![]() LES GRANDES EXPOSITIONS SUR LE MOURIDISME Grand Magal de Touba – Edition 2010/1431h Depuis les expositions universelles du début du 19ème siècle à Londres (1851) à Hyde Park dans le Cristal Palace, le succès en termes d''impact économique et culturel s''aligne jusqu''à nos jours à la 3ème place après les succès exceptionnels de la FIFA world cup et les jeux olympiques. Sur le totem il était inscrit : “Great Exhibition of the Works of Industry of all nations”. ‘''Les grandes expositions sur le mouridisme'''' qui inaugurent l''ère des petits fils de Cheikh Ahmadou Bamba, l''une des plus grandes figures religieuses musulmanes de l''Afrique et du Sénégal se veut universelle dans un autre sens ; il s''agit de la Ummah qui est une, et indivisible, d''une unité au-delà des frontières et des temps, d''une unité au delà des courants et mouvements religieux émanant des quatre écoles juridiques de base, réunie autour d''un seul message universel. Universel autour du Prophète Mouhamad Rassoul Lah (Paix et salut sur Lui) et universel autour de l''Islam notre religion commune. Une telle manifestation dans le concert de la nation ou l''Etat musulman permet de gérer l''unité dans la diversité et non l''unité dans la division. Elle permet également la bonne intelligence dans nos rapports avec nos contemporains. Le Mouridisme dans le rendez-vous du donner et du recevoir fait sa représentation comme pour dire : quels que soient les clichés, voilà le mien qui ne tire son origine que du Coran, de la Sunna et du consensus des ulémas (‘ijmaca). Avec sa particularité de considérer les pratiques des habitants de Médine ‘''Amal ahl al-medina'''' comme une source de jurisprudence, à l''instar de notre maître Malik ibn Annas. Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du Mouridisme affirme son appartenance à l''école sunnite Malékite. Cette exposition voudrait simplement montrer dans cet espace musulman la dimension de la mission de Cheikh Ahmadou Bamba au service de l''Islam et de son Prophète (Paix et Salut sur Lui), mettre en relief également sa dimension d''adoration et du culte exclusif rendu au Seigneur Le Très Haut. Déjà au 7ème siècle, les arabes ont envahi notre Afrique et propagé l''Islam jusqu''en Afrique noire soit militairement ou pacifiquement. Au 15ème siècle, c''est la colonisation européenne et le début de la traite négrière. Ce n''est qu''au 19ème siècle que la France signera le décret de l''abolition de l''esclavage, le 27 avril 1848 dans ses colonies africaines dont le Sénégal. C''est une activité non seulement des plus odieuses, mais un trafic d''êtres humains quatre siècles durant considéré aujourd''hui comme un crime contre l''humanité. Elle a occasionné une déchirure dont la plaie et les séquelles continuent à faire mal aussi bien au niveau des populations locales que dans les destinations inconnues de ces esclaves. La Colonisation qui a souffert de la résistance dans la politique de conquête des territoires changea de politique au moment de la pénétration et de la pacification en mettant en place une politique d''assimilation des colonies aux valeurs culturelles occidentales. Après avoir vaincu la résistance locale armée des grands chefs musulmans et de l''aristocratie locale, l''administration coloniale se heurta à Cheikh Ahmadou Bamba dont l''objectif et la mission étaient l''établissement du système des valeurs culturelles de base de l''Islam. Il n''était pas armé et n''a point accepté de se soumettre à l''autorité de l''envahisseur, ne reconnaissant que la seule autorité de DIEU. Grande figure de l''Islam, il a réussi, malgré le contexte géopolitique difficile du 19ème siècle, ce qui lui a donné son statut d''esclave de DIEU et de Serviteur du Prophète (Paix et salut sur Lui). Cette exposition dont vous pouvez lire sur le Totem ‘''les grandes expositions sur le Mouridisme'''' compte un pavillon central de 2000 m2 de superficie avec à l''intérieur plusieurs pavillons thématiques qui ne laisseront aucun aspect des valeurs culturelle de base (VCBM) du mouridisme notamment : - les valeurs hagiographiques - les valeurs scientifiques et morales - les valeurs littéraires - les valeurs artistiques - les valeurs de travail - les valeurs de solidarité - la ville sainte de Touba et les perspectives de développement - la célébration du Grand Magal de Touba commémorant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba. - La famille du Cheikh et le Khalifat A côté de ce pavillon se dresse un auditorium de 1000 m2 équipé en une salle pluridisciplinaire pour accueillir des conférences dédiées, des projections sur divers supports, des films, des tribunes sur les recherches et les études sur le Mouridisme, des présentations d''ouvrages, des tables rondes et de toute activité qui sera en ligne droite avec le thème principal ou en rapport avec la célébration du Magal. Les thèmes qui seront largement traités par des spécialistes sont d''une importance telle que nous ferons un survol des sujets qui aiguiseront certainement l''appétit intellectuel, la curiosité, la sagacité et nous espérons, donneront satisfaction à l''instar de Cheikh Ahmadou Bamba qui est l''Abreuvoir des assoiffés. Stand sur les valeurs hagiographiques Du Grec hagios, qui signifie saint, et graphô ou graphein qui signifie écriture, l''hagiographie traite de la biographie d''un Saint. Si nous parlons donc de valeurs hagiographiques, c''est en référence à la somme des conduites personnelles ou sociales relevant de la morale, de l''action, de l''éthique, de la spiritualité ou de tous les mérites attachés au personnage de Cheikh Ahmadou Bamba dans sa foi, dans ses engagements pour la Cause de DIEU, dans ses épreuves et la manière de les endurer, dans l''harmonie de ses enseignements avec la mission du Prophète (Paix et Salut et Lui), en somme dans tout ce qui réhabilite les valeurs de l''Islam. Stand sur les valeurs scientifiques et morales Le personnage de Cheikh Ahmadou Bamba, dans son statut d''Homme de DIEU, est doublé du scientifique, du dialecticien, de l''épistémologue, du philosophe, de l''administrateur ayant un sens civique très élevé, du jurisconsulte et du savant mystique dans tous les domaines des sciences islamiques : sciences coraniques, sciences religieuses, sciences instrumentales, sagesses, histoire religieuse, sciences de la linguistique arabe dans toutes ses composantes : dialectologie, étymologie, lexicologie, morphologie, onomastique, philologie, sémantique, stylistique, toponymie et phonologie. Rappelez-vous que les savants sont les héritiers des Prophètes. Le Serviteur du Prophète, Khadimou Rassoul, a une mission d''éducateur spirituel, d''intercesseur et de salvateur ici bas et dans l''au-delà. Il est également un enseignant qui produit les manuels de son école dans l''essentiel des matières : droit, théologie, mystique, grammaire etc. Il compte à son actif une production abondante qui donne de la sagesse et enseigne les mérites et vertus des anciens. Il a également versifié les éloges du Prophète (Paix et Salut sur Lui) dans les métriques de la poésie arabe en utilisant diverses figures de style dont l''acrostiche à partir des lettres du Coran. Il a aussi pratiqué le Coran à tel point que les secrets et les lumières du Livre de DIEU l''ont élevé à toutes les stations spirituelles et accordé tous les pouvoirs. Il a enseigné le Coran et les sciences religieuses. C''est donc un enseignant et un éducateur, d''où le système d''éducation en milieu mouride. Il a fait une très grande promotion du Livre Sacré, notamment le système de calligraphie et tout ce qui contribue à donner au Coran du respect, de la fidélité de son contenu et de la considération avant de le développer à travers le pays par ‘''des daaras'''' centres d''éducation qui, en accompagnant de grandes exploitations agricoles, ont en même temps été des cellules de formation technique et professionnelle. Les grands disciples qu''il a promu, ont écrit dans tous les domaines de la science : l''astronomie, la ville de Touba, la grande mosquée, sur l''hagiographie de leur maître : son exil, sa générosité, sa biographie louangeuse, sa carrure spirituelle et ses bienfaits. Il a réussi à mettre en place une génération de scriptes qui sont de grands adorateurs de DIEU et qui ont consacré leur vie au Coran et à côté d''eux on n''oubliera jamais l''équipe des lecteurs quotidiens du saint Coran, ‘''les Daaray Kamil ‘''. Enfin, il faut apprécier le rôle important qu''il a joué dans la reconstitution des anciennes bibliographies des grandes écoles sunnites de l''Islam en reprenant en style versifié certains ouvrages difficiles ou disparus sous l''effet des contraintes coloniales. C''est ainsi qu''il a réhabilité les écrits des savants tels que le grand jurisconsulte Sidi Abdurrahman Al-Akhdari, le théologien Abû Abdallah Muhammad As sanûsi, les maîtres soufis Abû Hamid Al-Ghazali ou Al-Yaddâli, l''imam c Awfi, le célèbre éducateur Cheikh Ahmad Dal Hâj, le grammairien Abou ‘Abder-Rahmaan Ibnou Mouhammad Ibn Daaoud etc. Stand sur valeurs littéraires Les valeurs littéraires viennent renchérir les mérites du personnage en ce sens qu''elles traduisent la particularité de Cheikh Ahmadou Bamba. Un homme exceptionnel qui a produit une oeuvre manuscrite de plusieurs tonnes. Il est l''un des rares personnages dont la richesse de la bibliothèque n''est plus à démontrer, mais son originalité réside surtout dans les aspects comme la profondeur de son arabe classique, l''influence du Coran sur ses oeuvres littéraires, le charisme de ses écrits etc. Le Coran étant la première oeuvre littéraire arabe, il est la source fondamentale de la prose et de la poésie arabo-musulmane. C''est par son attachement et sa pratique du Coran que Cheikhoul Khadim a beaucoup séduit dans le cercle des poètes appelés Ash-shucara. Le stand ou pavillon sur les valeurs littéraires permettra d''une part de découvrir l''approche véritable de tout ce patrimoine documentaire islamique et d''autre part, d''appréhender comment le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba a revivifié toutes ces valeurs. Dans le domaine des genres en prose par exemple, nous avons : - le sermon (khutba) - l''épitre (risâla) - les recommandations et conseils (waçiya) - les anecdotes (qiçça) - les hagiographies (sîra) - des recueils (diwans) de tous genres Vous verrez que le Cheikh dans sa mission a réhabilité tous les genres poétiques connus : - la louange (Madhu), - le pamphlet (Al hijâ''u), - la glorification (fakhr), - l''hommage ou l''élégie (Ar-risâ''u), - le récit de guerre (Al malhamatu), - la description (Al wasf), - la poésie lyrique (Ghazal), - la poésie gnomique (Hikmatu), - la poésie didactique (At-taclimiyyu), - la prière sur le Prophète (Salâtu cala Nabi), - la formulation de voeux (Tawaççulu). Dans ce pavillon vous découvrirez donc l''éclosion du genre littéraire dans la quête de l''agrément de DIEU et de l''action de grâce. Cheikh Ahmadou Bamba a influencé la production littéraire d''expression arabe et wolof faite par ses grands disciples, parmi lesquels des hagiographes et des poètes. Par amour envers le Cheikh, ils ont littéralement dirigé leurs thèmes sur son illustre personne, sur le Mouridisme, sur le Magal, sur ses sagesses et sur l''Islam en général. D''où une littérature religieuse inspirée à tout point de vue par le Cheikh : style, versification, genre et génie. Il a développé en milieu mouride une littérature mouride d''expression wolof et une littérature mouride d''expression arabe. Stand sur les valeurs artistiques L''art musulman doit il être assimilé au savoir faire d''un peuple de la communauté musulmane ? Les spécificités socioculturelles d''un peuple de la communauté musulmane sauraient elle s''universaliser pour porter l''étiquette d''art musulman ? Un tel questionnement nous permet de placer l''art dans sa véritable perspective hagiographique loin de toute confusion. Ainsi la seule valeur artistique liée au Coran directement reste sa calligraphie et toutes les techniques et génies mis en oeuvre pour perpétuer le message de DIEU. Nous aborderons des aspects comme : - les valeurs hagiographiques du Coran dans le processus d l''histoire autrement les moyens d''incorruptibilité du message d''où le rôle apostolique du Prophète dans la transmission du message par écriture. - Mujaddid, Cheikh Ahmadou Bamba a consacré dans ses écrits des recommandations portant sur les techniques et règles de la calligraphie. Il a été l''artisan d''une riche imagination de techniques et de création artistiques à l''honneur du Saint Coran qui ne laissent même pas les outils et les instruments avec les scribes dont la dextérité leur a valu le nom de ‘''maîtres de la calligraphie''''. Enfin, dans la promotion de la lecture et de la calligraphie du Coran, il a revalorisé les fonctions de copistes et de lecteurs du Coran créant ainsi une calligraphie dont la belle facture et l''attrait, la lisibilité, le soin dans la présentation et le respect des signes diacritiques permet de reconnaître en matière de calligraphie l''école du Mouridisme. Stand sur les valeurs de travail En guise d''illustration voilà quelques clichés qui donneront un avant goût : - La construction de la voie ferrée de Diourbel à TOUBA pour l''acheminement des matériaux destinés à la Grande Mosquée de TOUBA en 1931, - L''édification de la grande Mosquée de Diourbel entre 1917 et 1926 - la conquête des terres neuves et la présence remarquable du mouridisme dans le bassin arachidier Les mourides sont présents dans la zone côtière des Niayes avec une intense culture maraichère. Aujourd''hui, c''est le Walo dans la vallée du fleuve Sénégal avec la culture de riz, de la tomate, du gombo et des pastèques. Dans la forêt déclassée, on sauve la culture arachidière et on s''active au soja, à la gomme arabique et on compte beaucoup sur l''ardeur des mourides pour le développement de nouvelles filières comme le Jatropha et le tournesol. Les valeurs de travail du mouridisme se traduisent également dans le domaine de l''élevage et de la pêche. Le mouridisme a une place de choix à Kayar, à Guet Ndar, à Mbour et Joal-Fadiouth, les principaux points de débarquement de la pêche artisanale. Organisés en dahira, en association et société, en Groupement d''intérêt Economique (GIE), et autres personnes physiques, ils sont dans le froid industriel et la transformation des produits halieutiques. Les valeurs de travail ont conduit le mouridisme dans l''industrie et dans tous les volets de développement économique et social où l''abnégation des disciples a permis de conquérir plusieurs domaines jadis réservés à une certaine catégorie. En somme ces valeurs de travail dans le domaine du tertiaire, commerce intérieur et extérieur au sens large du terme montrent que le Mouridisme pèse d''un poids important sur le produit intérieur brut (PIB) du pays. Stand sur la ville sainte de Touba et les perspectives de développement Touba est une enceinte sacrée et les visiteurs qui auront bien parcouru les tableaux sur les valeurs hagiographiques verront que Cheikh Ahmadou quitta Mbacké Cayor comme une longue marche vers l''indépendance dans l''exercice du culte. Il fit escale à Mbacké Baol au milieu de ses proches qui réagirent vite à son influence et à sa forte personnalité. Au mois de Safar 1304h, il établit un campement à l''Est de Mbacké Baol pour avoir la Paix. Il l''appela Darou Salam en attendant l''obtention d''une terre de félicité. DIEU lui choisira une terre de prédilection pour le culte qu''il veut lui vouer et se consacrer au service de l''Elu : ce fut TOUBA la sainte qu''il bâtit en cité, entre la fin de l''an 1305h et le début de 1306h (1888). En 1312h, il sortit de Touba, ville préservée de toute épreuve, et rencontra l''hostilité hégémoniste et expansionniste des français aidés de la collaboration des notables religieux. Pour des raisons de prestige aussi, les princes et les souverains locaux ourdirent ensemble une stratégie pour arrêter son influence. Outre le statut sacré de la ville, Touba commence à égrener les prédications de son fondateur : titre foncier couvrant 30 000 ha par extension des 400 ha au nom de Cheikh Ahmadou Bamba. Elle est la 2ème ville du Sénégal, espace autonome, elle a beaucoup contribué à son développement à coté des plans du pays. La mosquée est bâtie sur fonds propres, les lotissements sont financés par le Khalife et la distribution des terrains est gratuite. La démographie est galopante et l''extension de la ville très rapide lui donne une ère d''influence qui rejoint presque ses riverains. Les fonctions urbaines sont aujourd''hui multiples : ville religieuse, ville pèlerinage, ville quasi internationale. Touba a également développé autour de l''argument religieux une métropole et veille beaucoup à l''alignement de sécurité que sont l''eau, l''électricité, les télécoms, la voirie, la santé et l''éducation etc. Ce qui est surtout remarquable, c''est le respect de la fonction première d''une ville fondée pour adorer DIEU, confirmée par les plans successifs de rénovation de la grande mosquée et une multiplication des mosquées et des instituts à travers la ville, la grande bibliothèque Cheikh Ahmadou Bamba, des écoles coraniques et de sciences religieuses. Une ville sans tabac, sans alcool, sans jeux de hasard, sans musique profane ; l''indécence y est interdite. De plus en plus l''urbanisation est amorcée par des stratégies de développement basées sous la coupe d''une administration décentralisée qui travaille suivant un plan local structuré sur les urgences et les besoins sociaux des populations. Stand sur les valeurs de solidarité : Le Mouridisme s''est toujours caractérisé par une discipline et un respect de l''autorité. Unis comme un bloc derrière le Khalife Général des Mourides, ils ont développé grâce à une solidarité agissante de grands projets d''utilité publique parmi lesquels on peut citer la construction d''hôpitaux et de structures sanitaires, des dons d''ambulance et de matériel médical, l''éclairage public de tronçons à Touba, la construction de marché et de grands espaces commerciaux, la construction de structures éducatives etc. Les grands projets de développement avec les chantiers du Khalife à coté du programme de modernisation de la ville sainte de l''état sous l''égide du Khalife, les lotissements sur fonds propres et la distribution gratuite de parcelles à usage d''habitation sont autant d''aspects humanitaires et sociaux qui concourent au renforcement des liens solidarité entre les disciples. Les différentes résidences de Serigne Touba à travers le monde, sont des lieux de rencontre, de retrouvailles et de communion culturelle entre les talibés. 1895-2010, plus d''un siècle après le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, la chronologie commence à être vieille du père au petit fils. Elle résiste solidement comme elle a résisté à la colonisation. Son message s''est raffermi et sa voie s''est révélée davantage. La communauté s''est agrandie et a développé une métropole religieuse, la ville de TOUBA, capitale religieuse de la communauté musulmane des Mourides et deuxième ville du Sénégal. Hizbut-Tarqiyyah met en place dans le cadre de cette exposition au seuil du millénaire très riche en mutations politiques économiques et sociales qui n''épargnent aucun domaine que ce soit le climat, la culture, l''économie, la foi confessée, l''éducation, la santé, les sciences et la technologie, l''exclusion sociale dans les politiques d''immigration, la discrimination, le terrorisme, le crime contre l''humanité, la stabilité, la paix, le développement durable, la corruption, la lutte contre la pauvreté, et la protection de l''environnement, un cadre de dialogue interculturel, d''échange d''expérience qui a pour vocation de satisfaire la curiosité d''un grand nombre de chercheurs et d''un large public de visiteurs Cette exposition est certes spécialisée mais elle a une portée internationale car le Magal accueille des visiteurs de tous les horizons et les représentations diplomatiques des pays du monde entier seront au rendez-vous. Cette exposition sur le Mouridisme est sans nul doute le cadre naturel de la presse, des chercheurs, des étudiants, des professeurs et de tous ceux qui veulent découvrir le Mouridisme comme les instituts de recherches en sciences sociales, les universités et les centres culturels. Cette exposition se prolongera par un site internet, un catalogue, un support numérique et un magazine. Toutes les dispositions pratiques seront prises pour que chacun y trouve son compte dans les meilleures conditions de confort et de sécurité. Chers frères musulmans et chères soeurs en Islam, chers invités et visiteurs de tous les horizons, nous avons essayé brièvement de camper l''exposition qui se déroulera jusqu''au 19 safar 1431h. Avec ce coup d''essai, Hizbut Tarqiyyah en appel à la compréhension de tout le monde, à lui pardonner les imperfections qui ne manqueront pas. Si tous ces efforts ont été déployés, c''est simplement pour vous donner une satisfaction totale et une fierté de voir des fils du Mouridisme à l''oeuvre pour l''entreprise des grandes expositions sur le Mouridisme. Je ne conclurai pas sans magnifier l'oeuvre de notre vénéré Khalife Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké et lui renouveler notre engagement d'être à demeure au service de Cheikhoul Khadim en réservant une mention spéciale à Serigne Cheikh Bassirou Mbacké, porte parole du Khalife Général des Mourides, à Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké et à tous les acteurs qui ont abattu un travail remarquable malgré l''exiguïté du temps. Je pense à l''Institut International d''Etudes et de Recherches sur le Mouridisme (IIERM) et à tous les exposants qui vont former une équipe dont l''ambition sera de sillonner le monde. Je sais aussi que les tables rondes qui suivront, les visites, les conférences de presse et les conférences dédiées selon les différents thèmes des pavillons, donneront une intense animation à la manifestation. Chères soeurs en Islam et chers frères en Islam, en se félicitant de l''importance accordée à cette manifestation, nous allons procéder au vernissage de cette grande exposition sur le Mouridisme dont tout un ensemble de dispositions organisationnelles contribueront à donner une réussite à la manifestation et surtout nous permettront d''atteindre nos objectifs. Serigne Atou Diagne Responsable Moral de Hizbut-Tarqiyyah Commentaire au Forum
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