Soufisme dans le Coran et la Sunna, son rôle face aux défis de la mondialisation et ses rapports avec l'Ethique. 
Pendant trois jours, les participants ont joint l'utile à l'agréable autour de panels riches et animés. C'était aussi l'occasion de procéder à une diplomatie « religieuse » par une série de contacts et d'échanges fort enrichissants. Le Sénégal était bien représenté par de nombreuses «  maisons » confrériques comme celle des Tidianes, conduite par Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine,  celles de la famille omarienne , celle des Niassène, celle de Ndiassane conduite par le Khalife en personne. La délégation mouride était conduite par Cheikhouna Mbacké,  fils du Khalife général des Mourides, Serigne Mouhammadou Lamine Mbacké.  Mais c'est surtout à  travers ses activités et son plan pédagogique de communication et de vulgarisation du mouridisme , au-delà de la Méditerranée et de l'Atlantique, que Cheikhouna Mbacké  a réussi, avec brio, à porter au loin la voie et la voix du Mouridisme.  Sa démarche, diplomatique et raffinée, a eu à faire de lui une personnalité vers laquelle certains participants convergeaient.
Le fils du Khalife Général des Mourides, dans une allure respectable et pleine d'élégance,  a, en effet,  engagé avec des nombreux chefs religieux, dont certains sont restés inextricables à leur dogme, des échanges mystiques, simples et pédagogiques sur l'oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba.  Cheikhouna Mbacké a confectionné des centaines de fascicules portant sur la biographie de Son grand-père le Fondateur du Mouridisme. En même temps, il a distribué à de nombreuses personnes dont des universitaires occidentaux et arabes et à beaucoup de Soufis arabes un autre document expliquant, de façon structurée et pédagogique, « les principes fondamentaux du Mouridisme ». 

 Le Mouridisme, consubstantiel au Soufisme

Ce Document est vite apparu comme un instrument d'informations et d'enseignements important et opportun. Cheikhouna Mbacké y dresse l'épopée mystique de Khadim Rassoul. Touba, le Ville Sainte y est présentée en virtuose. Le Magal et ses exigences y sont clairement expliqués. Au-delà de l'Ordre mystique de Cheikh Ahmadou Bamba, le document distribué à des centaines de personnes rend compte de l'influence exceptionnelle du Saint Homme en Mauritanie où il a fédéré  autour de Sa Personne et de sa Voie  mystique de nombreux chefs religieux maures.
Le mérite de Cheikhouna Mbacké a été salué par ses nombreux interlocuteurs dont certains ont été surpris par le contenu exceptionnel du  Document. Dans ces Rencontres mondiales sur le Soufisme, il a ainsi réussi à enseigner aux participants dont beaucoup sont fanatiques ou enfermés dans leur dogme que le Mouridisme est consubstantiel au Soufisme. Ses rencontres avec les Nigérians relevant de l'obédience de Cheikh Ibrahim Niasse, ses échanges, soit en anglais, sois en français, soit en arabe, avec des mystiques asiatiques, des chefs religieux de l'Europe de l'Est et des intellectuels maghrébins, lui ont permis de montrer l'image réelle du Mouridisme. La présence de   Cheikhouna Mbacké a été bien remarquée. D'ailleurs avec Serigne Abdou Aziz Al Amine, il a été le seul sénégalais à être invité à prendre la parole lors des allocutions. Son action  a ainsi été une conquête des pays non encore conquis et a permis une appréciation par l'Occident et par l'Asie du Mouridisme si bien que beaucoup ont promis de se rendre à Touba.
	
 Le Maroc, un exemple de solidarité islamique

Pour le fils du Khalife Général des Mourides, ces Rencontres Sidi Chiker sont aussi  une occasion offerte par le Maroc aux communautés religieuses du monde musulman de se faire connaître et de tisser des relations de solidarité. Son action s'inscrit ainsi dans ce cadre. De la terre marocaine, des réseaux de solidarité ont été élaborés et des ponts ont été jetés entre des Chefs religieux de différentes confréries qui, malgré l'éloignement des lieux, partagent la même passion exaltante  de  l'Islam. Des confréries d'Europe de l'Est, celles d'Afrique de l'Ouest, celle d'Asie se sont, grâce à ces historiques et importantes Rencontres Sidi Chiker, rapprochées pour mieux se connaître. Cheikhouna Mbacké a naturellement réussi à faire passer le message du Mouridisme porté par son Fondateur.
 Mais le jeune Chef religieux n'a surtout pas manqué de constater comment le Maroc, dans son ouverture et sa générosité, a un esprit d'organisation et de méthode qui force le respect. Grâce à ces Rencontres, le Royaume alaouite a, pour lui, aidé à unifier le monde musulman et à tisser des relations entre communautés musulmanes de confrérie différentes. C'est pourquoi, il a, avec enthousiasme, manifesté son accord et son soutien à l'idée de création d'un Forum international des affiliés au Soufisme, lancée par le Ministre des Habous et des Affaires islamiques.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides
Fait à Touba, le 15 /07 /2009


</description>
	</item> <item>
	  <title>GRACK, UNE VILLE MAURITANIENNE, CENT POUR CENT DISCIPLES DE CHEIKHOUL KHADIM</title>
	  <description>GRACK, UNE VILLE MAURITANIENNE, CENT POUR CENT DISCIPLES DE CHEIKHOUL KHADIM

Garcak est un village wolof du sud de la Mauritanie fondé vers l'an 1000. Situe à 6km à l'Est de Rosso Mauritanie, le village est réputé pour ses grands érudits et son ancrage dans les pratiques islamiques.
On rapporte que Cheikh Ahmadou Bamba, lors de son exil mauritanien avait visité principalement les localités de Khomak, Sarsara, Toundou Moukhzine et Jeraria et c'est à Khomak qu'il reçu les dignitaires de Garak conduit par Serigne Bara M'Bity Fall. Le cheikh leur dira qu'ils devaient rentrer immédiatement à Garack. Bara M'Bitty venaient en effet de perdre sa soeur.
De sources dignes de foi on rapporte qu'un nommé Marfall Diambar a rencontré le cheikh à côte de Dagana. Ce dernier lui remit une lettre pour la communauté de Garack. Cette lettre est un appel à une foi sans faille et une spiritualité exemplaire. 
On dit également que des érudits de Garack écrivaient des  exemplaires du coran  qu'ils offraient au Cheikh. Parmi ceux-ci on peut citer Cheikh Ahmed Fall Ndop, Cheikh Dame Yare Moumaq, et d'autres encore.
Plus près de nous de grands hommes ont marqué la Mourriddiya à Garack, parmi eux Said Ahmed Fall et Madiaw Ba. Ce dernier consacra  toute sa vie à Cheikh Al Khadim et aux oeuvres sociales. Il fonda la Dayira Al Mouhajirine Wal Ansarà Garack. 

Sur les traces de Cheikh Ahamadou Bamba en Mauritanie, Serigne Cheikhouna MBACKE était au rendez-vous. Il a été accueilli à Rosso Sénégal le vendredi 03/07 vers 13h par Madine Ba ancien Ministre du Tourisme et du Commerce et actuel Directeur de l'Agence de la Réinsertion des Réfugiés Mauritaniens     

L'événement de 2009 célébré le 03/07/09 a été également marqué par la présence de Serigne Fallou MBacke Ibn Serigne Ibrahima M'Backe Ibn Khadimou Rassoul, Serigne Abdel Ahad MBacke Ibn Serigne Cheikh Mbacke, Serigne Abdou Salam Mbacke Gainde Fatma, Serigne Khadim MBacke Ibn Serign MBacke Sokhna Lo, Serigne Cheikh, et Sokhna Gawane Mbacke.

Plusieurs personnalités mauritaniennes ont également pris part à cet événement, parmi eux le Ministre du Commerce de l'Artisanat et du Tourisme, des Directeurs Généraux et de hauts cadres du pays.
Serigne Khadim a rappelé les principes de notre sainte religion et a invité les talibés à l'humilité, la solidarité et le raffermissement de notre foi religieuse.
La nuit a également été marquée par des prières et la déclamation de khassaids de Cheikh al Khadim.

Cellule de communication du khalife Général des Mourides
Fait à Touba, le 03 Juil. 2009 

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	</item> <item>
	  <title>CELEBRATION DU KAZU RAJAB 2009
</title>
	  <description>      L'édition 2009 de la cérémonie commémorative du Kazu Rajab sera célébrée, à Touba, durant la nuit du 26 du mois lunaire de Rajab, correspondant au dimanche 19 juillet.
Le Kazu Rajab  qui est le deuxième événement religieux de la communauté mouride, après le Magal de Touba, revêt une importance particulière pour les musulmans en général et les mourides en particulier. En effet, c'est à cette occasion que le Prophète Muhammad (SAW) a effectué  le voyage nocturne (Al Isra) et l'ascension spirituelle (Wal Mierâj). Miraculeusement, cette même nuit coïncide avec l'anniversaire de la naissance de Serigne  Falilou MBACKE, fils et 2ième Khalife de Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE.
Cette année encore, cet événement sera commémoré dans la continuité, d'une part dans la pure tradition de la piété, pour rendre grâce à Allah et à son Prophète Muhammad et d'autre part de l'hospitalité bien connue des mourides.
Le Khalife général des mourides El Hadj Mouhamadou Lamine Bara MBACKE Falilou, dont la présente édition du Kazu Rajab constitue la seconde de son Khalifat Général et neuvième de son Khalifat Fadilien, entend donner à cet événement tout son sens.
Aussi, la communauté musulmane du Sénégal et toute la Oummah islamique sera sans aucun doute présentes à Touba pour communier ensemble pour la gloire d'Allah.

La Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides

  Fait à Touba le Vendredi 03 Juillet 2009

 

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	</item> <item>
	  <title>LES BALKANS A LA DECOUVERTE DE LA MOURIDIYA
</title>
	  <description>
Le hasard d'une rencontre en Mauritanie entre le Dr Rajab BOYA ressortissant de l'ex Yougoslavie (actuel Kosovo) et Serigne Cheikhouna MBACKE, des condisciples ayant fréquenté, pendant 7ans, la même Université de Médine en Arabie Saoudite, a été à la base du voyage que ce dernier a effectué au KOSOVO du lundi 22/06/ au 01/07/2009. 

Ce voyage, via Istambul, a été l'occasion de retrouvailles entre le Dr Rajab qui a été moufty de Kosovo pendant 13 ans, et Serigne Cheikhouna, 22 ans après leur humanité en Arabie Saoudite.

Le Kosovo, ex province de la Yougoslavie, sous la domination de la Serbie, a connu une guerre de libération qui a duré 2ans (de 1998 à 1999) et qui s'est soldé par la proclamation de son indépendance en février 2008.

L'indépendance du Kosovo est aujourd'hui reconnue par 60 pays à travers le monde, dont 22 pays européens et seulement 6 pays africains. C'est ce qui explique que le Kosovo compte beaucoup sur le Sénégal pour élargir le périmètre de reconnaissance de son indépendance.  
Pourquoi le Sénégal ?
Pour au moins 3 raisons :

1°) Le Sénégal qui assure la Présidence de l'OCI, est le 4ième pays à avoir reconnu le Kosovo et compte comme celui-ci, quelques 95 % de musulmans ;

2°) Le Sénégal qui est un nain au plan géographique, est un géant de par sa diplomatie ;

3°) Enfin, le Sénégal compte en son sein, une communauté religieuse la mouridiya, très dynamique et très présente en Afrique et dans le monde. Ce réseau de relations dont dispose la communauté mouride, peut être très utile pour la jeune République Kosovar, en quête de légitimité et de reconnaissance internationale.

Durant son séjour, Serigne Cheikhouna, a présidé la prière du Vendredi 26 juin 2009, jour de l'inauguration de la plus grande mosquée du Kosovo.

Serigne Cheikhouna qui a été accueilli par le protocole du Ministère des Affaires  Etrangères accompagné du Moufty, a été reçu par le Ministre des Affaires Etrangères et par le Président de la République du Kosovo.

CELLULE DE LA COMMUNICATION DU KHALIFE GENERAL DES MOURIDES</description>
	</item> <item>
	  <title>CONTRIBUTION POUR UNE MEILLEURE COMPREHENSION DU ROLE     DES DAARAS
</title>
	  <description>
Le vingt et unième siècle qui commence à peine sera le siècle de la renaissance de la spiritualité avec notamment le choc des civilisations. Le monde occidental qui en mesure les enjeux a déjà pris position dans cette confrontation en voulant présenter le modèle islamique comme un projet rétrograde, répressif et régressif, face à un modèle européen dit émancipateur.
Face à l'échec des attaques contre l'islam menées de l'extérieur, l'occident a changé de stratégie en optant de la mener de l'intérieur, à travers les daaras qui font l'objet d'attaques récurrentes car ils sont assimilés à des structures regorgeant de mendiants errants et où la pratique de la pédophilie est courante. 
A cet égard le cas de Touba mérite une attention particulière car une enquête approfondie doit être menée pour élucider cette affaire et voir s'il s'agit d'un cas isolé ou « d'un cheval de Troie » qui cacherait une stratégie de déstabilisation de grande envergure. 
Il ne s'agit ni plus ni moins que d'un complot ourdi par les européens contre les daaras.
Cette vision d'un monde musulman archaïque avec une sous culture est erronée et il faut la combattre.
Au plan international (en France et en Belgique) le débat actuel sur le port du voile est loin d'être neutre. 
En réalité, en s'attaquant au voile qui est un signe extérieur de manifestation de l'appartenance à une culture déterminée, en l'occurrence celle islamique, on s'attaque au libre choix et à la liberté des musulmans.
L'explication qui est donnée dans ces pays pour interdire le port du voile aux musulmans, sous le prétexte de permettre leur identification pour des objectifs sécuritaires ne tient pas la route.
Les musulmans sont donc interpelés face à ces agressions. Un devoir de vigilance, une meilleure organisation de la société, une conscientisation qui passe par une meilleure  formation des talibés dans les daaras  s'impose pour annihiler  toute tentative de décrédibiliser le projet culturel et spirituel porté par l'Islam qui est le seule capable aujourd'hui de sauver le monde.

CELLULE DE LA COMMUNICATION DU KHALIFE GENERAL DES MOURIDES</description>
	</item> <item>
	  <title>CONDOLEANCE
A LA COMMUNAUTE LAYENNE</title>
	  <description>                                     
Le Sénégal vient d'être frappé par un deuil avec le rappel à Dieu, ce mercredi 01 juillet 2009, de Chérif Ousseynou Laye.

Chérif Ousseynou Laye, porte parole de la communauté layène, était un pèlerin infatigable de la cause islamique, qui sillonnait le monde entier pour prêcher la bonne parole.
Il était, en particulier une référence pour la jeunesse sénégalaise à qui il ne cessait d'inculquer les valeurs de dignité, de quête du savoir, de courtoisie et de solidarité.
Considérant les relations privilégiées que la communauté Layenne entretient avec toutes les familles religieuses, la Communauté mouride, par la voix de son Khalife Général, El Hadji Mouhamadou Lamine Bara MBACKE Falilou, présente ses condoléances les plus attristées au Khalife  Général  EL Hadji Abdoulaye Thiaw Laye et à toute la confrérie layenne, avec qui elle partage ces moments douloureux.

Que la terre de Cambérène lui soit légère.

La Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides

                         Fait à Touba le 1er Juillet 2009

 

</description>
	</item> <item>
	  <title>COMPTE-RENDU DES JOURNEES KHADIMOU RASSOUL DE TAVERNY (PARIS)
</title>
	  <description>Voici le compte-rendu des JOURNEES KHADIMOU RASSOUL DE TAVERNY (PARIS), organisées les 1er et 2 mai 2009. Le thème de cette édition était :

"Universalité du message de revivification de l'Islam, dans la pure tradition prophétique, à travers les oeuvres de Khadim Rassoul"

« Dinoun Siwa Islamihi Laa Youhmadou Indal Ilahi Wa Bihi Noudiad-Didou »

« Une religion autre que son islam (l'islam du prophète) n'est pas agréée auprès de Dieu (indal ilahi) et par lui (le prophète) nous la revifierons ».


Les Journées Khadim Rassoul France 2009 (Touba-Taverny) avaient pour objectif la mise en lumière de l'entreprise de Revivification de l'Islam dans la Pure Tradition Prophétique dans les oeuvres de Khadim Rassoul. Tout était clairement défini quant à la finalité, c'est à dire la diffusion, la mise en disponibilité des savoirs et des connaissances découlant de cet engagement sans faille et dont les bienfaits sont un trésor inestimable.

Si au sortir de cette manifestation, il fallait retenir VRAIMENT une chose c'est l'Universalité du message du Serviteur du Prophète, entendons nous bien message islamique. En insistant sur la personne de Khadim Rassoul et sur l'universalité du message professé à travers ses écrits et ses paroles, il était question de mettre un terme à cette lecture du mouridisme comme particularité et de renouer scrupuleusement aux règles et principes édictés par Khadim Rassoul et qui ne sont rien d'autre que ceux fixés par l'Islam. A la suite de la présentation très discrète qui a été faite de l'événement, nous étions dans l'obligation de formuler clairement l'ambition de ces journées et de retracer de manière fidèle les moments qui nous semblaient les plus en phase avec l'esprit de cette manifestation.

Pour commencer, plantons le décor. Le jardin de la Résidence choisi pour accueillir la manifestation avait été bien aménagé au point de surprendre ceux qui n'y croyaient pas depuis le début. Les tentes blanches plantées au fond du jardin entre les arbres, avaient pour fonction d'abriter les gens de la pluie et du vent frais. La tribune des intervenants faisait face aux tapis étalés à même le sol qui couvraient une grande surface et qui avaient pour but de faciliter la lecture du Coran et des Diwan Khassaides, et la prestation des Kourel. Cette disposition qui facilitait également la prière en grand nombre imposait à la préservation de cet espace sacré. En retrait des chaises avaient été posées pour donner à chacun la possibilité de suivre les interventions sans embarras. Un grand espace séparé ce lieu des bâtiments et servait de temps à autre de palabre et à deux reprises de point de convergence des Baye-Fall pour d'intenses moments de Zikroulahi. Nous ferons le choix de la présentation en deux temps : le temps du culte et de la liturgie et le temps des contributions.

LE CULTE ET LA LITURGIE

Les Journées khadim Rassoul étaient rythmées par la lecture du Coran et ponctuées par la déclamation des khassaides. Cette tache a été largement remplie parce qu'au sortir de cette manifestation douze Coran et de nombreux Diwan Khassaides ont été lus ; et les différents Kourel de Touba-Taverny et leurs invités nous ont gratifié d'excellentes prestations. Il convient de rappeler que les Journées ont débuté un Vendredi et que la prière du Jumaa revêtait une saveur toute particulière pour ceux qui avaient l'habitude de prier à la mosquée du fait du nombre et de la provenance des frères présents. Pour la première fois, la prière du Vendredi a accueilli autant de monde au point que nombreux sont ceux qui ont prié dans le jardin. Pour la première fois également le jardin a servi de lieu de prière en masse, de lieu de lecture de Coran et de khassaides, de lieu de prestation des kourel et a accueilli des conférences de qualité extraordinaire. Le 02 Mai, après la prière de Maghrib, Serigne Mame Mor Mbacké Falilou a lu le "Khatmu" et fait des prières pour tous les talibés et à l'ensemble de la communauté musulmane.

LES CONTRIBUTIONS

Les organisateurs avaient choisi le vendredi comme moment de culte et de liturgie, du coût, c'est en tout début de soirée que la délégation mandatée par le Khalife Général des mourides, de même que nos intervenants sont venus saluer, transmettre salutations et message de notre honorable guide. Il convient de rappeler que le Khalife Général des mourides, en envoyant une délégation d'une grande respectabilité dirigée par Serigne Mame Mor Mbacké Falilou et composée de Serigne Modou Khabane Mbacké Falilou (qui s'est excusé pour cause de mission) et de Serigne Chérif Mbacké Falilou nous a explicitement honoré, nous talibés de France. Sachez par la même que ces deux derniers, qui sont des guides respectés et estimés, ont été désignés lors du dernier Magal, Diawrignes des Mourides de France.

Nos intervenants à savoir Serigne Khadim Sylla, dont la renommée et l'érudition sont sans contestation et Serigne El Hadji Fadel Mbacké (Ibn Serigne Abdou Rahmane) dont les résultats de son champ d'investigation et la pertinence de ses propos nous sont intimement bénéfiques et fortement nécessaires; en ont profité pour esquisser leur plan de travail. Ils ont également soutenu et développé les propos de Serigne Mame Mor Mbacké sur l'importance et la nécessite de l'unité et les bénéfices à en tirer. Ils ont levé la séance après avoir prié pour les talibés et pour la perpétuation de tels événements qui ne sont que des formes de jihad par l'éducation et la transmission. Le lendemain, Samedi 2 Mai, les contributions débutèrent à 14 heures, laissant largement le temps aux frères de s'imprégner de la lecture du Coran et des Diwanes khassaides, et de profiter de la déclamation des mélodies tantôt douces, tantôt rythmées des khassaides de Khadim Rassoul.

Le Docteur Bakary.Sambe, qui avait la charge de nous entretenir de "l'Etude Critique de l'Application collective de l'Islam en France", nous gratifia d'une excellente contribution. Le rappel historique qu'il fit, dans un délai imparti assez court, nous présenta l'Islam traversant les époques sous des aspects civilisationnels différents : de sa naissance à son déclin en passant par son âge d'or. Cette rétrospective avait pour but d'éclairer de la situation actuelle caractérisée par une absence de soufisme dans l'expression collective de l'Islam en France. En mêlant ses recherches et son expérience d'ancien élu du CRCM (conseil régional du culte musulman), il nous fit un état des lieux de la représentativité, de l'institutionnalisation de l'Islam, où positionnements, stratégies d'accès et de conservation du pouvoir s'entrecroisent. Il finira en exhortant à la présentation d'une alternative intégrant cette dimension perfectionniste qui nous éviterait cette course pour l'accaparement et la thésaurisation des biens de ce monde.

A sa suite, notre frère S.Younouss.Diop dont nous saluons tous sa disponibilité, se devait de nous parler du Soufisme en général et de la " Complétude du Soufisme dans l'Entreprise de Revivification de l'Islam de Khadim Rassoul en particulier". Il prit la sage décision de traiter le sujet à partir du livre majeur du Cheikh à savoir Massalik-al-Jinan. Son objectif était d'être bénéfique aux frères en rappelant fortement les écrits de Khadim Rassoul sur l'obligation d'allier Charia et Haqiqa et de battre en brèche les lectures subjectivistes qui travestissent la muridiyya. Après un court détour historique et les débats qui ont prévalu sur l'hétérodoxie du soufisme, il nous livra dans un style très élémentaire et très pédagogique, les éléments du soufisme très équilibré que nous recommande Khadim Rassoul et qui sont à la mesure de tout mortel.

La tache de S.El.Hadji.Mbacké se révélait très ardue dans la mesure où il se devait de nous faire une exégèse des écrits du Cheikh. Il nous présenta une grille de compréhension du style inimitable bien que très sobre et dans un arabe classique. Malgré ses essais de clarification et d'explicitation des vers de Khadim Rassoul, il mit l'accent sur le caractère intimiste de ces écrits que nul interprétation prétentieuse ne saurait percer à plus forte raison mettre en doute. Il appela à la vigilance concernant les écrits qui se prévalent du Cheikh que les chercheurs et les habitues des khassaides ont très vite repéré et vilipendé. Il finit en mettant l'accent sur la nécessité d'investir ce champs de recherche pour mettre à disposition l'extraordinaire joyau que constitue l'oeuvre intarissable de Khadim Rassoul qui est l'Abreuvoir des Assoiffés ».

L'exposé de S.Khadim.Sylla qui portait sur « L'Universalité du Message de Revivification de Khadim Rasoul dans la Pure Tradition Prophétique » fut richissime. En effet ce dernier parcourut de bout en bout ce message islamique revivifié. Du coût, il fit l'archéologie des connaissances et savoirs mourides. Du social (justice, fraternité..) au sociétal (éducation religieuse, enseignement professionnel...) en passant par le religieux (sagesses, mystique...), il passa en revue minutieusement toutes les arcanes de cette société islamique à l'image du message revivifié et dont le modèle exclusif était la société islamique de Médine. C'est sur cette communauté fraternelle à la foi véridique ou Jamiatou Tahouni Alla Taha Tilahi Wa Rassoulihi que l'infatigable serviteur de l'Islam, le magnanime, très aimé Cheikh-al-Islam à savoir Cheikh.Mourtada.Mbacké appelait de ses voeux que l'exposé s'acheva. Tout ça pour dire que nous sommes les ambassadeurs de l'Islam et que nos modèles furent en vérité des guides irréprochables et l'incarnation vivante du Coran. Il finit par saluer l'organisation très novatrice de cette manifestation et la pertinence de son objectif. Il appela à sa perpétuation dans l'unité et la fraternité.

Après ces deux exposés, S.Mame.Balla.Mbacké, formé dans les daaras de Cheikh.Saliou.Mbacké, a tenu à témoigner de sa dimension d'"Insaanoul Kamil" et à lui rendre hommage tant son travail au service de l'Islam est encore ignorer des humains. Sur un ton émouvant et à travers des anecdotes, il nous parla de la très grande sagesse d'un homme aux allures simples et humaines mais aux desseins complexes transcendant préoccupations et entendement humains.

S.Chérif.Mbacké, pour sa part, après ses remerciements et ses prières, recommanda aux étudiants d'inscrire leurs actions dans la recherche des archives coloniales qui contribueraient sûrement à la reconstitution historique à partir d'éléments croisés. Il nous assura encore une fois de son engagement total au service de Khadim Rassoul S.M.Mor.Mbacké, en sa qualité d'autorité spirituelle et de modérateur, par son style simple et éclairé, conclura en remerciant les organisateurs et en priant pour une continuité de ces moments de partage et de transmission des savoirs islamiques, qui sont les meilleurs remparts contre l'ignorance et le meilleur moyen d'emprunter et de demeurer dans la "Sirat-al-Mustakhim". Il leva la séance en insistant sur l'unité au service de l'Islam, qui est une garantie certaine de réussite dans cette entreprise de diffusion et de mise en disponibilité à laquelle Khadim Rassoul nous a associés.

Au sortir des Journées Khadim Rassoul, on retiendra que l'ère des possibilités dont nous parlait le Cheikh est arrivée. En effet, dans un contexte très défavorable où il était certain de la réussite de son entreprise de libération de la pratique religieuse, il écrivait:

Khad Fakka Kabla Khad Bassa Fadla

Fa dourrou Walla Wa Naf-ou Dja-i

Que S. Sam.Mbaye traduisait par:

Le Prophète a brisé le carcan Il a prodigué des dons

Le danger s'est écarté Le profit s'est installé.

Rien à ajouter sinon bien méditer ces vers sans oublier de dire Djazaka Llahou Khadim Rassoul. Dans notre élan de reconnaissance sans limite et en comprenant de ces vers que « Tout est Possible » nous vous informons et vous convions par la même à la deuxième édition des Journées Khadim Rassoul, durant le mois sacré du Ramadan sur le sujet de « l'Unité dans la Fraternité ». Ceci en conformité aux recommandations du Khalife Général des Mourides.

REMERCIEMENTS :

Khalife Général des Mourides S. El.Hadji.Mouhamadou.Lamine.Bara.Mbacké.
S.Mame.Mor.Mbacké.
S.Modou.Khabane.Mbacké.
S.Chérif.Mbacké.
S.El.Hadji.Mbacké.

Toutes les familles religieuses qui nous ont apportés soutien et prières.
S.Khadim.Sylla.
S.Bousso (Imam de la « communauté »).
S.Moustapha.Léye.
S.Saliou.Sow.
S.Bouchra.samb.
S.Abdallah.Fahmi.
Mor.Daga.Sylla.

Nous remercions les soeurs et frères talibés qui nous ont soutenus dans cette entreprise et toutes qui les ont précédées et suivies. Nous paraphraserons un « magu » talibé en disant « Yalla Guis na, Yonen guis na, Khadim Rassoul guis na ».

Nous saluons respectueusement la présence du Consul du Sénégal Mr Léopold.Faye et également le représentant de l'Ambassadrice du Sénégal en France Mr Taïfour.Diop.

Source:majalis.org</description>
	</item> <item>
	  <title>Le Regard d’un Américain sur le Mouridisme et sur les Mourides de New York », écrit par le Professeur Linda Beck</title>
	  <description>

 

Majalis vous propose un intéressant article intitulé « Le Regard d'un Américain sur le Mouridisme et sur les Mourides de New York », écrit par le Professeur Linda Beck, Maitre-assistante au Département de Science Politique au Barnard College de l'Université de Columbia puis à l'Université du Maine (Farmington). Le Pr. Beck est une spécialiste reconnue en science politique comparée, plus précisément en Afrique de l'Ouest, et l'essentiel de ses travaux portent sur les rapports entre l'Islam et la politique en Afrique, les processus de démocratisation, de résolution des conflits, la diaspora africaine, le pluralisme culturel etc. Ayant eu à étudier pendant plusieurs années la communauté mouride, au Sénégal et dans la diaspora résidant aux Etats-Unis, elle relate dans cet article l'histoire de ses premiers rapports avec  les mourides et l'image qu'elle s'est progressivement faite de leur communauté, surtout en constatant la transformation frappante de Harlem à laquelle ils étaient parvenus ; ce quartier de New York qu'elle avait connu durant sa jeunesse comme l'un des pires ghettos du pays, gangréné par la pauvreté, les crimes et la drogue, et qui devint en quelques années, avec l'apport culturel et économique des mourides, un lieu tout à fait vivable, baptisé plus tard par les américains « Little Senegal » (Le Sénégal en miniature)...


Vous pouvez télécharger la version PDF de cet article, l'envoyer à vos amis ou lire la version originale en anglais à cette adresse : www.majalis.org/articlesread.php?refa=47

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LE REGARD D'UN AMERICAIN SUR LE MOURIDISME ET SUR LES MOURIDES DE NEW YORK

Par le Professeur Linda Beck

Traduction française : Majalis


Cela fait maintenant une quinzaine d'années que j'ai eu mes premiers contacts avec le Mouridisme, lors de ma mission de volontaire dans les Corps de la Paix Américains au Sénégal. Vivant alors dans un petit village du sud de Ziguinchor, je n'eus pendant longtemps que très peu d'occasions de rencontrer des mourides, en dehors des Baye Fall mendiant dans les rues de Dakar que je trouvais, il est vrai, assez inquiétants, avec leur gros dreadlocks et leur tailles imposantes.

Il faut dire que c'était surtout les nombreuses histoires sur leur tendance à l'ivresse et à l'auto-flagellation qui circulaient parmi les jeunes volontaires américains, mais nullement les enseignements pleins d'inspiration de Cheikh Ahmadou Bamba ou celle de sa résistance courageuse face à la colonisation française. Je sus que certains appelaient ces mendiants les « Baye Faux » et entendis même une fois dire que le Calife Général avait personnellement réprouvé ceux qui faisaient de la mendicité un moyen d'enrichissement. Mais j'avoue que je ne m'étais jamais réellement interrogé sur ce que devait être un « vrai » Baye Fall ou un « vrai » mouride, ou même si ceux-ci étaient des « faux » disciples ou non.

Cela fut le cas jusqu'au moment où j'eus l'occasion de passer beaucoup de temps à Touba et dans les villages environnants du département de Mbacké, où j'étais appelée à effectuer mes recherches en doctorat. C'est ainsi, en 1993, que je vécus pendant plusieurs mois à Mbacké, avant de me déplacer plus tard vers la ville sainte de Touba, avec l'aide de Thierno Sow, mon hospitalier encadreur mouride. J'en profitai alors pour rendre visite à un certain nombre de marabouts pour discuter notamment avec eux sur l'évolution des relations entre le Mouridisme et les hommes politiques sénégalais, particulièrement avec ceux du parti socialiste alors au pouvoir. En fréquentant leurs maisons, j'appris non seulement le vrai sens du mot « téranga » (hospitalité sénégalaise) mais également la profondeur de la piété et de la dévotion des mourides. En côtoyant les nombreux talibés (disciples) qui venaient souvent solliciter les conseils de leurs marabouts, j'appris aussi que la relation des disciples mourides avec leurs cheikhs n'était pas uniquement basée sur une sorte de dévotion « aveugle », comme la décrivaient souvent beaucoup d'occidentaux, mais qu'elle était plutôt l'expression d'un profond respect dû à la guidée spirituelle et à l'assistance matérielle que les marabouts prodiguaient à leurs disciples depuis des générations.

Toutefois, bien qu'ayant appris beaucoup de choses auprès des marabouts avec qui j'eus à m'entretenir, ce fut en discutant avec les disciples mourides résidant à Touba et dans les villages voisins que je sus finalement ce qu'était un « vrai » mouride. Dans des villages comme Kelel Diop, je découvris à quel point était fidèle la description du Président Abdoulaye Wade qui soutint, alors qu'il n'était encore qu'étudiant en science politique, que la doctrine du travail du Mouridisme pouvait être comparée à celle du Protestantisme. Dans le village de Touba Fall, j'appris également qu'être un Baye Fall ne consistait pas seulement à porter des accoutrements bigarrés ou à négliger les obligations cultuelles, mais que c'était plutôt l'expression d'une très forte dévotion, à l'image de celle de Cheikh Ibrahima Fall et de ses descendants.

Cependant, ce qui m'impressionna le plus durant mon séjour à Touba-Mbacké fut les dahiras qui semblaient se multiplier un peu partout tels des épis de mil durant l'hivernage. Chaque dahira contribue à la vie de la communauté mouride en fonction des moyens dont disposent ses membres. Quelques fois cette participation se réduisait au rôle assez limité mais très important de soutien spirituel et moral des disciples qui s'étaient rassemblés au sein du dahira afin de mieux s'entraider. Mais je fis également la rencontre d'autres types de dahiras qui avaient acquis assez de puissance et de nouvelles adhésions pour entreprendre des projets colossaux, à l'instar de la construction de l'hopital de Touba et du système de santé de la ville sainte, en constante croissance. Quand je me rendis à Touba, au cours du mois de décembre passé, je fus très impressionnée par les progrès importants qui ont été réalisés pour achever l'hôpital, surtout par la prise en compte du moindre détail, allant jusqu'à l'édification d'une mosquée en son sein. 

De ce fait, lorsque je retournai à New York en 1996, je ne fus point surprise d'y trouver une communauté mouride très vivante : New York étant un foyer économique mondial, il était tout à fait naturel que des personnes aussi entreprenantes que les mourides y soient attirés, amenant avec eux leur profond sens de la solidarité et de la communauté. Mais ce qui assurément m'étonnait le plus était la manière dont les mourides avaient contribué à transformer le quartier de Harlem que j'avais toujours connu durant ma jeunesse. En effet, étant encore jeune élève au collège puis au lycée, il m'arrivait souvent de traverser Harlem, en prenant le train provenant du Nord de la ville. Je ne manquais jamais d'être prise d'un sentiment de tristesse en circulant à l'intérieur d'un des pires ghettos de l'Amérique et en constatant la différence radicale existant alors entre la très pauvre 125eme rue voisinant avec la [très riche] 5eme avenue. Il faut dire que c'était précisément ce genre d'inégalité économique, considérée au niveau planétaire, qui m'avait conduit à rejoindre les Corps de la Paix Américains. Mais je ne pouvais jamais imaginer que l'on puisse transformer d'une manière si drastique, en si peu de temps, une zone gangrénée non seulement par la pauvreté mais également par les crimes et la drogue.

Beaucoup de mes collègues et étudiants, qui vivaient et travaillaient dans les hauteurs du Morningside, au voisinage de l'Université de Columbia, ne pouvaient ainsi manquer de s'étonner lorsqu'ils apprenaient que je m'aventurais hardiment seule dans Harlem, plus particulièrement durant la nuit, pour rendre visite à des amis, diner dans les différents restaurants sénégalais ou faire des achats au marché africain de la 116e rue. Mais lorsque finalement je parvins à les convaincre de m'accompagner, ils furent très impressionnés des changements qu'ils y constatèrent. 

Même s'il serait injuste de ne pas reconnaître le rôle fondamental que mes compatriotes afro-américains ont joué dans cette transformation, il est évident que ce fut en symbiose avec les différentes communautés émigrées africaines, particulièrement la communauté mouride. Car, à mon avis, le principal élément catalyseur de cette renaissance est plus africain que réellement américain. J'éprouve certes un certain embarras à reconnaître cela, mais j'espère également que nous pourrons tirer des leçons utiles de la renaissance de Harlem pour résoudre des problèmes similaires dans d'autres ghettos urbains à travers les Etats-Unis. Et si jamais l'on me demande en quoi consiste concrètement la contribution des mourides à la revitalisation de Harlem, je répondrais que les mourides ont surtout apporté en modèle leur profond sens de la communauté, de la famille et de la piété, et peut être même le noyau autour duquel a prospéré une entité multiethnique et religieuse plus élargie.

 Etant donné la rigueur des lois américaines sur l'immigration, il sera très difficile de connaître avec précision le nombre exact de mourides vivant à Harlem ou ailleurs aux Etats-Unis, mais lorsque les américains (les new-yorkais en particulier) font référence à des émigrés africains ayant l'ardeur du travail et qui contribuent à l'amélioration du paysage urbain des Etats-Unis, ils pensent non seulement aux communautés émigrées nigériane et ghanéenne, plus nombreuses, mais également aux sénégalais. Ainsi l'image que j'ai aujourd'hui des mourides, et que beaucoup de mes compatriotes partagent avec moi, n'est plus celle des « Baye Faux » inquiétants mendiant sur les rues de Dakar, mais celle de commerçants laborieux, d'employés dans les épiceries new-yorkaises, de conducteurs de taxis ou se consacrant à d'autres d'activités dans les rues de New York.

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Vous pouvez visionner les vidéos de l'émission sur

MOURIDISME ET COMMUNICATION

Développé par S. A. Aziz Majalis, invité sur Lamp FM, à cette adresse :

www.majalis.org/majalistv.php?refem=1121

 

Ces vidéos sont également téléchargeables à cette adresse :
http://www.majalis.org/telecharger.php?type=Video &amp;ref=1121 

 

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	</item> <item>
	  <title>REFLEXION SUR L'ACTUALITE
REMEDE CONTRE LA CRISE DES VALEURS</title>
	  <description>La crise mondiale qui n'a épargné aucun pays au monde, a eu un impact beaucoup plus important dans nos pays sous développés.
Cette crise est multiforme ; économique, sociale, culturelle et surtout spirituelle. C'est cette dimension qui nous intéresse, nous autres sénégalais et de surcroit musulmans, au regard de l'actualité récente qui alimente les médiats. 
De quoi s'agit-il  Des gens illuminés  et égarés profitent des crises morales pour semer le désarroi dans les esprits  de personnes dont la foi est chancelante. 
En effet, la crise des valeurs est le lit de l'ignorance et de l'égarement qui affectent les populations en prise aux difficultés économiques et sociales. C'est ainsi que se développent et prospèrent, de façon insidieuse, des pratiques païennes qui n'ont rien à voir avec l'Islam qu'un bon musulman doit éviter.
C'est pourquoi, il nous faut une introspection purificatrice et un retour aux préceptes de l'Islam qui sont immuables et qui constituent pour nous  un viatique et un rempart spirituel sûr, pour éviter de succomber dans l'idolâtrie ou dans  des travers  qui minent la foi.
Le syncrétisme religieux, souvent agité comme pratique consensuelle dans laquelle peut se réfugier certains musulmans, ne saurait être une solution.
Le musulman, dans ce 21 ième siècle où les certitudes religieuses sont bousculées, doit s'adosser à l'Islam au Saint Coran, la Sunna du Prophète Muhammad et des Ecrits des Vénérés Guides comme le  Cheikh Ahmadou Bamba.
 En effet, dans le Coran :
A la Sourate 65 : le divorce, au verset 2 in fine et au verset 3, il est recommandé la crainte révérencielle et une récompense  promise à celui qui a placé sa confiance en Allah.
A la sourate 72, Aya 4 : « Notre insensé(Ibliss) disait des extravagances contre Allah » 
Aya 6 : «  Ceux qui cherchent protection auprès des mâles parmi les Djinns, ne feront qu'accroitre leur détresse »
Aya 7 : « Et ils avaient pensé comme vous avez pensé qu'Allah ne ressusciterait jamais personne. »
Aya 8 : « Nous avions frôlé le ciel et nous l'avions trouvé plein d'une forte garde et de bolides »
Aya 9 : « Nous y prenions place pour écouter, mais quiconque prête l'oreille maintenant, trouve contre lui un bolide aux aguets »
Aya 10 : « Nous ne savons pas si on veut du mal aux habitants de la terre ou si leur Seigneur veut les mettre sur le droit chemin » 

Cheikh Ahmadou BAMBA, dans  Massalikoul Jinan (Les Itinéraires du Paradis), au Chapitre sur les vices secrets :
 Vers n° 902, par référence à la manifestation de Cheytan dans chaque individu, je le cite « Notre âme déteste tout genre d'adoration de nature à satisfaire Allah » ;
Vers n° 912 « Le seul moyen vraiment efficace pour échapper à tous ces maux est de trouver vers ton Seigneur, Très Haut, avec humilité et soumission »
En conclusion,  il convient de retenir qu'en tout temps des gens ont toujours essayé de pénétrer les secrets cachés de Dieu qu'il a lui- même protégés. Et même s'ils prétendent connaître une partie infime de ces connaissances, ils ne pourraient changer ce que Dieu a déjà décidé. Notre Destin est tracé par Allah et sa réalisation est inéluctable. 
En toute circonstance, l'homme doit se satisfaire de son sort. Cela ne signifie point que ce dernier ne doive rien entreprendre qui puisse améliorer son destin.

        Réflexions sur l'actualité
    
Rédaction de la Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides

               Fait à Touba le Vendredi 12 juin 2009
 
                                               
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	</item> <item>
	  <title>VISITE DU KHALIFE A DIAKHAO SALOUM </title>
	  <description>Le khalife Général des Mourides Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE a encore honoré de sa présence le Sine ce dimanche 7 juin 2009 en se rendant à Diakhao où la famille de Bour Sine et les disciples de la localité commémorent la date de départ de Bour Sine Coumba Ndoffène pour son témoignage historique à l'endroit de Cheikh Ahmadou Bamba en 1903.

Le khalife a été accueilli vers 11 heures par une foule nombreuse dans la capitale du Sine. Cette occasion a été saisie par les multiples dahiras de la localité et même de la région pour effectuer leurs ziarras.

Du côté des autorités, les dignitaires de la localité, les chefs coutumiers ainsi que l'administration territoriale dans sa toute sa composante ont tenu à rendre visite au Khalife Général des Mourides.

Après la prière du midi, le Khalife a effectué une visite de courtoisie auprès de Mame Biram Diouf qui est petit fils de Bour Sine. Il a saisi l'occasion pour rappeler les raisons qui l'ont poussé à venir régulièrement dans le Sine pour prendre part à la commémoration de cet évènement historique. Il a insisté sur la bravoure et la noblesse de Bour Sine qui a fait ce témoignage à un moment difficile. Ce qui relève d'une chance et d'une aide de la providence de Dieu pour Bour Sine.

L'étape finale du séjour du khalife à Diakhao a été la visite effectuée au sépulcre de Bour Sine. Le Khalife a longuement prié pour lui.

C'est vers 15 heures que le Khalife et sa délégation ont quitté Diakhao en direction de Touba. Une halte a été faite au village de Ndiof où le Khalife a salué sur son passage les populations venues l'accueillir sous la direction d'un doyen d'âge disciple de Serigne Fallilou Mbacké du nom de Serigne Mass Ndiaye.

Dans une semaine ce sera au tour de la Résidence de Serigne Touba de Daroul Mannan d'accueillir toute la famille de Bour Sine et les disciples pour la célébration du 13 juin. Le témoignage historique avait lieu dans cette localité en 1903 avant le départ de Cheikhoul khadim pour son deuxième exil en Mauritanie.

La rédaction de www.htcom.sn

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	</item> <item>
	  <title>UNE MISSION AU SERVICE DE LA MOURIDIYA</title>
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Serigne Cheikhouna MBACKE, ibn Mouhammad Lamine Bara, Khalife Général des mourides, a bouclé le 05 juin 2009, en Afrique du Sud, un long périple qui a débuté  le 03 mai en Libye.
Cette première étape de Libye a été marquée par la conversion à l'Islam de Son Excellence ......Ambassadeur de la République de Centrafrique en Libye.
L'étape de l'île  Maurice a été surtout marquée par la conversion à l'islam de Madame Christelle  qui porte désormais le nom de Mame Diarra Bousso.  
A la Réunion, le fait marquant a été la visite du maire, mouride, de la ville d'Entre-deux à Serigne Cheikhouna au siège de la Daara mouride.
L'Etape de Madagascar quand à elle  a permis de mesurer l'expansion de la Communauté mouride dans ce pays.
 
En Afrique du Sud, où Serigne Cheikhouna a séjourné du 28 mai au 05 juin, la mission revêtait une signification toute particulière. En effet, ce grand pays, tête de pont du développement économique en Afrique, est en même temps un nouvel eldorado où la spiritualité est mal vécue par des communautés d'immigrants africains venues chercher fortune.
C'est pourquoi, ce pays a été choisi  pour répandre la bonne parole.
Ainsi, il y a rencontré la communauté mouride d'origine Sud-Africaine.
L'objet du voyage était purement religieux.
Dès le 29 mai, Serigne Cheikhouna, depuis l'Aéroport Oliver Tamboo de Johannesburg, accompagné de l'ensemble des talibés, a rendu visite à la Communauté mouride d'origine Sud Africaine basée à Soweto. Cette grande mobilisation a été un signe très fort de retrouvailles qui ont définitivement scellé l'union et la cohésion entre ressortissants mourides sénégalais.
Cette rencontre a été également une matérialisation de la prédication de Cheikh Ahmadou Bamba, qui, dans une de ses innombrables Khassidas, avait de façon prémonitoire, annoncé qu'il parlerait aux occidentaux, chez eux.
Le message très fort, qui a été délivré par Serigne Cheikhouna, peut se résumer en la conscience que devrait avoir les  mourides sénégalais de leur mission messianique, partout où ils se trouvent et qui fait d'eux non pas des émigrés économiques ayant pour seul objectif la recherche du gain ou du profit, mais comme des messagers, des ambassadeurs de la foi ayant en charge la propagation des enseignements du Cheikh.
Aussi, l'émigré mouride ne devrait jamais perdre de vue que pour mieux s'ouvrir aux autres communautés religieuses, il faut d'abord s'enraciner et s'imprégner des préceptes de l'Islam en s'inspirant du modèle du Cheikh de ses enseignements et de sa pratique religieuse.
Comme l'a souligné le Cheikh dans la Khassida Rahiya, il demande pardon à Allah pour tout ce qu'il a décidé de lui-même, en ce sens qu'il a déjà fait don de sa personne pour le service exclusif du Prophète Muhammad (SAW)
Dans son propos, Serigne Cheikhouna s'est inspiré des récits du Cheikh, qui dans son évolution mystique, avait demandé aux talibés de choisir entre, d'une part l'enseignement fondamental (théorique) et d'autre part l'ascension vers Allah, qu'il comptait désormais privilégier.

En conclusion, ce qu'il y a lieu de retenir des  différentes rencontres religieuses c'est la quête permanente de l'excellence qui a été au coeur du message de Serigne Cheikhouna et qui doit être le fondement de l'unité des dahiras.

Enfin, il est important de noter que la quasi-totalité des mourides rencontrés durant ce périple dans l'Océan indien ( Île Maurice, Île de la Réunion, Madagascar) est d'origine indienne  où asiatique.
C'est l'occasion de magnifier l'oeuvre du pionnier Cheikh Abdoulaye DIEYE, dans ces contrées éloignées de l'Afrique et dont la continuité est assurée  aujourd'hui par Serigne Cheikh Aly NDAW.

Les talibés Sud africains ont exprimé à Serigne Cheikhouna leur gratitude et l'intérêt qu'ils ont porté à son discours religieux très engagé. 
Serigne Cheikhouna est rentré au Sénégal le Vendredi 05 juin au soir. 

Fait à Touba le 06 juin 2009              
 La Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides


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	</item> <item>
	  <title>REACTION SUR LE REPORTAGE DE LA CHAINE DE TV FRANCAISE</title>
	  <description>Suite à la diffusion du reportage de M6 Enquête Exclusive intitulée « Le mouridisme une multinationale de vendeurs à la sauvette », nous vous livrons la réaction de Serigne Atou Diagne Responsable Moral de Hizbut-Tarqiyyah. Pourquoi M6 n'a pas jugé nécessaire de diffuser ce reportage qu'il a réalisé en décembre 2001 ? Vous trouverez dans cette vidéo point par point, la réponse à toutes les questions que soulève le reportage de M6.
SUIVEZ L'INTERVIEW ACCORDEE A GILES DELBOS DE M6 EN DECEMBRE 2001 PAR SERIGNE ATOU DIAGNE RESPONSABLE MORAL DE HIZBUT-TARQQIYYAH
Le 13 janvier 2002, l'émission « Le Capital » sur M6 diffusait un reportage intitulé « L'or des marabouts » en 27 mn, que d'ailleurs nous vous permettrons de visionner car existant dans notre banque d'archives. (Une motion de remerciement à l'endroit de la Direction de l'Ingénierie Documentaire de l'Institut International d'Etudes et de Recherches sur le Mouridisme-IIERM)
 En examinant la fiche pédagogique, on s'aperçoit que « L'Or des marabouts », perçu déjà sous l'angle du Mouridisme en tant que multinationale, s'inscrit dans une approche de l'économie informelle dans les pays en développement, dans laquelle on veut démontrer comment la débrouillardise côtoie la solidarité.
On peut lire également dans la fiche une volonté d'observer et un mode de vie des africains (conditions matérielles d'existence, échelle de valeurs ). Enfin, la fiche nous permet de cerner l'actualité de la thèse de Weber (rôle des valeurs dans le développement).
Le journaliste a voulu simplement utiliser le Mouridisme comme support de cours pour satisfaire l'approche de la Banque Mondiale sur l'économie informelle dans les pays en développement. Comme tout bon freelance, le support peut permettre à un européen de bien comprendre les effets de l'ouverture internationale et la mondialisation que l'on enseigne dans les cours sur « l'insertion dans les échanges » et le cours enseigné sur « l'influence des valeurs ». Voir Bruno Lautier (l'économie informelle dans le tiers monde - édition La découverte 1994).
Mais du côté du Mouridisme, les maladresses du journaliste causent un préjudice sans commune mesure avec la tendance à éliminer, la dimension religieuse qui est fondamentale et la dichotomie à faire entre fortune et travail.
Revoyez le paradoxe sur une multinationale ayant comme source de financement des vendeurs à la sauvette. Plutôt le Mouridisme caracole au sommet de l'agriculture au Sénégal ; les Mourides bousculent les pêcheurs dans leurs fiefs d'origine ; ils font preuve d'un dynamisme pareil dans le secteur de l'élevage. Plutôt, ils ont ôté la prééminence aux libano syriens, ils sont maîtres du tertiaire au Sénégal. Et aujourd'hui, ils font leurs humanités dans le secteur industriel dans lequel un avenir très radieux leur est réservé. Ils étaient hier les pionniers de la conquête des terres neuves, mais aujourd'hui, ils sont les pionniers de la conquête de l'industrie au Sénégal.
Ce sont les vendeurs à la sauvette qui retiennent votre attention sous la Tour Eiffel, mais les mourides occupent une position de choix dans l'immobilier et le Rent aux Etats Unis, ils sont de grands propriétaires en France, de grands exportateurs de produits locaux qui leur permettent de détourner leurs compatriotes à côté des marchés chinois partout dans le monde. Et même si c'était une multinationale, vous devriez ajouter à ce panel les salons qui foisonnent à travers les 52 états et au pays de Sarah Padine ; les taxis à l'étranger et les magasins du down town où ils sont confortablement assis en activité avec leurs écritures « TOUBA » plutôt que, comme vous dites, de détaler comme des lapins.
Plutôt savoir qu'il n'y a pas de sot métier pour le mouride, il peut vendre des sacs vides, des bouteilles vides en verre, des emballages recyclables, il peut être un grand brocanteur « pàkk lambaay , pàkk Pikine, pàkk Dalifort et pàkk yépp (tous les autres pàkk) » jusqu'au carrefour de Diaobé. Mais il peut être subtilement parmi les big boss du pétrole dans la sous région et dans le monde.
Les mourides sont connus dans le café, dans l'importation du riz et autres produits, ils peuvent être les plus grands clients du transport aérien, parce qu'étant de grands acteurs du monde du business et des entrepreneurs les plus futés ; et des chefs d'entreprises des technologies de pointe, ils sont également des audacieux des produits miniers : or, diamant, argent et autres et ce, partout dans le monde.
Rappelez- vous de Djily Mbaye, de Ndiouga Kébé et de leurs confrères qui sont encore vivants ; ils ont fait Freetown, Séfadou en Guinée, ils ont fait le Congo. Aujourd'hui leurs héritiers ont de grandes plantations en Cote d'Ivoire et de grands biens au Maroc.
Plutôt, laissez moi rire quand on parle de vendeurs à la sauvette et de drogue destinée à des européens qui vivent intensément une crise des valeurs, une crise culturelle et morale et qui ont besoin aujourd'hui de religion comme l'exemple du Mouridisme qui est une nourriture devant le chagrin et la détresse dûs à la criminalité, à la sexualité, au chômage des populations...
Plutôt, faire découvrir dans votre magazine « Enquête exclusive » une émission sur l'islam, deuxième religion de la République ; mais aussi avec la crise de la religion chrétienne, bientôt l'islam en tant que première religion de la république française.
Et pour cela, se rapprocher du haut conseil à l'intégration qui a fait un excellent travail sur l'Islam dans la République. Enfin, il faut plutôt comprendre que le Mouridisme n'est ni une secte, ni une confrérie, il est plutôt une réhabilitation de la voie qu'avait tracée le Prophète et ses compagnons, que son fondateur a déblayé le plus proprement avant d'annoncer ceci « tout pèlerin qui désire partir peut venir, voici la voie réhabilitée ». C'est mieux que de s'attarder sur des scènes de diversion et de divertissement et de dérives qui peuvent ne servir qu'à leurs auteurs et n'engagent en rien le Mouridisme.
Plutôt savoir que la capitale du Mouridisme, TOUBA, fait partie des espaces autonomes qui gèrent les fonctions plurielles : ville pèlerinage, ville religieuse, centre spirituel, ville universitaire, ville de cure et qui reçoit 2 à 3 millions de pèlerins chaque année.
Et, à la place du terme bourgade que vous utilisez, sachez que vous êtes en face de la deuxième ville du Sénégal et la main de l'Etat ne suffit pas. Mais récemment la main du Khalife vient de renforcer la prise en charge du besoin social avec 20 à 30 millions d'euros pour les travaux de voirie et des infrastructures.
Plutôt, au-delà de tout cela, cette ascension est motivée par l'éducation dans le travail. Un travail sanctifiant qui assure au mouride le Salut ici bas et le Salut dans l'au-delà.
Plutôt, il faut comprendre que le Mouridisme est une Voie de la prière et du travail. Il a donc bien assimilé les enseignements du Prophète (Paix et Salut sur Lui) qui dit : « travaille comme si tu ne devais jamais mourir et prie Dieu comme si tu devais mourir demain ».
Pour la préparation de l'émission « Capital » qui me semble aujourd'hui censuré, Gilles Delboss m'avait interviewé, mais son approche matérialiste du Mouridisme qu'il avait assimilé à une multinationale, avait buté dans l'exploitation de mes réponses qui expliquaient tout dans la dimension religieuse du Mouridisme. Cette interview gênait de beaucoup l'orientation de son travail.
J'ai noté dans la première diffusion de l'émission la notion de fortune sans frontière, et en le conciliant avec le titre de l'émission « le capital », c'est normal que son épilogue soit l'esprit d'une multinationale, ou d'ailleurs, la direction du recensement et de la statistique donnerait plus de lumières sur ce que représente les mourides de la diaspora par rapport au reste de notre communauté.
7 ans après, précisément le 24 mai 2009, on persiste sur M6 en diffusant à nouveau dans le magazine intitulé « enquête exclusive » « Le mouridisme une multinationale de vendeurs à la sauvette. »
En vérité, rien n'a changé, c'est la même émission que Capital, c'est la même perspective, la même orientation, et là, c'est vraiment navrant. Je vais simplement vous permettre de regarder l'interview que j'avais accordée à M6 et vous demander de lui donner une place dans le forum.
Le temps me manque pour comprendre ce genre de reportage quand ces maladresses dénaturent le statut du Mouridisme. Mais quel que soit l'angle où on se trouve, ces journalistes peuvent envahir davantage cette arène du Mouridisme qui ne laisse personne indifférent, et qui est une voie à découvrir et un sujet d'actualité.


Votre humble frère Serigne Atou Diagne Responsable Moral de Hizbut-Tarqiyyah














	
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	</item> <item>
	  <title>La MURIDIYYA DANS L'OCEAN INDIEN
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Impressionné par la communauté mourides qu'il a découvert en octobre 2008 à l'Ile Maurice, Fall Malick, informa Serigne Cheikhouna Mbacke par l'intermédiaire de Bamba Fall de la Mauritanie. Cette communauté est organisée autour du Cercle des Mourides de l'Océan Indien (CMOI) mis sur pied et organisé par  Cheikh Abdoulaye Dieye (ra) et repris par Cheikh Alioune Ndaw.
Dès qu'il a pris connaissance des activités du CMOI, Serigne Cheikhouna MBacke a effectué le voyage de Maurice et  de l'ile de la Réunion du 23 au 27 mai courant.
Ce voyage, de haute portée spirituelle et éducative a permis de prendre contact et redynamiser les mourides de l'océan indien. 
A  l'ile Maurice les talibés (essentiellement d'origine mauricienne et réunionnaise) sont venus massivement l'accueillir à l'aéroport. Il  a été conduit au domicile du président Monsieur Rafik Hatae (Bhay Rafik) à Rose Hill ou des khassaid ont été lus en son honneur.
Le 24 mai, les talibes venant de tous les coins de l'ile lui ont magnifié leur attachement à Cheikh Ahmedou Bamba et réitéré leur nguem. Serigne Cheikhouna dans son speech a tenu à leur rappeler les principales raisons pour les quelles Cheikh Ahmadou Bamba a subi toutes les épreuves que les ennemis de l'islam lui ont infligé. Il a également  rappelé la mission divine qu'il avait. Il a enfin mis en évidence l'attachement et la confiance indéfectible de Serigne Touba à Allah soubhanahou et à son prophète Mohamed (saw). 
Des khassaid ont été lus et un repas a été gracieusement offert.
Les talibés ont par la suite conduit Serigne Cheikhouna dans le périmètre de 4ha que l'Etat mauricien a octroyé aux mourides. Des prières y ont été faites pour que l'agriculture qui y est prévue soit une totale réussite.
Au environ de 16h30, Serigne Cheikhouna a été accueilli au Centre International Soufi School que les mourides ont mis en place et où, ils organisent des séances de causeries sur les enseignements de Cheikh Al khadim. Serigne Cheikhouna a réitéré son appel à la solidarité et à l'exemplarité des mourides. Il a demandé aux mourides de perpétuer l'oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba jusqu'en Inde,  « je sais que vous pouvez le faire » dira t'il.
Le soir Serigne Cheikhouna a été reçu dans plusieurs familles mourides de la ville de Rose Hill et de Beau Bassin où il a fait des prières et encouragé les mourides à encore redoubler d'effort.
Le 25 Mai, il a été accueilli à l'ile de la Réunion, par la communauté mourides dirigé par Mme Aisha Vivien. Il y a tenu des causeries avec les talibés. Rappelons qu'Aisha Vivien (d'origine française) vient de présenter un mémoire pour l'obtention d'un Master sur la dimension universelle des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.
De retour à Maurice le 26 mai à 17h, Serigne Cheikhouna devait convertir en Islam Mme Christelle RAMSAMY (d'origine mauricienne) à 22h. 
Baptisée Mame Diarra Bousso, Mme RAMSAMY, répétait la shahada dictée par Serigne Cheikhouna. Elle s'est dit honorée et fière de regagner la grande ouma islamique et la communauté mouride de Maurice. Cette cérémonie s'est déroulée en présence de nombreux talibés. Après avoir passer un séjour bien rempli des émotions Serigne Cheikhouna quitte l'Il Maurice le mercredi 27 Mai en destination de Madagascar où il a séjourné la nuit du mercredi à jeudi avant de se rendre à Johannesburg Afrique du Sud Jeudi le 28 Mai.

Fait à Touba le 29 Mai 
Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides 
  


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	</item> <item>
	  <title>Secours éléctrique : automatisation de la Résidence Serigne Fallou MBACKE par Hizbut-Tarqiyyah
</title>
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La Résidence Cheikh Mouhamadou Fallilou MBACKE en face de la Grande Mosquée sera bientôt autonome en électricité et automatisée par les soins de la Dara Hizbut-Tarqiyyah. En effet, le Khalife a réceptionné un groupe neuf des mains de Serigne Atou Diagne Responsable Moral de Hizbut-Tarqiyyah qui était accompagné pour la circonstance des techniciens.

Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE khalife Général des Mourides s'est rendu a la devanture de la Résidence où était stationné le groupe électrogène flambant neuf pour le constater, procéder aux prières avant l'installation par les techniciens.

Ce groupe de 40 KVA a été installé après étude du bilan de puissance par le génie électrique de Hizbut-Tarqiyyah. Il sera en mesure de prendre correctement en charge le secours ainsi que l'automatisation de l'électricité de la Résidence.

En plus de l'automatisation , le groupe est insonorisé et fonctionne de façon continue avec un réservoir de 95 litres .

Le khalife, après ses remerciements  a adressé ses prières à la délégation venue lui remettre ce hadiya sous la direction du responsable Moral de Hizbut-Tarqiyyah Serigne Atou Diagne.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides en collaboration avec la rédaction de htcom.sn</description>
	</item> <item>
	  <title>REPORTAGE DE LA CHAINE DE TV M6 
(DE L’UTILISATION DES IMAGES POUR TERNIR UNE CONFRERIE)</title>
	  <description>     
Quand à la place d'une enquête complète, contradictoire et objective, la caméra sélectionne ses objectifs et montre ce qu'elle a envie de montrer, on n'est plus dans l'information, mais dans la désinformation.
C'est ce que M6 a servi, vidéos à l'appui dans sa production intitulée : « Enquête exclusive. La Multinationale des vendeurs à la sauvette mourides. »
La lecture du texte  et le visionnage des images sur internet, laisse apparaitre le caractère grossier, léger et chargé du reportage.
Des amalgames et des contre vérités sont répertoriés au moins à trois niveaux. D'une part  il est établi un rapport entre les vendeurs à la sauvette et mouridisme ou encore multinationale mouride et d'autre part l'on assimile  mouridisme et religion.
1° Vendeurs à la sauvette et mouridisme.
Vouloir trouver un lien entre vendeurs à la sauvette et mouridisme, à travers un simple reportage est très léger et professionnellement nul. Pourquoi le reporter n'est pas venu au Sénégal, à Touba, s'informer sur le terrain sur le mouridisme, ses fondements, sa doctrine, sa praxis, au lieu de vouloir l'appréhender sous le prisme de vendeurs à la sauvette. S'il l'a fait, pourquoi ne l'avoir pas montré à la place des vendeurs à la sauvette.
En réalité, réduire cette catégorie de sénégalais à des « mercenaires » au service de la cause mouride, dénote d'une méconnaissance ahurissante du mouridisme.
Il ne s'agit ni plus, ni moins que d'une tentative d'avilissement et de négation d'une catégorie de gens qui gênent et qu'on ne veut plus voir.
2° Vendeurs à la sauvette et multinationale mouride
L'auteur du reportage ne sait pas ce que signifie « multinationale » et méconnait la valeur travail comme facteur de développement économique et social chez les mourides.
Les revenus tirés des activités des vendeurs à la sauvette s'ils ne servent pas à nourrir ces derniers dans leur pays d'accueil, dans une société où tout se paie, contribue de façon marginale au financement du développement de la Communauté mouride.
Cette dernière, s'est développée à la sueur de son front. A l'image des Américains qui ont dompté  le Farwest, les mourides ont très tôt conquis les terres arides et hostiles du Sénégal.
Ils ont pu ainsi mettre en valeur, suivant une occupation rationnelle et intégrée du terroir matérialisée par des « daaras », des centaines de milliers d'hectares.
Ces daaras, naguère des hameaux, sont aujourd'hui, avec l'urbanisation, des cités modernes où il fait bon vivre et où cohabitent harmonieusement, l'enseignement du savoir, dans toutes les disciplines et le travail aux champs.
La Communauté mouride tire l'essentiel de ses revenus de cette activité agricole et rurale .
La structure de la grande mosquée de touba qui fait aujourd'hui la fierté de tout musulman, coûtait déjà avant les indépendances des milliards de Francs CFA et avait ému le célèbre agronome Réné DUMONT.
L'exemple de Khelcom, forêt classée dans les années 1980 et qui est devenu un vaste domaine agricole comptant 15 cités dont chacune dispose de moyens humains, de moyens matériels motorisés, d'un internat, d'une école, d'un centre de santé, d'un forage  , est une illustration parfaite de la force économique mouride. 
Ces vendeurs à la petite semaine qu'on veut présenter comme des marginaux, sont respectables, car ils auraient pu choisir la voie de la facilité en volant, mendiant ou en vendant de la drogue.
Ce sont d'honnêtes citoyens qui ont peut être eu le tord de penser que l'Europe était une terre d'accueil. Mais leur courage est grand et leur foi immense, car ils ont appris, depuis leur tendre enfance dans les daaras à se prendre en charge et être utiles non pas à leurs marabouts, mais à leur famille restée au pays.

3° Mouridisme et religion.
En réalité, sans oser le dire, l'auteur du reportage assimile le mouridisme, non pas à une religion, ce qui est dénudé de sens aussi bien au plan sémantique que du point de vue du contenu, mais à une secte.
En effet, comme c'est la mode, les sectes pullulent un peu partout en occident et ranger le mouridisme  dans cette catégorie peut paraître « religieusement correct ».
C'est mal connaître la mouridiya dont le fondateur, Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE, Khadim Rassoul ou serviteur du Prophète(SAW) est entièrement dévoué à l'Islam et ne peut donc avoir une autre religion. Touba qui a vu naître la mouridiya au 19 ième siècle, est aujourd'hui une ville moderne, la deuxième en terme démographique et compte des adeptes dans tous les continents du monde.
Enlevons de nous ce vieux complexe, cette auto flagellation qui veut faire des africains des marginaux apatrides. Il ya mieux à montrer, car des exemples de mourides, sénégalais voire africains tout court qui ont réussi une insertion économique et sociale existent, en grand nombre, partout dans le monde.
Le mouride est humble, correct et travailleur. L'émigré mouride vient généralement de la « daara », cette école de formation qui façonne à la fois l'esprit et l'homme, dans sa manière de se comporter en société avec les valeurs de tolérance, de partage et de solidarité.
Allez dans n'importe quelle grande ville du monde, vous y trouverez une maison achetée par la Communauté mouride et dédiée aux émigrés  de toutes les nationalités, qui, débarquant fraîchement et sans attaches dispose toujours d'un coin pour dormir et souvent pour se restaurer. C'est là, une bonne leçon de civilisation, dans un monde déshumanisé.
Finalement, un effort minimal de recherche et de documentation au niveau de quelques site connus et accessibles tels que : www.htcom.sn; www.toubainfo.org; www.majalis.org. , aurait sûrement dissuadé l'auteur du reportage de se hasarder à des comparaisons approximatives .

                                                              Fait à Touba le mardi 26 mai 2009

                                          La Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides
   


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	</item> <item>
	  <title>Magal de Mbacké Kadior édition 2009 : Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE Khalife Général des Mourides sur les lieux ...
</title>
	  <description>

Ce dimanche 24 mai 2009, le Khalife Général des Mourides s'est rendu à Mbacké Kadior en fin de matinée, accompagné de plusieurs de ses frères. Il a été reçu par Serigne Cheikh Maty Leye, Khalife de Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE fils de Cheikhoul Khadim...

Plusieurs autorités du mouridisme étaient déjà sur place, parmi lesquelles on peut citer Serigne Mountakha Mbacké, ibn Serigne Bassirou et Serigne Cheikh Mbacké ibn Serigne Abdou Khadre
Magal de Mbacké Kadior édition 2009 : la communauté mouride se rapelle de Serigne Mouhamadou lamine Bara MBACKE fils de Cheikhoul Khadim


Le dimanche 28 Jumâdal Ûlâ 1430 H. soit le 24 mai 2009, la communauté mouride célèbre l'anniversaire de la naissance de Cheikh Mouhammadou Lamine Bara Mbacké, à Mbacké Cajoor. Cette cérémonie de prières à la mémoire de cet illustre fils de Cheikhoul Khadim se tient sous la direction de son khalife Serigne Cheikh Maty Leye MBACKE et toute la famille de Gouye Mbind.

PORTRAIT DE SERIGNE MOUHAMADOU LAMINE BARA MBACKE

 Cheikh Mouhammadou Lamine Mbacké, plus connu sous le nom de Serigne Bara, a vu le jour à Touba en 1891. Frère cadet de Serigne Mouhammadou Moustapha Mbacké dont il est de même mère (Soxna Aminata Lô), Serigne Bara est une personnalité très connue du Mouridisme et d'ailleurs.

Comme la plupart de ses frères, le Cheikh le confia très tôt à Serigne Dame Abdou Rahman Lô qui l'initia aux études coraniques. Après avoir mémorisé la Sainte Vulgate, Serigne Bara réalisa la calligraphie du Sainte Coran de façon impressionnante. D'ailleurs l'exemplaire présenté au Cheikh suscita sa bénédiction et son agrément.

Après ses études en sciences religieuses auprès de Mame Thierno Birahim Mbacké à Darou mouhty, Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké s'installa sur recommandation de Cheikhoul Khadim à Mbacké Kadior, après un bref séjour à Sanoussi.

Le village de Mbacké Kadior situé dans le département de Kébémer, dans la région de Louga du Sénégal, est un symbole historique dans l'hagiographie du Mouridisme, car c'est de là que démarra la mission du Cheikh dans la réhabilitation des valeurs authentiques de l'Islam et du pacte d'allégeance, suite à sa rencontre avec le Prophète Mouhammed (PSL). Ce fut la naissance du Mouridisme en 1301 de l'hégire (1883).

Le séjour de Serigne Mouhammadou Lamine Bara à Mbacké Kadior est un constitue repère dans sa vie et les nombreux témoignages de ses contemporains sont révélateurs sur le charisme du saint homme.

Ainsi, nous retenons que Serigne Bara était un mystique de très grande renommée et la rapidité de l'exhaussement de ses prières de même que ses prodiges « karâma » dépassaient l'entendement. Tout ceci témoigne de son statut d'homme de Dieu, dont l'agrément obtenu auprès de Son Maître, se mesure à la promptitude de l'exhaussement de ses voeux.

Les populations le sollicitaient durant les épidémies et les périodes de sécheresse pour implorer la Miséricorde Divine.

Parallèlement à son pouvoir mystique, Serigne Bara était aussi un homme de dévotion. Croyant sincère, esclave de Dieu soumis à Ses lois, respectueux de ses préoccupations et n'ayant d'autres ambitions que d'impétrer Son agrément, sous les auspices de son vénéré guide Cheikhoul Khadim, Serigne Bara a bénéficié de la satisfaction de Son Seigneur comme lui aussi était satisfait de Lui.

Travailleur infatigable, il s'est signalé parmi les preux dans la construction de la Grande Mosquée de Touba derrière son vénéré Khalife Serigne Mouhammadou Moustapha, aussi bien par ses contributions financières que par le nombre de ses disciples envoyés sur le chantier.


Il était aussi un grammairien, un poète, un législateur et un juriste ; en atteste son immense production littéraire, allant des prières aux panégyriques, en passant par les litanies et les prières sur le Prophète (PSL).

Ses qualités morales et intellectuelles lui ont permis la prouesse de focaliser toutes les énergies de la communauté vers le développement de son terroir et du Mouridisme.

La floraison des daaras qu'il gérait dans la localité avec beaucoup de pédagogie en est une parfaite illustration.

Sur le plan social, sa générosité était proverbiale et ses largesses envers les pauvres et les démunies étaient connues de tous au sein de la société.

Sa vision économiste a beaucoup contribué au développement de la culture de l'arachide ainsi que l'élargissement des variétés culturales par l'adoption de cultures industrielles comme le sisal et le coton.

Il rejoignit son Maître le soir du 18 juin 1936, alors qu'il n'avait que 44 ans. Certes, son séjour sur terre a été bref, mais Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké a laissé un héritage spirituel fécond que ses héritiers assurent avec foi et célérité.



en collaboration avec la Redaction de htcom.sn</description>
	</item> <item>
	  <title>Recommandation du Khalif Général des Mourides pour une journée de lecture du saint Coran le lundi 18 mai 2009

</title>
	  <description>

 RECITATION DU SAINT CORAN
Le khalife Général des Mourides, El Hadji Mouhamadou Lamine Bara MBACKE, a demandé à tous les sénégalais et en particulier aux talibés mourides de procéder, à compter d'aujourd'hui, lundi 18 mai 2009, à la récitation du Saint Coran, dans les mosquées et dans tous les lieux de culte.
En effet, dans la pure tradition de la Mouridiya et de la pratique cultuelle de ses prédécesseurs, Serigne Bara n'a de cesse, depuis qu'il a hérité du Califat,  de rappeler les fidèles sur la voie de Dieu, en respectant les prescriptions de la Charia et la Sunna du Prophète Mouhammad (SAW).
La série de récitation du Saint Coran qui démarre ce matin et les prières qui sont formulées, éloigneront de notre pays les maux de toutes sortes et procureront la paix à tous les citoyens et résidents. 
Qu'Allah agrée toutes les prières qui seront sollicitées et répande un bon hivernage sur toute l'étendue du territoire.
Fait à Touba le 18 mai 2009

La Cellule de Communication du Khalife General des Mourides

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	</item> <item>
	  <title>Démarrage des travaux de rénovation du mur de la Résidence du Cheikh à Diourbel (Keur Gu Magg)
</title>
	  <description>  


Ce jeudi 14 mai 2009 s'est tenue à Diourbel la cérémonie de pose de première pierre des travaux de réhabilitation de la Résidence Cheikhoul Khadim de Keur Gu Magg.

La cérémonie a enregistré la présence d'illustres personnalités dont le Khalife Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké. Serigne Mountakha Mbacké et son frère Serigne Fallou Mbacké ont également honoré la cérémonie de leur présence.

 Interview de Serigne Moustapha Mouhamed Dème, Khalife de Serigne Modou Dème 
 Interview de Serigne Mbacké Diouf 
Appel de Serigne Ahmadou Moukhtar pour les travaux de rénovation de la Résidence de "Keur Gou Magg" à Diourbel 

Serigne Mouhamadoul Moukhtar, Khalife de Serigne Mouhammadou Moustapha, maître d'oeuvre de la cérémonie ainsi que toute la famille de Darou Khoudoss. On a noté aussi la présence de Serigne Abdoul Fatah, de Serigne Ousmane Mbacké, de Serigne Cheikh Gaïndé, de Serigne Cheikh Walo et Serigne Abo Mbacké qui ont tous effectué le déplacement pour superviser la cérémonie.

Le Gouverneur de la région ainsi que le Préfet et le commissaire de la police sont venus en personne représenter l'Exécutif. On a également noté la présence des autorités religieuses mourides de Diourbel, tels que Serigne Moustapha Mouhamed Dème, Khalife de Serigne Modou Dème et Serigne Bassirou Cissé, Khalife de Serigne Mor Mbaye Cissé.

Les disciples de la commune et des villages environnants sont venus nombreux répondre à l'appel du Khalife de Darou Khoudoss pour réserver un chaleureux accueil au Khalife Général des Mourides qui est arrivé sur les lieux vers 18h 15mn accompagné d'une forte délégation.


Serigne Dia porte parole de la famille de Darou Khoudoss, a remercié au nom de Serigne Ahmadoul Moukhtar tous les disciples pour leur grande mobilisation avant de renouveler au Khalife Général des Mourides le serment d'allégeance et de fidélité de toute la famille de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké. Il a rappelé les qualités exemplaires du Khalife Général des Mourides qui font de lui un grand rassembleur autour de la cause de Serigne Touba.

Il a ensuite lancé un appel à l'endroit de tous les disciples mourides pour que chacun apporte ses contributions en nature ou en espèce dans ce travail de rénovation du mur de clôture qui avait été construit en 1963 par Serigne Cheikh Mbacké ibn Serigne Mouhamadou Moustapha.

Cette résidence dira t-il, occupe une place importante dans l'hagiographie du Mouridisme, car le Cheikh y a vécu les 15 dernières années de sa vie.

C'est vers 18h 30mn que Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Khalife Général des Mourides a procédé à la pose de la première pierre. Avant de se retirer il a fait des prières pour tous les disciples.


La rédaction de HTCOM

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	</item> <item>
	  <title>L'AMBASSADEUR DE LA RDC EN LIBY S'EST CONVERTI A L'ISLAM</title>
	  <description>                                                             
Son Excellence, Jules MBILU Mbungu, Ambassadeur de la République Démocratique du Congo (RDC) en Libye depuis 2003 en  est à ses 25 ans de service dont 14 effectués en Libye.
Fasciné par la Communauté mouride après le visionnage d'un reportage sur la ville Sainte de Touba, conçu par la Cellule de Communication du Khalife Général, Son Excellence, Jules MBILU Mbungu s'en est ouvert à son homologue sénégalais.
Après des discussions sur le sujet, Son Excellence l'Ambassadeur du Sénégal lui a signifié la présence de Serigne Cheikhouna MBACKE fils du Khalife Général des mourides, à Tripoli, en Libye.
Au bout de 2 heures de discussions avec Serigne Cheikhouna, à l'hôtel où loge ce dernier, L'Ambassadeur de la RDC a sollicité ses prières et a manifesté le désir de se convertir à l'Islam.
La cérémonie de conversion s'est déroulée, devant les médiats et sous la présence du Dr Mouhamed Ahmad Sheriff Secrétaire Général de l'Association d'Appel Islamique Mondial en Libye, agissant à titre de témoin.

Fait à Touba, le 12 Mai 2009
Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides
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	</item> <item>
	  <title>Visite du premier ministre à TOUBA : Souleymane Ndéné Ndiaye rencontre le Khalife Général des Mourides
</title>
	  <description>
Le premier ministre du Sénégal Mr Souleymane Ndéné Ndiaye s'est rendu dans la ville sainte de TOUBA le dimanche 10 mai 2009. Pour sa première visite après sa nomination, le premier ministre était accompagné d'une importante délégation dont :

 Madame Ndèye Khady DIOP Ministre d'Etat, Ministre de la Famille, de la Solidarité nationale, de la Sécurité alimentaire, de l'Entreprenariat féminin, de la Microfinance et de la Petite enfance ; 
 Mr Moussa Sakho Ministre de l'Enseignement technique et de la formation professionnelle ; 
 Mr Thierno LO Ministre de l'Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel ; 
 Mr Papa Ousmane Guèye Secrétaire Général du Gouvernement 
 Le gouverneur de Diourbel et les membres du commandement territorial ; 
 Le président du conseil régional de Diourbel Serigne Fallou MBACKE ainsi que plusieurs députés, sénateurs, parents, et amis.

Le ministre a été accueilli à la Résidence Cheikh Mouhamadou Fallilou MBACKE par Serigne Mourtalla Mbacké Fadilou accompagné de quelques uns de ses frères et de quelques autorités envoyées par le Khalife.

Dans son entretien avec le khalife, le premier ministre a réitéré son engagement d'assister le monde rural notamment dans la réorganisation de la filière agricole. Il a sollicité des prières auprès du Khalife pour le développement du Sénégal et aussi pour être à même de concrétiser tous les espoirs placés en lui.

Par la voix de Serigne Cheikh Bassirou Mbacké ibn Serigne Abdou Khadre, le Khalife, après avoir félicité le nouveau premier ministre dans sa nomination, a réitéré ses prières pour une réussite de la mission de tout le gouvernement.

La deuxième étape de la visite de Mr Souleymane Ndéné Ndiaye est consacrée aux ziarras dans la Grande Mosquée, au Mausolée du Fondateur du Mouridisme, et plusieurs des mausolées des fils de Cheikhoul Khadim :

 Serigne Mouhamadou Moustapha MBACKE 
 Serigne Mouhamadou Fadilou MBACKE 
 Serigne Abdoul Khadre MBACKE 
 Serigne Mouhamadou Mourtada MBACKE 
 Serigne Saliou MBACKE 
 Serigne Abdoul Ahad MBACKE au niveau de la Bibliothèque , 
 Les mausolées de Serigne Bassirou MBACKE à Darou Minam et Serigne Chouaïbou MBACKE à Darou Khoudoss 
 Ceux de Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE et Serigne Abdoulahi MBACKE au niveau des cimetières 
 Ainsi que le mausolée de Cheikh Ibrahima Fall.

La troisième étape de la visite est consacrée aux visites de courtoisie qui ont conduit le ministre auprès des khalifes des fils de Serigne TOUBA. C'est ainsi qu'il a rencontré :

 Serigne Cheikh MBACKE khalife de Serigne Abdoul Khadre MBACKE 
 Serigne Sidy Khalife de Serigne Abdoul Ahad MBACKE 
 Serigne Abdoul Ahad MBACKE et ses frères en l'absence Serigne Cheikh Say MBACKE khalife de Serigne Chouaïbou MBACKE 
 Serigne Ahmadoul Moukhtar MBACKE khalife de Darou Khoudoss 
 Serigne Cheikh MBACKE khalife de Serigne Abdoulahi MBACKE à Darou Rahmane 
 Serigne Cheikh Bassirou MBACKE ibn Serigne Abdoul Khadre MBACKE

Le premier ministre et sa délégation ont quitté la ville sainte aux environs de 18 heures 45 minutes pour prendre la chemin de Darou Mouhty en vue d'une ziarra auprès de Serigne Cheikh Khady khalife de Mame Thierno et ensuite Mbacké Kadior auprès de Serigne Cheikh Maty Leye Khalife de Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE Ibn Cheikhoul Khadim.

Avant son départ, il a eu droit à une grande réception que le khalife Général des Mourides lui a offerte à la Résidence Cheikhoul khadim à TOUBA ainsi que les membres de sa déléga

Cellule de Communication du Khalife en collaboration avec la redaction du Hizbut Tarqiyya</description>
	</item> <item>
	  <title>Travaux champêtres pour l’hivernage 2009 : Exhortation du Khalife Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké
</title>
	  <description>Le samedi 9 mai 2009, le Khalife Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké s'est adressé aux disciples mourides pour les exhorter aux travaux préparatoires de l'hivernage 2009.
Après avoir rappelé que le travail au même titre que la prière constitue une recommandation de Serigne TOUBA, le Khalife a particulièrement exhorté les candidats à l'exode rural pour un retour au travail de la terre.


Le Khalife a aussi formulé des prières pour une disparition à jamais de la sécheresse et un retour de la paix dans tous les foyers de tension à travers le monde.

Il a aussi assuré à tous un hivernage pluvieux dans les délais et dont les résultats seront à coup sûr meilleurs que ceux de l'année dernière. Une prière qu'il dit assurer par la bénédiction de Cheikh Mouhammadou Fadel Mbacké à qui il est redevable en tout.

Ont assisté à l'appel plusieurs autorités dont les ministres Thierno Lô et Khadim Gueye, ainsi que Serigne Cheikh Astou Faye Mbacké de Darou Mouhty.

La rédaction de HTCOM

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides</description>
	</item> <item>
	  <title>Visite des Ministres Thierno Lô et Khadim Guèye auprès du khalif Général des Mourides </title>
	  <description>


M. Thierno Lô, Ministre de l'Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel a rendu une visite de courtoisie au khalife Général des Mourides Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE. Le nouveau ministre était accompagné de Serigne Cheikh Astou Faye MBACKE de Darou Mouhty, de Serigne Cheikh MBACKE, ainsi que de plusieurs de ses collaborateurs.

Dans l'entretien que le Khalife a eu avec Thierno Lô, au delà des félicitations, pour ses nouvelles fonctions, Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE a demandé au ministre de persévérer dans la voie que tout le monde lui connait, autrement dit, le calme la retenue, la discipline et plusieurs autres qualités qui lui ont valu l'estime de tous.


Rappelant les liens qui unissaient le père du ministre et Cheikh Mouhamadou Fallilou MBACKE, le Khalife a exhorté le ministre d'être à la hauteur de la tâche en vue de relever les défis. Le Khalife a enfin souhaité au ministre la réalisation de tous les espoirs placés en lui.

Serigne Cheikh Astou Faye MBACKE a remercié le Khalife pour son soutien spirituel et moral à l'endroit de Thierno Lô durant les moments de difficultés qu'il a traversé. A sa sortie d'audience avec le Khalife, le ministre s'est adressé à la presse. Il a remercié profondément le khalife pour son soutien. Il s'est dit très touché par cette marque de sympathie et ses paroles qui sont pour lui un réconfort moral inoubliable. Il a par la suite décliné quelques uns de ses projets avec notamment :

 la réorganisation des artisans en corporations pour le développement de leurs activités 
 des rencontres soutenues avec le secteur informel 
 booster le tourisme notamment dans les nouvelles destinations .

Mais la tâche la plus imminente est de constituer un groupe de techniciens à travers le Sénégal capable de prendre en charge la réparation de toutes les pannes pour les matériels de l'hydraulique rurale et les véhicules de l'administration.

La rencontre s'est aussi faite en présence du nouveau ministre Mr Khadim Gueye a qui le Khalife a fait part de ses salutations et vifs encouragements. Ce dernier est le Ministre délégué auprès du Ministre de l'Agriculture et de la Pisciculture, chargé des relations avec les Organisations paysannes et de la Syndicalisation des agriculteurs .

La rédaction de HTCOM

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides</description>
	</item> <item>
	  <title>Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké à Porokhane auprès de la vertueuse Sokhna Diarra Bousso

</title>
	  <description>
Ce mardi 05 mai 2009, le Khalife Général des Mourides, Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké a rendu une visite pieuse à son arrière grand-mère, la vertueuse Sokhna Diarra Bousso, à Porokhane. 
C'est sous une forte canicule qu'il est arrivé avec la forte délégation qui l'accompagnait à la résidence Sokhna Diarra Bousso. Parmi les membres de la délégation on pouvait noter ses frères Serigne Cheikh Oumy, Serigne Mame Mor, Serigne Cheikh Awa Balla, Serigne Bassirou et Serigne Mourtalla. Ses fils Serigne Gallas Kaltoum, Serigne Gallass Amina, Cheikh Abdoul Ahad étaient entre autres présents.

Il a été accueilli à 12h10mn à la résidence de Sokhna Diarra Bousso par Serigne Mountakha Mbacké, Serigne Abdou Akim Mbacké, Serigne Fallou Mbacké, Serigne Moussa Nawel, Serigne Bassirou Mbacké Porokhane et toute la famille de Serigne Bassirou Mbacké. 
Après l'accueil et l'installation du Khalife Général des Mourides, place aux ziarras des autorités religieuses et des disciples.

Pour la réception d'un hôte aussi illustre, la famille de Serigne Bassirou ne s'est pas ménagée. Toute l'après midi, le Khalife Général des Mourides a reçu des délégations de chefs religieux dont le Khalife des Baye Fall.

A l'heure de la mise en ligne, il est à la résidence Sokhna Diarra Bousso où il passera certainement la nuit.

Quant à la ville de Porokhane, elle continue de faire son plein. Des véhicules de toutes sortes viennent y décharger une foule nombreuse. Le Mausolée de la Pieuse Diarratul-lah est envahi par les hommes et les femmes qui viennent s'y ressourcer et faire des prières.

Sur l'esplanade qui jouxte le Mausolée de Sokhna Diarra Bousso, en l'honneur de qui cette grande rencontre est organisée, Hizbut-Tarqiyyah y a aménagé une grande structure en aluminium de près de 120m de long qui abritera, la prestation des équipes du conservatoire en chants religieux mais également la cérémonie officielle. La sonorisation déjà installée distille les Khassaïdes de Cheikhoul Khadim pendant toute la journée.

L'organisation apparemment semble être au beau fixe, et partout on s'affaire aux derniers préparatifs.

Après la prière du crépuscule, Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké a effectué une visite pieuse au Mausolée de la Vertueuse Sokhna Diarra BOUSSO, en compagnie de Serigne Cheikh Bassirou Mbacké et de nombreux membres de la famille de Serigne Falilou Mbacké. 
Le Khalife a quitté Porokhane le mercredi 06 mai 2009, dans la matinée.

La rédaction de HTCOM

</description>
	</item> <item>
	  <title>PROGRAMME DE LA VISITE DE CHEIKH QARIBOU LAH PREVUE A TOUBA LE 28 AVRIL 2009
</title>
	  <description>

JOURNEE DU MARDI 28 AVRIL 2009



5H : 	ACCUEIL A L'AEROPORT DE DAKAR  

Faire les démarches officielles auprès des autorités pour réserver à l'hôte un accueil digne de son rang : passage au salon d'honneur. Négocier une escorte jusqu'à TOUBA.

8H : 	ACCUEIL A L'ENTREE DE LA VILLE DE TOUBA  

Choix de la délégation de personnalités pour accueillir l'hôte ; voir Serigne Cheikhouna  Mbacké. 

8H 25- 11h : ACCUEIL A LA RESIDENCE CHEIKHOUL KHADIM  

-	Repos 
-	Petit déjeuner 

11H- 12H : VISITE DU MAUSOLEE DU CHEIKH, DES KHALIFES  ET DE LA GRANDE MOSQUEE

12H-17H : DEJEUNER ET REPOS 

17-18H30 : RENCONTRE AVEC LE KHALIFE A LA RESIDENCE DE SERIGNE FALLOU OU A LA RESIDENCE CHEIKHOUL KHADIM

Pour la résidence Cheikhoul Khadim  rencontre à la case ou au bâtiment Darou Salam. 

18H30-20H : PAUSE PRIERE 

20H-21H : PRESENTATION DU MOURIDISME  

Désigner  une autorité religieuse qui fera une présentation 30mn sur le Mouridisme

21H- 22H : DINER 

FIN DE LA 1ERE JOURNEE
JOURNEE DU MERCREDI 29 AVRIL 2009



8H-9H30 : 	PETIT DEJEUNER 

9H30-12H30 : DECOUVERTE DE QUELQUES STATIONS MEMORABLES DE LA VILLE

-	Bibliothèque Cheikhoul Khadim
-	Aynou Rahmati 
-	Institut Al Azhar Ndame 

12H30- 16H : 	DEJEUNER, PAUSE PRIERE ET REPOS 

16H-17H30 : 	VISITE DE COURTOISIE AUPRES DE QUELQUES AUTORITES RELIGIEUSES 

-	Serigne Cheikhouna Mbacké, Serigne Cheikh Bassirou Mbacké etc. 

17H30-21H  	VISITE DU COMPLEXE HIZBUT-TARQIYYAH ET DINER 

21H		RETOUR A LA RESIDENCE CHEIKHOUL KHADIM 

FIN DE LA DEUXIEME JOURNEE 



JOURNEE DU JEUDI 30 AVRIL 2009



8H-10H30 : 		PETIT DEJEUNER 

10H30- 11H30 : 	2ème VISITE AUPRES DU  KHALIFE 

Les impressions, témoignages et remise de cadeaux, 

12H30-14H :		DEJEUNER 

FIN DE LA VISITE  



Touba, le 26 avril 2009
</description>
	</item> <item>
	  <title>5ème édition des Journées Culturelles Serigne Bara MBACKE le 02 mai 2009 au CICES à Dakar

</title>
	  <description>Sous le Ndigël de Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE, Khalife Général des Mourides  Yal nafi ragg te wer et sous l'égide de Serigne Cheikh Maty Lèye, Khalife de Serigne Bara MBACKE, le comité de pilotage des Journées Culturelles Serigne Bara MBACKE informe toute la communauté musulmane et tous les mourides en particulier de la tenue de la 5ème édition des Journées Culturelles dont l'ouverture solennelle est prévue le samedi 02 mai 2009 au CICES à partir de 9h30.

Le parrain de la 5ème édition est Serigne Abdoulahi MBACKE Borom dër bi

La redaction de la Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides rend un vibrant hommage à Serigne Bass Khadim Awa Ba l'initiateur des journées Culturelles dédiées à cet illustre fils du Khadimou Rassoul.




</description>
	</item> <item>
	  <title>CONSOLIDATION DE L’AXE TOUBA KANOU(NIGERIA)
</title>
	  <description>Sur les traces de l'Emir Ahmed Belo qui avait rendu visite à Serigne Fallou, il y a de cela quelques décennies, Le khalife Général de la Qadriya au Nigeria Cheikh Qaribou Llah, à la tête d'une très forte délégation composée des dignitaires religieux en provenance de Kanou, sera au Sénégal ce mardi 28/04/2009 pour un séjour de trois jour. 

Dès son arrivée le Cheikh Qaribou Llah se rendra directement à Touba où il sera reçu par le Khalife Général des Mourides. Cette visite s'inscrit dans le cadre de la politique d'ouverture initiée par le Khalife qui entend faire de Touba une ville ouverte aux autres cités religieuses de l'Afrique et du monde.    
En effet, l'axe Touba Kanou constitue un pont entre les communautés Mouride et Qadriya qui ont des  liens spirituels très profonds.
Le Kgm invite toute la communauté religieuse  et en particulier les talibes Mourides à honorer de leur présence l'accueil  qui sera réservé à son illustre hôte.  

source:Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides</description>
	</item> <item>
	  <title>Journée de la poésie sur l’oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba : Serigne Modou Kara " met les petits plats dans les grands " 
</title>
	  <description>


Sous la présidence du Chef de l'Etat, Me Abdoulaye Wade, Serigne Modou Kara Mbacké, leader du Mouvement mondial pour l'unicité de Dieu (Mmud) et président du Parti de la vérité pour le développement (Pvd) organise une journée de la poésie dédiée au fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Ce sera le samedi 25 avril 2009 à l'hôtel Méridien de Dakar. A cette occasion, trois lauréats triés au volet par des spécialistes de la question comme les poètes Amadou Lamine Sall et Alioune Badara Bèye, seront primés.


Cette rencontre qui verra la participation de plusieurs personnalités pour lesquelles, une salle de conférences comprenant 1111 places est prévue, sera suivie de la présentation, pardon, d'une cérémonie de dédicaces de deux livres par l'homme de Chicouri : "Les 12 noms de Dieu" et "Le nouveau Barjan jihui".

D'ailleurs, de l'hôtel Méridien où il vit depuis la fin du Magal 2009, entre deux audiences consacrées l'une à ses talibés et l'autre à des artistes parmi lesquels Cheikh Tidiane Tall et Abdou Guité Seck, Serigne Modou Kara Mbacké nous a entretenu de son programme "alléchant".

Selon lui : "Pour l'accueil du Chef de l'Etat et l'ouverture de cette journée de Boroom Touba, 3333 personnes jalonneront tout le parcours des invités. Elles porteront, chacune, un stylo feutre de couleur blanche et noire. Cela a une grande importance dans notre communication. Puis, ce sera place aux discours. Après cela, le groupe philharmonique du Diiwaan se produira".

Toujours selon lui : "En plus des autorités politiques, les chefs religieux de toutes confessions et de toutes confréries sont invitées. De même que les artistes, les lutteurs, les sportifs... C'est un évènement spirituel et temporel". En attendant, le marabout et homme politique est en train de réunir son monde pour faire de cette rencontre un grand succès.

SOURCE:ferloo.com</description>
	</item> <item>
	  <title>KEUR SERIGNE TOUBA A DETROIT USA</title>
	  <description>Purchase of a Keur Serigne Touba in Detroit, Michigan 
Monday, 20 April 2009 22:29 alazhartouba.com    .As the adage goes, “Serigne Touba amoul tanki guinaw, tanki kanam rek la am” (With the Sheikh, things can only go forward, no slacking).

As an effort to vitalize the great works of Sheikh Ahmadou Bamba, the Murid community of Detroit, MI with the leadership of the Foundation Khadimu Rassul of Michigan (FKRM) has taken the initiative to acquire a Sheikh Ahmadou Bamba Residence. The details are as follows:

Location:  19344-46 Livernois Avenue, Detroit, MI 48221

Asking price: $90,000

Cash already gathered: $60,000

Cash needed to purchase the building: $30,000

Deadline: May 19, 2009


                                    Your contribution will be highly appreciated


                               For more details, please contact Sr. Fallou Sylla at 313-492-8896

SOURCE:alazhartouba.org</description>
	</item> <item>
	  <title>VISITE DU KHALIFE GENERAL DES MOURIDES Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE à Rufisque le dimanche 19 avril 2009
</title>
	  <description>

VISITE DU KHALIFE GENERAL DES MOURIDES Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE à Rufisque le dimanche 19 avril 2009.

Envoyé spécial à Rufisque de www.htcom.sn (11 h 30mn )

Après Dakar, Kébemer, Kaolack et les autres capitales du Sénégal, le Khalife Général des Mouridres Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE est l'hôte de la ville de Rufisque ce dimanche 19 avril 2009.

SEBIKHOTANE

La première halte du cortège, c'était à Sébikhotane. Un premier niveau d'accueil par les représentants du Khalife, les dignitaires mourides et les responsables de l'organisation. Il était 10 H 10mn.

BARGNY

C'est la deuxième halte où s'était déjà formé un attroupement des disciples mourides avec des tentes dressées tout le long de la route nationale et une forte sonorisation distillant la psalmodie de Qaçida. Le khalife s'arrêta un moment avant de faire des bénédictions à l'endroit de la foule énorme et très disciplinée.

RUFISQUE

Entre Bargny et Rufisque, déjà l'avant goût de ce que sera l'accueil était perceptible ; une banderole sur laquelle on pouvait lire « Ngan spéciale » « entendez visite et accueil mémorable au Khalife Général des Mourides Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE » ; c'était à l'entrée de la société Sococim où certains employés souhaitaient la bienvenue au Khalife.

Mais l'accueil populaire aura lieu au niveau du croisement, entre la nationale et Rufisque- Est. Il était 10 h 15 mn. La foule sur près d'un kilomètre était obligée de suivre le cortège à pied ou au rythme d'une course de demi fond.

Un accueil original, avec en tête des chevaux montés. Des drapeaux et drapelets animaient le décors. La foule toute en liesse foule avait du mal à contenir sa joie devant cette visite historique du Khalife Général des Mourides Cheikh Mouhamadou Lamine Bara MBACKE.

Les Qaçîdas, mêlés au rythme de Zikrou Lah, fusaient de partout durant ce parcours « pare choc contre pare choc » serait -on tenté de dire. La foule scandait en choeur « DIEUREUDIEUF BOROM TOUBA » jusqu'à l'entrée de la Résidence Cheikhoul Khadim de Rufisque. Il était 10 h 35 mn.

A l'entrée, les posters de Serigne Bara sont brandis dans une ambiance pleine de chaleur, d'affection et de joie.

C'est une foule immense que le khalife a trouvée dans une résidence pleine à craquer, malgré sa grande superficie.

Actuellement le Khalife est en train de recevoir quelques uns des responsables de l'organisation et quelques disciples sous une ambiance continue de psalmodie des Qacîda. la rédaction de HT COM

</description>
	</item> <item>
	  <title>CARAVANE MEDICAL POUR LE TRAITEMENT DE LA CATARACTE A TOUBA </title>
	  <description>
 Sous l'égide de son éminence, Elhadji Mouhamadou Lamine MBACKE Khalife Général des Mourides.
L'ONG WAMY vous fait part de la tenue d'une Campagne médicale de traitement de la Cataracte à Touba Hôpital Matlaboul Fawzayni.
avec la participation de médecins spécialistes Pakistanais
Date : du 20 au 25 avril 2009-04-15 
Nombre de bénéficiaires : 500 personnes
Cérémonie d'ouverture : lundi 20 avril 2009 à 11h.
Merci de votre attention	
Le Directeur Rajab Nassar
</description>
	</item> <item>
	  <title> 	
ARTICLE SUR LA "RESISTANCE CULTURELLE" MOURIDE PAR S. A. AZIZ MBACKE MAJALIS</title>
	  <description>Résistance Culturelle
Par Abdoul. Aziz MBACKE
Concepteur de Majalis, Projet de Recherche sur les Enseignements de Cheikh A Bamba
(www.majalis.org)
Membre de la Cellule de Communication du Calife Général des Mourides.
Email : majalis@majalis.org - Article disponible en ligne sur le site de Majalis.


La récente décision du Calife des mourides de s'opposer à la réouverture des écoles publiques à
Touba n'a point manqué de soulever un certain nombre de réactions et de réflexions. Aux fins de
recadrer le débat, il nous a semblé assez intéressant d'invoquer un certain nombre de matériaux
d'analyse fondés sur la philosophie et les enseignements de Cheikh A Bamba à même de jeter une
lumière nouvelle sur cette question sujette à controverses, surtout en cette ère de mondialisation
des idées et de révolution numérique.
Une analyse sommaire du discours de Serigne Bara peut aisément démontrer son souci de
perpétuer et de s'inscrire dans la ligne tracée par ses prédécesseurs, relativement à la sauvegarde
du patrimoine spirituel et culturel légué par le Serviteur du Prophète (PSL). En effet, le combat
idéologique que menait Cheikh A. Bamba, « à travers les sciences et la crainte de Dieu », contre la
puissance d'occupation coloniale, intégrait une forme de résistance culturelle jusques là
méconnue sous nos latitudes et d'autant plus pertinente qu'elle s'opposait à la politique
d'assimilation et aux diverses stratégies d'acculturation des «indigènes » caractérisant
l'impérialisme français.
En enseignant aux jeunes enfants africains et asiatiques colonisés que «leurs ancêtres étaient des
Gaulois », en leur inculquant les idéaux hérités des Lumières et de ses penseurs athées, l'école
française dépassa ses objectifs formels et théoriques d'instruction et de «civilisation des masses
ignorantes de Naturels d'Afrique », mais constitua plutôt, aux mains des missionnaires Chrétiens et
d'autres précepteurs coloniaux, un formidable outil d'aliénation intellectuelle et culturelle au
service de cette prétendue « mission civilisatrice, fardeau de l'Occident ».
Car, l'Histoire à toujours montré que là où échoua le fusil, ont souvent triomphé sur les esprits la
craie et la plume.
En rappelant très tôt dans ses écrits que « l'appartenance à la race noire ne peut en aucun cas
constituer le signe d'une prétendue infériorité intellectuelle » (Cf. «Les Itinéraires du Paradis », vers
49), Cheikh A. Bamba remit fondamentalement en cause le paradigme originel posé par cette
stratégie et entreprit une oeuvre de restauration de l'identité culturelle de ses contemporains,
basée sur les principes de l'Islam, à travers la formation théorique et l'éducation spirituelle des
musulmans. L'éducation des masses (Tarbiya ) et l'acquisition de la science utile (Ilm nâfih) pour
l'adoration de Dieu, à travers le culte et les services (Khidma) rendus à la société, furent au coeur
de la mission de Renaissance culturelle et spirituelle (Tajdîd) à laquelle s'était assignée le Cheikh.
Cette oeuvre salutaire, dans le contexte particulier du 19e siècle marqué par l'hégémonie spirituelle
orientale et la domination politique occidentale sur les Noirs, contribua significativement à rétablir
la dignité de « l'homo-sénégalensis » et à annihiler progressivement tout complexe envers les autres
civilisations et cultures.
Cheikh A. Bamba ne cessa ainsi de dénoncer les effets néfastes du complexe d'infériorité créé par
les idées et prouesses techniques des colons sur les moeurs de ses coreligionnaires, comme
l'attestent ces propos figurant dans son ouvrage « Ilhâmu Salâm » (Inspiration procédant du
[Seigneur] qui assure la Paix, vers 13-19, 37-39, 47-49, 50-52) :
« [Sachez que ces Occidentaux ont été égarés par] Satan qui les a menés vers la désobéissance,
l'audace et la perdition. Il les a leurrés de par son stratagème au point qu'ils se sont mis à parcourir,
avec insolence, le monde entier et à opprimer [les peuples]. Cependant, ceux [d'entre les
indigènes] qui ne suivent que leurs passions et les ignorants en sont arrivés à penser qu'ils sont d'un
genre supérieur et dotés d'une suprématie naturelle. Ces sots insensés n'hésitent même pas à les
considérer comme les seigneurs des Nobles Hommes de DIEU, le DETENTEUR de la Majesté ! Ceux-là
qui ne réfléchissent point et sont empêtrés dans l'illusion les tiennent pour honorables et illustres.
Aussi les imitent-ils dans la débauche et le vol, de même que dans des habitudes immorales autres
que celles-ci. De par la crainte que [ces Colons] leur inspirent, certains d'entre ces indigènes en
arrivent à oublier [DIEU], le MAJESTUEUX, et Son Prophète (...)De même, s'émerveillant devant leurs
prouesses [techniques], leur attribuent-ils les actes qu'accomplit Seul, en réalité, le SEIGNEUR de la
Création à travers eux. Ils sont désormais convaincus que "la Force et la Puissance" en actes (Hawla
wa-l-Quwata) leur sont entièrement dévolues, au même titre que le Pouvoir. Alors qu'en réalité la
Force et la Puissance véritables reviennent exclusivement au CREATEUR des Cieux, notre SEIGNEUR,
le NOVATEUR (...) D'aucuns, parmi ces autochtones, ne pensent qu'à les imiter, ne se souciant
point, ce faisant, [de suivre les Traces du Prophète Élu] selon la Volonté du CREATEUR, l'INFINIMENT
CAPABLE. Il en est même qui, à la vue des Colons, les rangent littéralement parmi les Anges du
MISERICORDIEUX ! Certains demeurent solidement convaincus que le Commandement de même
que les bienfaits et les dommages relèveront, en tout temps, de leur seul pouvoir (...) Sachez que
je n'ai relevé [tous ces travers] que dans le seul but de faire reprendre conscience. Ô vous les
miens, réveillez-vous de l'ivresse du sommeil ! Et n'assimilez plus l'enflure purulente de la pustule à de
l'embonpoint, car une telle méprise demeure un signe manifeste d'ignorance (...)» [Ouvrage
complet disponible dans le site web du Projet Majalis].
Une telle critique démontre que le Cheikh dénonce plutôt l'immoralité et le vide spirituel créés par
les dérives du matérialisme occidental, transformant les indigènes musulmans en déracinés
(« gourmettes ») dépourvus de toute réalité identitaire et de confiance en soi. Mais elle n'est point
destinée, il convient de le noter, à la science objective et utile tirée de l'école occidentale, car le
savoir constitue, par essence, un bien universel non appropriable que partagent également toutes
les civilisations humaines et que le Prophète (PSL) a recommandé de rechercher jusqu'à la
lointaine Chine. N'a-t-il pas fallu à la très Catholique Europe du Moyen -âge aller puiser sans aucun
complexe aux sources de la science orientale et islamique, alors à l'avant-garde de la
connaissance moderne, pour réaliser le miracle de la Renaissance? Ainsi, pour Cheikh A. Bamba,
la connaissance ('Ilm) n'est point noble par nature, mais elle acquière sa véritable valeur et sa
noblesse à travers sa mise en pratique ('amal) en conformité avec les Principes Divins : Science
sans Dieu n'est que ruine de l'âme. Serigne Touba ne cessa ainsi de réaffirmer sans cesse (et il nous
semble une tautologie de le rappeler, du moins pour ceux qui ont fait l'effort d'étudier sa vie)
l'excellence et la primauté du savoir véritable, ceci à travers toute son oeuvre et ses innombrables
écrits :
« Celui qui ne craint pas Dieu, le Seigneur des mondes, ne peut être qualifié de véritable savant ;
eût-il maitrisé l'ensemble des branches de la science» (Les Itinéraires du Paradis, v.183).
« Quiconque vous interdit de rechercher le savoir, sachez que cette interdiction relève de
l'égarement. Car celui qui empêche, en cette époque, aux gens de s'instruire, convie à la
déviation, car toute pratique qui n'est pas inspirée par la science sera forcément entachée
d'imperfections. La science et la pratique constituent assurément deux joyaux précieux qui mènent
au bonheur dans ce monde-ci et dans l'au-delà.» (Les Verrous de l'Enfer, v. 21-24).
La carence remise en cause par cette perspective scientifique proposée par Cheikh A. Bamba est
donc cette absence de fondements spirituels et de limites morales métaphysiques promue par la
pensée matérialiste occidentale qui mena l'homme moderne jusqu'à oublier son véritable sens et
le but ultime de son passage sur terre, bien que disposant théoriquement de tous les moyens
matériels pour satisfaire toutes ses passions. Ce défaut de morale spirituelle critiquée par le Cheikh
met présentement en danger l'humanité elle-même dans la mesure où il l'a déjà menée aux deux
guerres les plus meurtrières de son histoire, à la destruction latente de son environnement
écologique, à concevoir un modèle économique et financier mondial hautement injuste et
inhumain, à promouvoir l'approbation globale de l'homosexualité et d'autres valeurs immorales, à
travers notamment le Cheval de Troie des Droits de l'Homme. C'est ainsi que la refondation du
Capitalisme unanimement réclamée actuellement pour faire face à la crise mondiale risque de
n'être qu'un replâtrage technique superficiel éphémère tant que l'on persistera à faire fi des
véritables et profonds soubassements idéologiques à la base de la spéculation sauvage qui ont
pour noms : individualisme effréné, matérialisme, absence de sens moral véritable et de limites
spirituelles... Il nous a semblé, d'une certaine manière, assez intéressant de noter que les
soubassements philosophiques de ces dérives morales trouvent certaines de leurs sources dans le
fondamentalisme intolérant de l'humanisme des Voltaire et autres penseurs athées ou déistes qui
ont tenté d'exclure le Divin de l'axe de l'univers, en représailles aux crimes de l'Église complice de
la royauté. (Ceci sans nul esprit de généralisation abusive ou un quelconque anti-occidentalisme
grossier ou manichéisme facile, car il a toujours existé et il existera toujours des hommes justes et
épris de bien dans tous les peuples). L'on ne peut ainsi, à notre sens, comprendre la nature
profonde de certains enjeux majeurs du monde moderne sans déceler les traces de la survivance
des idéologies dénaturées héritées notamment des philosophes des Lumières qui, sous le couvert
d'un humanisme tentant et de la liberté humaine, dénient toute réalité à la véritable spiritualité et
à toute autre morale autre que rationnelle (appelée insidieusement « éthique »).
La formation d'une grande partie des élites intellectuelles et politiques africaines occidentalisées à
ces idéologies, sans aucune maîtrise solide et éclairée de la philosophie féconde des grands
penseurs autochtones, comme Cheikh A. Bamba et d'autres grandes figures historiques africaines,
n'a point manqué d'avoir un impact certain dans l'élaboration des stratégies de développement
local. Car, c'est notre conviction, un peuple sans âme et sans identité est condamné à la
régression et à l'errance culturelle, et restera indéfiniment un consommateur d'idées dans le
marché globalisé actuel «du donner er du recevoir ».Renoncer à son identité, sous le prétexte
fallacieux du « métissage culturel » ou d'un prétendu « universalisme » du monde moderne, est tout
simplement un marché de dupes, à notre sens. Car même la très « moderne » France, cette
prétendue « Patrie des Droits de l'Homme » et « Terre des Lumières et du métissage » (le cadre
exigu de cet article ne nous permet malheureusement pas d'expliciter les raisons de notre
récusation de ces formules de propagande) n'a pas hésité à ériger récemment un Ministère de
l'Identité Nationale ( !) Cela, tout en consacrant parallèlement des ressources importantes pour
bâtir la Francophonie autour d'un conglomérat de pays satellites, serfs culturels, regroupés autour
de ses idéaux et sous la direction d'un sénégalais (Abdou Diouf), formé à leurs idéologies et tout à
fait convaincu de l'excellence desdits idéaux. Et c'est précisément un autre sénégalais (Senghor),
également fervent défenseur et chantre de cette même langue, ce « Nègre de Normandie », qui
fut le premier Noir admis à l'Académie Française. Bégaiement de l'histoire ? C'est également
aujourd'hui une jeune sénégalaise « intégrée », absolument convaincue aux valeurs intangibles de
la République (Rama Yade) qui est mise à la tête du Haut Secrétariat aux Droits de l'Homme et qui,
à ce titre, n'hésita pas récemment à être à l'avant-garde de la lutte pour la défense des droits des
homosexuels, en se rendant personnellement à l'ONU pour convaincre tous les États jugés
« rétrogrades » du monde entier de légaliser l'homosexualité, cette nouvelle « minorité visible ».
Cette fille du pays, née dans la patrie de Cheikh A. Bamba, de El H. Malick Sy et de Seydina
Limamou Laye, n'hésiterait le moins du monde, il faut le prévoir, de réclamer le vote, au niveau des
instances internationales, de résolutions contre les « propos homophobes » ou l'éventualité de
dispositions en faveur de l'homoparentalité, comme c'est actuellement le cas dans sa patrie
d'adoption. Ce que Serigne Bara sous-entend, à travers son refus, et que tous les musulmans
éclairés du Sénégal approuvent, c'est que nous ne voulons point d'un modèle d'école qui ferait
de nos filles des Rama Yade en puissance. Et il nous semble assez caractéristique de constater, en
outre, la gêne évidente de beaucoup d'intellectuels sénégalais convertis aux idéaux de la
République et des Droits de l'Homme (à la française) face à ces mêmes questions ; en est un
exemple assez triste la défense actuelle des homosexuels par les associations des Droits de
l'Homme sénégalais et un certain nombre d'autres effets des caisses de résonance intellectuelle et
culturelle.
A contrario, l'influence profonde des enseignements du Serviteur du Prophète (PSL) sur son peuple
a amorcé une dynamique de recomposition sociale et culturelle dont les signes s'expriment dans
tous les domaines de la vie religieuse, sociale, économique, politique, intellectuelle, artistique etc.
de la société sénégalaise. Il ne nous semble ici point besoin de nous épancher outre-mesure sur les
nombreux exemples à même d'illustrer les spécificités du système de représentation symbolique
propre des mourides qui sont devenues une réalité incontournable (« envahissante » pour d'autres)
de notre identité nationale : langage mouride, habillement mouride, architecture, ville de Touba,
mode de vie, écriture et poésie wolofal, art etc.
Il faut dire que ce projet de Renaissance culturelle du Cheikh a pu se matérialiser grâce au système
de formation qu'il a mis en place et qui se donne comme objectifs d'ancrer le Message éternel et
universel de l'Islam (dépourvu de toutes coordonnées raciales ou géographiques) dans un
contexte négro-africain particulier. C'est, en quelque sorte, la réponse mouride à la vieille
problématique Islam-Arabité théorisée par Senghor ; dialectique Religion-Culture incomprise par un
Paul Marty et ses séides et galvaudé à travers son perfide concept d' « islam noir », opposé à
l'Islam prétendument plus « pur » des Arabes (« Le vêtement de l'Islam n'est pas taillé pour le Noir »,
disait-il). Ce système éducatif mouride est principalement basé sur l'enseignement du Coran, des
sciences religieuses et pratiques, celui des règles de bonne conduite (Adab), le combat contre les
traditions locales dénaturées tout en conservant les usages sociaux conformes à l'esprit de l'Islam
et en s'ouvrant aux vents fécondants des autres civilisations.
Toutefois, ce système traditionnel mouride, malgré ses résultats, se doit d'être constamment mis à
jour et mieux adapté aux réalités de l'espace et du temps, conformément au principe de Tajdîd
(Renouveau) continuellement prêché par le Cheikh. Il s'avère, en effet, évident que Touba (la
communauté mouride et le pays de façon plus générale) ne saurait vivre en vase clos et ignorer
les exigences de plus en plus prégnantes de la modernité, en termes de circulation de l'information
et d'émergence de nouveaux concepts et perspectives. Le recours passé et actuel aux
compétences et expertises formées à l'école occidentale (architectes de la mosquée de Touba,
ingénieurs en génie-civil pour la construction des nouvelles routes et infrastructures, médecins,
urbanistes etc. ) est déjà devenu une réalité incontournable, de même que la fréquentation de
l'école française par une bonne partie de l'élite actuelle de la communauté mouride et d'un
nombre significatif de disciples et d'habitants de Touba qui n'hésiteront pas à rechercher ailleurs
un système à même de répondre à leurs besoins. L'éducation a horreur du vide. Sous cet angle,
cette question se pose plus en termes de choix entre subir docilement la dynamique de la
mondialisation au risque d'être submergés par ses vagues irrépressibles ou s'y insérer
intelligemment afin de tirer profit de ses immenses potentialités tout en évitant au mieux ses effets
néfastes. L'appropriation des avancées organisationnelles et techniques de l'humanité, quelles
que soient les civilisations par qui elles sont transmises (même « la Chine »), constitue à nos yeux un
impératif important pour Touba et pour tout le Sénégal.
C'est cette prise de conscience qui justifie, entre autres, qu'une réflexion approfondie sur la
modernisation de ce système ait été entamée, avec l'accord du défunt Calife Cheikh Saliou
Mbacké, par un groupe d'intellectuels et de spécialistes de l'éducation appartenant à la
communauté mouride. Ce projet ambitieux, qui sera prochainement soumis à Serigne Bara, et qui
se propose de mettre en place un nouveau système éducatif alternatif de synthèse pour Touba
(inspiré du modèle des écoles franco -arabe), a déjà permis d'élaborer un programme
académique assez complet intégrant à la fois les sciences religieuses et profanes (mémorisation du
Coran, apprentissage des sciences religieuses à partir des ouvrages du Cheikh et d'autres auteurs
sénégalais ou étrangers, sciences sociales, matières techniques et littéraires à l'instar de toutes les
écoles publiques etc. ). L'implication active des pouvoirs publics et une meilleure prise de
conscience de toute la communauté mouride pour la mise en place de ce système permettraient
de mieux adapter le système d'enseignement traditionnel aux réalités du monde moderne et de la
globalisation, en s'appropriant les méthodes d'organisation et d'enseignement récentes, intégrant
notamment les nouvelles sciences et technologies, tout en offrant des possibilités supplémentaires
d'emplois jusqu'ici inaccessibles à notre système traditionnel.
Une telle innovation constituera, en un sens, un début de réponse à la lancinante question et au
fameux dilemme posé par « L'Aventure Ambigüe » : Enracinement ou Ouverture ? En effet, cette
«École Nouvelle» permettra aux futures générations de sénégalais « de lier le bois au bois »
(formation scientifique) sans laisser leur âme plier mollement sous le joug des lois de ce bois. Car
l'âme creuse et évidée des futurs Samba Diallo d'un 21e siècle naissant ne saurait entrer en
résonnance avec les ondes de l'univers tant qu'elle restera amputée de la sève nourricière du
« Maître » qui, seul, et en définitive, lui donne sa véritable valeur et son sens devant l'Autre. Sens et
dignité que ne pourront leur donner le simple pragmatisme et le réalisme d'une « Grande Royale ».
N'avons-nous pas le droit de rêver, enfin, d'une école où l'on aura au programme Masâlikul Jinân,
Nahju ou les importants ouvrages de Seydi E. Malick Sy et d'autres grands penseurs musulmans ou
sénégalais, en lieu et place des « Candide » et autres « Précieuses Ridicules » ? Serions-nous
éternellement condamnés, pour raisonner juste, de nous référer à Sartre, Nietzche ou Kant et ne
jamais goûter à la sagesse savoureuse de Baye Mbaye Diakhaté, Serigne Moussa Kâ et autres
grands poètes wolof de la Pléiade mouride? Pourquoi étudier uniquement Homère et son célèbre
«Odyssée» et laisser des générations de fils de ce pays continuer à ignorer l'immense « Xarnu bi» et
« Jazâu Shakôr » ? Les tentatives passées « d'introduction de l'enseignement religieux » dans les
programmes ont toujours, plus ou moins, buté sur la double muraille laïque du Sénégal, érigée
autour de la République par nos proconsuls intellectuels locaux : (1) la laïcité neutralisante et
ghettoïsante à la française, qui consacra la séparation de la Mosquée de l'État et a confiné la
religion dans la sphère strictement privée, (2) la laïcité confrérique et dissuasive à la sénégalaise,
qui annihile, de facto, toute prise en compte sérieuse du « religieux » dans les affaires publiques,
sous prétexte de clientélisme politique ou de traitement déséquilibré et partial des différentes
communautés religieuses du pays (« Si on le fait pour les mourides, nous serons obligés d'en faire de
même pour les tidianes et les layènes, et on en sortira pas ! ». Ce qui n'empêche pourtant pas de
le faire pour Voltaire et Césaire...).
Aux maladresses ou malentendus passés avec les pouvoirs publics, ayant conduit à l'impasse
constatée, il faudra donc substituer une meilleure implication de l'État, en synergie avec toutes les
composantes représentatives de la communauté mouride, pour la matérialisation de ce nouveau
modèle d'écoles publiques dont Touba et beaucoup d'autres localités religieuses du pays ont
tellement besoin. Le soutien matériel et pédagogique aux différentes initiatives privées déjà
entreprises ou envisagées devra aussi être à l'ordre du jour, comme cela se fait depuis toujours
pour le système d'enseignement Catholique, à travers les subventions accordées par l'État par
exemple. Des rencontres sous forme de séminaires ou de forums regroupant toutes les entités
externes (Ministère de l'Éducation et autres organismes) et internes (professionnels et spécialistes
de l'éducation en milieu mouride, représentants du Calife etc.) pour discuter amplement sur ces
thèmes nous semblent également souhaitables. L'État sénégalais se doit ainsi, à notre sens,
d'apprendre à considérer désormais la communauté mouride plus qu'un simple vivier électoral,
mais comme un vivier de compétences et de potentialités formidables à même de contribuer
pleinement, en tant que partenaire respectable et valable (à condition d'être mieux organisée et
canalisée) au progrès socio-économique de toute la nation. Ce formatage du système éducatif
national aux besoins spécifiques et justifiés du peuple est un devoir de l'État, qui n'est que
l'émanation de la volonté populaire, au lieu du formatage longtemps tenté de ce peuple aux
idéaux empruntés sans discernement à des systèmes de pensée souvent opposés aux aspirations
profondes de ce même peuple.
Il est cependant devenu évident, en outre, que les flux d'information et d'influence culturelle du
monde moderne dépassent aujourd'hui de loin le cadre restreint de l'école publique et
empruntent de plus en plus les voies des médias et des autoroutes de l'information (comme
l'Internet). C'est la raison pour laquelle la réflexion déjà entamée se doit d'intégrer les résultats et
propositions issues du « Forum sur les NTIC au service de l'oeuvre de Cheikh A Bamba » tenu
récemment, lors du Grand Magal de Touba 2009, par les ingénieurs mourides, qui ont notamment
suggéré de mettre en place un système de protection numérique pour censurer au niveau de la
ville sainte l'accès aux contenus jugés contraires aux principes de l'Islam et à la déférence due au
lieu. Ainsi sans prétendre créer un « bouclier médiatique » sanitaire parfait autour de la ville sainte, il
est aujourd'hui tout à fait possible d'imaginer la mise en place d'un système de brouillage pour
certaines fréquences aux contenus clairement indécents ou à caractère choquant, comme le
prévoient d'ailleurs tous les pays dits civilisés. Une telle initiative s'inscrirait parfaitement dans la
ligne des principes fondateurs de la ville sainte de Touba dont l'objet est d'offrir à tous les croyants
un cadre propice à « la science, l'adoration de Dieu et la méditation » (Matlabu Fawzayni). Cela,
en dépit de la persistance de brebis galeuses au sein de la ville dont les transgressions à cet esprit
ne sauraient aucunement remettre en cause la pérennité du projet initial. Car Touba n'est
nullement censé être le lieu paradisiaque et la cité idyllique où toutes les difficultés matérielles et
imperfections humaines seraient totalement inconnues, ni un pays des rêves où tous et tout
seraient parfaits. Ce n'est point « un État dans l'État », mais un projet de société spirituel,
l'émanation de la pensée, non pas d'un rêveur idéaliste détaché des réalités et aspirations
profonde du peuple, mais d'un homme qui sacrifia entièrement sa vie et son oeuvre pour la
réhabilitation de son peuple dans le concert de la religion et des cultures. Touba ne correspond
pas, non plus, à l'Utopie de Thomas Moore ou à la République de Platon, où Dieu n'est pas
l'élément fondateur, et la communauté mouride n'est très certainement pas l'Eldorado ou le
« meilleur des mondes possibles », où tous seraient éclairés et moralement parfaits. Ce qui fait la
particularité de Touba et lui donne sa valeur, ce n'est point une aspiration irréaliste à s'extraire
totalement du courant imparfait du monde et de la vie, mais c'est plutôt son projet fondateur de
bâtir progressivement, à travers les innombrables obstacles et limites du monde matériel, brique par
brique, mosquée par mosquée, école par école, un lieu pour l'Islam en terre d'Afrique. Aussi, face
à l'influence incontestable de certains médias sur la perversion des moeurs de notre jeunesse et la
menace des valeurs cardinales du fonds culturel patrimonial sénégalais, l'émergence de médias
puissants et modernes propres à la ville sainte (télévision, radios, etc.) et chargés de vulgariser les
enseignements authentiques de son fondateur devront être également envisagée.
Pour terminer nous ne pouvons manquer de souligner la portée assez intéressante et significative
du refus de Serigne Bara et de son courage de s'opposer publiquement à une mesure qui lui a
semblé aller à l'encontre des principes défendus par tous ses illustres prédécesseurs. Démentant
ainsi tous les nombreux Cassandres et autres oiseaux de mauvais augure qui, unanimement et
tacitement, avaient prédit la « dislocation de la Mouridiya » (selon la formule de Paul Marty, qui
l'avait longtemps prédit avant eux) à travers la trahison des nobles idéaux originels hérités des
Vertueux Anciens, avec l'avènement de « l'ère des petits-fils ». Le Calife, malgré sa grande
ouverture reconnue et les importants travaux de modernisation de la ville sainte qu'il a
personnellement initiés, semble rappeler que « modernisme » ne rime pas forcément avec la
négligence des principes essentiels qui, en définitive, ont donné sa véritable valeur à la
communauté au destin de laquelle il a aujourd'hui la lourde charge de présider: Science,
Adoration de Dieu, ardeur au travail, forte identité culturelle, esprit d'initiative et d'autonomie etc.
En un mot que, non seulement le Combat continue, mais aussi que « YES MURIDS ALSO CAN ».</description>
	</item> <item>
	  <title> CONTRIBUTION SUR LA POLEMIQUE DE L'IMPLANTAION DU SEYSTEM D'ENSEIGNEMENT  FRANCAIS A TOUBA</title>
	  <description>                                                     La polémique récente autour de l'implantation d'écoles françaises à Touba et au centre de laquelle est impliquée un officiel et de surcroît Ministre de l'éducation au Sénégal, me donne l'occasion de parler d'éducation scolaire à Touba.
En vérité, ce chapitre aurait du être clos, dès l'instant que le Khalife général en a parlé, à la radio et à la télévision, de façon claire et sans équivoque.
Donc, mon propos qui s'inscrit et conforte les positions prises par le Khalife yal nafi fagg te wër, est celui d'un citoyen dont le souci est d'apporter sa modeste contribution aux questions importantes de l'éducation, en milieu mouride.
Tout d'abord, il importe de préciser que la Communauté mouride dispose d'un projet d'éducation et d'enseignement dans toutes les disciplines, déjà ficelé. Ce projet s'inspire des préceptes de l'Islam et de la doctrine de la mouridiyaah que nous a léguée son fondateur Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE.
Comprenons nous bien, Touba se veut une cité moderne, ouverte vers l'extérieur, mais cela ne veut pas dire qu'on y accepte la transplantation d'écoles françaises dont le contenu des enseignements transgresse le modèle d'éducation spirituelle conçu par le Cheikh. Du reste, c'est ce modèle qui a permis la formation de jeunes filles et garçons pétris de foi, de savoir-faire et de savoir-être qui aujourd'hui, peuplent la diaspora et n'en sont pas moins des citoyens utiles économiquement et socialement à leur pays.
L'enseignement que nous voulons à Touba doit être adapté à son statut spécial de ville sainte.
Le projet éducatif est organisé autour des différents cycles depuis la maternelle, l'élémentaire, le secondaire, jusqu'aux spécialisations, doctorats etc...et cela dans tous les domaines du savoir.
Il doit être terminé le temps où les promoteurs de toutes sortes viennent imposer, avec la complicité active ou passive de l'Etat, leurs projets  à Touba. Cette anarchie doit cesser car Touba est gérée par un system organisé et hiérarchisé à la tête duquel se trouve le Khalife Général. Il en découle Donc, que la ville de Touba doit et peut se prendre en charge par elle-même et pour elle-même comme elle l'a toujours fait.
En effet, Touba dispose d'un programme de développement qui comporte des composantes dans tous les domaines (éducation, infrastructures, assainissement, santé, eau, commerce, industries, services etc.)
Touba a l'ambition de structurer toutes ces activités autour de projets structurants tels que le Technopole, l'Enseignement, l'Audiovisuel (TV, radio, presse etc.) dont les études de faisabilité et l'architecture sont en voie d'achèvement et seront bientôt dévoilés au public.
Cheikh Mouhamadou Lamine yal nafi yagg te wër.
Fait à Touba, le 08/04/2009

                           Cheikhouna MBACKE
                   Fils de El Hadji Mouhamadou Lamine Bara MBACKE
</description>
	</item> <item>
	  <title>PRECISION SUR LE PROJET D'IMPLANTATION D'UNE ECOLE FRANCAISE A TOUBA</title>
	  <description>PRECISION

Le projet d'implantation d'école publique française à Touba selon le modèle classique qui existe actuellement au Sénégal, a été rejeté par le Khalife Général des mourides. En effet, ce modèle ne répond pas aux préceptes de l'islam, encore moins aux enseignements du fondateur du mouridisme. Le type d'école à envisager pour Touba, a déjà fait l'objet d'études sérieuses qui ont permis de confectionner des programmes mieux adaptés, conçus pour les différents cycles de formation par les spécialistes de l'éducation de la Communauté, selon les normes pédagogiques universellement reconnues.

En conséquence, il ne s'agit pas d'un rejet catégorique d'une école française à Touba, mais d'un refus de transposition du modèle de l'école française qui ne s'adapte pas, au statut spécial de la ville sainte de Touba.

Le magistère de Serigne Bara Fallilou s'inscrit dans la voie tracée par ses prédécesseurs.  


Fait à Touba le 06/04/2009
La Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides




</description>
	</item> <item>
	  <title>TOUBA : le khalif visite le chantier des nouvelles routes qu’il a initié</title>
	  <description>Trois mois après le démarrage des travaux de la voirie à Touba menant aux trois grands '' Pinth'', le Khalife Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké a procédé ce samedi 5 avril 2009 à une première visite du chantier.

Cette visite a été effectuée en présence du Directeur Général de l'entreprise en charge des travaux, de techniciens, de Serigne Cheikh Bassirou Mbacké et de quelques autorités.

Le khalife a débuté son tour par l'esplanade du quartier ''Gouye Mbind'', avant de se rendre à Darou Khoudoss en passant par la résidence de Serigne Chouaïbou de la corniche au niveau du quartier Madiyana pour terminer au quartier Darou Minan.

Des informations recueillies auprès des techniciens de l'entreprise en charge des travaux on retient que les travaux de terrassement et de nivellement ainsi que la phase de fondation sont terminés ; actuellement on s'active aux préparatifs de la mise en place de la base pour accueillir le goudron. Ces travaux s'accompagneront d'un aménagement des trottoirs d'une largeur de 2,5mètres et d'une canalisation qui va rejoindre le réseau d'assainissement selon les techniciens.

Mr Papa Sira Mbodji en charge des travaux, signale que l'entreprise est dans les délais par rapport au timing qu'il s'était fixé.

Rappelons que ces routes constituées de trois tronçons font une longueur totale de 7 kilomètres. La pose de la première pierre a été faite par le Khalife Général des Mourides Cheikh Mouhammadou Lamine Bara MABCKE le 17 Décembre 2008 (18 Dhul Hijjah 1429).

La rédaction de HTCOM</description>
	</item> <item>
	  <title>SERIGNE CHEIKHOUNA EN MAURITANIE, SUR LES TRACES DE SON GRAND PERE CHEIKH AHMADOU BAMBA.
</title>
	  <description>
Serigne Cheikhouna MBacké Ibnou El Hadj Mohamed Lamine Bara MBacké a séjourné en Mauritanie du 05 au 19 mars 2009, dans le cadre de la commémoration du Maouloud célébrée par les autorités mauritaniennes en présence du Guide de la Révolution libyenne, le frère Mouamar Khadafi, Président en exercice de l'Union africaine ainsi d'autres éminents invités venus de tous les continents.

Au cours de son séjour, Serigne Cheikhouna a rencontré les grandes familles religieuses. En particulier, il a rendu visite à la famille de Cheikh Sidiya  à Boutilimit.

Il a également, au nom du Khalife Général des Mourides, transmis ses condoléances à la famille de Mohamed Vatma, décédé récemment et qui fut l'un des plus vieux compagnons de Serigne Touba.

Cette visite a été l'occasion pour les grandes familles religieuses mauritaniennes et les disciples de témoigner auprès de Serigne Cheikhouna, leur estime et leur considération à la famille de Cheikh Ahmadou Bamba 

Afin de renforcer les liens séculaires qui unissent la Mauritanie et le Sénégal et qui puisent leurs racines des passages successifs effectués en Mauritanie par Cheikh Al Khadim, une fondation dédiée à Cheikh Sidiya et Cheikh Ahmadou Bamba, dite « Fondation Cheikheiny », a été créée. 

Dans ce cadre, la construction de plusieurs centres destinés à abriter, chacun, une mosquée et un institut islamique, en vue du développement de l'enseignement islamique et de la concorde en Afrique, est envisagée. La cérémonie de la pose de la première pierre du premier centre a d'ailleurs eu lieu dans le Département de Toujounine à Noukchott le 09 mars 2009 sur un terrain offert à la fondation par une amie et proche des deux familles, Madame Ramla Mint Sid'Ahmed.

Par ailleurs,  Serigne Cheikhouna a saisi l'occasion de son séjour en Mauritanie pour propager les enseignements de Cheikh Ahmadou et le rôle qu'il a joué dans la propagation et le rayonnement de l'Islam dans le monde. 

Il a également eu plusieurs rencontres avec les personnalités religieuses et les disciples, à l'issue desquelles, il a été retenu d'organiser prochainement un forum sur le thème du mouridisme en Mauritanie.

Serigne Cheikhouna a saisi l'opportunité que lui a offert son séjour en Mauritanie  pour exprimer aux autorités mauritaniennes, aux personalités religieuses, aux disciples et amis de la Mouridiya ainsi qu'à l'ensemble du peuple mauritanien ses vifs remerciements pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité généreuse qui lui ont été réservés. 

Enfin, Il a formulé des prières pour la paix, la stabilité et le développement de la Mauritanie.


Celule de Communication du Khalife Général des Mourides
</description>
	</item> <item>
	  <title>Aéroport international de Touba : Une délégation de l’Agence des aéroports du Sénégal à Touba
</title>
	  <description>
Le Directeur de l'Agence des aéroports du Sénégal Mr Mbaye Ndiaye s'est rendu auprès du Khalife Général des Mourides Cheikh Mouhamadou Lamine Bara MBACKE ce mercredi 11 mars 2009.

Pour cette importante visite, le directeur de l'ADS était accompagné des directeurs des aéroports, du directeur technique de l'aéroport LSS de Dakar, du secrétaire général de la haute autorité de l'aéroport ainsi que des chefs de service de l'ADS.

L'importante délégation a été accueillie au nom du khalife par Serigne Bassirou Mbacké Ibn Serigne Abdou Khadre, le président de la communauté rurale de Touba Mosquée, Serigne Matar Diakhaté ainsi que de plusieurs conseillers.

Le directeur général ainsi que sa délégation ont procédé à une visite de terrain afin de délimiter le nouveau périmètre de l'aéroport qui selon le directeur de l'ADS doit répondre aux normes d'un aéroport de nouvelle génération qui sera en mesure d'accueillir des vols internationaux et intégrer toutes les servitudes.

Le site avait été retenu et qui se situait à l'est de la ville été remplacé par un autre qui se trouve à l'Est. Les raisons du changement de site s'expliquent par le développement fulgurant et l'expansion rapide de la ville.

Le nouvel espace proposé est distant de la ville de 25 à 30 kilomètres et s'étend sur 4000 à 4500 hectares. Les critères de distance et de superficie pris en compte permettront d'avoir un aéroport de dimension internationale qui ne subira pas de sitôt l'invasion urbaine.

Après la visite de terrain, la délégation a été reçue par le Khalif Général des Mourides Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE à qui le président de l'ADS a présenté le projet et l'importance que sa direction lui accorde. Ce projet est une des priorités de l'ADS dans sa mission de désenclavement des infrastructures aeroportuaires du Sénégal dira t-il.

Après avoir sollicité les prières du Khalif, il lui a assuré qu'il s'y attèlera dans les plus brefs délais. Si actuellement aucune date ne peut être avancée pour le démarrage des travaux, il est prévu une deuxième mission dans les semaines qui suivent pour les études géophysiques,pour délimiter les aires de stationnement, pour faire les levées topographiques , procéder au désherbage etc. Les travaux de préparation et d'analyse se feront pour confirmer le site retenu pour le futur aéroport international de Touba. A l'issue de cette mission, l'appel d'offre sera lancé.

Par la voix de Serigne Cheikh Bassirou MBACKE, le khalife a prié pour une réalisation de tous les projets d'autant plus qu'un tel projet se justifie pour la ville Sainte de TOUBA qui est la deuxième ville du Sénégal et dont la nécessité de s'y rendre pour diverses raisons ne font l'objet d'aucun doute. Il l'a remercié au nom du Khalif pour que ce projet puisse se réaliser dans les plus brefs délais et dans les meilleures conditions.

Selon Mr Mathiaco Bessane conseiller technique de l'ADS, toue l'équipe est déterminée pour la mise en oeuvre très rapide et très urgente de l'Aéroport international de TOUBA conformément aux instructions des autorités.

La rédaction de www.htcom.sn</description>
	</item> <item>
	  <title>L’ESPRIT D’INNOVATION DANS  LE KHALIFAT DE SERIGNE BARA MBACKE FALLILOU

</title>
	  <description>WAGANE FAYE
Professeur d'Anglais
Coordonnateur des cadres du F.A.P
Vice Président de la Commission des Cadres et Experts de la CAP 21
E-mails : jdlfontaine@yahoo.fr
                waganecoumbasandiane@gmail.com


L'ESPRIT D'INNOVATION DANS  LE KHALIFAT DE SERIGNE BARA MBACKE FALLILOU

La célébration du Magal 2009 suffit pour démontrer, en analysant l'expression de la ferveur des musulmans, les avancées  notables de l'ISLAM. Et les SENEGALAIS, dans leur ensemble, se réjouissent de l'esprit d'innovation rendu visible et lisible par le Khalife Général des Mourides. 
Il est, d'ailleurs, heureux et réconfortant de constater le niveau de la communication qui a caractérisé la célébration du Magal. Surtout son fond qui a remis en selle un relationnel régulateur qui permet, d'ailleurs, à l'Etat du SENEGAL de bien jouer son rôle et sa mission.

En effet, la succession de certains évènements laissaient germer, de manière lisible, de fortes tendances d'un pessimisme pouvant déboucher, en vérité, sur une colère sociale massive. A savoir les inondations enregistrées dans la banlieue, la marche des ambulants ou, récemment, certaines secousses identifiées dans le champ politique et dans les média.
Heureusement l'offre communicationnelle du Khalife Général des Mourides aura permis, de par le fond et par la patence de la forme, d'aider le pouvoir à déchiffrer les nouvelles formes des besoins essentiels des SENEGALAIS, pour ne pas dire les croyants qu'ils sont.
L'apport fécondant de l'ISLAM s'apprécie, en effet, dans la démarche des Confrérie musulmanes du pays. Car elles ont réussi, en cette période où se développe une contre culture féroce, à consolider toutes les approches qui permettent aux musulmans du SENEGAL de protéger leur statut culturel et cultuel. Conformément aux nécessités de leurs convictions.
Pourquoi, devant la montée fulgurante de la pratique de la démocratie participative et l'évolution de la conviction religieuse, ne pas saluer la parfaite coexistence entre l'Etat et la religion ?
Au SENEGAL l'Etat, les obédiences philosophiques et traditionnelles, les autres croyances et l'ISLAM  jouent, en ce qui les concerne, leur rôle sans dérive apparente ou réelle. Alors que 95% de la population restent des musulmans pratiquants appartenant, sans exception, à des confréries très dynamiques. La laïcité devient, au demeurant, une logistique au service exclusif de l'Etat. Mais elle ne détermine plus, à cent pour cent, le citoyen musulman dont le comportement n'a, désormais, pour déterminant majeur que l'ISLAM en général et, en particulier, sa confrérie.
Saluer l'excellence de l'intégration citoyenne rendue, naturellement, aisée par l'ISLAM et les autres confréries musulmanes est un devoir. Et magnifier le mérite des guides religieux musulmans au SENEGAL devient un devoir. Parce qu'aucune propagande confessionnaliste n'est enregistrée. L'intégrisme musulman a résisté, fortement, à l'idéologisme et au capitalisme depuis la chute du mur de Berlin. L'universalisme occidentale  aura combattu l'ISLAM, pensant en cela neutraliser sa fulgurante montée en puissance .L'Iraq, l'Afghanistan et certains Etats des Balkans devenaient des cibles pour étouffer, de façon définitive, l'émancipation de l'ISLAM qui avait réussi à épouser les contours de toute l'Humanité.
Nous nous réjouissons avec fierté de l'esprit d'innovation constaté, au plan de la méthode et de l'organisation, dans la synergie opérée à TOUBA 2009. Et, particulièrement, du message du Khalife Général des Mourides qui reste, sans conteste, un cahier de charge ou un contrat qui permet à l'Etat du SENEGAL de renforcer, de manière plus forte, son efficacité.  Pour réaliser, sans révolte et sans colère, ses missions ou sa fonction.  
Le Khalife Général des Mourides s'assume. Et convie l'Etat, en tant que moyen d'action, à réaliser les tâches qui permettent la création de richesses et de revenus, l'amélioration du taux d'accès aux services sociaux de base et la prévention progressive de l'inaction administrative. L'essentiel dans la communication innovée du Khalife Général des Mourides réside, sans être péremptoire, dans l'expression de la responsabilité. Ce qui dépasse l'habituel recours au prosélytisme. 

Allons, ensemble, mesurer la marche du confrérisme musulman au SENEGAL qui a résisté au colonialisme. Aidé à l'opérationnalisation de la construction de l'Etat-Nation. Participé, sans complexe, aux multiples initiatives engagées pour que prospère la modernisation économique et sociale amorcée depuis avril 2000.Et entrepris de réguler, avec discrétion, les effets de la conflictualité. Conflictualité engendrée par la potentialisation d'actions visant, à la limite, une déconfiture de l'ordre social national.
Combien les SENEGALAIS ont apprécié la démarche de TOUBA ! Parce que ce procédé offre à l'Etat, assurément, un moyen de pouvoir exécuter, sans risque, ses politiques. Mais, aussi, de bien observer un pragmatisme qui ne vient, en aucun cas, menacer son avenir ou son futur.
L'appel du Khalife Général des Mourides est venu à point nommé devant : 
&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	l'accentuation du chômage massif et sélectif,
&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	l'émigration clandestine,
&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	les difficultés à financer la politique de l'emploi
&lt;br /&gt;&lt;li /&gt;	l'érosion des valeurs devant l'intensification de la précarité sociale
Combien, également, la population s'est réjouie de l'ardente expression de sa jeunesse qui a mobilisé, sans calcul, toutes ses ressources pour confirmer sa foi en ALLAH. Alors que le monde actuel ne garantit aucun futur dont l'espoir  serait l'auréole. 
Serigne  Bara Falilou MBACKE a installé, au cours du MAGAL 2009, le SENEGAL dans une époque où la prière devient une communion, l'introspection une auto évaluation et la prospective une épargne technique. Pour que les effets de la colère ne puissent consolider le pessimisme social dans notre pays.
Combien, enfin, les musulmans, toutes confréries musulmanes confondues, ont approuvé les lignes d'action définies par le Khalife Général des Mourides pour que les populations aient le culte du travail. Pour bien respecter les nécessités islamiques qui découlent de leur conviction. C'est-à-dire croire en ALLAH et en Son PROPHETE dont CHEIKH AHMADOU BAMBA s'identifie en tant que son SERVITEUR.

L'Etat et la République ont, désormais, un autre bréviaire qui devrait leur permettre de bien piloter la nation et d'éviter de conduire sans regarder le tableau de bord. Les confréries musulmanes restent des agrès dont la maîtrise évite certains cas de pannes. Surtout quand elles contribuent à la régulation de l'ordre civil devenu la cible très prisée de la précarité. 
 
 


</description>
	</item> <item>
	  <title>FRATERNITE ENTRE MOURIDES ET TIDIANES</title>
	  <description>
A l'occasion du (Mawlid) Gamou, symbole de l'Unité des musulmans autour de leur référence commune que constitue Seydina Muhammad (PSL), Majalis a le plaisir de vous annoncer la publication d'articles et de documents relatifs aux grandes figures des autres communautés religieuses du Sénégal (nos frères Tidianes, Khadres, Layènes etc.) Cette série de publications débute avec d'excellents articles portant sur de grandes figures de la Tijâniyya au Sénégal :

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt; Le premier article, publié dans le quotidien LE SOLEIL du 6 mars 2009, nous présente quelques aspects de la figure multidimensionnelle de SERIGNE ABDOUL AZIZ SY DABAKH, second Calife de Seydi El Hadj Malick Sy (Dieu soit Satisfait d'eux).

L'oeuvre remarquable de Mame Abdou et son action constante et multiforme dans la solidification des liens de fraternité et d'unité de tous les musulmans du Sénégal, dans la paix sociale et la solidarité, constituera, à n'en point douter, une source inépuisable de cohésion et de tolérance pour tous les musulmans éclairés.

&lt;br /&gt;&lt;li /&gt; Le second article est dévolu à l'importance de la pensée de SEYDI EL HADJ MALICK SY et de sa contribution remarquable à l'enracinement des valeurs de l'Islam dans la société sénégalaise, son amour du Prophète (PSL), son oeuvre littéraire etc. (Par Bakary SAMBE - Docteur en Sciences Politiques).

Majalis compte publier, inchallah, d'autres articles et documents importants à même de contribuer davantage à une meilleure connaissance mutuelle des musulmans sénégalais, de favoriser l'amour et l'attachement devant les unir. Ceci, du fait de leur unité fondamentale de foi, de références spirituelles, de valeurs et d'objectifs, au-delà de tout prétendu clivage « confrérique » artificiel, alimenté par l'ignorance et source de divisions injustifiables. A l'exemple des excellentes correspondances, sous forme poétique, échangées par Cheikh A. Bamba et Seydi El Hadj Malick Sy, qui partageaient un commun attachement au Prophète (PSL) et à l'Islam, au-delà de leurs liens de parenté très prochess (comme l'atteste l'arbre généalogique présentée en fin d'article).

Se référer également à l'émission sur « L'UNITE DES MUSULMANS, DANS LES ENSEIGNEMENTS DE CHEIKH AHMADOU BAMBA » avec pour invité S. Khadim Lo, à partir de ce lien : www.majalis.org/majalistv.php?refem=932#majalistv. 

Vous pouvez télécharger les articles complets à cette adresse :
www.majalis.org/articles/pdf/MameAbdou.pdf

</description>
	</item> <item>
	  <title>INAUGURATION DE LA MOSQUEE DE TAIF
</title>
	  <description>
Sous le Ndigël de S. M. Lamine Bara Mbacké, Khalife Général des Mourides,
Sous l'égide de S. Cheikh Maty Leye, Khalife de Gouye Mbinde et de S. Ahmadou Mukhtar, Khalife de Darou Khoudos,
Serigne Abdou Fattah Mbacké, Khalife de Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, vous invite à la prière inaugurale de la Grande Mosquée de Taïf, le Vendredi 13 Mars 2009.

PROGRAMME

8h - 12h30 : Lecture du Saint Coran et dourouss de Khassidas de Cheikhoul Khadim par des kurels

8h - 17h : Plateau religieux animé par d'éminents spécialistes sur plusieurs thèmes

0h - 12h : Acceuil et installation des délégations sur les sites d'hébergement

12h30 - 13h30 : Transfert des délégations au sein de la mosquée

13h45 : Prière du vendredi

14h -15 : Retour des délégations sur les sites d'hébergement

15h : Déjeuner

16h30 : Prière de Takussane

Pour toutes informations contacter le Coordonnateur MOR MBAYE 221 77 644 25 49 - morfattah@gmail.com

</description>
	</item> <item>
	  <title>QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE CHEIKH AHMADOU BAMBA SUR LE MAWLÛD</title>
	  <description>
 

Les miracles lors de la Naissance de la Meilleure des Créatures
 

Tout ce qui constituait une source de glorification pour les mécréants s'est effondré la nuit même de la Naissance de l'Elu.

1. Sens et portée
2. Enseignenments du CHEIKH sur le MAWLÛD
3. La considération que Serigne TOUBA accordait à cette nuit
4. Recueils de panégyriques du meilleur des envoyés 
5. Rappel et exhortation des Khalifs
6. Reportages
Ces faits extraordinaires laissaient pressentir un changement d'ordre dans l'Univers. Ainsi, tous ceux qui avaient gardé leur croyance aux livres révélés authentiques, savaient pertinemment que cette Lumière d'une intensité jamais égalée, allait anéantir le Faux. De même, tous ceux qui avaient une connaissance tant soit peu des enseignements de ces livres, n'avaient plus aucun doute que le Messager tant attendu était venu.



Dans sa versification sur les Panégyriques du Prophète (Paix et Salut sur Lui), intitulé l'Attirance des Coeurs (Jadhbul Qulûb) le Cheikh nous décrit ces miracles grandioses qui avaient ébloui tout l' Univers. Entre autres on peut citer :

	
Les bienfaits que renferme la vivification de l'anniversaire de la naissance du Prohète Mouhammad (Paix et Salut Sur Lui) .

  Cette Nuit renferme des Miracles apparents, tenus authentiquement des rapporteurs, tels que le feu (des pyrèes) qui s'éteignit, avec la dissipation de la détresse

 La source de ("Sawa")qui était si éminente et si prestigieuse pour la Perse avant la Religion (Musulmane) était devenue inexistante

 Tels que les cailloux lancés en comètes pour chasser les suspects de leur espionnage des nouvelles du Prophète, et ils retournèrent avec regret

 Cette Nuit, le Maudit [Satan] a été chassé des sphères célestes par des jets sous forme d'étoiles filantes et il prit la fuite, bredouille et blâmé avec sa faction en détresse

 A rayonné, au Moment où naquit le Meilleur Prophète - que CE LUI Qui a guidé son coeur par les Sagesses Lui accorde Sa Prière -

 Une Lumière Sublime par laquelle celui qui se trouvait dans la Mère des cités - la Mecque qui est la Meilleure Enceinte Sacrée - apercevait le Palais de César

 Le hall (du Palais) de Choroes (Kesra) a craqué dans cette Nuit, alors que, jadis, sa toiture était si élevée vers le Ciel de CELUI QUI HONORE

 Au point que le lit (de repos impérial) se brisa, à cause d'une grande terreur qui frappa, issue de la Lumière de la Meilleure des créatures ; SEIGNEUR ! accorde-Lui Ton Salut



Les Grâces attachées à la célébration de l'Anniversaire de la Naissance du Prophète (Paix et Salut sur Lui)
Serigne Touba dans versification suscitée écrit :


 Quiconque la célèbre conformément à la Tradition obtiendra toutes les grâces rattachées à sa célébration.

  Sa célébration conformément à la Sunna (la Tradition) nous conduit vers le Paradis ; par elle, les bienfaits augmentent en faveur du sincère qui glorifie

 Quiconque célèbre la Naissance de notre Prophète qui est la Porte de la Bonne Guidée, point il ne sera soumis au Règlement des Comptes Demain ; alors, honore et glorifie cette Naissance

 Quiconque célèbre la Naissance de la Meilleure Créature, en l'occurrence le Plus Louangé (Ahmad), celui-là est comme un martyr ayant combattu à Bedr et ce, sans illusion

 Celui qui fait une dépense à l'occasion de la célébration de son Honorable Anniversaire, en biens, sans gaspillage, fut-ce l'équivalent d'un "dirham"

 Celui-là est comme quelqu'un ayant été présent le Jour de "hunayn" avec patience et le Jour de Bedr ; puis ayant soutenu la Meilleure Créature qui facilite la compréhension

 Celui qui célèbre la Naissance de notre Prophète qui est la Porte de la Bonne Guidée ne sera pas contrôlé Demain, au moment du Règlement des Comptes désarmant

 Celui qui assiste à l'Anniversaire de la Naissance de la Meilleure des créatures, en la célébrant par la communion, dans la réjouissance, avec du sucre ou de la viande

 Celui-là est certes nanti de ce qui pérennise la joie et il ne rencontrera pas de malheur le Jour du Rassemblement des Communautés

 Celui qui présente un repas à celui qui chante ou lit un texte liturgique, pour l'honorer, réunira les bienfaits des gens doués d'une force de décision spirituelle

 Celui qui récite des panégyriques, lors de la célébration de la Naissance de la Meilleure des créatures, sur quelque chose pour l'oindre, celui-là verra, pour cette chose, un essor de plus en plus bénit

 Si on récite sur de l'eau des panégyriques, lors de la célébration de la Naissance du Meilleur du genre humain, le fait de boire de cette eau préserve de la machination de Satan, par la Grâce de la Créature Purifiée

 L'absorption de cette eau, grâce à l'Exaucé, illumine le coeur et le vivifie, sans défaut, et celui qui l'absorbe sera préservé du malheur

 La vivification [de la célébration] de la Naissance de l'Annonciateur des Bonnes Nouvelles protège les familles et les demeures, elle renferme le Remède des coeurs pour tout individu se réclamant de sa Direction.

SOURCE:htcom.sn</description>
	</item> <item>
	  <title>DISCOURS DU KHALIF AU LANCEMENT DES GRANDS TRAVEAUX DE TOUBA</title>
	  <description>Au Nom de DEU, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX
Louange à DIEU ! Maître des Mondes, le Régisseur de l'univers et de la totalité
des créatures. Lui qui a affirmé dans sa révélation pleine de sagesse : « Allah
est Celui qui sait le mieux où placer Son message. » (Coran, sourate 6 verset
124).
Que la Paix et le Salut soient sur notre Seigneur Mouhammad, l'Esclave de
DIEU et son plus Noble Messager. De lui, nous sont rapportés les propos
suivants : «quiconque meurt sans avoir fait l'acte d'allégeance est considéré
comme mort dans l'ignorance».
Que cette prière soit sur ses compagnons qui sont véridiques et intègres, ainsi
que sur tous ceux qui les ont suivis dans le Droit Chemin jusqu'au Jour de la
Rétribution.
Que l'Agrément de DIEU, le TRES HAUT, soit sur notre Guide Spirituel
Cheikh Ahmad al Khadim, le Serviteur du Prophète qui est la fierté de la
religion et du pays, il est le héros qui a restauré pour cette communauté toute la
splendeur de sa religion, et rendu à la religion toute la considération qu'elle
mérite.
Que cet agrément se répande également sur toute sa famille et ses compagnons,
aussi longtemps que demeureront sur terre les hommes et les djinns et que
s'alterneront le jour et la nuit.
----------------------
Que la Paix, le Salut et la Bénédiction de DIEU soient sur vous tous.
J'adresse mes salutations à mes concitoyens sénégalais, à tous les musulmans et
plus particulièrement à mes frères adeptes mourides.
Je profite de l'occasion pour vous présenter mes voeux et toutes mes félicitations
à l'occasion des deux fêtes religieuses que nous venons de célébrer ensemble.
Je m'adresse à vous au nom du vénéré Khalif Général des Mourides Serigne
Mouhammad Lamine Bara MBacké et au nom de Serigne Mountakha MBacké
qui est son mandataire dans toutes ses actions au service de Serigne Touba.
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
lue par Serigne Cheikh Bachîr MBacké ibn Serigne Abdoul Khadr - 18 Dhûl hijjah 1429.h / 17-12-08 à
TOUBA
3
C'est donc en fonction d'un mandat d'agir qu'il m'a conféré, que je prends la
parole devant vous et en son nom ; sinon, je n'aurais jamais pris la parole devant
mes supérieurs.
Il a à ses côtés :
- Serigne Ahmadoul Moukhtar MBacké, actuel Khalif de la famille de
Serigne Mouhammadou Moustapha MBacké, premier Khalif de Cheikh
Ahmadou Bamba
- Serigne Mouhammad Fadel ibn Serigne Mouhammadoul Bachir,
- Cheikh Mouhammad Bachir ibn Cheikh Mouhammadoul Fadel
- Et Cheikh Mouhammad Bachir MBacké ibn Cheikh Abdoul Khoudoss
- Et l'ensemble des participants ici présents.
Conformément au voeu du Khalif, avant d'aborder notre propos, nous nous
souviendrons du vénérable Cheikh Saliou MBacké. Puisse DIEU augmenter ses
lumières et nous faire profiter de ses grâces. C'est exactement à pareille époque
que ce saint homme était rappelé à DIEU et c'est précisément en ce jour qu'il
aura un an ferme dans l'autre monde. Puisse DIEU le rétribuer pour ses actions
envers Serigne TOUBA et répandre cette bénédiction sur tout le pays et dans le
monde entier.
Le Khalif rend grâce à DIEU, prie sur le Prophète et exprime une profonde
reconnaissance à Serigne TOUBA. Il salue tout le monde et leur témoigne toute
sa gratitude et ses remerciements. Il est très touché par tous les efforts consentis
à son endroit. Il s'excuse auprès de vous des difficultés qui n'ont pas manqué de
jalonner l'attitude exemplaire que vous lui avez manifestée et le soutien sans
faille que vous lui avez apporté.
Après donc que la Volonté Divine s'est accomplie à son égard, le portant au
sommet de la famille de Serigne TOUBA, il est aujourd'hui investi d'une charge
que ses propres parents ont toujours noblement assumée jusqu'à Cheikh Saliou
MBacké qui s'est éteint dernièrement, nous prions DIEU qu'Il multiplie ses
lumières et nous bénisse par sa grâce.

Ils sont une lignée choisie et protégée par Serigne TOUBA de sorte que leur
succéder est une tâche difficile, mais nous avons le dessein ferme d'assumer la
mission dès lors que c'est la Volonté de DIEU et l'agrément de Serigne
TOUBA.
Et Serigne TOUBA lui-même avait prédit que c'est à Diourbel que DIEU lui
révéla tout ce qui allait se produire après lui, ce qui lui a permis de tout prévoir.
Par conséquent, nous prions DIEU pour que Cheikh Mouhammad Lamine Bara
soit un bon héritier de ses nobles prédécesseurs.
L'objet sur lequel il veut parler avec vous s'articule autour de trois points :
  D'abord le dessein qu'il s'est défini
  Ensuite le but qu'il se propose d'atteindre
  Et enfin ce qu'il compte réaliser à Touba au nom de Cheikh Ahmadou
Bamba.
Son dessein consistera à consacrer ses moments d'activités et ses moments de
répit exclusivement au service de Serigne TOUBA et ce, dans quelque domaine
que cela puisse être, à savoir :
- la famille,
- les disciples
- et la ville.
Il dit partager avec vous de façon indivise la cause de Serigne TOUBA qui est
commune à nous tous. Et, quand une cause indivisible nous met en commun, il
est souhaitable que chacun de nous fasse de son mieux pour sa sauvegarde. Et
c'est cela en fait, dit le Khalif, qui constitue l'héritage que le Cheikh nous a
légué. D'ailleurs, la raison qui l'amène à dire que c'est un bien que nous
partageons s'explique par la fait que Serigne TOUBA a hérité le sang du
Prophète et sa force de décision spirituelle.
Il le dira lui-même d'ailleurs dans son ouvrage intitulé « les Prémices des
Eloges » :

« Le Prophète m'a assimilé à sa famille et à ses compagnons et il m'a accordé
un secret que nul autre ne connaît en dehors de DIEU » (vers 175)
Ces deux dimensions ont été explicitées par Serigne TOUBA qui dit :
« Les membres de la famille du Prophète sont ceux qui ont obtenu le privilège
de la noblesse, ils sont assurément pour les créatures des seigneurs distingués »
Quant à la famille de l'Envoyé de DIEU (Paix et Salut sur Lui), notre
SEIGNEUR les a élus au rang de noblesse parmi les autres. Ils sont donc
supérieurs par la grandeur de leur âme.
En plus, la sphère de leur dimension est tellement étendue qu'ils méritent le titre
de chefs parmi les autres ».
S'agissant de Serigne TOUBA, cette catégorie s'applique à ses fils. Ils sont élus
et protégés par lui.
Toujours dans sa lancée, évoquant les compagnons de l'Envoyé de DIEU,
Serigne TOUBA dira dans un de ses poèmes, une rime anonyme en «Râ » (Arrâ'iyyah)
: « Ses Nobles compagnons sont ceux-là qui ont surpassé leurs
semblables, car les uns sont des émigrés (muhâjirûns), et les autres des
auxiliaires (ançârs). »
Il s'agit de ceux qui ont tourné le dos à leurs traditions et leurs coutumes pour
rejoindre le Prophète dans son engagement, et des autres qui l'ont accompagné
pour accueillir les novices.
Du côté de Serigne TOUBA, il s'agit d'une part des premiers adeptes qui lui ont
fait acte allégeance, tels que :
- Cheikh Ibrahima Fall
- Cheikh Adama Guèye
- Cheikh Ibrahima Sarr « NDiagne »
- Cheikh Mouhammad Lamine Gaye
- Cheikh Massamba Diop
- Et tous ceux qui avaient leur engagement. Je ne peux pas les citer tous.

Et d'autre part, ceux qui étaient avec lui pour accueillir les nouveaux venus, lui
tenant une fidèle compagnie, ce sont ses frères, ses cousins et neveux tels que :
- Notre grand parent, son aîné germain Mame Mor Diarra
- Cheikh Ibrahima Faty son bras droit
- Le maître de Gawane Cheikh Sidy Moukhtâr
- Cheikh Massamba
- Et ceux qui, comme eux, étaient de la même catégorie.
Il est même apparu dans les écrits du Cheikh que ses fils et ses frères ont troqué
le lien de sang contre une allégeance, mais ce pacte ne nuit en rien leur rang
d'élection et les mérites attachés à leurs honorables personnes.
C'est dire donc que cette communauté est la nôtre et constitue notre intérêt
commun à nous tous.
En définitive, cette voie est comme un bébé que Cheikh Ahmadou Bamba a mis
au monde, et qu'il se devait d'allaiter et de veiller aux soins de sa croissance et
du développement de ses facultés mentales.
Quand le Cheikh fut rappelé au SEIGNEUR, nous laissant avec ses vénérables
fils, ils ont eu à sevrer les mourides, les ont instruits et éduqués et les ont fait
accéder au savoir, initiés au discernement et à l'assimilation de leurs valeurs
fondamentales.
Lorsque les fils ont à leur tour été rappelés à DIEU, nous laissant avec les petits
fils, ils vont ensemble avec les disciples s'engager à oeuvrer au service de
Serigne TOUBA.
Présentement, Serigne TOUBA compte à son actif six khalifs qu'on peut répartir
en trois générations :
- La 1ère catégorie, c'est ceux qui lui ont succédé et dont la venue au monde
remonte d'avant son départ en exil ; c'est une génération dont le doyen
d'âge est Cheikh Mouhammad Moustapha MBacké

- La 2ème catégorie, c'est ceux qui lui ont succédé et dont la venue au
monde a eu lieu après le retour d'exil, leur doyen d'âge est Cheikh
Abdoul Ahad MBacké.
- La 3ème et dernière catégorie coïncide avec l'avènement des petits fils dont
le doyen d'âge est l'actuel Khalif Cheikh Mouhammad Lamine Bara
MBacké.
Il est aujourd'hui très facile d'affirmer que de ces 3 générations successives,
celle qui vient après l'autre a toujours plus d'avantages et de moyens.
Donc nous pouvons espérer que Cheikh Mouhammad Lamine Bara MBacké est
venu avec une manne céleste relevant toujours des Bienfaits de Cheikh
Ahmadou Bamba qui dit :
« Le charme de mon sort du présent l'emporte toujours sur la beauté de mon
sort du passé. »
Le khalifat de Serigne TOUBA est un fauteuil que surplombent sa science, ses
moyens, ses dons et son pouvoir. De sorte que celui qui a le privilège d'y
prendre place, réunira ce qui permet à Serigne TOUBA de se dépouiller
complètement en lui.
Il est un gratifié dont la réalisation des voeux se fait avant la formulation. Et tout
ce qui est de son voeu, rencontre à l'avance l'approbation de DIEU.
Cela, il le confirme dans ses écrits, quand il dit :
« Mon dessein à moi s'est fondu dans tout ce qui est la volonté du SOUVERAIN
SUPREME ; et quant à Lui (LE SOUVERAIN) Sa Volonté s'assimile à tout ce
qui est mon dessein, loin de tout préjudice et vanité. »
C'est d'autant plus vrai qu'il affirme par ailleurs :
« J'écris en puisant directement de la Tablette bien Gardée (Lawhul Mahfûz) et
par la Plume de notre SEIGNEUR (Qalam) ; et point je ne m'abuse. »
Donc rien d'autre ne nous incombe si ce n'est de rendre grâce à DIEU qui a lié
nos destins avec Serigne TOUBA et de nous consacrer à tout ce qui remporte
son agrément.

Voilà donc son dessein.
S'agissant du but qu'il se propose de réaliser.
Il voudrait que tout le monde sache qu'il n'a d'autre ambition que de suivre
scrupuleusement les traces de ses illustres pères à l'endroit de qui toute la
religion et le monde entier ont témoigné qu'ils ont accompli la mission qui leur
était assignée et tout ce qui leur était dévolu par Serigne TOUBA.
Puisse DIEU les rétribuer surabondamment, multiplier leurs lumières, leur
agrément et leur bénédiction ; et répandre leurs grâces sur nous.
Le Khalif nourrit la ferme volonté, de concert avec toute la famille de Serigne
TOUBA et les disciples, de sauvegarder cet héritage que DIEU a fait échoir en
lui, de le vivifier, de le préserver et de le répandre.
Et tout cela, en respectant l'angle sous lequel le Cheikh l'avait placé et que ses
illustres pères n'ont jamais outrepassé - que l'Agrément de DIEU le TRESHAUT
soit sur eux - Il s'agit de la religion, de la ville et des disciples tout en se
conformant à l'enseignement de Serigne TOUBA dans lequel il recommande
d'être un adorateur de DIEU dont la pratique repose sur la science et la bonne
conduite.
Fort de cela, le Khalif en exhorte à l'enseignement des jeunes et à leur
éducation, le tout en adéquation avec le système d'éducation spirituelle que le
Cheikh a toujours donné à l'adepte mouride. Tout le monde doit savoir que cette
ville de Touba, il en avait fait un centre d'enseignement et d'éducation
religieuse, ce qu'il confirme dans son poème intitulé «la Quête du Bonheur des
deux mondes» (matlabul fawzayni) :
« Fais de ma demeure, la cité bénite de TOUBA, un centre académique, un lieu
favorable à l'ouverture d'esprit et à des méditations saines qui sanctifient en
permanence ».
C'est la particularité de l'Agrément de DIEU le TRES-HAUT et la bénédiction
de son service qui lui ont attiré tout ce que vous voyez. Par conséquent, la
fonction première qui caractérise la ville doit être mise en exergue à tout
moment, de façon évidente.

C'est exactement comme Serigne MBacké Bousso l'avait suggéré dans sa lettre,
évoquant que le Cheikh a laissé derrière lui trois projets que sont :
- L'accomplissement du pèlerinage à la Mecque
- La construction de la Grande Mosquée de Touba
- Et la construction d'un grand centre d'enseignement et d'éducation
religieuse dont les pensionnaires viendront de tous les coins du monde.
Pour ce qui est de l'accomplissement du pèlerinage à la Mecque, chacun sait
qu'il a été effectué par Cheikh Mouhammad Fadel, en compagnie de son père
Serigne Gawane.
S'agissant de la Mosquée, nul n'ignore que la fondation a été faite sous l'égide
de Serigne Mouhammad Moustapha MBacké et l'achèvement des travaux par
Cheikh Mouhammad Fadel.
Enfin à propos de l'université Islamique, c'est Cheikh Abdoul Ahad MBacké
qui l'avait commencée et Serigne Saliou MBacké l'a achevée.
Par conséquent, l'ensemble de ces objectifs que le Cheikh avait en perspective
ont été entièrement réalisés.
Mais en vue d'une extension de ce qu'ils ont entrepris, et pour traduire
davantage le voeu du Cheikh, le Khalif envisage la construction d'une grande
université islamique afin de matérialiser la vision de Cheikh Ahmadou Bamba.
Il engagera des travaux d'extension plus adaptés qui intégreront toutes les
branches de l'enseignement des sciences islamiques, avec une capacité d'accueil
de 30 000 pensionnaires de régime interne.
Les plans et toutes les études sont au point et bientôt le Khalif procédera à la
pose de la première pierre Incha Allah, et s'y mettra jusqu'à la réception des
travaux.
Le Khalif Général informe tout le monde qu'il a l'intention et la ferme décision
d'organiser l'enseignement dispensé à Touba, il entend mettre le système en
phase avec les objectifs de la communauté, élargir les cadres d'enseignement,
organiser les programmes, procéder à la planification et aux orientations selon
les voeux de la communauté.

Il préconise également une gestion parfaite des mosquées avec une
administration spécialisée qui s'occupera du choix des sites et des activités qui
s'y déroulent, afin de les mettre en adéquation avec le système de valeurs
enseigné par Cheikh Ahmadou Bamba.
Voilà donc grosso modo le but qu'il se propose d'atteindre.
S'agissant de ce qu'il compte réaliser à Touba au nom de Cheikh Ahmadou
Bamba, c'est d'abord de poursuivre et d'achever les projets entamés par son
vénéré père Serigne Saliou MBacké, dans la Grande Mosquée et à travers la
ville ; et surtout d'initier de nouveaux projets qui lui seront propres et qu'il
engagera avec toute la famille du Cheikh, le concours des talibés et de la
communauté mouride toute entière.
Concernant la continuité des travaux, le Khalif a tenu un conseil avec toute la
famille à sa résidence de « Aliya » à l'issue duquel il a désigné Serigne
Mountakha comme son mandataire dans toutes ses activités au service de Borom
Touba.
Il voudrait bien informer tous les talibés que les fonds que notre vénéré Khalif
Serigne Saliou MBacké avait laissés comprenant les dons des disciples et
l'argent provenant de son travail personnel ont été globalement destinés en don
pieux à Serigne Touba.
Chacun sait que de son vivant, il a au nom de Serigne TOUBA initié des travaux
de rénovation à la Grande Mosquée et beaucoup d'autres projets dans la ville
dont le montant s'élève à un peu plus de 6 milliards.
Au moment de son rappel à DIEU, il nous a laissé avec des projets en cours et
des fonds dont le compte ouvert au nom de Cheikh Ahmadou Bamba s'élevait à
16 milliards 97 millions.
Lorsque tout ce qui devait être tiré du compte a été exécuté, soit 1 milliard
288 millions, le solde s'est retrouvé à 14 milliards 800 millions.
Il y a une petite clarification concernant ce montant qu'il est indispensable
d'apporter.

Il s'agit de 2 milliards de ce montant qui avaient été remis à Serigne Saliou par
le Président Abdoulaye Wade en guise de don pieux sur les travaux de Touba.
Mais quand l'état sénégalais a décidé de prendre en charge la modernisation de
la ville, le Président a dû reprendre ces deux milliards pour honorer les charges
de l'autoroute de NGabou pour payer les chinois car, selon lui, ce fonds n'a pas
été budgétisé dans le programme de modernisation.
Il faut retenir qu'en définitive, ce que le Khalif a reçu de façon effective pour le
compte de Serigne TOUBA se chiffre à un peu plus de 12 milliards 800
millions. Le Khalif, Serigne Mouhammad Lamine Bara MBacké tenait à ce
faire ce bilan pour que ce soit clair pour tous les talibés.
Il aimerait vous informer qu'en ce qui le concerne, ce qu'il a personnellement
ajouté au compte depuis son accession au Khalifat, s'élève à plus d'un milliard
300 millions.
En poursuivant les travaux de la Grande Mosquée que le vénéré Khalif Serigne
Saliou avait engagé avec l'entreprise « Baol Construction », il a redémarré les
trois volets comprenant :
- L'électrification
- Les grilles du mur de clôture
- Et le revêtement en marbre du parvis.
Le volet électrification porte sur la réhabilitation de toute l'électricité à
l'intérieur de la Mosquée, l'éclairage du parvis et des résidences des fils de
Serigne Touba situées autour de la mosquée. Sur un devis de 800 millions
accordé avec Serigne Saliou, le Khalif a fait un 1er acompte de 500 millions.
Il a aussi commandé de son propre chef des grilles à l'étranger qui vont arriver
incessamment dans les semaines à venir. Un autre acompte de 500 millions a été
fait sur un montant d'un peu plus de 800 millions.
Enfin pour le revêtement en marbre du parvis qui fait une superficie de 25 000
m2 et s'élevant à 900 millions, le Khalif a également fait un acompte de
500 millions, soit un total de 1 milliard 500 millions qui ont été remis à
l'entreprise « Baol Construction » pour la poursuite des travaux de la Grande
Mosquée.

Pour la considération de l'espace sacré ceinturant la Mosquée, le Khalif, parlant
de la Mecque et de Médine à l'occasion de la fête de Korité (cIdul Fitr), disait
que ceux qui leur ont donné leur attrait actuel ne sont pas de la famille du
Prophète ; alors que pour notre cas, étant des obligés redevables à Serigne
TOUBA, notre motivation doit être élevée au même prix, sinon davantage.
C'est pourquoi il a déclaré que nous devons nous évertuer à faire de sorte que
l'environnement immédiat de la mosquée soit adapté à la dimension de la ville.
A cet effet, il a engagé des travaux autour de l'esplanade de la Mosquée pour un
montant de 900 millions qu'il a payés sur fonds propres à l'entreprise
EIFFAGE-SENEGAL.
Voilà donc de façon exhaustive le premier bilan des travaux démarrés par le
Khalif et la situation des décaissements faits sur le compte « Cheikh Ahmadou
Bamba ».
Dans le cadre du projet des infrastructures routières et réseaux divers que
Serigne Saliou MBacké avait déjà annoncés, là il est bon de distinguer le projet
de l'Etat, en l'occurrence « les travaux de modernisation de Touba » pour un
montant de 120 milliards étalés sur 5 ans et les travaux routiers que le Khalif
entend mener lui-même avec l'ensemble des talibés.
Pour ce qui est des travaux à faire dans la ville et la construction de nouvelles
routes, il vous sera présenté en détail à l'occasion du Grand Magal de Touba
toute l'étape d'avant-projet préliminaire :
- plans et devis préliminaires,
- plans et devis définitifs,
- choix des entreprises retenues.
Dans tout cela, il est bon de noter que Serigne TOUBA a déjà tout prévu pour
nous, donc quelle que soit la bonne intention qui puisse animer quelqu'un à
vouloir développer ou aménager la ville, il doit nous trouver déjà être des
acteurs pleinement à l'oeuvre.

La même détermination et la même motivation qui ont amené la ligne de chemin
de fer de Diourbel à Touba (en pleine période coloniale), la même abnégation et
les mêmes vertus de travail qui nous ont amenés à construire seuls cette Grande
Mosquée de Touba, si nous gardons cette même constance, nous relèverons tous
les défis quels qu'ils soient derrière le Khalif.
Toute la vision de Serigne TOUBA à l'endroit de la ville formulée auprès de son
SEIGNEUR a été entièrement exaucée.
Et quiconque parcourt son mémorandum intitulé « la Quête du Bonheur des
deux Mondes » (Matlabul Fawzayni) verra bien qu'aucun aspect n'a été négligé.
Donc quelque élevé que puisse être le seuil de développement de la ville, c'est
grâce aux prières formulées par Serigne TOUBA, qui se sont matérialisées à
travers l'abnégation des disciples.
Le Cheikh avait dit en recommandant la construction de la Grande Mosquée de
Touba, à savoir : « si vous ne vous en acquittez pas, DIEU enverra des anges qui
le feront à votre place ». La même chose reste valable pour la ville de Touba.
Par ailleurs, Serigne TOUBA avait demandé au SEIGNEUR de le gratifier de
petits fils pieux qui vont perpétuer les missions de leurs illustres pères.
Il a demandé également à son SEIGNEUR de le favoriser des meilleurs petits
fils qui réhabilitent la Coutume Sacrée du Prophète (Paix et Salut sur Lui).
Cela rejoint la sentence du Prophète (Paix et Salut sur lui) qui dit : « DIEU, le
TRES-HAUT, envoie au début de chaque siècle, des gens qui Lui revivifient sa
religion ».
Et tout cela a été prévu par le Cheikh au sein de sa propre famille.
C'est pourquoi le Khalif recommande à tous les disciples l'accomplissement
strict d'oeuvres pies dont la plus fondamentale est l'adoration de DIEU ;
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
lue par Serigne Cheikh Bachîr MBacké ibn Serigne Abdoul Khadr - 18 Dhûl hijjah 1429.h / 17-12-08 à
TOUBA
14
Un jour, le Cheikh commentait les trois points de sagesse suivants :
- ce qu'il incombe de faire
- ce qu'il n'est pas nécessaire de faire
- et ce qu'il ne faut jamais tenter de faire
Ce qu'il incombe de faire, c'est l'adoration de DIEU. C'est ce qui nous garantit
l'entrée au Paradis et nous préserve de l'Enfer.
Ce qu'il n'est pas nécessaire de faire, nous dit-il c'est de s'adonner à
l'amusement. Il est sans profit et ne préserve de rien.
Ce qu'il ne faut pas tenter de faire et ne même pas y penser, c'est la
désobéissance à DIEU.
Serigne TOUBA recommande également de persévérer dans l'acquisition de ce
qui est licite, car une pratique d'adoration n'est bonne que lorsqu'on jouit de ce
qui est licite.
Il dit dans son ouvrage intitulé « le Viatique de la Jeunesse » (Tazawwud-shshubbân)
: « Ni la science, ni l'adoration ne sont profitables avec la
consommation de choses illicites, selon le consensus des savants de la religion »
Il nous recommande aussi de surveiller la parole quand elle est émise, dans ce
qu'elle peut avoir de nuisible ou de profitable.
La formule du témoignage de la foi musulmane est une parole, et c'est elle qui
marque notre entrée légale dans la religion musulmane, il n y a donc pas quelque
chose de plus important que ce palier qui marque notre profession de foi
musulmane.
Mais la parole s'assimile aussi à ce versant abrupt qui peut mener à l'Enfer.
Ecoutons cette sentence du Prophète (Paix et Salut sur Lui) : «Est-ce que les
gens ne tombent pas en Enfer, face en avant, à cause des calomnies que
proférait leur langue?»
Et c'est pourquoi le Coran met en garde ceux qui profitent de certaines
circonstances pour régler leurs comptes :

« Assurément, si les hypocrites de la cité, ceux qui ont quelque maladie au coeur,
et les semeurs de fausses nouvelles ne cessent pas leurs agissements, nous te
donnerons sur eux plein pouvoir, puis ils ne resteront pas longtemps tes voisins.
Maudits partout où on les trouve et qu'ils soient faits prisonniers et massacrés
sans pitié. Telle était la loi établie par Allah envers ceux qui ont vécu
auparavant. » Sourate 33 versets 60 à 62
Les hypocrites sont ceux à l'adresse de qui DIEU dit dans le Coran : « Parmi les
gens, il y a ceux qui disent : "Nous croyons en Dieu et au Jour dernier !" alors qu'en
fait, ils n'y croient pas. Ils cherchent à tromper Dieu et les croyants; mais en
vérité, ils se trompent eux-mêmes et ne s'en rendent pas compte. » Sourate 2
versets 8 et 9
Voilà les véritables hypocrites, ce sont eux qui sont à la base de tous les
contentieux, et inévitablement c'est pour les démasquer que le Jour du Jugement
Dernier aura lieu.
Et c'est pour « les maladies de leurs coeurs » que DIEU nous dit encore dans le
Coran : « Tu verras, d'ailleurs, que ceux qui ont la maladie au coeur se
précipitent vers eux et disent : "Nous craignons qu'un revers de fortune ne nous
frappe." Mais peut-être qu'Allah fera venir la victoire ou un ordre émanant de
Lui. Alors ceux-là regretteront leurs pensées secrètes. » Sourate 5 verset 52
Voilà les gens qui, très pessimistes, nourrissent une mauvaise idée sur l'Islam et
sur le sort de Serigne TOUBA, fixant un terme imminent à l'Islam et à la
prééminence de Khadimou Rassoul.
En ce qui concerne aussi les « semeurs de fausses nouvelles dans la cité » c'est
ceux au sujet de qui le Coran dit : « Ceux qui se plaisent à diffuser la corruption
auprès des croyants subiront des tourments douloureux dans ce monde et dans
l'autre, car Dieu sait et vous, vous ne savez pas. » Sourate 24 Verset 19
Ils sont ceux qui n'ont d'autres préoccupations que de scruter les défauts d'une
personne afin de la vilipender. DIEU leur lance un avertissement et les punira
sans délai avant le terme fixé.

Le Khalif vous recommande aussi d'oeuvrer dans le Sentier de DIEU en ayant
un grand soin envers ses créatures, et c'est cela qui définit le travail « khidma »,
qui est une valeur fondamentale du Mouridisme et à laquelle nous devons
persévérer. Il vous recommande de renforcer votre entente fraternelle, de vous
unir en un seul bloc et d'essayer de comprendre le sens de la Parole de DIEU qui
dit : « Entraidez-vous dans la bonté pieuse et la piété ...» Sourate 5 verset 2
Le Khalif informe tous les talibés qu'il n'a d'autre ambition que de veiller sur la
mission à laquelle il a accédé par la Volonté de DIEU et la Bénédiction de
Serigne TOUBA, exactement comme l'ont fait ses illustres prédécesseurs dans
ce qu'ils ont toujours recommandé et ce qu'ils ont toujours interdit.
Il porte solennellement à votre connaissance que tout ce que ses illustres
prédécesseurs n'ont jamais accepté dans cette Voie tracée par Serigne TOUBA
et dans cette ville qu'il a fondée, il ne l'acceptera jamais ; il déclare en outre
qu'il l'assumera quel qu'en soit le prix.
Conformément à cela, il y a un aspect sur lequel je voudrais quelque peu vous
éclairer ; car en fondant cette ville, Cheikh Ahmadou Bamba avait un seul
objectif, c'est de fuir les gens et ce qu'il y a entre leurs mains.
Il dit qu'il réitère cette recommandation à l'égard de la ville et fait savoir à tout
le monde que désormais il interdit formellement tout ce qui touche aux partis
politiques, à leurs activités, manifestations et agissements dans toutes les limites
de la ville de Touba à partir de ce jour. Il dit que cette interdiction est une
interdiction sans appel et quiconque dans l'avenir veut mener une manifestation,
activité ou autre agissement politique peut aller le faire au département de
MBacké.
Les propos du Khalif sont donc clairs et systématiques, car il dit : « La vocation
première de cette ville est essentiellement l'enseignement, l'éducation religieuse
et spirituelle, je n'entends plus qu'on l'outrepasse. Je n'entends pas y accepter
autre chose que ce qui se rapporte à l'Islam et à Serigne TOUBA. Et je déclare
que je l'interdis formellement au prix de ma propre vie ».

Serigne TOUBA quant à lui avait demandé si on sait comment il vérifie si nous
respectons ses recommandations ou non. Les gens répondirent « non ». Il
explique qu'à chaque fois que j'ordonne à quelqu'un de faire quelque chose, il y
a un être qui le suit. S'il observe ce qu'on lui demande de faire, l'être reste avec
lui, mais s'il se rebelle, il revient me dire : « je l'ai suivi, mais il ne m'a pas
offert l'asile ». Sachez donc que cette recommandation que je donne émane de
Serigne TOUBA.
Il est aussi bon de savoir que moderniser la ville, l'aménager et la développer de
manière à permettre à ses occupants d'être dans d'excellentes conditions font
partie des obligations d'ordre communautaire.
DIEU nous dit dans le Coran que viabiliser une terre n'est rien d'autre que d'y
aménager ce qui satisfait le besoin social des occupants, qu'il s'agisse
d'équipements en eau, d'infrastructures routières, de marchés et d'éclairage.
Ce sont de telles faveurs que DIEU avait accordées aux Mecquois, c'est ce que
le Coran nous confirme en ces termes :
« qu'ils adorent donc le SEIGNEUR de cette Maison (Ka'ba) qui les a nourris
alors qu'ils avaient faim et rassurés de la crainte » Sourate 106 verset 3 et 4.
A propos des travaux que le Khalif compte démarrer cette année pour la ville, je
crois l'avoir déjà expliqué, la première tranche partira des quatre grandes places
publiques les plus proches (de la Grande Mosquée). Elles ne sont que les points
de démarrage, mais il ne laissera aucun point.
Car avant même la fin de cette tranche, le Khalif - s'il plaît à DIEU - compte
enchaîner avec la 1ère rocade de 30m de large et tous les grands boulevards et les
routes secondaires sillonnant la ville.
Le Khalif nous exhorte tous à nous y investir tout en sachant que ce que Serigne
TOUBA détient ne s'acquiert ni gratuitement, ni par charité, mais il se troque au
prix d'un paiement immédiat. Celui qui ne s'emploie pas à son service ne pourra
pas obtenir l'objet de sa quête auprès de lui.
Et celui qui y met en épargne une parcelle de son bien, une fois dans la tombe, il
aura la conviction que l'investissement lui appartenait.

Serigne TOUBA enseignait que l'homme ne dispose que de :
- sa personne
- ses proches parents
- sa fortune
- et ses actions.
Arrivé à un stade d'incapacité où la personne n'a plus besoin du bon goût d'un
repas ou des charmes d'une belle femme, il perd son être et laisse son sort à la
merci de ses proches parents.
Alors, ses parents l'assistent jusqu'à ce qu'il rende l'âme, procèdent à
l'enterrement et aux funérailles. En ce moment, il est arraché définitivement à
l'affection de ses parents. Il ne lui reste donc que ses biens.
Si on y prélève de quoi rembourser ses dettes, le reste reviendra à ses héritiers. Il
est ainsi dépossédé de tous ses biens et n'a donc plus à son actif que ses actions.
Si les actions qu'il accomplissait étaient bonnes, il ne rencontrera aucun
désagrément, mais si au contraire ces actions étaient mauvaises, nous disons :
Puisse DIEU le TRES-HAUT nous préserver du malheur qui lui est réservé. »
Par conséquent il est très bon de savoir que Serigne TOUBA nous a garanti
auprès de DIEU ce que nul autre parmi les hommes de DIEU n'a pu assurer aux
siens.
Car il a dit lui-même : « tous ceux qui se sont confiés à moi, n'eût été cette
allégeance, ils séjourneraient inévitablement en Enfer après leur mort, fût-il un
laps de temps, avant de rejoindre le Paradis que le SEIGNEUR a promis aux
pieux. »
Il a aussi ajouté : «Bonheur à l'aspirant (murîd) que DIEU a amené à se confier
à moi, car il réalisera son voeux.»
Il dit encore : «Celui qui s'affilie à moi, DIEU le TRES-HAUT l'affranchit de la
tourmente, par la Grâce de Celui à qui la Révélation (de DIEU) a été
transmise (Paix et Salut sur Lui)»

Le Cheikh avait une fois réuni les disciples durant son séjour en Mauritanie et
s'adressa à l'un d'entre eux nommé Serigne Aliou Sèye :
- Aliou ! est ce que vous connaissez au Sénégal toutes les localités
dénommées « Thiéyène » ?
Ce dernier cita plusieurs localités portant le nom de « Thiéyène » qui étaient
différentes de celle à laquelle le Cheikh faisait allusion.
Et le Cheikh de poursuivre : « Savez-vous pourquoi je vous pose une telle
question ? »
« Non ! » lui répondit-il.
Le Cheikh ajouta : « Notre SEIGNEUR m'a révélé que l'année prochaine, avant
pareille époque, nous nous trouverons au Sénégal dans une localité dénommée
«Thiéyène».
Ce qui m'amène à vous révéler cela, c'est que je voudrais que vous ayez la
certitude que toute promesse sur laquelle je m'engage, se passera exactement
comme la prédiction d'aujourd'hui.
Continuant son propos, il confirmera que d'ici là, personne d'entre nous ne
perdra la vie.
C'est ainsi que, l'un d'entre eux qui était un disciple de première heure, tomba
gravement malade au point qu'on pouvait perdre tout espoir quant à sa guérison,
mais par la TOUTE-PUISSANCE de DIEU et la bénédiction de Serigne
TOUBA, il s'est par la suite remis. Et ce n'est que lorsque le Cheikh fut
transféré de la Mauritanie au Sénégal, dans la province de Thiéyène Djoloff où il
fut assigné en résidence surveillée, que ce doyen d'âge décéda quelques temps
après.
C'est cela la particularité de la carrure spirituelle de Serigne TOUBA.
Et en révélant ces vérités cachées de façon aussi manifeste, le Cheikh traduit la
Parole de DIEU qui dit : « Quant DIEU vous accorde un bienfait, il faut le
proclamer tout haut! » Sourate 93 verset 11

Les Grâces exceptionnelles attachées à la personne de Serigne TOUBA et dont il
veut faire profiter tout le monde sont telles qu'on ne peut en bénéficier si on les
ignore.
C'est pourquoi il proclame : « J'atteste, et ma motivation en cela est de
proclamer solennellement les bienfaits que mon SEIGNEUR m'a accordés, et
point le châtiment ne sera dirigé vers moi. »
Le Khalif porte également à la connaissance de tous les frères musulmans, qu'il
veillera essentiellement et de façon prioritaire aux liens de fraternité islamique
qui nous unissent. Il entend les consolider et les entretenir de la façon la plus
parfaite.
Il dit également qu'il va renforcer et développer la tradition de solidarité et
d'entente cordiale que ses illustres pères avaient établie.
Il est disposé à composer avec tous ses compatriotes dans un esprit d'indulgence
et de respect mutuel.
Avant de conclure, le Khalif renouvelle son exhortation sur les travaux de la
ville, en disant que certes il n'astreint personne à lui donner quelque chose, mais
tout ce qu'on lui remettra il l'investira dans le service de Serigne TOUBA.
Et comme je le disais plus haut, le Khalif en ce qui le concerne, a contribué pour
plus d'un milliard. Cette somme va s'ajouter aux comptes ouverts par ses
illustres prédécesseurs au nom de Cheikh Ahmadou Bamba qui était à 600
millions quand Serigne Abdoul Ahad MBacké nous a quittés, et 16 milliards
quand Serigne Saliou MBacké s'éteignit.
Et cela montre que si nous réunissons nos forces comme le faisaient nos illustres
autorités pour s'accorder à la vision de Serigne TOUBA pour la ville, nous
pourrons nous évaluer tous les douze mois et avoir la garantie d'en avoir réalisé
une tranche importante.
En conclusion, je présente respectueusement mes excuses pour le temps assez
long que j'ai mis à parler devant mes autorités, et vous dis en dernier mot que le
Khalif prie pour que DIEU nous accorde la paix Ici bas et dans l'Au-delà,
comme l'avait formulé le Cheikh en disant :

« Ô Toi le MAITRE DE LA ROYAUTE ! Ô TOI qui es au-dessus de toute
vengeance ! Octroie Ta MISERICORDE à l'ensemble des créatures ; Toi le
GUIDE qui assiste »
Que la Paix et la Miséricorde de DIEU, le TRES-HAUT soient sur vous tous.

Fait à Touba, le 17 décembre 2008</description>
	</item> <item>
	  <title>OUVERTURE DE LA COMMUNAUTE VERS LES AUTRES CONFRERIES
</title>
	  <description>Conforme à son style d'ouverture en direction des autres communautés religieuses du Sénégal,  qu'il s'est évertué à appliquer depuis l'avènement de son califat, le Khalife Général des Mourides à mandaté plusieurs personnalités pour le représenter à différentes cérémonies religieuses.

C'est ainsi que, ce samedi 7 Février 2009, Serigne Cheikhouna MBACKE s'est rendu, en son nom, à Diourbel auprès de la famille de Mame Thierno KANDJI , à Kaolack auprès de Serigne Oumar NIASSE ( accompagné de Serigne Mahdiyou NIASSE, fils de Baye NIASSE) et à Thiès auprès de la famille Abdou Aziz AÏDARA représentée par son fils Nahma AÏDARA.
Le Khalife a également désigné,  Serigne Cheikh N'DINDY qui s'est rendu chez la famille NIANG du Djoloff,  à N'Guet auprès de Serigne  Elhadj Ousmane NIANG.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides</description>
	</item> <item>
	  <title>MEDIATION MOURIDE EN FAVEUR DES MUSULMANS DE LA GUINEE BISSAU
</title>
	  <description>Du mercredi 18 au dimanche 22 février 2009, Serigne Cheikhouna MBACKE , fils du Khalife Général des Mourides à la tête d'une délégation comprenant Ahmet Saloum Dieng, a séjourné en Guinée Bissau. le Protocole d'Etat a été déployé en son honneur et il a été  reçu par tout ce que la Guinée Bissau compte comme personnalité .

Ainsi il a été reçu par deux fois par le Directeur de cabinet du Président de la République de guinée absent du territoire et il a eu un entretien  téléphonique avec le Président Veira.

Ensuite, il a été reçu par les autorités suivantes :  le Président de l'Assemblée Nationnale, le Premier Ministre, le Ministre des finances , Madame le ministre de la femme et de la solidarité nationale,  Madame le Ministre des Affaires Étrangères et enfin le Président du Conseil National Islamique.

Lors de son échange téléphonique avec le Président de la République , Serigne Cheikhouna Mbacké n'a pas manqué de lui souhaiter une vigoureuse santé, tout en l'encourageant pour les efforts constant qu'il ne cesse de déployer pour sortir son pays de la crise économique.

Durant son séjour, Serigne Cheikhouna a pu nouer des relations fraternelle avec la communauté musulmane et en particulier mouride dans ce pays et raffermir avec elle les liens de solidarité séculaire qui les lient avec le Sénégal.

Le vendredi 20 février, la délégation a rendu visite au conseil national islamique de guinée Bissau à son siège.

Le samedi 21 février, la délégation a reçu le Conseil Supérieur Islamique de Guinée Bissau.

Ces deux regroupement islamiques frères qui avaient des différends ont été réconciliés par Serigne Cheikhouna Mbacke et un consensus a scellé ces retrouvailles.

Un accord de principe de former un conseil unifié, dénommé l'Union des Conseils Islamiques de guinée a été obtenu entre les deux parties et a été sanctionné par un procès verbal qui a été établi en arabe et traduit en portugais et en français.

Cette réconciliation a été saluée par les autorités guinéenes qui ont félicité Serigne Cheikhouna Mbacké par son initiative positive. Serigne Cheikhouna compte s'engager personnellement pour respect de cette accord.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides  
pour plus d'infos visitez notre site:www.alxilafalmuridiya.com /// www.toubainfo.org /// www.villedetouba.sn</description>
	</item> <item>
	  <title>LE MOURIDISME, UN SORT DEJA FIXE</title>
	  <description>Par S. Atou Diagne

Le sort du Mouridisme n'arrêtera de surprendre plus d'un pour apprendre à ses observateurs que seul son fondateur est modus operandi. Il reflétera toujours la signature de Cheikh Ahmadou Bamba. Il a sans appel annihilé toute velléité de  manipulation, pour se préserver  de la déstabilisation, de l'utilisation ou de toute autre stratégie visant à lui nuire ou à lui ôter sa prééminence. 

C'est vrai que c'est une tendance naturelle de l'homme de vouloir réduire à néant, de dominer, d'assujettir, de caporaliser et de donner une fin surtout s'il croit détenir les moyens qui le lui permettent. 

Le Mouridisme est une recherche de DIEU 

L'homme oublie vite que le Mouridisme est une recherche de DIEU ; il n'est pas une personne mais une personnalité. L'homme dans sa précipitation tendra toujours  vers la place de DIEU mais il retournera toujours à la place qui est la sienne. Il récidive le plus souvent sans pudeur à cause de sa nature humaine, cependant, il apprendra sans cesse que le pouvoir de DIEU est invulnérable, inaltérable et intact. 

Il ne faut jamais être de ceux là qui croient que l'Islam finira avant la fin du monde. Quelque soit l'ouragan qui puisse secouer le Mouridisme, ce n'est que de la  poussière qu'il enlève et continue son chemin. Que personne ne se laisse prendre au piège car c'est DIEU qui veut distinguer dans le lot de ceux qui ont déclaré leur foi, les gens sincères et ceux qui sont faux. 

Le pire des pièges serait de croire que la force du Mouridisme d'hier sera affaiblie aujourd'hui. Ceci mène à des erreurs du genre à regretter sa naïveté, sa ruse pour ne pas dire sa  malice. 

Cheikh Mouhammad Lamine Bara mérite nos hommages 

Toute mutation du Mouridisme ne peut être que salutaire et ne sera que salutaire.  À l'article 1  de la porte qu'elle nous ouvre, nous lisons unité autour d'une seule et même autorité et nous fait entrer  dans l'ère d'une croissance accélérée  et d'émergence;  le développement étant la principale caractéristique du Mouridisme. Cheikh Mouhammad Lamine Bara mérite nos hommages. Il a très tôt réuni le Mouridisme autour de lui et s'est déployé de très bonne heure sur toutes les dimensions. 

Heureusement DIEU ne se trompe pas, la confirmation de la puissance du Mouridisme est sans conteste parce que relevant de sa toute puissance à Lui (DIEU) en tant que bienfait qu'IL a accordé au prix du service de Cheikh Ahmadou Bamba. 

O toi malveillant ! Regarde cette crise partout ailleurs dans le monde, elle secoue toutes les sphères de l'économie tandis que le Mouridisme avec ses milliards est en train de faire la toilette de la ville de Touba, une ville en plein chantier, une ville dont l'essor ne se laisse pas distraire.

Le nouveau Khalife a compris cela, ce sont des défis concrets d'une deuxième ville du Sénégal, qui ont pour noms : sécurité,  eau, électricité, santé, éducation et assimilation des valeurs culturelles de l'islam qui donnent le salut ici bas et dans l'au-delà. A cela s'ajoute une floraison de nouvelles infrastructures : mosquées, routes, structures sanitaires, salubrité, veille économique une bonne planification de l'occupation du sol, une garantie et une  sécurité des risques fonciers ainsi qu'une fermeté de son administration.

Une remarquable mutation de croissance et d'émergence 

Le rappel à DIEU de Serigne Saliou Mbacké, en moins d'un an,  a occasionné  à la place de ceux qui attendaient la détresse du Mouridisme en tant qu'orphelin, une remarquable mutation de croissance et d'émergence et voilà qui va décevoir ceux qui oeuvrent pour diviser, déstabiliser ou affaiblir. 
Toute mutation de croissance dans un système fait émerger  toujours les corps étrangers au système. Comme le disait Serigne Saliou Mbacké : «ce n'est pas pour se débarrasser de ses longues oreilles que l'âne les agite fortement mais il est plutôt embarrassé par la présence d'un parasite étranger à ses oreilles ». 

Le nouveau Khalife est aujourd'hui la principale cible des sénégalais. En témoigne la   ruée en avalanche sous ses pieds : ziarras ininterrompues en véritable déferlante  de tout le Mouridisme pour  présentation et accréditation.  Tout l'échiquier s'est présenté devant lui : communautés, confessions, diplomates, services, entreprises, personnalités délégations d'organismes internationaux, les banques et les bailleurs, en somme, noirs, blancs et jaunes, l'occident, l'orient, le nord et le sud.  La sous région et même ceux d'ailleurs 


Le coup de grâce qui est venu donner une lumière à ceux qui étaient dans l'obscurité, c'est la visite que le Khalife a effectuée à Dakar pour démontrer comme disait son père Serigne  Mouhammad Falillou  :  je suis le Sénégal « maay senegaal ». 

Le Khalife Général des Mourides : ciment de la cohésion sociale et  de l'équilibre

La très grande ouverture du Khalife du Mouridisme, sa grande écoute de ce qu'on lui soumet, son expérience de par le monde entier à travers les cinq continents, ses 47 pèlerinages à la Mecque,  sa grande culture, son érudition en sciences islamiques et sciences modernes vont être déterminantes pour les lendemains du Mouridisme. 

En expliquant au Chef de l'état les maux du peuple, en lui demandant d'être conciliant et de parler avec tout le monde, en jouant aux bons offices entre politiques, en honorant l'OCI de sa représentation, il joue le rôle de ciment de la cohésion sociale et  de l'équilibre. Il moralise la presse et ignore ses manquements, c'est donc de cette image d'excellence qu'il faut avoir du Mouridisme et non croire que c'est la fin du monde. L'autorité du Mouridisme relève d'un secret que seuls les mourides détiennent avec une discrétion souveraine. 

Les mutations du Mouridisme transcendent l'entendement 

Mon ami avec le Mouridisme, les mutations transcendent l'entendement ; Ce sont  des choses divines et non du polichinelle à la portée du commun des journalistes et du politique préoccupés par  des guerres de positionnement  ou de succession. Cette mutation du Mouridisme est assujettie à un fait de Dieu. Un rappel au Seigneur d'une âme pure pour l'honorer au royaume céleste, cela relève  donc du naturel. Le Prophète l'a subi, les Compagnons, le grand Cheikh Ahmadou Bamba et l'espoir demeure toujours car Dieu est toujours là.

Il n'y a donc pas à s'alarmer sur le sort du Mouridisme qui relève très bien le défi des épreuves de la crise avec un budget comme de l'envergure  d'une multinationale religieuse ou confessionnelle. 

Le Khalife, notre Khalife est témoin de l'histoire à l'aube des  Khalifes jusqu'à lui-même ; notre Khalife actuel a été témoin certes mais surtout acteur, c'est pourquoi quand l'histoire se répète devant lui, force est pour lui d'être serein. C'est donc la maîtrise, la poigne, la puissance le tout allié  au respect des lois. Il est vraiment régalien. 

Son premier entretien avec les chefs de villages et le Conseil rural devant le Gouverneur, le Préfet et le sous préfet en est une preuve. A travers ce discours, il a beaucoup insisté sur le respect de l'autorité civile pour bénéficier en retour du maintien de l'ordre dans la ville sur ce qui serait contraire aux voeux de son fondateur. Cette force de la loi, il l'a laissée entre leurs mains. Il a exhorté à l'acquittement des impôts et à son obligation d'intervenir à côté des administrateurs de la collectivité ; le tout dans le respect de la hiérarchie. 

Le Mouridisme par la voix de son Khalife s'affiche dans le tableau de la pacification du monde 

Depuis son avènement un autre fait marquant, il s'agit d'une instruction ferme qu'il donne à la grande mosquée après chaque heure de prière de se ''repentir, de se demander pardon et de faire l'aumône''. Avec une telle philosophie d'humilité auprès de DIEU, de respect envers son prochain et de combat par ses biens et non par les armes, le Mouridisme par la voix de son Khalife s'affiche dans le tableau de la pacification du monde où la paix est synonyme de développement et de Salut. 

Cette philosophie est une lutte contre la pauvreté. Le Khalife Cheikh Mouhammadou Lamine, Serigne Bara comme on aime l'appeler ou simplement El hadj est l'homme qui a délégué des pouvoirs importants à ses frères. Beaucoup d'entre eux par leur position, et leurs entregents et leur sagesse, je veux nommer  Serigne Cheikh Maty Leye , Cheikh Mouhammadou Mountakha Mbacké et de grands notables de toutes les familles de la communauté l'accompagnent dans ce travail. Ceux de Darou Mouhty, de Darou Salam, des Baye Fall, des Mbackés et des Mboussobés. 

Le Mouridisme est une voie qui enseigne le bien, le meilleur et l'excellence. Le Mouridisme enseigne la discipline et le travail. Serigne Bara, le Khalife ne cesse d'ailleurs de clamer haut et fort que le Cheikh n'a pas des privilèges ou des promotions gratuites qu'il donne, Tout de ce qu'il donne s'acquiert au prix d'un dur labeur, il n'a rien a offrir en don, hypothèque dette ou négociation. Il vend des services dans la voie de DIEU qui lui ont accordé toute la carrure spirituelle qu'on lui connaît.  

Serigne Bara a, à coup sûr décroché ses titres auprès de Serigne Touba ; ce sont des mérites et non du hasard

C'est un homme DIEU et DIEU ne Se choisit pas des amis sans épreuves. Si donc aujourd'hui Serigne Bara cumule le Khalifat de Serigne Fallou son père et celui de Serigne Touba son grand père, cela suffit pour apprécier la dimension de sa responsabilité. Si donc on s'en réfère à la logique ci-dessus, il a, à coup sûr décroché ses titres auprès de Serigne Touba ; ce sont des mérites et non du hasard, ce sont des palmes et des dignités et non du favoritisme.

Notre édito se permet même de penser que toute peine mérite salaire et le Cheikh satisfait par le travail, nous osons dire qu'en restaurant le puits de Diadji Fall à la résidence de keur Serigne Touba, il a donné de l'eau mais il demandé à DIEU de l'eau et avec l'hivernage de cette année DIEU n'a pas déçu ses attentes.
Ce qu'il faut donc approfondir c'est l'approche de la continuité. Les prédécesseurs de El hadji n'ont fait que nous préparer les conditions pour mieux travailler et ils ne nous ont jamais demandé de cesser de travailler si nous ne les voyons plus ; travailler, travailler toujours et continuer à travailler au service de Borom Touba derrière son représentant ; bien entendu que le représentant du Cheikh est toujours une seule autorité car quel que soit un disciple mouride en se confiant à quelqu'un, ce dernier se confie à un autre ainsi de suite jusqu'à l'autorité générale qu'on appelle Khalife général.

L'appellation Khalife général dénote qu'il y a des lieutenants qui sont à la tête d'importantes communautés, mais qui n'écoutent que l'ordre du grand Khalife pour s'exécuter et mettre les disciples à l'oeuvre et au travail. 

Le temps est précieux. Pas de distraction donc 

L'HEURE du Mouridisme est aujourd'hui celle de la concentration à l'essentiel et non au divertissement. Nous avons déjà un Serigne Touba, il nous a établi le Mouridisme, le respect de nos engagements, c'est surtout de nous concentrer sur cela à l'exemple du Khalife qui est entrain de s'attaquer à toutes les actions qui remportent l'agrément. 

Le plafond que Serigne Touba a atteint et le grade qu'il estime le plus haut est celui d'être  ''esclave DIEU et serviteur du Prophète Mouhammad Rassoulal Lah (Paix et salut sur Lui). Voilà donc suffisamment de motifs sur lesquels nous pouvons nous concentrer.
Que maintenant d'autres créent des motifs de divertissement, ils ne le feront que pour ceux qui le cherchent. Le temps est précieux. Pas de distraction donc. 
  
Le titre Khadimou Rassoul, la ville de Touba et le Mouridisme ont été acheté au prix des plus grandes épreuves d'adoration de notre époque. Khadimoul Moustapha l'a acheté seul et s'il a accepté des sacrifices que personne d'autre n'a fait, il vaut mieux accepter tout ce qu'il nous recommande pour cette même cause qui est l'islam pur et dur, l'Islam tout court et l'Islam exclusivement. 

Nous prions pour une longue vie du Khalife et pour qu'il mène le Mouridisme aussi loin qu'il voudra et atteigne tous les objectifs qu'il se sera fixé. 

Par Serigne Atou Diagne responsable moral du Hizbout Tarquiya
</description>
	</item> <item>
	  <title>ALLOCUTION DU CALIFE</title>
	  <description>DISCOURS DU KHALIF GENERAL DES MOURIDES
SERIGNE MOUHAMMADOU LAMINE BARA MBACKE
Rendu public par
SERIGNE CHEIKH BASSIROU MBACKE
IBN CHEIKH ABDOUL KHADRE
A l'occasion de la cérémonie
De pose de première pierre
pour le démarrage
de nouvelles routes à TOUBA
18 Dhûl Hijjah 1429 H. / 17 décembre 2008
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
lue par Serigne Cheikh Bachîr MBacké ibn Serigne Abdoul Khadr - 18 Dhûl hijjah 1429.h / 17-12-08 à
TOUBA
2
Au Nom de DEU, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX
Louange à DIEU ! Maître des Mondes, le Régisseur de l'univers et de la totalité
des créatures. Lui qui a affirmé dans sa révélation pleine de sagesse : « Allah
est Celui qui sait le mieux où placer Son message. » (Coran, sourate 6 verset
124).
Que la Paix et le Salut soient sur notre Seigneur Mouhammad, l'Esclave de
DIEU et son plus Noble Messager. De lui, nous sont rapportés les propos
suivants : «quiconque meurt sans avoir fait l'acte d'allégeance est considéré
comme mort dans l'ignorance».
Que cette prière soit sur ses compagnons qui sont véridiques et intègres, ainsi
que sur tous ceux qui les ont suivis dans le Droit Chemin jusqu'au Jour de la
Rétribution.
Que l'Agrément de DIEU, le TRES HAUT, soit sur notre Guide Spirituel
Cheikh Ahmad al Khadim, le Serviteur du Prophète qui est la fierté de la
religion et du pays, il est le héros qui a restauré pour cette communauté toute la
splendeur de sa religion, et rendu à la religion toute la considération qu'elle
mérite.
Que cet agrément se répande également sur toute sa famille et ses compagnons,
aussi longtemps que demeureront sur terre les hommes et les djinns et que
s'alterneront le jour et la nuit.
----------------------
Que la Paix, le Salut et la Bénédiction de DIEU soient sur vous tous.
J'adresse mes salutations à mes concitoyens sénégalais, à tous les musulmans et
plus particulièrement à mes frères adeptes mourides.
Je profite de l'occasion pour vous présenter mes voeux et toutes mes félicitations
à l'occasion des deux fêtes religieuses que nous venons de célébrer ensemble.
Je m'adresse à vous au nom du vénéré Khalif Général des Mourides Serigne
Mouhammad Lamine Bara MBacké et au nom de Serigne Mountakha MBacké
qui est son mandataire dans toutes ses actions au service de Serigne Touba.
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
lue par Serigne Cheikh Bachîr MBacké ibn Serigne Abdoul Khadr - 18 Dhûl hijjah 1429.h / 17-12-08 à
TOUBA
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C'est donc en fonction d'un mandat d'agir qu'il m'a conféré, que je prends la
parole devant vous et en son nom ; sinon, je n'aurais jamais pris la parole devant
mes supérieurs.
Il a à ses côtés :
- Serigne Ahmadoul Moukhtar MBacké, actuel Khalif de la famille de
Serigne Mouhammadou Moustapha MBacké, premier Khalif de Cheikh
Ahmadou Bamba
- Serigne Mouhammad Fadel ibn Serigne Mouhammadoul Bachir,
- Cheikh Mouhammad Bachir ibn Cheikh Mouhammadoul Fadel
- Et Cheikh Mouhammad Bachir MBacké ibn Cheikh Abdoul Khoudoss
- Et l'ensemble des participants ici présents.
Conformément au voeu du Khalif, avant d'aborder notre propos, nous nous
souviendrons du vénérable Cheikh Saliou MBacké. Puisse DIEU augmenter ses
lumières et nous faire profiter de ses grâces. C'est exactement à pareille époque
que ce saint homme était rappelé à DIEU et c'est précisément en ce jour qu'il
aura un an ferme dans l'autre monde. Puisse DIEU le rétribuer pour ses actions
envers Serigne TOUBA et répandre cette bénédiction sur tout le pays et dans le
monde entier.
Le Khalif rend grâce à DIEU, prie sur le Prophète et exprime une profonde
reconnaissance à Serigne TOUBA. Il salue tout le monde et leur témoigne toute
sa gratitude et ses remerciements. Il est très touché par tous les efforts consentis
à son endroit. Il s'excuse auprès de vous des difficultés qui n'ont pas manqué de
jalonner l'attitude exemplaire que vous lui avez manifestée et le soutien sans
faille que vous lui avez apporté.
Après donc que la Volonté Divine s'est accomplie à son égard, le portant au
sommet de la famille de Serigne TOUBA, il est aujourd'hui investi d'une charge
que ses propres parents ont toujours noblement assumée jusqu'à Cheikh Saliou
MBacké qui s'est éteint dernièrement, nous prions DIEU qu'Il multiplie ses
lumières et nous bénisse par sa grâce.
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Ils sont une lignée choisie et protégée par Serigne TOUBA de sorte que leur
succéder est une tâche difficile, mais nous avons le dessein ferme d'assumer la
mission dès lors que c'est la Volonté de DIEU et l'agrément de Serigne
TOUBA.
Et Serigne TOUBA lui-même avait prédit que c'est à Diourbel que DIEU lui
révéla tout ce qui allait se produire après lui, ce qui lui a permis de tout prévoir.
Par conséquent, nous prions DIEU pour que Cheikh Mouhammad Lamine Bara
soit un bon héritier de ses nobles prédécesseurs.
L'objet sur lequel il veut parler avec vous s'articule autour de trois points :
  D'abord le dessein qu'il s'est défini
  Ensuite le but qu'il se propose d'atteindre
  Et enfin ce qu'il compte réaliser à Touba au nom de Cheikh Ahmadou
Bamba.
Son dessein consistera à consacrer ses moments d'activités et ses moments de
répit exclusivement au service de Serigne TOUBA et ce, dans quelque domaine
que cela puisse être, à savoir :
- la famille,
- les disciples
- et la ville.
Il dit partager avec vous de façon indivise la cause de Serigne TOUBA qui est
commune à nous tous. Et, quand une cause indivisible nous met en commun, il
est souhaitable que chacun de nous fasse de son mieux pour sa sauvegarde. Et
c'est cela en fait, dit le Khalif, qui constitue l'héritage que le Cheikh nous a
légué. D'ailleurs, la raison qui l'amène à dire que c'est un bien que nous
partageons s'explique par la fait que Serigne TOUBA a hérité le sang du
Prophète et sa force de décision spirituelle.
Il le dira lui-même d'ailleurs dans son ouvrage intitulé « les Prémices des
Eloges » :
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« Le Prophète m'a assimilé à sa famille et à ses compagnons et il m'a accordé
un secret que nul autre ne connaît en dehors de DIEU » (vers 175)
Ces deux dimensions ont été explicitées par Serigne TOUBA qui dit :
« Les membres de la famille du Prophète sont ceux qui ont obtenu le privilège
de la noblesse, ils sont assurément pour les créatures des seigneurs distingués »
Quant à la famille de l'Envoyé de DIEU (Paix et Salut sur Lui), notre
SEIGNEUR les a élus au rang de noblesse parmi les autres. Ils sont donc
supérieurs par la grandeur de leur âme.
En plus, la sphère de leur dimension est tellement étendue qu'ils méritent le titre
de chefs parmi les autres ».
S'agissant de Serigne TOUBA, cette catégorie s'applique à ses fils. Ils sont élus
et protégés par lui.
Toujours dans sa lancée, évoquant les compagnons de l'Envoyé de DIEU,
Serigne TOUBA dira dans un de ses poèmes, une rime anonyme en «Râ » (Arrâ'iyyah)
: « Ses Nobles compagnons sont ceux-là qui ont surpassé leurs
semblables, car les uns sont des émigrés (muhâjirûns), et les autres des
auxiliaires (ançârs). »
Il s'agit de ceux qui ont tourné le dos à leurs traditions et leurs coutumes pour
rejoindre le Prophète dans son engagement, et des autres qui l'ont accompagné
pour accueillir les novices.
Du côté de Serigne TOUBA, il s'agit d'une part des premiers adeptes qui lui ont
fait acte allégeance, tels que :
- Cheikh Ibrahima Fall
- Cheikh Adama Guèye
- Cheikh Ibrahima Sarr « NDiagne »
- Cheikh Mouhammad Lamine Gaye
- Cheikh Massamba Diop
- Et tous ceux qui avaient leur engagement. Je ne peux pas les citer tous.
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Et d'autre part, ceux qui étaient avec lui pour accueillir les nouveaux venus, lui
tenant une fidèle compagnie, ce sont ses frères, ses cousins et neveux tels que :
- Notre grand parent, son aîné germain Mame Mor Diarra
- Cheikh Ibrahima Faty son bras droit
- Le maître de Gawane Cheikh Sidy Moukhtâr
- Cheikh Massamba
- Et ceux qui, comme eux, étaient de la même catégorie.
Il est même apparu dans les écrits du Cheikh que ses fils et ses frères ont troqué
le lien de sang contre une allégeance, mais ce pacte ne nuit en rien leur rang
d'élection et les mérites attachés à leurs honorables personnes.
C'est dire donc que cette communauté est la nôtre et constitue notre intérêt
commun à nous tous.
En définitive, cette voie est comme un bébé que Cheikh Ahmadou Bamba a mis
au monde, et qu'il se devait d'allaiter et de veiller aux soins de sa croissance et
du développement de ses facultés mentales.
Quand le Cheikh fut rappelé au SEIGNEUR, nous laissant avec ses vénérables
fils, ils ont eu à sevrer les mourides, les ont instruits et éduqués et les ont fait
accéder au savoir, initiés au discernement et à l'assimilation de leurs valeurs
fondamentales.
Lorsque les fils ont à leur tour été rappelés à DIEU, nous laissant avec les petits
fils, ils vont ensemble avec les disciples s'engager à oeuvrer au service de
Serigne TOUBA.
Présentement, Serigne TOUBA compte à son actif six khalifs qu'on peut répartir
en trois générations :
- La 1ère catégorie, c'est ceux qui lui ont succédé et dont la venue au monde
remonte d'avant son départ en exil ; c'est une génération dont le doyen
d'âge est Cheikh Mouhammad Moustapha MBacké
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- La 2ème catégorie, c'est ceux qui lui ont succédé et dont la venue au
monde a eu lieu après le retour d'exil, leur doyen d'âge est Cheikh
Abdoul Ahad MBacké.
- La 3ème et dernière catégorie coïncide avec l'avènement des petits fils dont
le doyen d'âge est l'actuel Khalif Cheikh Mouhammad Lamine Bara
MBacké.
Il est aujourd'hui très facile d'affirmer que de ces 3 générations successives,
celle qui vient après l'autre a toujours plus d'avantages et de moyens.
Donc nous pouvons espérer que Cheikh Mouhammad Lamine Bara MBacké est
venu avec une manne céleste relevant toujours des Bienfaits de Cheikh
Ahmadou Bamba qui dit :
« Le charme de mon sort du présent l'emporte toujours sur la beauté de mon
sort du passé. »
Le khalifat de Serigne TOUBA est un fauteuil que surplombent sa science, ses
moyens, ses dons et son pouvoir. De sorte que celui qui a le privilège d'y
prendre place, réunira ce qui permet à Serigne TOUBA de se dépouiller
complètement en lui.
Il est un gratifié dont la réalisation des voeux se fait avant la formulation. Et tout
ce qui est de son voeu, rencontre à l'avance l'approbation de DIEU.
Cela, il le confirme dans ses écrits, quand il dit :
« Mon dessein à moi s'est fondu dans tout ce qui est la volonté du SOUVERAIN
SUPREME ; et quant à Lui (LE SOUVERAIN) Sa Volonté s'assimile à tout ce
qui est mon dessein, loin de tout préjudice et vanité. »
C'est d'autant plus vrai qu'il affirme par ailleurs :
« J'écris en puisant directement de la Tablette bien Gardée (Lawhul Mahfûz) et
par la Plume de notre SEIGNEUR (Qalam) ; et point je ne m'abuse. »
Donc rien d'autre ne nous incombe si ce n'est de rendre grâce à DIEU qui a lié
nos destins avec Serigne TOUBA et de nous consacrer à tout ce qui remporte
son agrément.
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Voilà donc son dessein.
S'agissant du but qu'il se propose de réaliser.
Il voudrait que tout le monde sache qu'il n'a d'autre ambition que de suivre
scrupuleusement les traces de ses illustres pères à l'endroit de qui toute la
religion et le monde entier ont témoigné qu'ils ont accompli la mission qui leur
était assignée et tout ce qui leur était dévolu par Serigne TOUBA.
Puisse DIEU les rétribuer surabondamment, multiplier leurs lumières, leur
agrément et leur bénédiction ; et répandre leurs grâces sur nous.
Le Khalif nourrit la ferme volonté, de concert avec toute la famille de Serigne
TOUBA et les disciples, de sauvegarder cet héritage que DIEU a fait échoir en
lui, de le vivifier, de le préserver et de le répandre.
Et tout cela, en respectant l'angle sous lequel le Cheikh l'avait placé et que ses
illustres pères n'ont jamais outrepassé - que l'Agrément de DIEU le TRESHAUT
soit sur eux - Il s'agit de la religion, de la ville et des disciples tout en se
conformant à l'enseignement de Serigne TOUBA dans lequel il recommande
d'être un adorateur de DIEU dont la pratique repose sur la science et la bonne
conduite.
Fort de cela, le Khalif en exhorte à l'enseignement des jeunes et à leur
éducation, le tout en adéquation avec le système d'éducation spirituelle que le
Cheikh a toujours donné à l'adepte mouride. Tout le monde doit savoir que cette
ville de Touba, il en avait fait un centre d'enseignement et d'éducation
religieuse, ce qu'il confirme dans son poème intitulé «la Quête du Bonheur des
deux mondes» (matlabul fawzayni) :
« Fais de ma demeure, la cité bénite de TOUBA, un centre académique, un lieu
favorable à l'ouverture d'esprit et à des méditations saines qui sanctifient en
permanence ».
C'est la particularité de l'Agrément de DIEU le TRES-HAUT et la bénédiction
de son service qui lui ont attiré tout ce que vous voyez. Par conséquent, la
fonction première qui caractérise la ville doit être mise en exergue à tout
moment, de façon évidente.
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C'est exactement comme Serigne MBacké Bousso l'avait suggéré dans sa lettre,
évoquant que le Cheikh a laissé derrière lui trois projets que sont :
- L'accomplissement du pèlerinage à la Mecque
- La construction de la Grande Mosquée de Touba
- Et la construction d'un grand centre d'enseignement et d'éducation
religieuse dont les pensionnaires viendront de tous les coins du monde.
Pour ce qui est de l'accomplissement du pèlerinage à la Mecque, chacun sait
qu'il a été effectué par Cheikh Mouhammad Fadel, en compagnie de son père
Serigne Gawane.
S'agissant de la Mosquée, nul n'ignore que la fondation a été faite sous l'égide
de Serigne Mouhammad Moustapha MBacké et l'achèvement des travaux par
Cheikh Mouhammad Fadel.
Enfin à propos de l'université Islamique, c'est Cheikh Abdoul Ahad MBacké
qui l'avait commencée et Serigne Saliou MBacké l'a achevée.
Par conséquent, l'ensemble de ces objectifs que le Cheikh avait en perspective
ont été entièrement réalisés.
Mais en vue d'une extension de ce qu'ils ont entrepris, et pour traduire
davantage le voeu du Cheikh, le Khalif envisage la construction d'une grande
université islamique afin de matérialiser la vision de Cheikh Ahmadou Bamba.
Il engagera des travaux d'extension plus adaptés qui intégreront toutes les
branches de l'enseignement des sciences islamiques, avec une capacité d'accueil
de 30 000 pensionnaires de régime interne.
Les plans et toutes les études sont au point et bientôt le Khalif procédera à la
pose de la première pierre Incha Allah, et s'y mettra jusqu'à la réception des
travaux.
Le Khalif Général informe tout le monde qu'il a l'intention et la ferme décision
d'organiser l'enseignement dispensé à Touba, il entend mettre le système en
phase avec les objectifs de la communauté, élargir les cadres d'enseignement,
organiser les programmes, procéder à la planification et aux orientations selon
les voeux de la communauté.
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Il préconise également une gestion parfaite des mosquées avec une
administration spécialisée qui s'occupera du choix des sites et des activités qui
s'y déroulent, afin de les mettre en adéquation avec le système de valeurs
enseigné par Cheikh Ahmadou Bamba.
Voilà donc grosso modo le but qu'il se propose d'atteindre.
S'agissant de ce qu'il compte réaliser à Touba au nom de Cheikh Ahmadou
Bamba, c'est d'abord de poursuivre et d'achever les projets entamés par son
vénéré père Serigne Saliou MBacké, dans la Grande Mosquée et à travers la
ville ; et surtout d'initier de nouveaux projets qui lui seront propres et qu'il
engagera avec toute la famille du Cheikh, le concours des talibés et de la
communauté mouride toute entière.
Concernant la continuité des travaux, le Khalif a tenu un conseil avec toute la
famille à sa résidence de « Aliya » à l'issue duquel il a désigné Serigne
Mountakha comme son mandataire dans toutes ses activités au service de Borom
Touba.
Il voudrait bien informer tous les talibés que les fonds que notre vénéré Khalif
Serigne Saliou MBacké avait laissés comprenant les dons des disciples et
l'argent provenant de son travail personnel ont été globalement destinés en don
pieux à Serigne Touba.
Chacun sait que de son vivant, il a au nom de Serigne TOUBA initié des travaux
de rénovation à la Grande Mosquée et beaucoup d'autres projets dans la ville
dont le montant s'élève à un peu plus de 6 milliards.
Au moment de son rappel à DIEU, il nous a laissé avec des projets en cours et
des fonds dont le compte ouvert au nom de Cheikh Ahmadou Bamba s'élevait à
16 milliards 97 millions.
Lorsque tout ce qui devait être tiré du compte a été exécuté, soit 1 milliard
288 millions, le solde s'est retrouvé à 14 milliards 800 millions.
Il y a une petite clarification concernant ce montant qu'il est indispensable
d'apporter.
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Il s'agit de 2 milliards de ce montant qui avaient été remis à Serigne Saliou par
le Président Abdoulaye Wade en guise de don pieux sur les travaux de Touba.
Mais quand l'état sénégalais a décidé de prendre en charge la modernisation de
la ville, le Président a dû reprendre ces deux milliards pour honorer les charges
de l'autoroute de NGabou pour payer les chinois car, selon lui, ce fonds n'a pas
été budgétisé dans le programme de modernisation.
Il faut retenir qu'en définitive, ce que le Khalif a reçu de façon effective pour le
compte de Serigne TOUBA se chiffre à un peu plus de 12 milliards 800
millions. Le Khalif, Serigne Mouhammad Lamine Bara MBacké tenait à ce
faire ce bilan pour que ce soit clair pour tous les talibés.
Il aimerait vous informer qu'en ce qui le concerne, ce qu'il a personnellement
ajouté au compte depuis son accession au Khalifat, s'élève à plus d'un milliard
300 millions.
En poursuivant les travaux de la Grande Mosquée que le vénéré Khalif Serigne
Saliou avait engagé avec l'entreprise « Baol Construction », il a redémarré les
trois volets comprenant :
- L'électrification
- Les grilles du mur de clôture
- Et le revêtement en marbre du parvis.
Le volet électrification porte sur la réhabilitation de toute l'électricité à
l'intérieur de la Mosquée, l'éclairage du parvis et des résidences des fils de
Serigne Touba situées autour de la mosquée. Sur un devis de 800 millions
accordé avec Serigne Saliou, le Khalif a fait un 1er acompte de 500 millions.
Il a aussi commandé de son propre chef des grilles à l'étranger qui vont arriver
incessamment dans les semaines à venir. Un autre acompte de 500 millions a été
fait sur un montant d'un peu plus de 800 millions.
Enfin pour le revêtement en marbre du parvis qui fait une superficie de 25 000
m2 et s'élevant à 900 millions, le Khalif a également fait un acompte de
500 millions, soit un total de 1 milliard 500 millions qui ont été remis à
l'entreprise « Baol Construction » pour la poursuite des travaux de la Grande
Mosquée.
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Pour la considération de l'espace sacré ceinturant la Mosquée, le Khalif, parlant
de la Mecque et de Médine à l'occasion de la fête de Korité (cIdul Fitr), disait
que ceux qui leur ont donné leur attrait actuel ne sont pas de la famille du
Prophète ; alors que pour notre cas, étant des obligés redevables à Serigne
TOUBA, notre motivation doit être élevée au même prix, sinon davantage.
C'est pourquoi il a déclaré que nous devons nous évertuer à faire de sorte que
l'environnement immédiat de la mosquée soit adapté à la dimension de la ville.
A cet effet, il a engagé des travaux autour de l'esplanade de la Mosquée pour un
montant de 900 millions qu'il a payés sur fonds propres à l'entreprise
EIFFAGE-SENEGAL.
Voilà donc de façon exhaustive le premier bilan des travaux démarrés par le
Khalif et la situation des décaissements faits sur le compte « Cheikh Ahmadou
Bamba ».
Dans le cadre du projet des infrastructures routières et réseaux divers que
Serigne Saliou MBacké avait déjà annoncés, là il est bon de distinguer le projet
de l'Etat, en l'occurrence « les travaux de modernisation de Touba » pour un
montant de 120 milliards étalés sur 5 ans et les travaux routiers que le Khalif
entend mener lui-même avec l'ensemble des talibés.
Pour ce qui est des travaux à faire dans la ville et la construction de nouvelles
routes, il vous sera présenté en détail à l'occasion du Grand Magal de Touba
toute l'étape d'avant-projet préliminaire :
- plans et devis préliminaires,
- plans et devis définitifs,
- choix des entreprises retenues.
Dans tout cela, il est bon de noter que Serigne TOUBA a déjà tout prévu pour
nous, donc quelle que soit la bonne intention qui puisse animer quelqu'un à
vouloir développer ou aménager la ville, il doit nous trouver déjà être des
acteurs pleinement à l'oeuvre.
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
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La même détermination et la même motivation qui ont amené la ligne de chemin
de fer de Diourbel à Touba (en pleine période coloniale), la même abnégation et
les mêmes vertus de travail qui nous ont amenés à construire seuls cette Grande
Mosquée de Touba, si nous gardons cette même constance, nous relèverons tous
les défis quels qu'ils soient derrière le Khalif.
Toute la vision de Serigne TOUBA à l'endroit de la ville formulée auprès de son
SEIGNEUR a été entièrement exaucée.
Et quiconque parcourt son mémorandum intitulé « la Quête du Bonheur des
deux Mondes » (Matlabul Fawzayni) verra bien qu'aucun aspect n'a été négligé.
Donc quelque élevé que puisse être le seuil de développement de la ville, c'est
grâce aux prières formulées par Serigne TOUBA, qui se sont matérialisées à
travers l'abnégation des disciples.
Le Cheikh avait dit en recommandant la construction de la Grande Mosquée de
Touba, à savoir : « si vous ne vous en acquittez pas, DIEU enverra des anges qui
le feront à votre place ». La même chose reste valable pour la ville de Touba.
Par ailleurs, Serigne TOUBA avait demandé au SEIGNEUR de le gratifier de
petits fils pieux qui vont perpétuer les missions de leurs illustres pères.
Il a demandé également à son SEIGNEUR de le favoriser des meilleurs petits
fils qui réhabilitent la Coutume Sacrée du Prophète (Paix et Salut sur Lui).
Cela rejoint la sentence du Prophète (Paix et Salut sur lui) qui dit : « DIEU, le
TRES-HAUT, envoie au début de chaque siècle, des gens qui Lui revivifient sa
religion ».
Et tout cela a été prévu par le Cheikh au sein de sa propre famille.
C'est pourquoi le Khalif recommande à tous les disciples l'accomplissement
strict d'oeuvres pies dont la plus fondamentale est l'adoration de DIEU ;
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
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Un jour, le Cheikh commentait les trois points de sagesse suivants :
- ce qu'il incombe de faire
- ce qu'il n'est pas nécessaire de faire
- et ce qu'il ne faut jamais tenter de faire
Ce qu'il incombe de faire, c'est l'adoration de DIEU. C'est ce qui nous garantit
l'entrée au Paradis et nous préserve de l'Enfer.
Ce qu'il n'est pas nécessaire de faire, nous dit-il c'est de s'adonner à
l'amusement. Il est sans profit et ne préserve de rien.
Ce qu'il ne faut pas tenter de faire et ne même pas y penser, c'est la
désobéissance à DIEU.
Serigne TOUBA recommande également de persévérer dans l'acquisition de ce
qui est licite, car une pratique d'adoration n'est bonne que lorsqu'on jouit de ce
qui est licite.
Il dit dans son ouvrage intitulé « le Viatique de la Jeunesse » (Tazawwud-shshubbân)
: « Ni la science, ni l'adoration ne sont profitables avec la
consommation de choses illicites, selon le consensus des savants de la religion »
Il nous recommande aussi de surveiller la parole quand elle est émise, dans ce
qu'elle peut avoir de nuisible ou de profitable.
La formule du témoignage de la foi musulmane est une parole, et c'est elle qui
marque notre entrée légale dans la religion musulmane, il n y a donc pas quelque
chose de plus important que ce palier qui marque notre profession de foi
musulmane.
Mais la parole s'assimile aussi à ce versant abrupt qui peut mener à l'Enfer.
Ecoutons cette sentence du Prophète (Paix et Salut sur Lui) : «Est-ce que les
gens ne tombent pas en Enfer, face en avant, à cause des calomnies que
proférait leur langue?»
Et c'est pourquoi le Coran met en garde ceux qui profitent de certaines
circonstances pour régler leurs comptes :
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
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« Assurément, si les hypocrites de la cité, ceux qui ont quelque maladie au coeur,
et les semeurs de fausses nouvelles ne cessent pas leurs agissements, nous te
donnerons sur eux plein pouvoir, puis ils ne resteront pas longtemps tes voisins.
Maudits partout où on les trouve et qu'ils soient faits prisonniers et massacrés
sans pitié. Telle était la loi établie par Allah envers ceux qui ont vécu
auparavant. » Sourate 33 versets 60 à 62
Les hypocrites sont ceux à l'adresse de qui DIEU dit dans le Coran : « Parmi les
gens, il y a ceux qui disent : "Nous croyons en Dieu et au Jour dernier !" alors qu'en
fait, ils n'y croient pas. Ils cherchent à tromper Dieu et les croyants; mais en
vérité, ils se trompent eux-mêmes et ne s'en rendent pas compte. » Sourate 2
versets 8 et 9
Voilà les véritables hypocrites, ce sont eux qui sont à la base de tous les
contentieux, et inévitablement c'est pour les démasquer que le Jour du Jugement
Dernier aura lieu.
Et c'est pour « les maladies de leurs coeurs » que DIEU nous dit encore dans le
Coran : « Tu verras, d'ailleurs, que ceux qui ont la maladie au coeur se
précipitent vers eux et disent : "Nous craignons qu'un revers de fortune ne nous
frappe." Mais peut-être qu'Allah fera venir la victoire ou un ordre émanant de
Lui. Alors ceux-là regretteront leurs pensées secrètes. » Sourate 5 verset 52
Voilà les gens qui, très pessimistes, nourrissent une mauvaise idée sur l'Islam et
sur le sort de Serigne TOUBA, fixant un terme imminent à l'Islam et à la
prééminence de Khadimou Rassoul.
En ce qui concerne aussi les « semeurs de fausses nouvelles dans la cité » c'est
ceux au sujet de qui le Coran dit : « Ceux qui se plaisent à diffuser la corruption
auprès des croyants subiront des tourments douloureux dans ce monde et dans
l'autre, car Dieu sait et vous, vous ne savez pas. » Sourate 24 Verset 19
Ils sont ceux qui n'ont d'autres préoccupations que de scruter les défauts d'une
personne afin de la vilipender. DIEU leur lance un avertissement et les punira
sans délai avant le terme fixé.
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
lue par Serigne Cheikh Bachîr MBacké ibn Serigne Abdoul Khadr - 18 Dhûl hijjah 1429.h / 17-12-08 à
TOUBA
16
Le Khalif vous recommande aussi d'oeuvrer dans le Sentier de DIEU en ayant
un grand soin envers ses créatures, et c'est cela qui définit le travail « khidma »,
qui est une valeur fondamentale du Mouridisme et à laquelle nous devons
persévérer. Il vous recommande de renforcer votre entente fraternelle, de vous
unir en un seul bloc et d'essayer de comprendre le sens de la Parole de DIEU qui
dit : « Entraidez-vous dans la bonté pieuse et la piété ...» Sourate 5 verset 2
Le Khalif informe tous les talibés qu'il n'a d'autre ambition que de veiller sur la
mission à laquelle il a accédé par la Volonté de DIEU et la Bénédiction de
Serigne TOUBA, exactement comme l'ont fait ses illustres prédécesseurs dans
ce qu'ils ont toujours recommandé et ce qu'ils ont toujours interdit.
Il porte solennellement à votre connaissance que tout ce que ses illustres
prédécesseurs n'ont jamais accepté dans cette Voie tracée par Serigne TOUBA
et dans cette ville qu'il a fondée, il ne l'acceptera jamais ; il déclare en outre
qu'il l'assumera quel qu'en soit le prix.
Conformément à cela, il y a un aspect sur lequel je voudrais quelque peu vous
éclairer ; car en fondant cette ville, Cheikh Ahmadou Bamba avait un seul
objectif, c'est de fuir les gens et ce qu'il y a entre leurs mains.
Il dit qu'il réitère cette recommandation à l'égard de la ville et fait savoir à tout
le monde que désormais il interdit formellement tout ce qui touche aux partis
politiques, à leurs activités, manifestations et agissements dans toutes les limites
de la ville de Touba à partir de ce jour. Il dit que cette interdiction est une
interdiction sans appel et quiconque dans l'avenir veut mener une manifestation,
activité ou autre agissement politique peut aller le faire au département de
MBacké.
Les propos du Khalif sont donc clairs et systématiques, car il dit : « La vocation
première de cette ville est essentiellement l'enseignement, l'éducation religieuse
et spirituelle, je n'entends plus qu'on l'outrepasse. Je n'entends pas y accepter
autre chose que ce qui se rapporte à l'Islam et à Serigne TOUBA. Et je déclare
que je l'interdis formellement au prix de ma propre vie ».
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
lue par Serigne Cheikh Bachîr MBacké ibn Serigne Abdoul Khadr - 18 Dhûl hijjah 1429.h / 17-12-08 à
TOUBA
17
Serigne TOUBA quant à lui avait demandé si on sait comment il vérifie si nous
respectons ses recommandations ou non. Les gens répondirent « non ». Il
explique qu'à chaque fois que j'ordonne à quelqu'un de faire quelque chose, il y
a un être qui le suit. S'il observe ce qu'on lui demande de faire, l'être reste avec
lui, mais s'il se rebelle, il revient me dire : « je l'ai suivi, mais il ne m'a pas
offert l'asile ». Sachez donc que cette recommandation que je donne émane de
Serigne TOUBA.
Il est aussi bon de savoir que moderniser la ville, l'aménager et la développer de
manière à permettre à ses occupants d'être dans d'excellentes conditions font
partie des obligations d'ordre communautaire.
DIEU nous dit dans le Coran que viabiliser une terre n'est rien d'autre que d'y
aménager ce qui satisfait le besoin social des occupants, qu'il s'agisse
d'équipements en eau, d'infrastructures routières, de marchés et d'éclairage.
Ce sont de telles faveurs que DIEU avait accordées aux Mecquois, c'est ce que
le Coran nous confirme en ces termes :
« qu'ils adorent donc le SEIGNEUR de cette Maison (Ka'ba) qui les a nourris
alors qu'ils avaient faim et rassurés de la crainte » Sourate 106 verset 3 et 4.
A propos des travaux que le Khalif compte démarrer cette année pour la ville, je
crois l'avoir déjà expliqué, la première tranche partira des quatre grandes places
publiques les plus proches (de la Grande Mosquée). Elles ne sont que les points
de démarrage, mais il ne laissera aucun point.
Car avant même la fin de cette tranche, le Khalif - s'il plaît à DIEU - compte
enchaîner avec la 1ère rocade de 30m de large et tous les grands boulevards et les
routes secondaires sillonnant la ville.
Le Khalif nous exhorte tous à nous y investir tout en sachant que ce que Serigne
TOUBA détient ne s'acquiert ni gratuitement, ni par charité, mais il se troque au
prix d'un paiement immédiat. Celui qui ne s'emploie pas à son service ne pourra
pas obtenir l'objet de sa quête auprès de lui.
Et celui qui y met en épargne une parcelle de son bien, une fois dans la tombe, il
aura la conviction que l'investissement lui appartenait.
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
lue par Serigne Cheikh Bachîr MBacké ibn Serigne Abdoul Khadr - 18 Dhûl hijjah 1429.h / 17-12-08 à
TOUBA
18
Serigne TOUBA enseignait que l'homme ne dispose que de :
- sa personne
- ses proches parents
- sa fortune
- et ses actions.
Arrivé à un stade d'incapacité où la personne n'a plus besoin du bon goût d'un
repas ou des charmes d'une belle femme, il perd son être et laisse son sort à la
merci de ses proches parents.
Alors, ses parents l'assistent jusqu'à ce qu'il rende l'âme, procèdent à
l'enterrement et aux funérailles. En ce moment, il est arraché définitivement à
l'affection de ses parents. Il ne lui reste donc que ses biens.
Si on y prélève de quoi rembourser ses dettes, le reste reviendra à ses héritiers. Il
est ainsi dépossédé de tous ses biens et n'a donc plus à son actif que ses actions.
Si les actions qu'il accomplissait étaient bonnes, il ne rencontrera aucun
désagrément, mais si au contraire ces actions étaient mauvaises, nous disons :
Puisse DIEU le TRES-HAUT nous préserver du malheur qui lui est réservé. »
Par conséquent il est très bon de savoir que Serigne TOUBA nous a garanti
auprès de DIEU ce que nul autre parmi les hommes de DIEU n'a pu assurer aux
siens.
Car il a dit lui-même : « tous ceux qui se sont confiés à moi, n'eût été cette
allégeance, ils séjourneraient inévitablement en Enfer après leur mort, fût-il un
laps de temps, avant de rejoindre le Paradis que le SEIGNEUR a promis aux
pieux. »
Il a aussi ajouté : «Bonheur à l'aspirant (murîd) que DIEU a amené à se confier
à moi, car il réalisera son voeux.»
Il dit encore : «Celui qui s'affilie à moi, DIEU le TRES-HAUT l'affranchit de la
tourmente, par la Grâce de Celui à qui la Révélation (de DIEU) a été
transmise (Paix et Salut sur Lui)»
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
lue par Serigne Cheikh Bachîr MBacké ibn Serigne Abdoul Khadr - 18 Dhûl hijjah 1429.h / 17-12-08 à
TOUBA
19
Le Cheikh avait une fois réuni les disciples durant son séjour en Mauritanie et
s'adressa à l'un d'entre eux nommé Serigne Aliou Sèye :
- Aliou ! est ce que vous connaissez au Sénégal toutes les localités
dénommées « Thiéyène » ?
Ce dernier cita plusieurs localités portant le nom de « Thiéyène » qui étaient
différentes de celle à laquelle le Cheikh faisait allusion.
Et le Cheikh de poursuivre : « Savez-vous pourquoi je vous pose une telle
question ? »
« Non ! » lui répondit-il.
Le Cheikh ajouta : « Notre SEIGNEUR m'a révélé que l'année prochaine, avant
pareille époque, nous nous trouverons au Sénégal dans une localité dénommée
«Thiéyène».
Ce qui m'amène à vous révéler cela, c'est que je voudrais que vous ayez la
certitude que toute promesse sur laquelle je m'engage, se passera exactement
comme la prédiction d'aujourd'hui.
Continuant son propos, il confirmera que d'ici là, personne d'entre nous ne
perdra la vie.
C'est ainsi que, l'un d'entre eux qui était un disciple de première heure, tomba
gravement malade au point qu'on pouvait perdre tout espoir quant à sa guérison,
mais par la TOUTE-PUISSANCE de DIEU et la bénédiction de Serigne
TOUBA, il s'est par la suite remis. Et ce n'est que lorsque le Cheikh fut
transféré de la Mauritanie au Sénégal, dans la province de Thiéyène Djoloff où il
fut assigné en résidence surveillée, que ce doyen d'âge décéda quelques temps
après.
C'est cela la particularité de la carrure spirituelle de Serigne TOUBA.
Et en révélant ces vérités cachées de façon aussi manifeste, le Cheikh traduit la
Parole de DIEU qui dit : « Quant DIEU vous accorde un bienfait, il faut le
proclamer tout haut! » Sourate 93 verset 11
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
lue par Serigne Cheikh Bachîr MBacké ibn Serigne Abdoul Khadr - 18 Dhûl hijjah 1429.h / 17-12-08 à
TOUBA
20
Les Grâces exceptionnelles attachées à la personne de Serigne TOUBA et dont il
veut faire profiter tout le monde sont telles qu'on ne peut en bénéficier si on les
ignore.
C'est pourquoi il proclame : « J'atteste, et ma motivation en cela est de
proclamer solennellement les bienfaits que mon SEIGNEUR m'a accordés, et
point le châtiment ne sera dirigé vers moi. »
Le Khalif porte également à la connaissance de tous les frères musulmans, qu'il
veillera essentiellement et de façon prioritaire aux liens de fraternité islamique
qui nous unissent. Il entend les consolider et les entretenir de la façon la plus
parfaite.
Il dit également qu'il va renforcer et développer la tradition de solidarité et
d'entente cordiale que ses illustres pères avaient établie.
Il est disposé à composer avec tous ses compatriotes dans un esprit d'indulgence
et de respect mutuel.
Avant de conclure, le Khalif renouvelle son exhortation sur les travaux de la
ville, en disant que certes il n'astreint personne à lui donner quelque chose, mais
tout ce qu'on lui remettra il l'investira dans le service de Serigne TOUBA.
Et comme je le disais plus haut, le Khalif en ce qui le concerne, a contribué pour
plus d'un milliard. Cette somme va s'ajouter aux comptes ouverts par ses
illustres prédécesseurs au nom de Cheikh Ahmadou Bamba qui était à 600
millions quand Serigne Abdoul Ahad MBacké nous a quittés, et 16 milliards
quand Serigne Saliou MBacké s'éteignit.
Et cela montre que si nous réunissons nos forces comme le faisaient nos illustres
autorités pour s'accorder à la vision de Serigne TOUBA pour la ville, nous
pourrons nous évaluer tous les douze mois et avoir la garantie d'en avoir réalisé
une tranche importante.
En conclusion, je présente respectueusement mes excuses pour le temps assez
long que j'ai mis à parler devant mes autorités, et vous dis en dernier mot que le
Khalif prie pour que DIEU nous accorde la paix Ici bas et dans l'Au-delà,
comme l'avait formulé le Cheikh en disant :
Allocution du Khalif Général des Mourides Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBacké
lue par Serigne Cheikh Bachîr MBacké ibn Serigne Abdoul Khadr - 18 Dhûl hijjah 1429.h / 17-12-08 à
TOUBA
21
« Ô Toi le MAITRE DE LA ROYAUTE ! Ô TOI qui es au-dessus de toute
vengeance ! Octroie Ta MISERICORDE à l'ensemble des créatures ; Toi le
GUIDE qui assiste »
Que la Paix et la Miséricorde de DIEU, le TRES-HAUT soient sur vous tous.
Fait à Touba, le 17 décembre 2008

Traduit par Hizbut Tarquiya 

Mis en ligne par la Cellule de Communication du Khalife General des Mourides</description>
	</item> <item>
	  <title>LE BILAN DE L’ORGANISATION  DU MAGAL  2009
</title>
	  <description>LA PREPARATION

Le  Comité National de Développement tenu dans la Salle des Conférences du Ministère de l'Intérieur sous la présidence du Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur, Cheikh Tidiane SY, en présence des Chefs de services nationaux d'un côté  et de l'autre côté, la Délégation du Khalife Général des Mourides dirigée par Serigne Bassirou Abdou Khadr MBACKE  et toutes les composantes de la famille MBACKE, a été le premier acte officiel le plus important posé pour le lancement des préparatifs.
Cette importante rencontre a fixé et précisé la nature et la portée des engagements pris par l'Etat dans tous les domaines (Santé- hygiène - assainissement, Hydraulique, Electrification, Transport, Sécurité, Communication...)
Ensuite s'est tenue à Touba la réunion du Comité Consultatif qui est un organe de consultation intermédiaire qui a désigné les Commissions qui sont des structures opérationnelles qui ont-elles mêms défini leur contenu et ont eu en charge l'organisation pratique du Magal.

LES ACTIVITES  PHARES  DU MAGAL 

D'intenses activités ont eu lieu avant et pendant le Magal avec des plateaux très relevés allant des forums aux conférences.

Ainsi, des forums sur les NTIC, sur la dimension économique du mouridisme, une conférence animée par Rawdou Rayahin qui a en charge le volet culturel ont été organisés.

La mise en place d'une infrastructure technique moderne  à différents endroits de la ville avec des panneaux électroniques pour la diffusion en directe, maison de la presse dans un immeuble de 2 étages, sonorisation  ultra moderne, connexion internet haut débit à la résidence Khadim Rassoul  où se tenaient les rencontres  a permis de relever le défi de la qualité. 

Un système d'accréditation électronique via  le site www.toubainfo.org, www.villedetouba.sn et www.alxilaafalmuridiya.com ainsi que la confection de 200 badges ont grandement  facilité l'inscription des journalistes et leur accès aux lieux où se déroulaient les événements.

Tout ce plateau technique mis à la disposition des journalistes, leur a permis de bénéficier de conditions optimales de travail et un meilleur accès à l'information. 

On a noté une présence record des hôtes de marques, Ambassadeurs, Représentants d'Organismes internationaux  qui ont reçu des lettres d'invitation personnalisées. 
Fait inédit !, une Délégation de Tchéchénie a fait 14 heures de vol pour faire le pèlerinage de Touba.
Toutes les familles confrériques du Sénégal ont fait le déplacement à Touba.
L'ensemble  de ces Délégations ont été, tour à tour, reçues par le Khalife à la Résidence Serigne Falilou MBACKE.

Au plan de la couverture et de la diffusion du Magal, tous les types de médiats ont été  utilisés :
L'internet : plusieurs sites ont couvert et diffusé en direct l'évènement. Un bulletin quotidien faisant état des statistiques était disponible sur le site www.toubainfo.org et renseignant sur le nombre d'hélicoptères (02) stationnés en permanence pour les évacuations d'urgences,  le nombre de malades évacués ... ;
Des dizaines de Télévision et de radios ont couvert le Magal ;
La presse écrite n'a pas été en reste et tous les quotidiens ont titrés à leur une, pendant 03 jours, le Magal de Touba.
Un guide du Magal a été édité et a montré, en images, la nouvelle configuration de Touba, ville moderne  en chantiers.

Le discours du Khalife a été traduit en Arabe. Les versions arabes et françaises ont été éditées et remises aux invités et à la presse, qui ont pu ainsi en prendre largement connaissance.

 Le Bilan de l'organisation du Magal  a donc été largement positif.
Tous les engagements pris par l'Etat ont été respectés. 
Pour un rassemblement humain de quelques 4 millions de personnes selon les statistiques officielles du Ministère de l'Intérieur, on a relevé Zéro cas de choléra.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides</description>
	</item> <item>
	  <title>DISCOURS DU MAGAL 2009
</title>
	  <description>Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Louange à Dieu, et Paix et Salut sur le Sceau des Prophètes.

As- salâmu 'alaykum wa rahmatu-l lâhi wa barakâtuh.

Eminents guides religieux,
Excellence Messieurs les membres du Corps diplomatique accrédité au Sénégal,
Excellence Monsieur le Ministre d'Etat représentant son Excellence Monsieur le Président                           de la République et la délégation qui vous accompagne,
Messieurs les représentants des partis politiques et des organisations non gouvernementales,
Mes frères musulmans d'une manière générale et mourides en particuliers,
Honorables hôtes,

Je me réjouis, avant tout, de vous souhaiter la bienvenue et de vous exprimer notre gratitude                   pour votre présence qui nous honore tant et que nous apprécions à sa juste valeur.

Vous venez, encore une fois, prouver votre haute conception de la fraternité  qui nous lie et votre attachement sans faille au renforcement des liens de solidarité qui doivent unir l'Humaité entière.

Vous me permettrez ainsi d'adresser mes remerciements
Aux guides religieux qui ont tenu à perpétuer les relations séculaires créées                                 par nos prédécesseurs;
A Son Excellence Monsieur le Président de la République et au gouvernement pour l'appui positif, à travers les différents services de l'Etat, qui a contribué avec efficacité à la réussite de l'événement;
Aux membres du Corps diplomatique qui nous ont réservé cet important moment                             de leur temps si précieux;
Aux représentants des partis politiques et des organisations non gouvernementales à qui nous souhaitons une éclatante réussite dans leur mission de bâtir notre cher Sénégal; 
A tous les condisciples qui constituent la pierre angulaire pour la réussite                                         de toutes les initiatives de la confrérie. Ils viennent, comme à l'accoutumé,                                            de nous donner satisfaction par leur comportement exemplaire.

Ceci étant, je profite de l'occasion pour adresser aux dirigeants et adeptes de la confrérie,                        aux autorités politiques du pays, à mes concitoyens et aux dirigeants du monde entier                              des recommandations et des suggestions qui me semblent nécessaires dans le contexte actuel.

Aux dirigeants de la confrérie, je recommande plus particulièrement
De se conformer davantage aux principes fondateurs de la confrérie en orientant les disciples dans la bonne direction. Ces principes sont résumés par le fondateur-même                                   dans cette trilogie: le savoir utile, la bonne action et la bonne morale;
D'oeuvrer pour le développement des villages que les prédécesseurs ont créés pour servir d'extensions à Touba dans le fond et dans la forme;
De s'occuper davantage de la culture des terres avec diversification en se dotant de tout                  ce que cela requiert comme moyen;

A tous les condisciples, je recommande de suivre l'exemple des premiers disciples du cheikh                      et d'oeuvrer à être leurs copies conformes dans la pureté de la foi, dans la sincérité des rapports                    avec le cheikh, dans la force de détermination et dans la noblesse des ambitions. C'est sur la base                    de ces principes que nos ancêtres ont renoncé aux futilités de la vie pour accompagner                         Cheikhoul Khadim dans sa mission grandiose à la recherche de l'agrément de Dieu.

J'appelle les autorités politiques du pays à
Accentuer les efforts tendant au renforcement de l'éducation religieuse dans le système éducatif officiel pour l'impact primordial qu'elle a sur le comportement du bon citoyen;
Renforcer l'appui de l'Etat à l'agriculture en assurant aux agriculteurs la formation                          et les moyens nécessaires pour la réussite des politiques mises en place pour atteindre l'objectif d'autosuffisance et de sécurité alimentaires;
Veiller à ce que les prochaines élections soient tenues dans la sérénité                                                       et dans la transparence, de sorte qu'elles aboutissent à des résultats incontestables.

A tous les Sénégalais, je lance un appel à l'unité et la cohésion autour de l'essentiel pour faire face             à la conjoncture au lieu de disperser les efforts. Dans la même lancée, j'appelle les Sénégalais nantis, à l'intérieur comme à l'extérieur, d'investir dans l'agriculture et l'industrie et de créer                           des projets de développement qui puissent stabiliser les jeunes et leur permettre d'avoir des revenus dans la dignité et d'être à l'abri des tentations d'aventures vers l'inconnu.

A travers votre Excellence, membres du Corps diplomatique, j'appelle tous les dirigeants                           dans le monde entier à oeuvrer pour la paix et la concordance et à une action commune                           pour le règlement définitif des conflits sur la base de justice, de respect mutuel et de dialogue.                  C'est cela seulement qui puisse garantir sécurité et prospérité à l'Humanité.

Avant de finir, permettez-moi de réitérer mon engagement
Au renforcement de l'unité et la solidarité au sein de la confrérie et au sein                                de la communauté musulmane. C'est dans ce contexte que j'établis des contacts permanents                   et effectue des déplacements fréquents à l'endroit des condisciples et des coreligionnaires partout au Sénégal;
Poursuivre le chemin tracé par nos prédécesseurs en me préoccupant de tout le patrimoine islamique mouride dont la ville de Touba qui est l'une des sanctuaires de la foi                                    et de la morale.

Avec la Volonté de Dieu, nous accorderons une attention particulière à cette ville dans les différents domaines. Ainsi, nous nous occuperons de la modernisation et de l'organisation des institutions comme la Grande mosquée, la bibliothèque, l'université, les daara, les écoles, les mosquées                    tout en réant d'autres établissement d'enseignement supérieur. De la même manière, nous nous attèlerons à la modernisation et à l'extension de ses réseaux sanitaire, routier, électrique, hydraulique, etc. En somme, nous oeuvrerons à faire de Touba une ville moderne à la hauteur                        de sa dimension spirituelle et sociale.

Que Dieu le Tout-Puissant puisse nous accorder à nous tous Sa protection et Son assistance.

Wa-s salâmu 'alaykum wa rahmatu-l lâhi wa barakâtuh.

					Touba, le 18 safar 1430 de l'Hégire
						   14 février 2009


El Hadj Mouhammad Lamine Bara MBACKE
 Khalif Général des Mourides

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides</description>
	</item> <item>
	  <title>INFOS MAGAL VENDREDI 14 FEVRIER

					    	

</title>
	  <description>Circulation
La route a ete meurtriere Durant la journée du vendredi un accident a fait 
 un bilan de sept morts et soixante cinq blesses. Un camion s est renverse a hauteur du village de gniby dans le kaffrine. Les sapeurs pompiers qui ont apporte les premiers secours ont fait le point sur les interventions effectues depuis soixante douze heures avec un bilan total de dix morts et deux cent cinq blesses. Vingt deux accidents ont été denombres.

Telephonie

Certains pelerins se plaignent des dysfonctionnements sur le mobile. Si la sonatel orange est assez performante pour avoir installe un reseau de 129 bts ( antennes et relais), les autres operateurs connaissent eux quelques difficultes.


Couverture mediatique

Television

Les chaines de television se ont donnees rendez vous durant le grand magal et on peut parler de record battu. Toutes les chaines sénégalaises sont presentes. Certaines diffusent en direct, en deplacant toutes leurs équipes redactionnelles. Des chaines etrangeres ont envoye des équipes de reportage: Tv5, Aljazeera, Alarabia, M6 ...ect.

Radio

Le magal est incontournable dans les radios sénégalaises. Les chaines etrangeres sont egalement presentes:Rfi, Radio Canada. 

Le directeur de la surete publique fait le point de l intervention de ses troupes cet âpres-midi au qg de la police.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides</description>
	</item> <item>
	  <title>INFO MAGAL 2009 DU JEUDI 12 FEVRIER</title>
	  <description>EAU

153 camions citernes sont déployés par le ministère de l hydraulique rurale et du réseau hydrographique pour distribuer de l eau dans les quartiers périphériques et dans certaines zones sensibles ou la pression de l eau venant des 19 forages connectés au réseau connaissent des défaillances.

SANTE

106 postes de santé, 5 centres de santé, 2 hôpitaux et 900 agents de santé tous corps confondus sont mobilisés durant le magal. Le ministre de la santé et de la prévention qui a été reçu hier par le khalife général des mourides a indiqué que l objectif était de faire un magal avec zéro cas de choléra. Une enveloppe de 100 millions a été dégagée pour les médicaments et la prise en charge des équipes déployées.
Des médecins venus d Europe et de la Lybie apportent leur assistance aux pèlerins.

SECURITE

Le directeur général de la sureté salif diallo a rencontré ses troupes aujourd hui à Touba. La police se déploie avec 900 hommes à l intérieur de la ville sainte. Elle prend en charge les domiciles des dignitaires du mouridisme et sécurise également la grande mosquée et ses environs.

BALLET DES POLITIQUES 

Le magal est un rendez-vous incontournable des hommes politiques. le président de l assemblée nationale et une cinquantaine de députés, la semaine dernière, Idrissa seck hier, aujourd'hui Ousmane tanor dieng et une forte délégation du ps,  se sont succèdé ces derniers jours a Touba.

Les Personnalités de la société civile ne sont  pas en reste. Parmi elles, on a remarqué hier la présence d'une forte délégation de l'ONG Jamrah dirigée par l'Imam Massamba Diop,.
Aujourd'hui, ont fait le pélerinage à Touba, Messiers Aliou SOW de la CSE, Abdoul MBAYE Banquier, son frère Cheikh Tidiane MBAYE DG dela SONATEL et Une délégation Mauritanienne conduite par son Excellence l'Ambassdeur Mouhammed Vall Ould Belal accompagnés du Ministre Madine Ba COmmissariat National pour la reinsertion des Réfugiés Mauritaniens et Gnisaly Fall Directeur Général de l'Amextip.
Le président de la république a été également reçu par le khalife  le président Wade était accompagné de son fils et des ministres des mines et son homologue de la justice. Le président a été reçu également en compagnie de son fils Karim Wade.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides </description>
	</item> <item>
	  <title>LA COMMANDEMENT POPULAIRE ISLAMIQUE MONDIAL FELICITE LA COMMUNAUTE MOURIDE</title>
	  <description>	Le Commandement Populaire Islamique Mondial (C.P.I.M) présente ses voeux au Khalife Général des Mourides et à l'ensemble des fidéles à l'occasion de la commémoration du départ en exil de cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du Mouridisme.
	Le C.P.I.M magnifie également les relations de coopération exemplaires qui le lient à tous les niveaux de la hierachie à la confrérie mouride (représentée au secrétariat permanent de la structure mondiale).
	A son tour la communauté mouride profite de l'occasion qui lui est offerte pour féliciter le frère Mouammar Kadhafi dirigeant du C.P.I.M pour sa désignation à la tête de l'union Africaine, et lui souhaite beaucoup de succès et de réussite dans cette lourde et délicate mission.</description>
	</item> <item>
	  <title>ASSOCIATION MONDIALE POUR L’APPEL ISLAMIQUE PARTICIPE AU MAGAL</title>
	  <description>Le Bureau de l'Association Mondiale de l'Appel Islamique au Sénégal participera, du 12 au 15 du mois en cours, à la célébration de l'anniversaire de cheikh Ahmed Bamba Mbaké dans la ville de Touba.

La participation de l'AMAI consistera à la conduite d'une caravane médicale avec des médecins spécialistes et un grand lot de produits pharmaceutiques pendant toute la durée de cérémonie.

Source : Site de 'Association Mondiale de l'Appel Islamique http://www.islamic-call.net</description>
	</item> <item>
	  <title>OUVERTURE DE LA COMMUNAUTE MOURIDE VERS LES AUTRES CONFRERIES</title>
	  <description>Conforme à son style d'ouverture en direction des autres communautés religieuses du Sénégal,  qu'il s'est évertué à appliquer depuis l'avènement de son califat, le Khalife Général des Mourides à mandaté plusieurs personnalités pour le représenter à différentes cérémonies religieuses.

C'est ainsi que, ce samedi 7 Février 2009, Serigne Cheikhouna MBACKE s'est rendu, en son nom, à Diourbel auprès de la famille de Mame Thierno KANDJI , à Kaolack auprès de Serigne Oumar NIASSE ( accompagné de Serigne Mahdiyou NIASSE, fils de Baye NIASSE) et à Thiès auprès de la famille Abdou Aziz AÏDARA représentée par son fils Nahma AÏDARA.
Le Khalife a également désigné,  Serigne Cheikh N'DINDY qui s'est rendu chez la famille NIANG du Djoloff,  à N'Guet auprès de Serigne  Elhadj Ousmane NIANG.

Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides</description>
	</item> <item>
	  <title>VISITE OFFICIELLE A TOUBA DU CHEF DU BUREAU DE L'APPEL ISLAMIQUE MONDIAL A DAKAR</title>
	  <description>Le Chef du Bureau de l'Appel Islamique Mondial, Son Excellence Miftah Abu Aisha s'est rendu à Touba le 07 février 2009, dans le cadre de la Coopération qui avait été scellée  en Avril 2008 à Tripoli, entre la Communauté Mouride et les Autorités Lybiennes, à l'occasion d'une mission que Serigne Cheikhouna MBACKE, fils du Khalife Général des Mourides y avait effectuée.

Cette Coopération multiforme porte sur des accords dans plusieurs domaines :
Culturels  (modernisation de la Bibliothèque Khadimou Rassoul, formation d'archivistes et de conservateurs de bibliothèques)
 Economiques (une Agence de la BSIC est déjà implantée à Touba et devrait se transformer en réseau de banques dans les quartiers) ;
Religieux, par la promotion d'écoles coraniques avec l'organisation de concours de récitation du Coran et la construction d'une Faculté d'Etudes Islamiques de niveau 3ième cycle
De la santé, avec l'organisation d'une caravane médicale ;
Etc....
Le Chef du Bureau de l'Appel Islamique Mondial a informé le Khalife Général des Mourides que la Caravane médicale, forte de 5 médecins et 3 infirmiers est en route et devrait arriver au Sénégal vers le 10 février 2009.
En marge de l'audience que lui a accordée le Khalife, le Chef du Bureau a visité l'école coranique Khidmatul Khadim dirigée par Serigne Mame Bara MBACKE, fils de Serigne Moustapha Abdou Aziz Bara. Des prix lui ont été offerts tels que illustrés par les photos.

Lors de l'audience, le Khalife Général des Mourides a réitéré son invitation faite au Guide de la Jamahyria Lybienne, Son Excellence Mouhamar Khaddafi, de lui rendre visite à Touba. Par la voix de son fils, Serigne Cheikhouna MBACKE, le Khalife a félicité le Guide de son élection à la Présidence de l'Union Africaine et prié pour un succès éclatant de son mandat.</description>
	</item> <item>
	  <title>Grand Magal de TOUBA 1430H/14 février 2009 : L’appel du khalif Général des Mourides</title>
	  <description>Le Khalif Général des Mourides Cheikh Mouhamadou Lamine Bara MBACKE a procédé ce 2 safar 1430 soit le 29 01 08 à l'appel solennel pour la célébration du Grand Magal de TOUBA 18 Safar dont l'édition 2009 coïncidera au 14 février.C'était en présence de plusieurs autorités religieuses à la résidence Cheikhoul Khadim.

Le Khalife Général des mourides Cheikh Mouhamadou Lamine Bara MBACKE s'est adressé à la communauté ce jeudi 02 Safar 1430 de l'année musulmane coïncidant au 29 janvier 2009 pour lancer son traditionnel appel à la célébration du Grand Magal de TOUBA commémorant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba.
Le Khalife a prononcé son discours à la résidence Cheikhoul Khadim a eu comme temps fort la réaffirmation la recommandation de Cheikhoul Khadim à l'endroit de tous les disciples consistant à s'associer à lui dans l'action de grâce qu'il rend à DIEU à l'occasion de ce jour.
Le khalife a également rappelé les modalités de l'action de grâce et a insisté sur la lecture du Sain Coran, des panégyriques du Prophète Mohammad (Paix et Salut de Dieu sur lui) et les festivités et réjouissances accordées aux proches, à la famille ainsi qu'à tous les hôtes sans distinction.
Serigne Mouhamadou lamine Bara MBACKE est revenu sur les innombrables bienfaits générés par cette noble et exaltante mission de Serigne TOUBA qui a consacré la réalisation de tous ses voeux.
Serigne Mountakha Mbacké, Serigne Cheikh Bassirou Mbacké et Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khoudoss, ont chacun tour à tour réitéré l'engagement de tous les disciples derrière le Khalife à qui ils ont unanimement au nom des talibés mourides souhaité une longue vie et une santé de fer.
Enfin le khalife a rappelé la célébration du Maouloud marquant l'anniversaire de la célébration de la naissance du Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) en insistant sur l'importance que Serigne Touba lui accordait.
SOURCE:htcom
</description>
	</item> <item>
	  <title>COMPTE RENDU DE MISSION DE LA COMMISSION COMMUNICATION AU PRES DE CHAINES PRIVEES</title>
	  <description>Conformément aux instructions du comité de gestion du magal de touba, une délégation de la commission de communication et culture conduite par son Président Serigne Cheikhouna MBACKE et comprenant entre autre Ahmed Saloum Dieng et Isma DIOUM a rencontré dans la période du 26 au 27 janvier 2009 les chaines de télévision suivantes : Walf TV, Canal Info, 2 STV, RDV.

Après des discussions approfondies les organes de télévision prendront toutes les dispositions utiles en rapport avec les nouvelles mesures du Comité d'Orgaanisation du Magal 2009.
Ainsi des réunions se tiendront au niveau de leur service respectif pour que le moment venu les chaines de télévision fassent des propositions liées á leur séjour durant le magal dont copie envoyé á la commission de communication et culturel. Mais d'ore et déjá les chaines ont magnifié unanimement ces rencontres avec la presse privée et salué les importantes innovations du comité pour une bonne gestion de la communication durant le magal.
Elles ont également insisté sur la nécessité d'utiliser des moyens d'identification des journalistes bagdes et de mettre á leur disposition des interlocuteurs aptes á leur donner les informations utiles pour une bonne exécution correcte de leur mission,
Enfin elles ont manifesté la volonté de participer activement á la réussite de cette année.
Dakar, le 28 janvier 2009
Comite d'Organsation du Magal 2009
Commission de communication et Culture
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	</item> <item>
	  <title>ZIARRA SEYDOU NOUROU TALL : LE MESSAGE DE TOUBA</title>
	  <description>Ambiance de ferveur et de recueillement lundi dernier au Mausolée SEYDOU NOUROU TALL situé dans l'enceinte de la mosquée Cheikh Oumar Foutiyou TALL sur la corniche Ouest. Des milliers de fideles rassemblés devant un parterre d'Oulémas triés sur le volet ont communié ensemble au rythme des chants religieux et de la lecture du Coran.

Oulémas venus du Maroc et du Mali et de la Mauritanie ont rehaussé de leur présence la commémoration de la Ziarra annuelle SEYDOU NOUROU TALL et THIERNO MOUNTAGA TALL.
Sous la direction de Thierno Madani Mountaga TALL, les fidèles ont par ailleurs resrvé un accueil exceptionnel aux délégations des familles religieuses de TIVAOUNE, NDIASSANE, MEDINA GOUNASS, KAOLACK mais aussi et surtout de TOUBA.
Incontestablement, c'est l'intervention de l'envoyé spécial du Khalife Général des Mourides qui a le plus suscité émotion et admiration.
Dans un discours prononcé en pulaar et qui suscita la surprise et l'enthousiasme de l'assistance, Cheikhouna MBACKE a souligné les liens séculaires entre les familles de Serigne Touba et de Cheikh Oumar Foutiyou TALL. Il a par ailleurs mis en exergue les liens particuliers ayant existé entre Thierno SAIDOU NOUROU TALL et SERIGNE FALLOU MBACKE ; Le representant de Touba, et fils du Khalife Général des Mourides a transmis les voeux et prières de Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE avant d'insister sur la nécessité de renforcer les liens entre toutes les familles religieuses du Sénégal pour le bien être de notre cher pays. Invité personnel de Thierno Madani TALL, Khalife de Thierno Moun taga TALL, Cheikhouna MBACKE a pris congé de ses hôtes après la prière du MAGRIBH, conscient d'avoir apporté une pierre de plus à l'édifice de la solidarité musulmane au SENEGAL.
Cellule de Communication du Khalife General des Mourides
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	</item> <item>
	  <title>L’AMBASSADEUR DU GABON CHEZ LE KHALIFE GENERAL DE MOURIDES</title>
	  <description>Visite de Son Excellence l'Ambassadeur du Gabon au Sénégal, Son Excellence,Vincent Boule,Ambassadeur du Gabon au Senegal a effectué le 24 Jan 2009 son Ziarra auprès du Khalife Général des Mourides, à la Résidence Serigne Falilou MBACKE, accompagné de sa femme et de son fils.

Au cours de cette audience, Son Excellence a révélé qu'en tant que natif de Mayomba, il confirme l'oeuvre grandiose de Cheikh Ahmadou Bamba accompli dans cette île, durant son exil et atteste que cette oeuvre est restée intacte au fil des ans. Il a également déclaré être fortement impressionné par le niveau d'organisation de la confrérie mouride qui allie la dévotion au travail et que cette dimension est présente dans tous les sites qu'il a visités ( Hyzbut Tarquiyyah etc..) à Touba.
Il a enfin sollicité des prières auprès du Khalife qui l'a rassuré en lui indiquant que de la même manière que Serigne Falilou avait prié pour Senghor, il prierait pour lui.
Cellule de Communication du Khalife
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	</item> <item>
	  <title>TRAVAUX DE MODERNISATION DE LA VILLE SAINTE DE TOUBA</title>
	  <description>Le Khalife Général des Mourides exhorte Le Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et des Transports aériens a procédé à une visite des chantiers que l'Etat avait entamés dans le cadre de son projet de modernisation de la ville de Touba. Durant son audience avec le khalife, une exhortation de taille pour la finalisation des travaux dans les plus brefs délais...

MR Habib SY Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et des Transports aériens a procédé le 17 janvier 2009 à une visite des chantiers que l'Etat avait entamés dans le cadre de son projet de modernisation de Touba.
Mais avant la visite de chantier, le ministre a d'abord effectué sa ziarra auprès Khalife Général des Mourides, séance au cours de laquelle, un important entretien s'est déroulé. Au cours de cet entretien, le ministre a d'abord présenté au khalife les raisons de sa visite à TOUBA. En réponse, Serigne Mouhammadou Lamine Bara MBACKE est revenu sur l'état des travaux dont la lenteur est constatée depuis longtemps et dans plusieurs endroits de la ville. Il a, à cet effet demandé à monsieur Habib Sy de les accélérer au maximum pour que leur réception puisse être effective dans les plus brefs délais.
Le khalif n'a pas manqué d'insister sur les raisons de son injonction. Touba est la deuxième ville du Sénégal, mais aussi Touba est une ville de très grande affluence, une ville religieuse dont la superficie est plus grande que Médine. Donc, elle doit être embellie et les gens mis dans des conditions meilleures, surtout quand les disciples se débrouillent et mettent la main à la pâte. Renforcer les infrastructures, les accélérer est un devoir de l'Etat pour tous ceux qui font leurs preuves en volant de leurs propres ailes. Il faut donc une attitude beaucoup plus prompte. Il dira que Touba mérite tout, et nous n'avons pas attendu qu'on nous vienne en aide pour s'y mettre
Il est bon de prévoir une tranche de 20 milliards étalés sur cinq ans, mais il est aussi bon de savoir que Touba mérite plus que cela.
Le ministre, dans sa réponse, a pris des engagements fermes pour juguler les retards constatés et accélérer les autres volets pour une opérationnalité de tous les aspects. Rappelons que l'Etat du Sénégal a prévu des investissements à hauteur de 100 milliards étalés sur cinq ans, dans le cadre d'un projet dénommé « TOUBA ville du future ».
Après avoir effectué sa ziarra auprès du Khalife, le ministre accompagné de ses collaborateurs directs, du contrôleur de chantier, du directeur de l'Agence Autonome des Travaux Routiers (AATR), et du président de la communauté rurale de Touba et de plusieurs techniciens, a procédé à une visite sur le terrain à différents endroits de la ville sainte.
Ainsi, c'est sur la base de quelques composantes du projet à savoir, voirie, et adduction d'eau que des échantillons ont été visités. La délégation ministérielle s'est rendue au niveau de l'autoroute de Ngabou , de la voie à hauteur de « Yagne Kâ », de certains forages et réservoir d'eau pour constater sur le terrain le niveau d'avancement des travaux. Le ministre et sa délégation sont revenus voir le Khalife après la visite de chantier, avant de prendre le chemin du retour.
A la suite de cela, Serigne Cheikh Bassirou MBACKE ibn Serigne Abdoul Khadre, au nom du Khalife, a fait une précision de taille pour éclairer davantage l'opinion sur les projets du khalife à l'endroit de la ville et qui sont différents de ceux de l'Etat.
Ces travaux sous l'égide de Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE concernent des aspects aussi divers que la Grande Mosquée de TOUBA, des travaux de routes, d'assainissement, d'embellissement etc....
Il précisera en effet que ces projets initiés par le khalife sont confiées aux entreprises que sont : Baol Constructions et ERT pour la Grande Mosquée de TOUBA , et aux entreprises EIFFAGE et Sotracom pour les travaux des routes .
Il faut constater que les travaux du khalife vont à un rythme très satisfaisant au moment où ceux que l'Etat mènent avec les chinois sont en train de moisir, et commencent à se décourager. Du côté du khalife, la Grande Mosquée, la voirie et les multiples poses de première pierre, les inaugurations et les projets en cours sont très impressionnants.
La rédaction du Groupe HTCOM
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	</item> <item>
	  <title>MAGAL DE DAROU KHOUDOSS</title>
	  <description>Cheikh Mouhammadou Moustapha MBACKE 1927-1945 ImageSelon l'hagiographie mouride, le premier successeur de Cheikh Ahmadou Bamba naquit le 11 du mois de Muharram de l'an 1306 de l'Hégire, à Darou Salam, correspondant au 17 septembre 1888 de l'an romain.
L'histoire rapporte qu'il fallut aller à la quête du Cheikh qui avait à cette époque l'habitude de s'absenter pendant assez longtemps dans la forêt avoisinante à la recherche du futur site de la ville de Touba. Les émissaires le trouvèrent finalement au troisième jour de la naissance de l'enfant de Sokhna Aminata Lô dans un lieu nommé Fétto sous une averse abondante. Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké fut ainsi l'aîné des enfants du Cheikh restés vivants et le frère utérin de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké. Il eut la douleur de perdre très tôt sa pieuse mère ayant conclu un pacte en ce sens avec le Cheikh. Il entreprit son étude du Coran auprès de son père et dut, après le départ de celui-ci en exil en 1895, continuer ses études avec Serigne Ndame Abdou Rahmane Lô à Darou-l-Halîmoul Kabîr. Etudes qu'il poursuivit avec son oncle Cheikh Ibra Faty jusqu'au retour de Cheikh Ahmadou Bamba du Gabon en 1902. Il fut notamment partie des disciples qui rejoignirent le Cheikh à Saout-El-Ma, en Mauritanie, et y demeura avec lui jusqu'en 1907. Il l'accompagna aussi à Thiéyène et ne s'éloigna significativement de son voisinage qu'après le retour définitif de celui-ci à Diourbel en 1912.
Lorsqu'il reçut l'ordre de fonder à 6 km de Touba le village de Husnu-l Mahâb qui n'était en ce temps qu'un petit hameau de Peulhs transhumants appelé Tindôdi. Il fut en 1921, partie de la compagnie du Cheikh à Dakar lorsque celui-ci y alla répondre à une invitation du Gouverneur Général de l'A.O.F. C'est à lui aussi que son père remit sa participation de 500 000 F au relèvement du Franc français. Durant toute la période de coexistence avec son père et maître, Cheikh Mouhamadou Moustapha se distingua par un dévouement et une détermination dans le service qu'il lui consacrait,...
Tels qu'il arriva souvent au Cheikh de mettre publiquement en exergue son engagement et son esprit de sacrifice que tout disciple lui enviait. On ne comptait pas les copies de mémoires du Saint Coran que le fils effectua pour le père ni les tonnages de récolte dont il lui fit don. Lors du rappel à DIEU du Serviteur du Prophète, le 19 juillet 1927, Cheikh Mouhamadou Moustapha fit une fois de plus montre de ses vertus de lucidité et de tempérance, après avoir personnellement constaté le décès, en organisant dans une discrétion absolue son inhumation à Touba, selon les voeux du disparu.
Après sa désignation le 25 juillet 1927, le premier Calife a du assuré la relève en s'attelant particulièrement à la construction de la Mosquée de Touba ; projet qui tenait réellement Cheikh Ahmadou Bamba à coeur. Malgré des débuts marqués par des difficultés de tous ordres, dont la plus dure fut assurément l'opposition de nombre de dignitaires de la Communauté à son califat,... Cheikh Moustapha s'avéra rapidement être un Calife de grande intelligence soutenue par une vaste culture et une conformité sans faille aux enseignements du Cheikh se traduisant notamment par un courage, une dignité et une générosité qui resteront légendaires.
C'est lui qui, à la disparition de leur père, s'était chargé de l'éducation de presque tous ses frères et soeurs. Beaucoup d'entre eux vécurent avec lui et le Calife n'épargna, selon les témoignages de ses frères mêmes, aucun effort pour leur bien-être allant même jusqu'à leur désigner, une fois devenus adultes, leur premier lieu d'installation en ne manquant jamais de leur fournir l'aide matérielle nécessaire aux premiers pas dans la vie. Ce fut également un excellent administrateur, un authentique homme de terrain. En 1928, il obtint l'immatriculation d'un terrain de 400 hectares sis à Touba. Il demanda, au début de 1929, l'autorisation de reprendre la construction de la Mosquée dont l'irresponsabilité et la cupidité de l'Administrateur Occidental désigné avaient mis les travaux en cause.
A l'issue d'un long procès à rebondissements dans les tribunaux parisiens, l'Administrateur Tallerie eut injustement gain de cause et la communauté mouride se vit contrainte de lui payer la somme faramineuse de 250 000 francs comme dommages et intérêts pour dédit et préjudice sur rupture de contrat. D'autres obstacles auxquels le chantier de la Mosquée eut bientôt à faire face furent : l'acheminement du matériel de construction à Touba face à l'inexistence de réseau de communication,... La rareté des matériaux tels que la latérite dans cette zone, la profondeur de la nappe phréatique (à plus de 25 m) posant de façon cruciale le problème de l'eau etc. La découverte de la carrière de Ndock, à une dizaine de kilomètres au Sud de Touba, permit de résoudre le problème de la latérite.
L'engagement total de dizaine de milliers de volontaires, le dévouement indescriptible de milliers de jeunes, femmes et adultes travaillant plus de 18 heures par jour, transportant dans des paniers posés à même la tête ou sur charrettes d'énormes blocs de pierres sur une dizaine de kilomètres,...Toute cette formidable énergie déployée dans la sueur et dans le sang (car on ne compta pas alors les décès) accélèrent l'achèvement des fondations et l'empierrement de la plate-forme de la future mosquée. Pour résoudre le problème des voies de communication Cheikh Mouhamadou Moustapha entreprit, malgré l'incrédulité des autorités publiques, le financement et la réalisation sur fonds propres d'un tronçon d'une cinquantaine de kilomètres de voie ferrée qui allait relier Diourbel à Touba via Mbacké à partir d'un embranchement du Dakar-Niger.
Avec toujours la détermination extraordinaire de milliers de disciples, des "Baye Fall" sous le commandement de leur khalife Serigne Moustapha Fall, fils aîné de Cheikh Ibrahima Fall, et les autres Cheikhs, la durée de réalisation de cette initiative inédite dans l'histoire pulvérisa toutes les prévisions et fut achevée en un an et quelques mois. Ce succès éclatant accéléra de façon impressionnante l'unité et l'unanimité qui, déjà, faisait jour autour de sa personne façonnant ainsi durablement l'organisation de la Mouridiyah après la disparition du Cheikh. Au point de vue économique, l'âme profondément paysanne de Cheikh Moustapha alliée à un esprit d'entreprise et d'organisation élevé, permirent à la communauté mouride de produire des résultats agricoles considérables. Ainsi la production arachidière qui était estimée aux environs de 20 000 tonnes au début des années 30 passera en 1937/38 à 75 000 tonnes soit une progression marginale de 275%. Le Chantier confié à la Société des DRAGAGES, il fut officiellement procédé à la pose de la première pierre de la Mosquée le vendredi 4 mars 1932.
Mais, malgré la célérité des travaux, les années de peste meurtrière, la récession mondiale des années 30 se conjuguant aux perturbations de la seconde guerre ralentirent considérablement leur progression. Et c'est dans ce contexte de profonde crise et de graves difficultés économiques que s'éteignit le vendredi 13 juillet 1945 (3 Sha'bân 1364H.) Cheikh Mouhamadou Moustapha confiant à ses suivants la perpétuation de l'oeuvre colossale entreprise pendant plus de 18 ans. Mais s'il reste à jamais vrai que DIEU TRES-HAUT ne peut oublier la rétribution de ceux qui combattent "avec leurs biens et leurs personnes" sur Son sentier,...
LUI qui a promis dans Son Saint Livre : " En vérité, Je ne perds jamais de vue l'oeuvre de celui qui fait le bien, qu'il soit homme ou femme (...) Ceux qui se sont expatriés pour Ma Cause, qui ont combattu, qui ont été tués,... Je leur pardonne leurs mauvaises actions et les ferai entrer dans les Jardins arrosés par des ruisseaux, à titre de Récompense Divine ; certes DIEU dispose de la plus belle Récompense" En vertu de cette divine Promesse, Serigne Mouhamadou Moustapha aura alors mérité son Agrément et son Election, la Reconnaissance du Prophète de l'ISLAM (PSL) et celle de Khadimou Rassoul.
Mieux, tous ceux qui, aujourd'hui, se réclament du Serviteur du Prophète ou toute personne tenant sincèrement au rayonnement de la Parole de DIEU TRES-HAUT sur terre doit une fière chandelle à ce Digne Socle de l'Edifice de la Foi et de la Vertu...
SOURCE:almouridiya.org
</description>
	</item> <item>
	  <title>COMPOSITION DU COMITE D'ORGANISATION MAGAL 2009</title>
	  <description>Le comité d'organisation du magal 2009 a été mis sur pied sous la Présidence d'honneur de Serigne Mountakha Bassirou Mbacke et sous la Présidence effective de Serigne Bass Abdou Khadir Mbacke.
COMITE D' ORGANISATION DU MAGAL 2009
PRESIDENT D'HONNEUR SERIGNE MOUNTAKHA
CONSEIL CONSULTATIF
20 MEMBRES RERESENATANT TOUTES LES FAMILLES DE LA CONFRERIE MOURIDE
PRESIDENT CHEIKH BASS MBACKE
SECRETAIRE GENERAL ABDOU MBACKE DAROU RAHMAN
COMMISSION FINANCES
PRESIDENT GALASS KALTHOUM VICE PRESIDENT CHEIKH ABDOU DAROU SALAM SECRETAIRE EL HADJI NDIAYE
SOUS COMMISSION RECETTE PUBLICITAIRE
PRESIDENT ABDOU LAHAT KA VICE PRESIDENT MAKHTAR DIAKHATE ABDOU KARIM FOFANA
COMMISSION SANTE, HYGIENE ET ASSAINISSEMENT
PRESIDENT CHEIKH THIORO VICE PRESIDENT KHADIM DR SECRETAIRE GENERAL MASSE SECK CHEIKH ABDOU SEGN NDAM ATTA ABOU SIDY Pr NIANG, Dr SOURANG DIRECTEUR HOPITAL MATLABOUL FAWZAINI
SOUS COMMISSION SALUBRITE ET NETTOIEMENT
PRESIDENT SERIGNE CHEIKH FATY KINE MBACKE REPRESENTANT DU KHALIFE GENERAL DES BAYE FALL
COMMISSION ORGANISATION
PREDIDENT CHEIKH MAREMA MBACKE VICE PRESIDENT ABO SAY HIZBOU TARHIYAH MOUKHADIMATOUL KHIDMA
COMMUNICATION ET CULTURE
PRESIDENT CHEIKHOUNA MBACKE BARA VICE PRESIDENT CHEIKH ABOU LAHAT GAINDE FATMA SECRETAIRE GENERAL AHMET SALOUM DIENG MOR SECK FALLOU TOURE SEGN MODOU ABDOU WADOUD MOUSTAPHA DIATTARA CHEIKH SIDY MOKHTAR KA Isma DIOUM RAWDOU RAYAHINE MOUKHADIMATOUL KHIDMA CELLULE DE COMMUNICATION DU KHALIFE GENERAL DES MOURDIDES
COMMISSION HYDRAULIQUE ET ELECTRICITE
PRESIDENT MOUSTAPHA MOUSSA MBACKE MOURTALA BOUSSO BIRANE GAYE
COMMISSION SOCIALE
PRESIDENT CHEIKH ABY MBACKE VICE PRESIDENT SERIGNE MBACKE ABDOURAHMANE
Fait à Touba le 16 janvier 2009
Cellule de Communication du Khalife Général des Mourides
</description>
	</item> <item>
	  <title>AUDIENCE DU CORPS DIPLOMATIQUE ARABE AUPRES DU KHALIFE GENERAL DES MOURIDES </title>
	  <description>Allocution de Bienvenue à la Délégation des Ambassadeurs du corps diplomatique arabe accrédité à Dakar au cours de leur visite effectuée auprès du Khalife Général des Mourides vendredi Le 16/01/09 à Touba. La délégation été comme suit :
Son Excellence, Djiamal Ouleis Ambassadeur d'Egypt, Son Excellence, Mouhammad Fall Ould Belal Ambassadeur de Mauritanie, SonExcellence, Abdel Rahim Alfarra Ambassadeur de la Palestine, Son Excellence, Ali Salmani Ambassadeur de Qatre et Son Excellence, Amid El jazouri Ambassadeur de Soudan. Voici le text du discours du Khalife prononcé par Serigne Cheikhouna Mbacke :
Excellences les Ambassadeurs, mesdames, messieurs, chers soeurs et frères en religion musulmane. L'histoire dramatique du Peuple Palestinien est pratiquement née de la création, au congrès de Bâle en 1897, de l'Organisation sioniste mondiale par Théodore Herzl. Par la suite, la Déclaration d'Arthur Balfour, en 1917 au cours de la Première Guerre mondiale, a proclamé officiellement le soutien de la Grande Bretagne à la création d'un foyer national juif en terre de Palestine.
Mais c'est le premier mai 1919, coïncidence malheureuse car cette journée est sensée commémorer la fête du travail, que le Rubicond a été franchi avec la Déclaration de Belfort, ce Premier Ministre Britannique qui a promis aux juifs de les installer en terre Palestinienne. C'est depuis ce jour qu'est né le conflit palestinien avec plusieurs guerres, celle des 6 jours de 1967, celle de kippour de 1973 et la première intifada qui a été déclenchée en 1987 comme réponse à l'invasion sioniste.
Cette révolte sans précédent a ouvert les négociations de Madrid en 1991 dont l'accord a été scellé le 13 octobre 1993 et a abouti à la déclaration générale de principe sur l'auto gouvernement (self-government) sur la bande de Gaza et la Cisjordanie. Les Accords d'Oslo I et II qui se situent dans la continuation de ceux de Madrid, sont le résultat de négociations âpres et secrètes entre israéliens et palestiniens à Oslo en Norvège. Ils consacrent l'autonomie de la Palestine et seront matérialisés par l'Accord de Jéricho-Gaza qui lui confère le statut juridique d'Autorité Nationale Palestinienne.
Ce bref rappel historique montre à suffisance les souffrances endurées par le Peuple palestinien depuis le congrès de Bâle jusqu'à nos jours et le plan sioniste de sa liquidation, parrainé par les Puissances Occidentales. Aujourd'hui, le conflit israélo- palestinien dépasse la dimension arabe et implique les peuples musulmans, en tant que la première Qiblah qui est un symbole du monde musulman et 3ième plus grande Mosquée AL QUODS AL SHARIF se trouve à Jérusalem auto proclamée Capitale éternelle de l'Etat d'Israël dont la frontière limite déclarée est la Citée célèbre de Médine. La Communauté Mouride, sous l'autorité de son Khalife Général, Mouhamadou Lamine Bara MBACKE, soutient pleinement la cause Palestinienne et élèvera sa voix, partout où ce sera nécessaire, tant au plan national qu'international, pour dénoncer le génocide perpétré par l'état d'Israël et oeuvrer pour le retour d'une paix juste et durable. Celle ci, passe impérativement par l'union des différentes factions palestiniennes au delà de clivages idéologique.
Pour terminer, je souhaite que nous prions pour que les années 1430 h correspondant a l'année Grégorienne 2009 soit celle de l'indépendance de l'Etat palestinien. Je vous remercie.
</description>
	</item> <item>
	  <title>TOUBA REAFFIRME SON SOUTIEN A LA PALESTINE.</title>
	  <description>Depuis plusieurs jours, l'armée isralienne a mené des bombardements sur la bande de Gaza en riposte disproportionnée aux tirs de roquettes des militants Hamas en direction du sud d'Israel.

Ces affrontements ont fait plus de cinq cent morts et occa